Jim Phelps et son équipe doivent faire tomber Frank Wayne, un puissant syndicat du crime.
C’était plus ou moins une habitude entre les années 60 & 70, celle de faire des longs-métrages adaptés de séries télévisées, en reprenant simplement des épisodes préexistants et en les assemblant pour obtenir un film de 90min (comme cela avait déjà pu être fait notamment avec La Riposte de l'homme-araignée - 1978).
Ici, c’est exactement la même chose, ne vous attendez pas à un long-métrage original, puisqu’en réalité, il s’agit d’un épisode en deux parties de la série télévisée éponyme (196/1973), qui a été assemblé pour n’en faire plus qu’un. Il s’agit de l’épisode "Le Conseil" (épisodes 11 & 12 de la saison 2). Le film n’avait pas vocation à être exploité aux États-Unis, puisque la série était déjà diffusée sur CBS. En réalité, on peut voir cela comme un pur produit marketing, puisqu’il a été essentiellement exploité en Europe, là où la série n’était pas encore diffusée (en France, elle le sera l’année d’après, sur l’ORTF).
Mission: Impossible (1969) n’a guère d’intérêt, surtout si vous connaissez déjà la série télévisée. Pour les autres, la découverte du film permettra de découvrir les nombreux subterfuges mis en place par l’équipe de l’IMF (les gadgets et les masques prosthétiques notamment). Seul regret et pas des moindres, la mise en scène léthargique ne nous aide clairement pas à tenir jusqu’au bout. D’une durée de 90min, le film aurait gagné à être remonté et raccourcit tant les scènes à rallonge se répètent ou s’avèrent soporifique.
"Mission Impossible vs the Mob" s'affiche comme une adaptation de la célèbre série TV de l'époque. En réalité il s'agit simplement d'un double épisode de la deuxième saison (The Council). Vendu comme un long-métrage en Europe, en Australie, et au Japon. Ceci dit, n'ayant jamais vu d'épisode de la série, je me suis laissé tenté, par curiosité. Bon forcément, quand on a vu les 8 longs-métrages avec Tom Cruise, l'ambiance ici parait tout autre. C'est une série TV des 60's, donc les moyens sont moindres, les situations se font durer histoire de placer des coupures publicitaires, et la réalisation s'avère souvent très plate. Dommage car il y a un vraie dynamique d'équipe... même s'il on sent que le scénario est parfois mené au forceps histoire que tous les personnages de l'équipe ait un rôle à jouer. Et puis de bonnes idées d'intrigue. Je citerai un passage où l'équipe doit déterrer un homme enterré vivant avant qu'il ne soit trop tard. Ou Martin Landau déguisé en crapule, qui doit faire croire que le déguisement qu'il s'enlève est une opération de chirurgie élaborée... Certes, c'est souvent poussif, voir capillotracté. L'équipe a pour mission de récupérer des informations de gangsters dans un coffre fort, ils pouvaient sans doute le faire beaucoup plus simplement que par toutes ces manigances. Tandis que leurs magouilles fonctionnent souvent très (trop) bien, même quand 50 choses pourraient partir en vrille. Quant aux acteurs, si Peter Graves n'est pas particulièrement fin (je suis heureux qu'il ait refusé le rôle dans l'adaptation de De Palma !), Martin Landau est plus expressif en agent caméléon. Pour l'anecdote il était alors marié avec sa partenaire à l'écran Barbara Bain.