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Un visiteur
5,0
Publiée le 1 avril 2025
Mémoires d'un escargot m'avait déjà profondément marqué en septembre dernier, ce revisionnage m'a tout simplement brisé par sa justesse et l'authenticité de ses personnages et de leurs situations.
Avec une nouvelle proposition en stop motion, Adam Elliot démontre encore un travail d'orfèvre avec un univers splendide même en se voulant piteux.
Le réalisateur met en avant les difficultés de la vie et à quel point elle peut être cruelle et pourtant ne tombe jamais dans le défaitisme, au contraire Mémoires d'un Escargot est une lueur d'espoir pour toute personne en souffrance.
Si la nostalgie nous permet de nous remémorer quelques brèves moments de bonheur, nos traumatismes nous façonne et peuvent nous plonger avec détresse dans une solitude profonde.
Seul/e, nous ne sommes pas grand chose et Grace l'a bien compris, le duo qu'elle forme avec son jumeau Gilbert est somptueux, malheureusement la vie ne nous épargne jamais.
Le réalisateur tape là où il faut et c'est aussi douloureux que nécessaire, il n'hésite pas à pointer du doigt les failles d'un système de ''protection'' de l'enfance dérisoire et dangereux mais aussi le fanatisme à la religion et ses répercussions qui peuvent être mortels.
Quand comprendrez-vous que chacun/e est comme iel le souhaite et que ça n'implique en rien vos vies ?
Avec Grace qui n'est jamais épargnée, Adam Elliot montre quelque chose dont on ne parle que trop peu, la fétichisation qui mène aux profits et l'abus de personnes merveilleuses, jusqu'à leur enlevé leur humanité pour un fantasme pervers et malsain, révoltant et si juste.
Même quand tout paraît sombre, il faut savoir accepté/e l'aide et la présence de son prochain, le réalisateur place alors Pinky sur le parcours de notre protagoniste et bon sang, qu'est ce que ça fait du bien.
Son excentricité est une véritable bouffée d'air frais et redonne goût à la vie de notre personnage qui a beaucoup trop souffert pour une seule vie.
En présentant le cycle de la vie, Mémoires d'un Escargot parle aussi de sexe sans être vulgaire faisant partie d'une continuité logique.
Les transitions sont excellentes et le rythme est parfaitement maîtrisée, on en oublierai presque le procédé, c'est admirable.
Mémoires d'un Escargot est un film d'une infinie beauté qui traite avec légèreté de sujets extrêmement compliqués, nous sommes les acteurs/rices de nos vies et malgré tout le malheur subit, il faut tenir bon et se raccrocher en l'espoir, on provoque soi-même notre solitude et il est primordial d'accepter d'être épaulé/e.
Très belle animation, mais à part ça on sort un récit déjà vu, à jouer sur la mode de la noirceur pseudo-philosophique pour pouvoir crier au génie. Oui certains éléments sont pertinent, mais dautre pas vraiment où on alors été mieux exploité ailleurs. L'émotion est correcte, mais a vouloir trop sombrer dans l'émotion, ça fait un peu lourd à certains moments. Après oui les thèmes abordés sont intéressants, il y a un peu de comique, mais voila. Ceux qui veulent se morfondre dans cette tendance seront ravis, mais je trouve que c'est pas la manière la plus efficace de traiter ces sujets. Après ça reste correcte, même si un peu longuet sur certains aspects, avec une fin et une morale un peu cliché.
Voilà un film qui n'est pas d'une franche gaité,mais tellement merveilleux et des plus émouvant, comment ne pas fondre devant Grace Pudel à qui il arrive tellement de malheur et qui finira dieu merci par s'en sortir
Grâce vit simplement et paisiblement avec son frère jumeau et son père. À la mort de celui ci, Grâce est séparée de son frère et ils sont envoyés dans deux familles d’accueil très différentes. Loin de son frère, elle vit une vie faite de périodes difficiles, de rencontres, de chagrin, avec un espoir de retrouver son jumeau. Au fil des années, elle accumule des souvenirs, égrainés très poétiquement dans ce film d’animation. Vrai coup de cœur qui réussit à capter des vrais bouts de vies : une déception amoureuse, une séparation familiale, le harcèlement scolaire, le syndrome de diogène, l’homophobie…
C'est un film très émouvant, plein de tragédies, parfois même grotesques. Cependant, le message qu’il véhicule est celui d’un espoir malgré tout. Le style d'animation n'est pas à mon goût, trop sombre et moche mais avec un sens esthétique. Il faut juste s'adapter.
De l’humour ironique en toute finesse, une histoire remplie de réflexion sur les épreuves de la ViE et la résilience. Le visuel d’un film d’animation comme celui ci est très chouette
Quinze ans après Mary & Max qui avait dû avoir laissé peu de ses spectateurs indifférents, Adam Elliott, prodige de la stop motion australien, revient avec Mémoires d'un escargot dans lequel il affine encore son art et déploie sa si singulière mélancolie.
2024 nous avait déjà beaucoup gâté avec "Flow", "Le robot sauvage" ou "La plus précieuse des marchandises" et 2025 annonce aussi de belles surprises !!
C'est un film d'animation certes, mais certainement pas pour les enfants !! Il est clairement destiné à un public adulte avec son lot de casseroles et de scènes trash. Sur ce point, j'ai été surprise sur certaines scènes "hard" pour un film d'animation. C'est osé et ça apporte une touche d'originalité au scénario car on ne s'attend pas du tout à trouver ce genre de scène en regardant l'affiche.
J'ai été agréablement de jongler avec différentes émotions et j'ai été emportée par plusieurs d'entre elles comme la colère, le choc, la révolte, la tristesse, le sourire, l'espoir, la surprise et la choupitude (Merci les hamsters ) !!
J'ai navigué de surprises en surprises sur les flots de la vie de Grâce qui n'est pas facile et qui enchaîne les évènements malheureux. Tout est en voix off, on est dans sa tête et on partage ses pensées et ses ressentis. Et là on est emporté par l'empathie et on a envie de la prendre très fort dans les bras.
Ce film aborde des thèmes extrêmement rudes : le deuil et la perte, la solitude, la religion fanatique, l'homophobie, l'amitié, la solidarité, le lien frère-soeur et le fait de s'ouvrir aux autres.
Et on en parle de son amie Pinky, cette vieille excentrique attachante? Elle permet à Grâce de sortir de sa coquille et c'est tellement touchant de voir deux personnes tellement différentes se compléter aussi bien.
Bref vous l'aurez compris, ce film m'a embarqué dans son univers et m'a fait verser toutes les larmes de mon corps.
Ça fait tellement de bien d'être émue pour de émotions vraies et sincères !!
Conseil : si vous êtes déprimé, fatigué et si vous manquez de sommeil n’y allez pas !!! L’ennui dans toute sa splendeur . C’est un film d’animation qui me paraissait être intéressant .rate
J'ai adoré. Peut-être encore mieux que le souvenir que j'avais de "Mary and Max". Animation en stop motion incroyable, univers visuel vraiment étonnant (tout est vieilli).
Je peux comprendre que ceux qui y sont allé en pensant voir un Disney, voir même un Pixar de la grande époque, ou un Aartman (déjà par certain côté un eu plus proche visuellement, ne serait-ce que par la technique employée, mais ici en nettement plus sombre et "réaliste" (voir parfois surprenamment cru) ont été déçu.
ATTENTION : ce n'est pas un film pour enfants. POur les post-ado's et adultes selon moi.
Voilà un très beau film d'animation. Sur une histoire sombre, faite de drames familiaux, Adam Elliot parle pourtant à tous en évoquant la difficulté mais aussi la nécessité vitale d'affronter le monde. Le talent n'est pas de ne jamais tomber mais de savoir se relever, disait Nelson Mandela. La jeune Grace va apprendre à sortir de sa coquille. C'est un beau message adapté à tous les âges. Quant à la réalisation technique, c'est un régal de créativité. Très belle oeuvre.
On en peut qu'être admiratif du travail énorme que demande un film en stop motion. Mais j'ai souvent l'impression que justement ce travail excuse un peu le reste. Je n'ai absolument rien à dire sur le visuel, j'avais déjà pris une énorme claque devant "Pinocchio" de Del Toro récemment et "Mémoire d'un escargot" s'inscrit lui aussi dans les meilleurs films en stop motion que j'ai vu. Mais je parle du visuel.
Quand je dis que l'on pardonne un peu tout, c'est que si l'on mettait l'histoire sur un film en prise de vue réel ou sur un film d'animation 3D, le film serait beaucoup moins adulé. Alors évidement que l'histoire se marie avec le style et qu'il est impossible de la transposer en prise de vue réel. D'où le fait aussi que les adaptations en live action sont quasiment toutes foirés, car l'histoire va avec le style et le ton également. Un film comme "Le château de Cagliostro" serait complètement impossible en live action.
Bref, tout ça pour dire que le ton et l'histoire de ce film pour moi ça va pas. C'est complètement subjectif mais rien ne m'atteint, on mixe l'humour, le macabre et le sombre en même temps. Mais le film va bien au delà de ça avec des sujets bien plus profond qui parleront à beaucoup. Je n'ai par exemple pas rigolé une seul fois dans la salle de cinéma alors que pour la moitié de la salle, c'était le cas.
Drôle, touchant, sérieux, puissant, poétique... Mémoires d'un escargot coche de nombreuses cases et se rapproche pas à pas vers un chef d'œuvre d'animation en stop-motion. Comme son précédent film, Adam Eliott appuie parfois où ça fait mal, mais ne manque pas de nous toucher en plein cœur.