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Caprese
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2,0
Publiée le 27 novembre 2024
J'ai vu le film dans le cadre du beau Festival du film LGBTQIA & +++ de Paris. J'ai aimé la libre expression des corps, un peu moins le récit idéologique un peu trop rigide
Le début annonçant un film amusant de Labruce vire trop vite à l'ennui de provocations purement infantiles pour virer à quelques scènes délicieuses spoiler: comme l'accouchement du visiteur qui crie comme un bébé spoiler: . La religion, moment délicat, est incorporée de manière inappropriée. Provocateur comme toujours, mais plutôt décevant.
[Vu à la 30ème édition de l'Étrange Festival] Du pure Bruce La Bruce, millésime 2024. La première partie épileptiforme intègre avec brio son intellect dans une fable erotico-porno moite sur fond de techno tonitruante. La salle en transpire d'excitation. Puis vient la deuxième partie, à l'ancienne, dirons-nous, où l'on délaisse l'énergie brute de la première partie pour le calme intellectuel provocant. De quoi satisfaire les vieux fans comme les nouveaux venus, et on en redemande.
La Bruce utilise le corps comme champ de bataille idéologique : l’invasion sexuelle de l’intrus fonctionne comme une métaphore d’une invasion culturelle qui démantèle les piliers du capitalisme blanc, patriarcal et conservateur. Mélange explicite d'actes sexuels non simulés dans un film queer à très petit budget comme presque toujours chez Bruce La Bruce, The Visitor est une relecture en version porno queer britannique du Théorème de Pasolini (1968). Film qui déjà m'a toujours particulièrement gonflé !
La grande Bretagne en prend pour son grade, il le fait avec une forme de joie subversive et perturbatrice, qui me fait penser à Waters qui a parfois produit des œuvres similaires… mais d’une autre manière. Mais n’est pas John Waters qui veut, et malgré une caméra qui va et vient entre les convives, la plaisanterie n’amuse qu’un temps.
C'est provocateur, pansexuel et plutôt audacieux, mais c'est aussi pas franchement intéressant, c'est honnête mais vulgaire, la satire politique se résume à pas grand chose et c'est en fait pas agréable à regarder.
je dirai enfin de compte que j'ai trouvé ce film arty aussi indigeste que ceux que les personnages mangent pendant la scène du repas... Bon j'ai apprécié aussi la plastique du héros ... et j'ai de la sympathie pour le discours dans lequel la pornographie est mise au service de l’engagement anti-raciste et anticapitaliste.
La mise en scène est pop edt soignée et originale et le sujet aurait pu etre intéressant. Mais on ne s'attache pas aux personnages, le scenario est décousu et les scènes de sexe sans intérêt. L' ensemble est trop expérimental