10 606 abonnés
11 692 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 9 octobre 2025
"Steve" se déroule au cours d'une journée de 1996, dans un internat pour garçons difficiles. Une journée pas comme les autres puisqu'une équipe de télévision est sur place pour tourner un petit reportage sur cet endroit critiqué pour son utilité. Le corps enseignant est tendu, mais les jeunes n'ont pas décidé de leur faciliter les choses en restant eux-mêmes. Une journée difficile dans ce qui est surnommé la « salle d'attente de la prison » par ceux qui aimeraient que les fonds publics soient mieux utilisés. Quand on voit ce qu'il s'y passe, c'est difficile de leur donner tort notamment quand il n'y a aucune profondeur dans le récit pour tenter de donner une autre image. Il y a de beaux plans, mais tout est au service du style qui ne rend pas service au propos. Bref, un film chaotique et décousu qui ne m'a ni touché ni captivé.
On ne voit plus beaucoup de films comme celui-ci et c'est bien dommage. La façon de filmer, en caméra mobile, avec des scènes longues. L'histoire en elle-même, la façon de parler des troubles mentaux avec sensibilité et compréhension, c'est une peu à l'opposé de "Girl, interrupted" . Le jeu des acteurs. Et Cillian Murphy époustouflant.
Avec Steve, Tim Mielants signe un film qui ne cherche pas à ménager son spectateur. Adapté de la nouvelle Shy de Max Porter, le récit se concentre sur une seule journée dans une école de réinsertion, mais c’est une journée où tout menace de s’effondrer. On y retrouve Steve, directeur fatigué mais acharné, interprété par un Cillian Murphy habité, tendu comme une corde prête à céder. Dès les premières minutes, on sent que l’homme est rongé de l’intérieur : alcool, médicaments, solitude, tout se mélange dans son regard éteint, mais il continue d’avancer parce que, pour ces garçons cabossés, il est peut-être le dernier rempart avant la chute.
Le film s’attache surtout à cette confrontation entre deux fragilités : celle d’un éducateur qui ne croit plus en ses forces et celle d’un adolescent en perdition, Shy, joué avec une intensité bouleversante par Jay Lycurgo. Leur relation, faite de tension, de colère et de petits éclats de confiance, devient le cœur battant du récit. Elle dit beaucoup de ce que représente l’éducation dans un système brisé : une tentative désespérée de réparer l’irréparable, parfois avec des moyens dérisoires, parfois au prix de soi-même.
Visuellement, Steve choisit la proximité. La caméra s’accroche aux visages, aux gestes, à la fatigue qui plombe les regards. L’arrivée d’une équipe de tournage documentaire dans l’école ajoute une autre couche de malaise : les murs fissurés, les cris, la violence contenue deviennent un spectacle filmé, exposant sans filtre la détresse d’un lieu qui tente encore de survivre. Cela donne au film une tension presque suffocante, comme si chaque scène pesait plus lourd que la précédente.
Mais c’est aussi là que réside la limite du film. À force d’empiler les drames – fermeture imminente de l’établissement, élèves en crise, professeurs épuisés, addiction du directeur – Steve finit par perdre un peu de sa respiration. On aimerait parfois des moments de silence, de flottement, pour mieux mesurer la gravité de ce qui se joue. Ce trop-plein d’intensité peut donner une impression de démonstration, comme si tout devait toujours frapper plus fort, alors que la matière humaine était déjà largement suffisante.
Reste une œuvre profondément sincère, qui ne triche jamais sur la douleur des personnages. Si Steve est imparfait, il est aussi terriblement vivant, porté par des acteurs habités et une mise en scène qui croit dur comme fer à ce qu’elle raconte. On ressort secoué, parfois agacé par l’excès, mais incapable de nier la force du propos : même au bord du gouffre, il y a toujours une place pour l’écoute, la transmission et l’espoir fragile de la résilience.
Pour le film le fil conducteur n'est plus Shy mais le directeur de l'établissement d'où le titre qui passe de "Shy" à "Steve". La narration se partage également entre le récit normal d'un jour de travail et le reportage télé où sont interviewé membres éducatifs et pensionnaires mais le film semble se tirer une balle dans le pied tant il démontre que ce genre d'établissement est une perte de temps, outre que le directeur perd pied de la même façon que ses ados on reste particulièrement fataliste quand il s'agit de la sous-directrice. Certaines phrases font mal, mais semblent à la fois si lucides et si fatalistes comme "on dirait des animaux dans un zoo" ou "C'est pour le meilleur et pour le pire ici, enfin c'est surtout pour le pire". Le côté voix Off et la présence de la télévision, la visite du député, les crises qui sont le quotidien, tout ça crée une journée somme qui fait trop démonstratif et pousse le curseur alors qu'il aurait fallu épurer pour vraiment s'intéresser de façon plus ciblée à la dimension psychologique. Site : Selenie
"Steve" diffusé sur Netflix, qui a obtenu 3 nominations aux British Independent Film Awards 2025 (1 victoire) est un drame social britannique moyen dans l'ensemble. . En somme, le réalisateur Tim Mielants offre aux spectateurs une histoire émotive et contemporaine qui se déroule dans les années 1990, suivant Steve, le directeur d'un établissement pour mineurs délinquants, confronté à une menace de fermeture. Bien que les performances de Cillian Murphy et Jay Lycurgo soient remarquables, il est regrettable que la manière dont le réalisateur aborde l'intrigue et les personnages soit trop superficielle, la durée du film est trop courte (1h30) pour un tel sujet.
J’ai bien aimé le debut du film jusqu'à l’arrivée de Steve et Syl dans l’institut. Mais failli couper car la façon dont le film est tourné et les bagares qui s’enchaînent j’ai trouvé ça étourdissant et bruyant. Puis je me suis dis "laisse une chance au film donc j’ai regardé jusqu'à la fin... Des scènes inutile, des adictions mais c’est bien joué. Je suis mi figue mi raison d’ou ma note. Une chose est certaine je ne le reviosionnerai pas.
Tim Mielants nous fait suivre une journée de la vie d’un directeur d’école s’occupant d’adolescents désœuvrés. Et la journée est intense, riche de luttes et de conflits. La caméra à l’épaule cherche à renforcer l’immersion sans toujours y parvenir.
Ce film est fait pour Cilian Murphy dont la prestation est comme d'habitude , très aboutie. Il retrouve donc le réalisateur de Pinky Blinders pour ce film centré sur ce directeur de centre pour adolescents très difficiles et condamnés.
Alors l'histoire est sympathique de suivre ce directeur sur 24h , on voit clairement qu'il est surmené, extenué, il a de nombreuses casquettes et doit changer de métier plusieurs fois dans la même journée (directeur, financier, psychologue etc.). Les adolescents ont tous des profils différents, des problèmes différents, des pathologies différentes ce qui rend la tache des éducateurs encore plus difficile. Le soucis c'est que j'ai trouvé la réalisation complètement à côté de la plaque et pas du tout en adéquation avec son sujet. En effet Tim Mielants a essayé une réalisation nerveuse, un peu achée avec des envolées à la requiem for a dream qui ne sont clairement pas à propos. Cela gâche le message que veut porter le film on a plus l'impression que le réal veut essayer de nous en mettre plein la vue en essayant des style et des scènes différente plutôt que s'attacher vraiment à la vie d'un directeur dans un centre de rétention pour adolescent. Dommage car il y avait matière à faire largement mieux
L’acteur irlandais Cillian Murphy s’associe de nouveau avec le réalisateur flamand Tim Mielants et son amie l’actrice Emily Watson. Tous trois s’étaient illustrés au sein du drame sur les pensionnats de bonnes sœurs en Irlande « Tu ne mentiras point », une œuvre qui revenait sur le scandale de ces instituts dans les années 80. Il faut dire que ce film austère, lent et qui ne rendait pas honneur à son sujet par son traitement (contrairement à « The Magdalene Sisters ») ne nous avait pas vraiment convaincu. Cette fois, on avance dans le temps car le film se déroule au milieu des années 90 et on progresse largement en qualité avec « Steve » qui lui traite des foyers d’éducation pour jeunes à problèmes.
Ces structures ont également été sujettes à débat à cause du prix qu’elles coûtaient à l’état sans être vraiment sûr de leur bienfondé pour la société. Le cinéaste en parle ici mais survole quelque peu leur impact final et avéré sur les jeunes tout comme l’appréciation de ces foyers par la société et les pouvoirs publics. Il préfère se concentrer quasiment uniquement sur le parcours de l’un de ses éducateurs sur une seule et même journée. Le film dure une heure et trente minutes chrono, il était donc difficile de creuser certains aspects avec une telle durée. C’est un peu dommage tant une analyse plus approfondie sur un tel sujet aurait été pertinente en plus de densifier le propos et de rendre « Steve » moins classique. En effet, on ne compte plus les œuvres sur ce type d’endroits, peu importe leur nationalité et le genre utilisé, de la comédie au suspense en passant par le drame comme ici. On est donc ici dans un sous-genre rebattu et l’impression de déjà-vu est présente même si pas mal de points permettent au film de se différencier.
En premier lieu, le fait que « Steve » se déroule sur un jour, presque en temps réel, est peu commun pour ce type de films. Un peu comme l’ont fait « En première ligne » ou « L’intérêt d’Adam » pour les films d’hôpitaux, le fait de resserrer l’intrigue sur une petite période temporelle permet de créer un sentiment d’urgence et intensifie notre ressenti. Ici, pas de surprises, les adolescents croisés sont intenables, violents et parfois insupportables mais ils ont du cœur. On est dans une œuvre sociale et que l’on sent humaniste. Tout comme on est convaincus de l’investissement de cette équipe de professeur/éducateurs. Tous sont joués de manière impeccable, de Tracey Ullman à Emily Watson, mais c’est bien sûr le rôle-titre joué par Cillian Murphy qui règne en maître sur l’interprétation. Il est royal et se donne corps et âme pour ce rôle dans un long-métrage qu’il produit.
La mise en scène de Tim Mielants est au plus près des personnages et cherche le vérisme à tout prix. C’est réussi, on est vraiment immergé dans cet institut dont on ne sortira pas et où la journée va être chargée en péripéties de toute sorte. Le cinéaste ose aussi des digressions visuelles étonnantes comme cette caméra qui tourne à l’envers et fait le tour du domaine dans un élan formel sublime mais totalement inutile, juste pour le plaisir du geste. Quelques séquences de démonstration technique et esthétique du genre qui tranchent dans « Steve » et apparaissent quelque peu étranges mais qui rendent ce film au contexte banal un peu plus original.
Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
je ne sais pas comment font les gens pour apprécier un film 100 pct tourné caméra a l'épaule avec une image qui bouge sans arrêt. Ma critique est donc a prendre pour ce qu'elle vaut, car je n'ai pas pu aller très loin tellement cela me donnait mal au crane. j'avoue ne pas comprendre l'intérêt de cette manière de filmer...
J’ai bien apprécié Steve ! Le film déborde d’énergie et plutôt que d’avoir un rythme lent et dramatique, il mise tout sur le chaos ambulant (et attachant) dans lequel grandissent ces ados, avec un personnage et une prestation de Murphy qui transpire l’amour. Pas le film du siècle mais c’est simple et réussi !
La vie d'une journée dans un institut pour garçons difficiles. En plus, ce jour, une équipe de télévision vient faire un reportage. Cela fait documentaire avec caméra épaule et image non nette. C'est brouillon (mettre en une journée plein de choses : spoiler: le reportage tv, les bagarres diverses et variées, la révélation de la vente de l'école et sa fermeture imminente ... ), lassant (avec toutes ces bagarres entre jeunes, ces gros mots et cela en seul jour). Un film à voir une fois, pas deux, même s'il y a la présence de Cillian Murphy (en directeur d'école, plein d'addictions)