Quinze ans après "Mary et Max", Adam Elliot nous offre une œuvre en stop-motion sombre et tendre, mêlant humour noir et poésie. La maîtrise technique est impressionnante, avec des jeux de clair-obscur sublimes qui renforcent l'atmosphère mélancolique. Le film dépeint la vie de Grace, une collectionneuse d’escargots et passionnée de lecture se sentant désespérément enfermée dans son existence. La belle surprise de ce début d'année, aussi aboutie qu’émouvante.
Après MARY & MAX, c'est avec plaisir qu'on retrouve Adam Elliot dans ce film touchant et plein d'espoir. Des personnages un peu marginaux, une poésie décalée qui vous fera tantôt sourire, tantôt pleurer et une animation en stop-motion qui ne manque pas de charme. Seul petit bémol : spoiler: la voix-off tout le long du film qui nous coupe parfois un peu du récit et nous fait prendre trop de distance.
Avec sa dernière réalisation, Adam Elliot nous enchante une nouvelle fois avec cette histoire de jumeaux. Derrière cette coquille de noirceur, se cache une réflexion passionnante sur notre capacité à prendre la vie avec optimisme et à toujours avancer.
Thématiques effectivement assez sombres pour ce film d animation. Les sujets abordés sont graves, mais ponctués d un humour révélateur d une philosophie pourvue d une légèreté toute relative.
"Mémoires d'un escargot" malgré la violence et la cruauté de certaines de ses scènes est un film entièrement tourné en stop motion profondément sensible et humaniste car de toute cette noirceur émergera la bonté même. Qu'elle soit incarnée par Grace toujours aussi pleine d'amour après tant de malheurs ou bien par Pinky, adorable petite vieille excentrique toujours tournée vers les autres, on subit tout puis notre cœur est de suite réparé par la poésie ou la douceur de certaines séquences et ce, malgré le ton cru abordé par le réalisateur du déjà très prometteur "Mary et Max". Au final, on a adoré voir cet escargot sortir de sa coquille !
Un très joli scénario avec beaucoup d’amour et d’émotion, triste et drôle à la fois … une très belle performance de rendre humains ces personnages de pâte à modeler pourtant pas très beaux …une leçon sur la vie au passage bien utile par les temps qui courent…
J'avoue mon incompréhension devant les critiques ultra positives sur ce film d'animation... Parce si ce n'est le fait que justement cela soit un film d'animation (bien fait il est vrai !), le reste est vraiment très décevant . L'histoire, la narration sont vraiment très pénible. Aucune finesse, les méchants sont méchants comme des teignes, les "gentils" accumulent malheurs sur malheurs, et nous voilà avec un film, sans aucune nuance, d'une tristesse immense et avec une histoire assez pauvre (si ce n'est qu'on enchaine les drama et les pleurs) et qui se traine jusqu'a une happy end qu'on voit venir gros comme une maison,.... Non vraiment, nous sommes allé voir ce fims à 4, et nous étions tous très très déçu... :-(
Attention, ce film n'est absolument pas pour les enfants. Très noir et surtout très trash avec comme thématiques abordées sans aucun sous-entendu : la masturbation, l'échangisme, le voyeurisme, la perversité... Je m'attendais à une oeuvre dans la veine de "ma vie de courgette" et j'ai été très déçue : très lent, très sombre, avec un pathos qui dégouline et très peu de poésie. Peu d'émotions ressenties. Finalement très plombant et glauque. On sort avec un certain malaise et asphyxié. Il ne s'agit nullement d'une ode à la résilience.
Une magnifique réalisation! Un film d’animation comme on les aime, l’image par image c’est vraiment génial. Ça donne son caractère et son originalité au film. Une très belle histoire qui aborde énormément de sujets d’actualité, un film sur l’amour, l’amitié , la tolérance, la différence, la famille. Beaucoup d’humour . Les animaux sont extrêmement bien faits. On adore! Allez-y!
Un film absolument magnifique tant au niveau de la narration que j'ai trouvé à la fois émouvante, poétique, juste et extrêmement touchante (surtout en VO) que de ses personnages profonds et attachants, le tout saupoudré de musiques magnifiques. J'ai trouvé l'animation très réussie également et les thèmes abordés (solitude, estime de soi, religion, sexe, etc.) ont fait mouche à chaque fois chez moi et ont su susciter comme il faut la réflexion. Un très beau film que je recommande chaudement à tous sauf aux enfants très jeunes vu la dureté de certains sujets.
Film vu accompagné d un enfant de 9 1/2 ans .Voici ses commentaires : Bon film mais triste qui manque de couleurs ,de musique. Les gros mots employés ne sont pas nécessaire On parle de la mort plusieurs fois. On voit le sang,le feu. A la fin ça s'arrange un peu pour elle et son frère....
Nous n'avions plus de nouvelles de l'Australien Adam Elliot depuis 2009 et son formidable Mary and Max. Le voici qui revient avec un incroyable film d'animation pour adulte qui génère chez le spectateur toutes sortes d'émotions variées, de l'amusement à la tristesse en passant par l'étonnement le plus sincère.
Attention, il s'agit bien d'un film pour adulte ! Les thématiques abordées sont variées et ne conviennent pas à l'évidence aux petits bouts : dépression sévère, maltraitance des enfants, expériences sexuelles en tout genre dont l'échangisme, violence, obsessions et deuil. Il y a d'ailleurs un plaisir tout particulier à regarder un film en pâte à modeler capable de générer autant d'émotions diverses à partir d'idées aussi noires.
Adam Elliot réussit le prodige de nous intéresser tout du long par la grâce d'un scénario très malin et tortueux, et aussi parce que le montage de Mémoire d'un escargot est d'une précision millimétrique, générant un rythme emballant. Les trouvailles visuelles sont formidables.
Le film comprend également tout une série de référence littéraire, de mises en abîme et d'allusions à la France qui contribuent à nouer une connivence naturelle avec les spectateurs français.
Premier film d'animation de l'année et première jolie surprise avec ce conte décalé à la fois tendre et tragique, qui vient d'obtenir sa nomination pour les prochains Oscars, aux côtés des très réussis Flow et Le Robot Sauvage.
L'histoire de cette petite puis jeune fille dépressive et solitaire, pour qui les malheurs s'accumulent, est racontée avec beaucoup de sensibilité et prend vie dans un monde décalé qui trouve sa beauté dans son étrangeté.
Filmé en stop motion (animation de marionnettes en pâte à modeler, plan par plan), l'on ne peut être qu'admiratif de la qualité, du souci du détail et du soin apporté au moindre objet qui vient composer ce cabinet de curiosités.
Si l'histoire est sombre, elle est abordée avec une délicatesse apaisante et elle réserve également des épisodes plus légers et plein d'humour, notamment grâce au personnage de Pinky, et grâce à la résilience hors du commun de son personnage principal, qui parvient, malgré tout, à toujours à relever la tête.
L'on peut lire un peu partout que ce n'est surtout pas un conte pour enfants, au regard des thématiques qu'il aborde. Et c'est peut être justement la raison pour laquelle le film ne m'a pas complètement fait chavirer. Car si, effectivement, il ose aborder frontalement des sujets comme la masturbation, l'homophobie, la dépression, l'alcoolisme, le fétichisme, le fanatisme religieux, etc..., le ton et la forme restent tout de même très enfantins et ce décalage créé peut freiner l'émotion et laisser sur le bord de la route une partie des spectateurs adultes. Pour ma part, je dirais au contraire, que la sensibilité du film et la dimension très pédagogique de sa narration créent un terrain propice pour sensibiliser et prévenir avec délicatesse les pré-adolescents de certains maux et fléaux qui rongent notre société.