On en a vu des opus "Predator", mais cette fois hors de question de nous servir de réchauffé : le Yautja est mis au premier plan et on en apprend beaucoup plus sur la culture. Le film raconte aussi des thèmes intéressants ; la profondeur est de mise et notamment
dans le combat final où Dek se débarrasse de toute sa technologie et s’arme avec que des éléments naturels. Le combat entre Dek et Tessa représente du coup la nature contre la technologie
. D’ailleurs, je trouve ça très audacieux de relier le film à
la saga Alien avec la présence de Weyland-Yutani
: on retrouve aussi un message de possession, toujours d’actualité et
digne de cette entreprise
.
Un prochain volet d’"Alien vs Predator"
serait-il envisagé ? À voir.
Comme je l’ai dit, Dek est mis au premier plan contrairement à ses prédécesseurs : il cherche à honorer sa tribu et reste fidèle à ses coutumes. Avec lui, Elle Fanning, paraissante boute-en-train mais qui s’avéra plutôt attachante. En plus de ça,
elle incarne Tessa : 2 versions opposées ayant des idées différentes et qu’elle interprète avec substance
. Ce qui est génial, c’est que Thia et Dek sont très compatibles et similaires entre eux :
ils ont perdu quelqu’un de cher et vont devenir amis petit-à-petit
. Sans oublier
Butt, une petite créature tantôt drôle aussi qui sera un bon outil pour eux
.
Pour la troisième fois, Dan Trachtenberg revient dans la saga et comme à chaque fois, c’est validé. Son sens de la surprise fait mouche et nous privilégie des scènes dont la narration visuelle est maîtresse à bord. Les plans d’exposition sont très immersifs, le Yautja est mis en valeur et l’action est très lisible pour nous offrir un lot de brutalité et d’action. Si 3 incrustations piquent un peu les yeux, les effets spéciaux sont très bien faits et j’ai jamais eu l’impression que c’est bâclée. Au fait, contrairement à ce que beaucoup crient, le design du Predator est original : certes il paraît plus humain mais c’est normal, on est dans le futur et du coup il paraît plus fin et il faut toujours apporter une nouvelle touche à un design qu’on connaît depuis 1987. La musique est aussi une grande réussite : Sarah Sachner, déjà à l’œuvre sur "Prey", reprend le style de ce dernier avec des instruments à cordes et des tambours, avec en plus une sorte de voix grondante reflétant l’hostilité des lieux et comme si c’est un Predator qui la chantait.
Bien plus qu’un simple volet de "Predator", "Badlands" est un film riche en action et en message profond. Il exploite pleinement le côté SF de la saga et ne ressemble à aucun autre opus. Je ne pensais pas que c’était possible, mais de film en film, D. Trachtenberg s’améliore et avec "Killer of Killers", sorti cette année, le réalisateur nous en offre à cœur joie et a su améliorer la saga en démarquant les épisodes des premiers. La relation entre Dek et Thia est drôle et sympa, la partie technique est impressionnante, possède plein de moments plus intimistes pour qu’on s’attache à eux et suit le rituel des Predators.