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arbsn
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4,0
Publiée le 17 janvier 2025
Une animation très réussie, dont les détails rendent le tout très attachant, une histoire assez morose qui étonne face à la poésie de l’image. On peut regretter le choix de la narration en voix off pendant tout le film, mais l’ensemble garde tout de même beaucoup de charme et la qualité de l’animation est remarquable !
Très mignon ; le papa de Mary & Max revient avec une nouvelle fable Ca manque un chouillat d'intrigue et de scénario mais une fois la lenteur acceptée, on se laisse porter par autant de charme
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4,0
Publiée le 1 avril 2025
« La vie ne peut être comprise qu'après l'avoir vécue. » Un énième drame dans la vie de Grace Pudel lui donne l'occasion de réfléchir à sa vie qu'elle décide de raconter à Sylvia, son escargot préféré. Un symbole pour celle qui a toujours été entourée de ses escargots qui ne l'ont jamais lâchée au point qu'elle devienne un peu comme eux à se replier sur elle-même dans sa coquille virtuelle. Une longue rétrospective pleine de nostalgie, d'humour et d'émotion sur une femme confrontée à la dépression, à la solitude, aux moqueries, aux complexes et à la perte de nombreux êtres chers. On comprend vite qu'il ne s'agit pas d'une histoire très joyeuse et pourtant Adam Elliot nous fait facilement passer des rires aux larmes. Son film est âpre, mais aussi loufoque et cru. Le réalisateur se laisse parfois aller comme quand il évoque avec beaucoup d'humour les aventures de la nouvelle famille de Grace. Un film d'animation qui n'est pas destiné aux enfants en raison de la noirceur de son récit qui délivre cependant un beau message d'espoir, de bienveillance et de résilience. En somme, une éprouvante et bouleversante réflexion sur la vie qui donne un très bon film à la fois mature, mélancolique, émouvant, drôle et réconfortant.
Il faut bien avouer que ce récit linéaire est particulièrement fastidieux à suivre. On a l’impression que cela ne finira jamais dans l’excès. Et la deuxième chose négative est la laideur des personnages. Tous ces gros plans, tous ces détails si peu avenants. Des personnages tous affreux avec leur dents et leurs défauts mis en avant rendent l’ensemble peu sympathique au final.
Amis dépressifs au revoir ! Ne tentez pas "Memoir of a Snail" sous peine de finir le film au bout d'une corde. On y suit la vie de Grace, jeune fille puis femme australienne qui va subir une cascade de malheurs de la vie. Le tout dans des couleurs sombres, autour de personnages pas vraiment séduisants. Il s'agit évidemment d'un film d'animation pour adultes, à éviter pour les jeunes enfants (enfin sauf si vous voulez passer votre soirée ensuite à leur expliquer ce qu'est la mort...). Ceci dit, "Memoir of a Snail" n'a rien d'un mélodrame tire-larme. Adam Elliot mise à fond sur les traumas et épreuves de ses protagonistes, à un point qui en devient absurde et drôle. Dont quelques idées complètement inattendues amusantes (les intentions du mari, notamment !). Il se permet également de glisser de l'humour noir çà et là. Tant dans le design des personnages que dans des petits textes ou titres de livres (nombreuses références littéraires). Si bien que le film parvient à trouver cet équilibre de fable touchante et tristounette, mais pas non plus éprouvante ou artificielle. Je soulignerai également la qualité de l'animation en stop motion. Outre l'univers qui évolue régulièrement, on voit bien l'évolution physique des personnages. Ou leurs émotions subtiles, entre colère, déprime, et tristesse. Mais "Memoir of a Snail" c'est surtout un conte sur la vie. Il faut être capable d'encaisser les sinistres ou la solitude, car on sera parfois bien seul. Mais il faudra aussi savoir aller de l'avant et cesser de se morfondre ou de se laisser entraîner par son passé difficile. Des idées peut-être déjà vue ailleurs, mais qui ne cèdent pas ici dans leur démonstration à un académisme ou un feel-good facile. A l'arrivée ce film d'animation n'est pas à mettre entre toutes les mains, mais demeure de très bonne qualité.
À l image de Mary et Max son autre succès d estime, Adam Elliot fait une nouvelle fois avec ce film une animation à la fois rustique et limpide un film atypique. Un mélange d humour, de mélodrame, de poésie, un réalisme brut qui laisse cependant poindre un petit espoir. Malheureusement j ai du mal avec les voix off dans les films et celle de ce « Mémoires d un escargot « est omniprésente plombant la narration par l image.
Bijou de noirceur, et clairement destiné aux adultes, "Mémoires d'un escargot" est une réussite à tous les niveaux, une animation qui a plus d'âme que la plupart des films qu'on nous sert aujourd'hui. Tendrement mélancolique, cruellement poétique, délicieusement amorale, carrément malaisante, c'est une oeuvre hors des sentiers battus, sombre, tragique, bouleversante.
Sortir de sa coquille Il aura fallu attendre 16 ans afin qu’Adam Elliot nous propose un nouveau long métrage d’animation après l’excellentissime « Mary and Max ». Film old-school en stop motion traditionnel, aucune image de synthèse et des personnages modelés à la main tout comme des décors minutieux et surchargés ; on voie très vite la charge de travail titanesque qu’un tel film nécessite. La conception des personnages et des environnements : 1 an de travail ; le tournage image par image : 33 semaines ; une conception 100% artisanale à l’ancienne avec une toute petite équipe. Avec ce film, il continue de tracer son sillon du mariage d’une extrême noirceur scénaristique (dépression, boulimie, pensées suicidaires, maltraitance, deuils successifs, abus et trahison,…) avec une animation en volume de pâte à modeler aux couleurs cendre à marc de café ; une palette chromatique à l’image de la dureté extrême du propos et des sujets traités. Adam Elliot charge volontairement le tableau en livrant un scénario à la Dickens dans lequel l’espoir a disparu en jouant sur le fait que cela provoque une onde d’humour noir. Le tableau est tellement chargé de pathos que l’humour ne pointe que rarement son nez. Heureusement que son style d’animation si sophistiqué (petit bijou contemplatif) et ses personnages de marginaux incompris parviennent à nous toucher en plein cœur ; sinon on pourrait être exclu de ce film intelligent et poignant mais un peu asphyxiant aussi par son hyperinflation doloriste. Adam Elliot aura assurément la Palme du roi de la déprime. Plus touché par l’animation méticuleuse de Wes Anderson dans « Fantastic Mister Fox » ; ici, les tableaux regorgent de détails minutieux mais font trop souvent office de maquettes inertes ; l’animation manque à l’appel. Ce film a aussi beaucoup trop de choses lourdes à raconter (misère, alcoolisme, deuil, emprise psychologique, cleptomanie, travail forcé des enfants, adoption, protection de l’enfance, harcèlement scolaire, dérives sectaires, endoctrinement religieux,…) empiler sans ménagement que l’on en oublie l’essentiel ; se centrer sur une ou deux histoires humaines (Grace/Gilber – Grace/Pinky). « Mary and Max » parvenait à mettre au cœur du film une histoire humaine touchante par le même biais qu’ici, la correspondance épistolaire. Et puis la dernière ligne droite offre un revers scénaristique déroutant. J’aurais aimé l’adorer comme « Mary and Max » mais le trop plein d’intentions et de pathos assumé allié à un manque de mouvement dans l’animation m’a laissé en dehors. Cependant, on ne peut être qu’admiratif du travail réalisé. TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Brillant de maîtrise, de douceur, d'amertume mais surtout de pudeur, ELLIOT fait de son nouveau projet visuel, un pur bijou d'animation à l'ancienne, un écrin de velours, pour une aventure mature, touchante, déchirante, mais avant tout, BELLE
Premier film d'animation de l'année et première jolie surprise avec ce conte décalé à la fois tendre et tragique, qui vient d'obtenir sa nomination pour les prochains Oscars, aux côtés des très réussis Flow et Le Robot Sauvage.
L'histoire de cette petite puis jeune fille dépressive et solitaire, pour qui les malheurs s'accumulent, est racontée avec beaucoup de sensibilité et prend vie dans un monde décalé qui trouve sa beauté dans son étrangeté.
Filmé en stop motion (animation de marionnettes en pâte à modeler, plan par plan), l'on ne peut être qu'admiratif de la qualité, du souci du détail et du soin apporté au moindre objet qui vient composer ce cabinet de curiosités.
Si l'histoire est sombre, elle est abordée avec une délicatesse apaisante et elle réserve également des épisodes plus légers et plein d'humour, notamment grâce au personnage de Pinky, et grâce à la résilience hors du commun de son personnage principal, qui parvient, malgré tout, à toujours à relever la tête.
L'on peut lire un peu partout que ce n'est surtout pas un conte pour enfants, au regard des thématiques qu'il aborde. Et c'est peut être justement la raison pour laquelle le film ne m'a pas complètement fait chavirer. Car si, effectivement, il ose aborder frontalement des sujets comme la masturbation, l'homophobie, la dépression, l'alcoolisme, le fétichisme, le fanatisme religieux, etc..., le ton et la forme restent tout de même très enfantins et ce décalage créé peut freiner l'émotion et laisser sur le bord de la route une partie des spectateurs adultes. Pour ma part, je dirais au contraire, que la sensibilité du film et la dimension très pédagogique de sa narration créent un terrain propice pour sensibiliser et prévenir avec délicatesse les pré-adolescents de certains maux et fléaux qui rongent notre société.
Thématiques effectivement assez sombres pour ce film d animation. Les sujets abordés sont graves, mais ponctués d un humour révélateur d une philosophie pourvue d une légèreté toute relative.
Un film d’une poésie renversante, qui te prend à la gorge tout en te glissant une petite blague bien noire à l’oreille. Mémoires d’escargot n’a clairement rien d’un film pour enfants : ça parle de choses macabres, parfois franchement dérangeantes, mais avec un humour aussi cruel que délicat, et surtout un respect immense pour ses personnages cabossés. On rit là où on ne devrait pas, on a souvent les larmes aux yeux, et le miracle, c’est que tout passe. Jamais de lourdeur, jamais de cynisme gratuit. Ce film d’animation en stop motion, tout en pâte à modeler, est un bijou sombre et tendre à la fois.
Quinze ans après Mary & Max qui avait dû avoir laissé peu de ses spectateurs indifférents, Adam Elliott, prodige de la stop motion australien, revient avec Mémoires d'un escargot dans lequel il affine encore son art et déploie sa si singulière mélancolie.
Un joli conte sur la résilience, ce film très sombre trop sombre aurait mérité un peu plus de gaieté et de beauté. Quelques traits d’humour apportent un peu de joie à ces personnages dickensiens.
Un beau film d'animation, très original de par sa patte esthétique et par sa palette très restreinte de couleurs. Un conte très sombre sur l'histoire de jumeaux, Grace et Gilbert, qui naviguent d'infortune en infortune sans jamais se départir de leur optimisme. Des personnages très singuliers auxquels on finit par s'attacher, bien que cela manque cruellement d'espoir et d'une touche de couleur joyeuse.