Steve est un film fort et profond sur la conditions des jeunes en foyer ou centre de détention. L’univers du film est significatif de l’état psychologique de ces jeunes . Très peu de lumière , filmé en 8 clos , très peu de silence . Ambiance sonore parfois saturée pour évoquer la violence à l’intérieur de ces centre entre les jeunes et éducateurs .
J’ai bien apprécié Steve ! Le film déborde d’énergie et plutôt que d’avoir un rythme lent et dramatique, il mise tout sur le chaos ambulant (et attachant) dans lequel grandissent ces ados, avec un personnage et une prestation de Murphy qui transpire l’amour. Pas le film du siècle mais c’est simple et réussi !
Malgré son potentiel, il manquait un petit quelque chose à ce film qui lui aurait permis de vraiment se démarquer. Le sujet était intéressant mais le film me paraissait trop recentré sur le personne principal, interprété pas Cillian Murphy, ce qui donnait presque l’impression de tourner en rond et m’a laissé quelque peu sur ma faim. Les acteurs étaient tous justes dans leurs rôles, parfois même poignants. Cillian Murphy, même si il ne nous a pas offert son meilleur jeu, incarne son personnage avec retenue et perfection.
Dans le Royaume-Uni des années 90, Steve ( Cillian Murphy) dirige une petite équipe d’éducateurs dans un internat pour ados à la dérive. Leur mission : sauver ces gamins de la rue, de la violence, et d’un système scolaire comme judiciaire à bout de souffle. Mais pour Steve, l’engagement dépasse le cadre professionnel : c’est viscéral, maladif. Rongé par l’alcool, il n’est lui-même qu’un grand ado brisé tentant de réparer les autres pour mieux se fuir. Alors, quand l’institution menace de fermer, il explose Son dévouement devient une descente aux enfers.
A voir pour Cillian Murphy, qui ,habité ,incarne ce chaos intérieur avec une intensité rare. La mise en scène nerveuse , caméra à l’épaule, colle à la peau de ses personnages et capture la fureur, la tendresse et la perte de repères d’un monde en déliquescence. Un film brut, sincère , qui sent la sueur, la rage… et la vérité.
Grandiose. Un film social et humain. Des acteurs habités, incarnant la dure réalité sans tricher, profondément durs violents mais attachants. Une réalisation originale au service du sujet rendant compte du chaos et de la dure réalité de ce qui se passe dans la tête des jeunes et de l'équipe disciplinaire. Cillian Murphy est épatant comme d'habitude. Ce film confirme que Cillian est extraordinaire dans toutes catégories de films et crève l'écran comme d'habitude! Bravo à tous les acteurs
10/2025 Très bon et beau film. Sujet intéressant, j'ai eu un peu de mal à accrocher avec la partie "reportage" au début mais au fil du déroulement, on découvre les personnages, on s'y attache et c'est poignant. Cillian Murphy est excellent dans ce rôle.
Réalisation fatigante genre caméra sur l’épaule ,image qui bouge etc…C’est foutraque ,agité.bruyant,confus et les jeunes caractériels sont passionnant du tout .Trop épuisé pour aller au bout
J’ai bien aimé le debut du film jusqu'à l’arrivée de Steve et Syl dans l’institut. Mais failli couper car la façon dont le film est tourné et les bagares qui s’enchaînent j’ai trouvé ça étourdissant et bruyant. Puis je me suis dis "laisse une chance au film donc j’ai regardé jusqu'à la fin... Des scènes inutile, des adictions mais c’est bien joué. Je suis mi figue mi raison d’ou ma note. Une chose est certaine je ne le reviosionnerai pas.
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2,0
Publiée le 9 octobre 2025
"Steve" se déroule au cours d'une journée de 1996, dans un internat pour garçons difficiles. Une journée pas comme les autres puisqu'une équipe de télévision est sur place pour tourner un petit reportage sur cet endroit critiqué pour son utilité. Le corps enseignant est tendu, mais les jeunes n'ont pas décidé de leur faciliter les choses en restant eux-mêmes. Une journée difficile dans ce qui est surnommé la « salle d'attente de la prison » par ceux qui aimeraient que les fonds publics soient mieux utilisés. Quand on voit ce qu'il s'y passe, c'est difficile de leur donner tort notamment quand il n'y a aucune profondeur dans le récit pour tenter de donner une autre image. Il y a de beaux plans, mais tout est au service du style qui ne rend pas service au propos. Bref, un film chaotique et décousu qui ne m'a ni touché ni captivé.
Pour le film le fil conducteur n'est plus Shy mais le directeur de l'établissement d'où le titre qui passe de "Shy" à "Steve". La narration se partage également entre le récit normal d'un jour de travail et le reportage télé où sont interviewé membres éducatifs et pensionnaires mais le film semble se tirer une balle dans le pied tant il démontre que ce genre d'établissement est une perte de temps, outre que le directeur perd pied de la même façon que ses ados on reste particulièrement fataliste quand il s'agit de la sous-directrice. Certaines phrases font mal, mais semblent à la fois si lucides et si fatalistes comme "on dirait des animaux dans un zoo" ou "C'est pour le meilleur et pour le pire ici, enfin c'est surtout pour le pire". Le côté voix Off et la présence de la télévision, la visite du député, les crises qui sont le quotidien, tout ça crée une journée somme qui fait trop démonstratif et pousse le curseur alors qu'il aurait fallu épurer pour vraiment s'intéresser de façon plus ciblée à la dimension psychologique. Site : Selenie
L’acteur irlandais Cillian Murphy s’associe de nouveau avec le réalisateur flamand Tim Mielants et son amie l’actrice Emily Watson. Tous trois s’étaient illustrés au sein du drame sur les pensionnats de bonnes sœurs en Irlande « Tu ne mentiras point », une œuvre qui revenait sur le scandale de ces instituts dans les années 80. Il faut dire que ce film austère, lent et qui ne rendait pas honneur à son sujet par son traitement (contrairement à « The Magdalene Sisters ») ne nous avait pas vraiment convaincu. Cette fois, on avance dans le temps car le film se déroule au milieu des années 90 et on progresse largement en qualité avec « Steve » qui lui traite des foyers d’éducation pour jeunes à problèmes.
Ces structures ont également été sujettes à débat à cause du prix qu’elles coûtaient à l’état sans être vraiment sûr de leur bienfondé pour la société. Le cinéaste en parle ici mais survole quelque peu leur impact final et avéré sur les jeunes tout comme l’appréciation de ces foyers par la société et les pouvoirs publics. Il préfère se concentrer quasiment uniquement sur le parcours de l’un de ses éducateurs sur une seule et même journée. Le film dure une heure et trente minutes chrono, il était donc difficile de creuser certains aspects avec une telle durée. C’est un peu dommage tant une analyse plus approfondie sur un tel sujet aurait été pertinente en plus de densifier le propos et de rendre « Steve » moins classique. En effet, on ne compte plus les œuvres sur ce type d’endroits, peu importe leur nationalité et le genre utilisé, de la comédie au suspense en passant par le drame comme ici. On est donc ici dans un sous-genre rebattu et l’impression de déjà-vu est présente même si pas mal de points permettent au film de se différencier.
En premier lieu, le fait que « Steve » se déroule sur un jour, presque en temps réel, est peu commun pour ce type de films. Un peu comme l’ont fait « En première ligne » ou « L’intérêt d’Adam » pour les films d’hôpitaux, le fait de resserrer l’intrigue sur une petite période temporelle permet de créer un sentiment d’urgence et intensifie notre ressenti. Ici, pas de surprises, les adolescents croisés sont intenables, violents et parfois insupportables mais ils ont du cœur. On est dans une œuvre sociale et que l’on sent humaniste. Tout comme on est convaincus de l’investissement de cette équipe de professeur/éducateurs. Tous sont joués de manière impeccable, de Tracey Ullman à Emily Watson, mais c’est bien sûr le rôle-titre joué par Cillian Murphy qui règne en maître sur l’interprétation. Il est royal et se donne corps et âme pour ce rôle dans un long-métrage qu’il produit.
La mise en scène de Tim Mielants est au plus près des personnages et cherche le vérisme à tout prix. C’est réussi, on est vraiment immergé dans cet institut dont on ne sortira pas et où la journée va être chargée en péripéties de toute sorte. Le cinéaste ose aussi des digressions visuelles étonnantes comme cette caméra qui tourne à l’envers et fait le tour du domaine dans un élan formel sublime mais totalement inutile, juste pour le plaisir du geste. Quelques séquences de démonstration technique et esthétique du genre qui tranchent dans « Steve » et apparaissent quelque peu étranges mais qui rendent ce film au contexte banal un peu plus original.
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Avec Steve, Tim Mielants signe un film qui ne cherche pas à ménager son spectateur. Adapté de la nouvelle Shy de Max Porter, le récit se concentre sur une seule journée dans une école de réinsertion, mais c’est une journée où tout menace de s’effondrer. On y retrouve Steve, directeur fatigué mais acharné, interprété par un Cillian Murphy habité, tendu comme une corde prête à céder. Dès les premières minutes, on sent que l’homme est rongé de l’intérieur : alcool, médicaments, solitude, tout se mélange dans son regard éteint, mais il continue d’avancer parce que, pour ces garçons cabossés, il est peut-être le dernier rempart avant la chute.
Le film s’attache surtout à cette confrontation entre deux fragilités : celle d’un éducateur qui ne croit plus en ses forces et celle d’un adolescent en perdition, Shy, joué avec une intensité bouleversante par Jay Lycurgo. Leur relation, faite de tension, de colère et de petits éclats de confiance, devient le cœur battant du récit. Elle dit beaucoup de ce que représente l’éducation dans un système brisé : une tentative désespérée de réparer l’irréparable, parfois avec des moyens dérisoires, parfois au prix de soi-même.
Visuellement, Steve choisit la proximité. La caméra s’accroche aux visages, aux gestes, à la fatigue qui plombe les regards. L’arrivée d’une équipe de tournage documentaire dans l’école ajoute une autre couche de malaise : les murs fissurés, les cris, la violence contenue deviennent un spectacle filmé, exposant sans filtre la détresse d’un lieu qui tente encore de survivre. Cela donne au film une tension presque suffocante, comme si chaque scène pesait plus lourd que la précédente.
Mais c’est aussi là que réside la limite du film. À force d’empiler les drames – fermeture imminente de l’établissement, élèves en crise, professeurs épuisés, addiction du directeur – Steve finit par perdre un peu de sa respiration. On aimerait parfois des moments de silence, de flottement, pour mieux mesurer la gravité de ce qui se joue. Ce trop-plein d’intensité peut donner une impression de démonstration, comme si tout devait toujours frapper plus fort, alors que la matière humaine était déjà largement suffisante.
Reste une œuvre profondément sincère, qui ne triche jamais sur la douleur des personnages. Si Steve est imparfait, il est aussi terriblement vivant, porté par des acteurs habités et une mise en scène qui croit dur comme fer à ce qu’elle raconte. On ressort secoué, parfois agacé par l’excès, mais incapable de nier la force du propos : même au bord du gouffre, il y a toujours une place pour l’écoute, la transmission et l’espoir fragile de la résilience.