Mémoires d’un escargot
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Luis
Luis

8 abonnés 42 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 janvier 2025
Une merveille d'animation. Une histoire douce amer sur les (grandes) tragédies et les (petites) victoires de la vie marginale d'une jeune femme complexé, nostalgique et déprimée. À ne pas mettre entre toutes les mains, mais pour ceux qui y seront sensible, c'est un sacré roller coaster d'émotions et de beauté.
Naughty Doc

1 040 abonnés 530 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 septembre 2024
15 ans après le chef-d'œuvre Mary & Max, l'australien Adam Elliot revient avec Mémoires d'un escargot, aka le meilleur film d'animation de l'année.

Proche de la tonalité mature de son précédent métrage, il signe une chronique familiale à la fois incroyablement triste et délicieusement drôle. Un équilibre dingue tant ce récit d'une soeur et son frère séparés suite au décès de leurs parents semble parfois tanguer vers une sinistrose complète..mais Adam Elliot essaime ici et là un humour ravageur (notamment via une utilisation parfaite de la voix off) contre-balançant les diverses tranches de vie de Grace (véritable protagoniste du film).

Comme dans un conte de Dickens, le réalisateur use du medium pour à la fois créer un portrait de personnage passant vers l'âge adulte, mais aussi la peinture d'une société vue par un prisme misanthrope. Pourtant la lumière semble toujours au bout du tunnel pour Adam Elliot, capable de rendre immédiatement attachant des personnages seuls cassés par la vie (cette vieille dame qui vole la vedette à chaque apparition), pour mieux mettre en avant qu'il suffit d'une seule connection émotionnelle entre deux êtres pour créer un monde meilleur.

Un propos simple en apparence, mais qui infuse dans chacun des chapitres de cet excellent métrage, capable de rire et de condamner les opportunismes en tout genre (notamment amoureux ou religieux), tout en jouant admirablement sur notre corde sensible via sa stop-motion.

Quand un film d'animation a plus d'âme que le live sur de relles thématiques (ce n'est pas un film pour enfants !), on ne peut qu'applaudir !


Alice025

1 887 abonnés 1 499 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 janvier 2025
Un film d'animation qui est clairement destiné aux adultes tant il y a de sujets sérieux et pas forcément joyeux à aborder, mais il n'empêche qu'il est rempli d'émotion. La technique stop motion et pâte à modeler est superbe, le tout dans des couleurs assez grisâtres, ce qui accentue le propos de l'histoire. Le scénario est assez dramatique, mais pas que, il révèle ainsi certains (gros) problèmes de vie qui ne sont pas forcément insurmontables, nous montrant aussi de l''espoir et de l'amour. « Mémoires d'un escargot » m'a beaucoup touché.

http://cinephile-critique.over-blog.com
Yves G.

1 845 abonnés 4 017 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 janvier 2025
Grace n’a pas eu la vie facile. Sa mère est décédée à sa naissance. Elle est affligée d’un bec-de-lièvre qui en fait la risée de ses camarades d’école. Son père, un artiste des rues de nationalité française, est devenu paraplégique et a sombré dans la boisson. À sa mort, Grace est séparée de son frère jumeau, auquel la liait une relation symbiotique. Gilbert est placé à l’autre bout de l’Australie dans une famille d’horribles bigots. Devenue adulte, Grace se marie à Ken, un vendeur de micro-ondes ; mais le mariage tourne court. La seule joie qui aura été accordée à Grace sera l’amitié de Pinky, une octogénaire excentrique.

Adam Elliot est un réalisateur d’animation rare. "Mémoires d’un escargot" est son second long métrage après "Mary et Max" sorti en 2009. On y retrouve la même technique, le stop motion, les mêmes personnages sculptés en pâte à modeler et les mêmes tons sourds et gris – les lunettes flamboyantes de Pinky sont la seule touche de couleur de tout le film.

Ce que raconte "Mémoires d’un escargot" n’est pas gai ; "Mémoires d’un escargot" n’est pas triste pour autant. Si l’expression n’était pas si éculée (poke Pierre G.), on dirait que cette histoire dickensienne est un hymne à la vie. On ne peut que s’attacher à la disgracieuse Grace. La nature ne l’a pas gâtée. Son physique revêche cache néanmoins un cœur en or. Comme les personnages aux yeux immenses qui leur mangent le visage et qui se remplissent régulièrement de larmes face aux drames qu’ils traversent, le spectateur, sauf à avoir un cœur de pierre, y ira aussi de sa larme.

Cristal du meilleur long métrage au dernier festival d’Annecy, "Mémoires d’un escargot" n’est assurément pas un feel-good-movie. Mais c’est un film qui, tant par sa forme que par l’histoire qu’il traite, touche notre âme d’enfant et nous émeut au plus profond.
islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 janvier 2025
Un petit bijou de poésie et d’humour noir, les animations de pâte à modeler sont délicates et l’histoire de ces deux jumeaux séparés préparent la fin une magnifique leçon de vie et d’espoir...C’’est plus pour les adultes, mais je pense que c’est regardable pour des adolescents de treize quatorze ans ? Ça peut leur faire du bien, un peu de poésie dans ce monde de brutes….
Bien sûr ce n’est pas un chef d’œuvre en terme de création, il manque un certain esthétisme pictural, un certain manque de surprises scénaristiques , mais quand on voit la fin du film, on ne peut qu’être heureux de l’avoir vu….Bref je conseille.
RedArrow

1 871 abonnés 1 676 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 mai 2025
Au décès de sa meilleure et seule amie Pinky, Grace se remémore sa vie qui l'a vue se réfugier dans sa fascination pour les escargots pour échapper aux épreuves d'un destin tragique partagé avec son jumeau Gilbert...

Seize ans après "Mary & Max", Adam Elliot ressurgit enfin avec un nouveau long-métrage en stop-motion d'êtres en pâte à modeler prêts à nous entraîner dans le tourbillon dépressif de leur existence. Et si d'escargots il y est question, le travail que l'on imagine titanesque accompli sur "Memoir of a Snail", encore bien plus ambitieux par sa richesse de détails et de décors que le précédent, ne fait nullement entrer le réalisateur-scénariste dans la catégorie des gastéropodes cinématographiques (son plan de carrière d'ors et déjà prévu est d'ailleurs minimaliste, une trilogie de courts-métrages, une de moyens, une de longs... et ce sera tout), seulement dans celle des artistes dont les œuvres, rares, cherchent à laisser une empreinte de bave indélébile dans l'esprit des spectateurs.

Ce sera encore une fois le cas via "Memoir of a Snail", avec lequel on renoue instantanément avec l'univers unique du cinéaste, marqué au fer rouge par un ton adulte, noir, désespéré mais capable d'y laisser entrer les plus vives éclaircies de poésie et de tendresse pour offrir un peu de répit à ses personnages brisés par la vie.

Avec le sentiment d'inertie, le repli sur soi-même dans une coquille fragile et l'idée d'une spirale vicieuse d'événements dramatiques convoqués par l'imagerie gastéropode devenue le refuge de l'héroïne depuis sa plus tendre enfance, Adam Elliot explore avec génie la maltraitance psychologique d'êtres laissés à la marge du simple fait de leurs différences, sur lesquels le sort s'acharne en multipliant les malheurs à leur encontre et que tout un mal systémique (permettant d'aborder une multiplicité de thématiques aliénantes), pour la plupart composée d'adultes dont la parole est réduit sciemment à un langage incompréhensible, cherche à en fracasser encore un peu plus la carapace faute de ne pouvoir les conformer à son image.
Mais, magnifiquement retranscrit avec une émotion constante, c'est pourtant bien cette différence mise en harmonie avec l'esthétique singulière d'Elliot qui forge l'excentricité si touchante de l'identité et de la bulle de solitude de ses deux protagonistes principaux, chaque maigre instant de bonheur (les moments de partage avec le père ou encore la complicité improbable avec la formidable Pinky, clairement le meilleure personnage secondaire d'un film d'animation de l'année) qui tente de faire entrer la lumière dans l'ombre dévorante de leurs parcours respectifs en devient ainsi irrémédiablement bouleversant.

Naviguant à la perfection entre les registres pour nous faire passer des sourires aux larmes en un claquement d'antennes d'escargot, "Memoir of a Snail" nous laissera une bonne fois pour toute à terre avec son acte final, faisant de la prise de conscience autour de la nécessité de briser soi-même sa coquille pour continuer à avancer un des plus beaux passages de retour à la vie que, à ne pas en douter, l'année cinéma 2025 nous réservera.

Faites qu'Adam Elliot n'attende pas encore seize ans pour nous imaginer une nouvelle œuvre aussi incroyable.... Cela dit, si c'est réellement son dernier, nul doute que l'on patientera pour voir ce qui sera un long-métrage d'animation en forme de quintessence de son art, signature définitive d'un maître unique en son genre.
selenie

7 444 abonnés 6 651 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 janvier 2025
D'emblée on est d'abord séduit et émerveillé par le graphisme et l'animation comme on a pu l'être déjà avec "Mary et Max" (2009). La pâte à modeler et le stop motion est une technique désormais bien connue mais il est vrai qu'après "Max et Maty" on est dans un genre très rare avec un mélo qui assume la dimension mature et adulte de son récit. Une quantité non négligeable de malheurs arrivent à une petite fratrie au point que cela aurait pu être un remake d'une des mélos du Muet de D.W. Griffith par exemple. Le film est un drame constant où les malheurs s'accumulent comme on enfile les perles. Mais on constate que le rythme est trop monocorde, ça manque de souffle, et surtout l'émotion a bien du mal à exister tant on a pas le temps entre les différentes tragédies. Pourtant on perçoit les tentatives d'humour, ou plutôt les quelques essais de fantaisie qui tombe absolument tous à plat, les drames sont trop nombreux, le scénario trop dans la sinistrose pour qu'on puisse sourire à ces quelques légèretés. Heureusement, le film est sauvé par la fin qu'on n'attendait plus dans ce destin qui pousserait au suicide tant le récit est dépressif. Une petite déception donc.
Site : Selenie.fr
Nath0301
Nath0301

68 abonnés 202 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 janvier 2025
Un film d'animation bien trop sombre pour s'adresser aux enfants. Mais quel talent et quelle profondeur ! Le personnage de la vieille dame est merveilleux et les traits d'humour, principalement donnés par la voix off viennent parfaitement contrebalancer la noirceur de l'histoire.
En matière de film d'animation, celui-ci restera comme un des plus original et des plus marquant que j'ai vu dans toute ma vie.
Hélène D.
Hélène D.

37 abonnés 100 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 janvier 2025
Une magnifique réalisation! Un film d’animation comme on les aime, l’image par image c’est vraiment génial. Ça donne son caractère et son originalité au film. Une très belle histoire qui aborde énormément de sujets d’actualité, un film sur l’amour, l’amitié , la tolérance, la différence, la famille. Beaucoup d’humour . Les animaux sont extrêmement bien faits. On adore! Allez-y!
Pierre842
Pierre842

41 abonnés 478 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 janvier 2025
C'est juste magnifique. Une surprise totale de ce film d'animation. Il y a de l'émotion qu'on peut ressentir à travers de nous de notre vie. C'est un film plus réservé pour les adultes que pour les enfants.
serialsr
serialsr

1 abonné 13 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 septembre 2024
Vu à l'Etrange festival. Un chef-d'œuvre d'animation, de drôlerie, d'humanité, qui parle de sujets de société qui nous concernent, avec force et humour, entre dérision et émotion. Le genre de film qu'on n'oublie pas !
sean_archer
sean_archer

9 abonnés 27 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 janvier 2025
d'une poésie, d'une humanité, d'une tendresse dingues !!
des larmes, des rires,
c'est un tres très grand film !!
point !
Winslowleaachy
Winslowleaachy

87 abonnés 151 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 janvier 2025
J'ai hésité avant de le voir car son esthétique très particulière et de mon point de vu, assez laide et sombre, agit sur moi comme un repoussoir. (d'ailleurs si je n'ai pas mis 5 étoiles, c'est uniquement pour cela)
Cependant, même si j'ai eu du mal à rentrer dedans, c'est si bien écrit, joliment animé et avec une telle justesse dans l'émotion, que je ne peux que vous le conseiller.
Alors certes, une bonne partie du film n'est pas drôle, ou alors si vous aimez l"humour noir, vous apprécierez peut-être.
il y a même glissé entre deux phrases, la phrases la plus triste que j'ai jamais entendu dans un film.
Mais si l'on a le courage, comme son héroïne, d'aller au bout de ce récit, alors on s'en trouve récompensé.
C'est vraiment fait avec un grand talent mais surtout une très belle écriture!
Un film qui parlera certainement plus aux adultes qu'aux enfants (à partir de 9 ans d'ailleurs, voir un peu plus).
(A noter un très beau casting pour la V.O.)
coraly
coraly

19 abonnés 179 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 janvier 2025
Mémoires d'un escargot est un film d'animation image par image, à destination des adultes en raison des thèmes évoqués, magnifique de par son artisanat. On perçoit toutes les textures et les détails des objets, des décors, quelque soit l'échelle, des gros plans aux paysages, le graphisme est inventif et original.
Quant à l'histoire, elle est racontée par l'héroïne, la douce Grace, et ne comprend que très peu de dialogues puisqu'il s'agit essentiellement de descriptions à postériori. Ce dispositif permet une légère mise à distance d'un récit tragique, qui serre le cœur (presque) tout du long. Cependant le film est également très drôle, il fourmille de dizaines de détails ironiques ou tenant de la caricature voire de l'absurde. Au fil des mémoires de Grace se dévoilent des thématiques qui font écho avec nos vies : la solitude, ce qu'on laisse derrière soi, ce qu'on emporte, ce qui nous empêche ou nous permet d'avancer, la solidarité, la dépression, le sectarisme, la possibilité d'une deuxième chance… Tout cela dans un récit prenant, sombre et lumineux, triste et drôle. A voir !
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 644 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 janvier 2025
Le réalisateur de "Mary et Max." revient avec un nouveau film d'animation en stop-motion pour nous conter l'histoire d'une jeune fille obsédée par les escargots depuis sa séparation avec son frère jumeau. La mise en scène de "Mémoires d’un escargot" est sombre, les intentions du récit sont tristes un long moment et par conséquent, ne s'adresse pas au jeune public. Les adultes quant à eux, seront vite happés par tant de profondeur dans cette réflexion autour des épreuves de la vie. Loin de sombrer dans une tristesse écrasante, l’histoire équilibre habilement l’humour subtil et la tendresse. Chaque décor, sculpté et animé à la main, regorge de textures qui donnent vie à cette poésie remarquable.
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