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Agnes D
1 critique
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5,0
Publiée le 21 juin 2024
Très fort ! On voit que les journalistes ne comprennent pas, puis on se rend compte que nous non plus on ne comprenait pas. La narration mélange les genres et le malaise grandit...
Difficile d'arriver à la fin de ce film à l'image des films primés à Cannes. A quelques exceptions près je passerai sur les séquences filmant des petites statuettes en bois...
Un film sur la terrible dictature du Khmer Rouge qui parvient tout de même a être particulièrement caricatural et creux. Les trois journalistes sont insupportables, égoïstes et naïfs, s'opposant vainement aux officiers qui les surveillent, et on s’interroge sur le choix d'avoir centré l'histoire sur eux plutôt que sur le peuple du Cambodge lui-même. Le film ne semble pas avoir de message profond, ne montre presque pas la culture et la vie du peuple sous la dictature, ni même sa violence, a par quelques images historiques recycle. Tres décevant pour un sujet avec beaucoup de potentiel.
J'ai voulu partir au bout de 15 minutes, j'ai fait beaucoup d'efforts pour rester 1 heure, le sujet avait beaucoup de potentiel quel dommage ! Des plans d'une grande incohérence qui s'enchaînent bizarrement, spoiler: prenez par exemple le tarmac de l'aérodrome qui est sur-exploité ! Ici un plan où Lise et Alain s'y promènent, comment s'y sont-ils retrouvés ? Où comptaient-ils aller ? Là plusieurs autres plans où les partisans du régime déplacent des objets d'arts. Pareillement, pourquoi passent-ils par ce tarmac ? À pied de surcroît, est-ce que ça ne serait pas plus simple d'utiliser un camion ? Si si, vous en avez un en plus ! Il y a aussi cette étrange dynamique dans le trio journalistique... Lise et Paul sont très opposés au régime, alors que Alain lui en est fasciné et favorable. Alors comment un tel groupe a-t-il pu naître à Paris et décider de s'unir pour se rendre au Cambodge ? Tant pis, j'ai quand même été touché par les images d'archives et les jolies figurines en terre cuite.
J'en attendais beaucoup de ce film, peut être trop. En tout état de cause, j'ai été déçu par son fond : si les images et le jeu entre images nouvelles, reconstitution et stop-motion sont magnifiques, l'on s'ennuie. En effet, on apprend peu de chose et le fond du film est malheureusement un peu fade (il n'est pas un bon film historique, ni documentaire, ni dramatique, ni émouvant ; un peu de tout, mais trop peu).
Je n'ai tout simplement pas été touché par la forme particulière de ce film qui mélange fiction, documentaire et figurine. Pourtant le sujet m'intéressait beaucoup ! Devant la lenteur du rythme, j'ai décroché au bout de 45 min. D'autres spectateurs plus patients y trouveront peut être leur compte.
Remarquable démonstration de la logique dévastatrice des Khmers rouges. Description implacable de leurs éléments de langage et de leurs méthodes d’assujettissement. Un grand film dont les qualités cinématographiques incontestables sont mises au service d’une compréhension tout en subtilité du déni de l’Occident devant les crimes des hommes de pol pot.
C’est un film brillant. Avec peu de moyens, le réalisateur parvient à nous transmettre son message. L’utilisation des petites figurines est une prouesse technique : les expressions de leur visage, les sons, le balayage de la caméra participent à les rendre vivantes. Bravo Rithy Panh pour votre délicatesse et votre humilité . (Tarmac Le Kosmos)
J’ai vu le film avec des jeunes (à partir de 11 ans) et ne le regrette pas : les scènes évoquant les horreurs sont filmées avec grande pudeur pour permettre de comprendre la portée, l’horreur des actes du régime de Pol Pot.
Un film qui laisse plus que pensifs, qui donne une prise de conscience aiguë de ce qu’a enduré tout un peuple, pendant ces heures sombres. Cette prise de conscience revet un sens fort au vu de l’actualité dans le monde.