Je ne comprends pas cette avalanche de mauvaises critiques. Predator: Badlands se fait descendre surtout parce qu’il n’entre pas dans les codes actuels, et c’est précisément pour ça que le film est réussi.
Ici, pas de Predator aseptisé ni de film tiède calibré pour plaire à tout le monde. C’est brutal, sombre, violent, parfois même dérangeant, et ça fait un bien fou. Les combats sont nerveux, lisibles, violents, ça arrache vraiment, sans chercher à s’excuser d’exister. Les armures et les armes sont ultra badass, inventives, et renforcent la dimension guerrière du film.
Le rythme est solide, sans longueurs inutiles, et les voix apportent une vraie puissance aux personnages. Mention spéciale aux touches d’humour, rares mais bien placées, notamment avec le bébé Kalyst, qui apportent une respiration bienvenue sans casser l’ambiance dark.
Les effets spéciaux sont très bien maîtrisés, bien plus crédibles que dans certaines grosses machines récentes comme Jurassic World 2025, souvent trop propres, trop artificielles, presque sans âme. Ici, tout est plus sale, plus viscéral, plus immersif.
Au fond, ce film dérange surtout parce qu’il ose encore être radical, violent et sans compromis, à une époque où beaucoup de blockbusters préfèrent jouer la sécurité. Predator: Badlands assume son ADN jusqu’au bout.
Un vrai film de genre, pour ceux qui aiment le Predator impitoyable, pas édulcoré