Il y a beaucoup de points communs entre ces Mémoires d'un escargot et Mary & Max, le précédent film d'animation d'Adam Elliot : l'utilisation de la pâte à modeler, la technique du stop-motion, l'inventivité de la mise en scène, le luxe de détails visuels, la verve narrative, la sombre fantaisie... On note également un même goût pour les personnages en marge, en souffrance, et une même tendance presque doloriste à montrer les noirceurs et les rudesses de leur existence. Le réalisateur continue à oser l'expression de la solitude et de la dépression, à oser les larmes, à oser aussi la laideur, avec des personnages au physique ingrat (dont celui de Grace, ainsi cruellement prénommée) et une orientation chromatique maronnasse. À la clé, des effets de tristesse accablante, certes, heureusement torpillés par des saillies verbales pleines d'esprit, pleines d'un humour qui est vraiment ici la politesse du désespoir, et par une touche d'excentricité (via le personnage de la vieille dame) qui fait du bien. Le rythme du récit est probablement un peu rapide pour que l'on apprécie, en même temps, la richesse des textes et celle des images, mais on apprécie globalement le travail intelligent et singulier de ce Dickens moderne et décalé, à mille lieues des productions légères et chatoyantes de l'animation mainstream.
Tellement tellement tellement horrible. J'espérais découvrir un film d'animation traitant du désespoir et du "retour à la vie", j'ai vu un film tellement oppressant et malaisant, que je ressens encore ce malaise en moi. Je ne comprends absolument pas l'intérêt de ce film (encore moins pour un enfant).
C'est juste magnifique. Une surprise totale de ce film d'animation. Il y a de l'émotion qu'on peut ressentir à travers de nous de notre vie. C'est un film plus réservé pour les adultes que pour les enfants.
Je mets 4 étoiles J’ai aimé Mais Ce n’est pas un film pour les enfants Il ne peut être tout public Certains propos Certains gestes Sont inadaptés pour les moins de 12 ans (vulgarité, sexualité etc)
Quelle déprime !! Ce film est un enchaînement de situations plus déprimantes les unes que les autres. Du coup on l´animation n´a plus aucun intérêt. Elle devient laide tout simplement.
aucun esthétisme. une histoire qui n'en finit pas. un cinéma d'animation triste qui qui ne soulève a mon avis, aucune emotion. au fait ! ce n'est pas pour les enfants !
Les personnages en pâte à modeler nous donnent autant à rire qu’à s’émouvoir ou réfléchir. Ils évoluent en se transformant au gré des moments de la vie… C’est le film d’animation le plus réussi de 2025!
Grace n’a pas eu la vie facile. Sa mère est décédée à sa naissance. Elle est affligée d’un bec-de-lièvre qui en fait la risée de ses camarades d’école. Son père, un artiste des rues de nationalité française, est devenu paraplégique et a sombré dans la boisson. À sa mort, Grace est séparée de son frère jumeau, auquel la liait une relation symbiotique. Gilbert est placé à l’autre bout de l’Australie dans une famille d’horribles bigots. Devenue adulte, Grace se marie à Ken, un vendeur de micro-ondes ; mais le mariage tourne court. La seule joie qui aura été accordée à Grace sera l’amitié de Pinky, une octogénaire excentrique.
Adam Elliot est un réalisateur d’animation rare. "Mémoires d’un escargot" est son second long métrage après "Mary et Max" sorti en 2009. On y retrouve la même technique, le stop motion, les mêmes personnages sculptés en pâte à modeler et les mêmes tons sourds et gris – les lunettes flamboyantes de Pinky sont la seule touche de couleur de tout le film.
Ce que raconte "Mémoires d’un escargot" n’est pas gai ; "Mémoires d’un escargot" n’est pas triste pour autant. Si l’expression n’était pas si éculée (poke Pierre G.), on dirait que cette histoire dickensienne est un hymne à la vie. On ne peut que s’attacher à la disgracieuse Grace. La nature ne l’a pas gâtée. Son physique revêche cache néanmoins un cœur en or. Comme les personnages aux yeux immenses qui leur mangent le visage et qui se remplissent régulièrement de larmes face aux drames qu’ils traversent, le spectateur, sauf à avoir un cœur de pierre, y ira aussi de sa larme.
Cristal du meilleur long métrage au dernier festival d’Annecy, "Mémoires d’un escargot" n’est assurément pas un feel-good-movie. Mais c’est un film qui, tant par sa forme que par l’histoire qu’il traite, touche notre âme d’enfant et nous émeut au plus profond.
Mais quel film de dépressif ! Mais où avez-vous trouvé de la poésie dans cette sombre fable ? À part la prouesse technique et quelques rares scènes humoristiques, il n'y a pas grand chose à sauver.
Cela faisait seize ans que nous n’avions pas revu Adam Elliot depuis qu’il nous avait offert son fabuleux MARY ET MAX. Certes, l’attente aura été longue, mais elle est largement récompensée par ce nouveau film qui mêle une nouvelle fois gravité et légèreté…
Grace Pudel, une jeune femme passionnée par les escargots, est déchirée par la mort de son amie Petit-doit. Assise sur un banc, elle rend sa liberté à Sylvia, l’un de ses escargots, et se met à lui raconter sa vie : un enchaînement de traumatismes qui l’ont plongée dans la solitude et la dépression.
Soyons clairs, même si nous avons affaire à un film d’animation en stop-motion, ce n’est clairement pas un film destiné aux plus jeunes. Le film est sombre et aborde de nombreux sujets matures de la sexualité, en passant par le fanatisme religieux, la maladie, le fétichisme et l’alcoolisme… Mais, comme MARY ET MAX, malgré la noirceur du récit, il accorde une grande place à l’humour et à la poésie. Un humour noir et subtil qui lui évite de sombrer dans le misérabilisme et qui apporte surtout un côté doux-amer, avec un parfait équilibre entre drame et comédie. Le film explore les relations humaines, les traumatismes et cette capacité à trouver la lumière dans les moments les plus sombres de l’existence.
L’animation témoigne d’un travail artisanal extrêmement précis, avec un style propre au réalisateur. On retrouve ces personnages aux traits exagérés et imparfaits, ces décors fourmillant de détails, ou bien cette palette de couleurs restreintes et délavées renforçant l’atmosphère mélancolique et nostalgique du récit.
On entre instantanément en empathie avec Grace, qui nous livre sa version de son histoire. Le film n’a d’ailleurs que très peu de dialogues, et c’est la voix off de la jeune fille qui accompagne continuellement le spectateur, le transformant ainsi en confident de la jeune femme.
Mais le film offre aussi une galerie de personnages, tous plus marquants les uns que les autres. Je pense au frère protecteur, au père aussi marginal que maladroit, ou à cette famille d’excentriques religieux. Mais surtout, il y a Petit-doigt, cette octogénaire pleine de vie dont chaque apparition apporte de grands moments d’humour, souvent burlesques, mais surtout cet espoir salvateur dont le film avait besoin.
Adam Elliot nous livre une nouvelle fois une œuvre profondément humaine, à la fois bouleversante et d’une grande poésie A l’image du film BIRD, sorti il y a quelques semaines, ce film est une ode à la liberté qui rappelle à quel point les pires cages sont celles que l’on se fabrique…
Une merveille de l'animation, clairement pas pour les enfants mais qu'est-ce que ça fait du bien d'avoir des dessins animés pour adulte comme ça. L'histoire est d'autant plus marquante de ses bouilles fragilisées par ce monde gris, terne, dénué de sens et parfois si vil. La mocheté primaire de notre société est exarcebee, montree au maximum dans cette histoire de 2 orphelins jumeaux séparés dès leur plus jeune âge et qui n'ont qu'un rêve : se retrouver. Totalement décalé, bizarre, mais super touchant et prend vraiment aux tripes.
Sombre et poétique, ce film d'animation pour adultes et adolescents (mais pas vraiment pour les enfants) brille par son scénario audacieux et son graphisme techniquement abouti. Une réussite indiscutable.