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Balis Argo
9 critiques
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5,0
Publiée le 30 mars 2026
Un vent de fraîcheur sur un jeu de massacre ! Tu ne respires pas, t'es choqué, tu courres avec en te posant déjá des questions mais tu ries parceque c'est trop gros. Face á l'angélisme, ça pue, ça sent la défonce et l'oubli de toute moralité. Uppercut au foie et á ta foi, t'as envie de te lever de ton siège et crier b...de b......car t'es plus au cinéma, t'es dans le docu de la réalité des messes sataniques et autres dépravations extrêmes. L'ultra décadence de notre société est collée lá sur la toile face á ta tronche de bisounours qui ne peut plus décrocher. Tu voudrais comprendre les motifs, mais la perversion, les actes de ces déchets humains oú toutes les contradictions s'expriment ne peuvent pas s'entendre si tu n'as jamais écouté la sale musique exprimant la perte de toute dignité. Y a du sang c'est sûr, ça éclabousse mais c'est pour mieux t'impliquer mon enfant ! Tu ressors différent mais content. T'as enfin vu une oeuvre qui, á l'aide de jeux d'acteurs aux caractères si disparates a crée une symphonie fidéle á une réalité que le monde n'est pas encore prèt á découvrir ailleurs qu'au cinéma...
"Plus forts que le diable" est à mi-chemin entre la comédie noire, le drame familial et la farce déglinguée. Nous suivons Melvil Poupaud en homme paumé, fauché et incapable de tenir sa vie en place, qui réapparaît brutalement après vingt ans d’absence dans la vie de son fils Joseph. Ce retour inattendu va plonger Joseph et sa femme Alice dans un chaos permanent, entraînant avec eux une galerie de personnages marginaux et imprévisibles. L’histoire est franchement bancale et le scénario part dans toutes les directions sans jamais réellement savoir quoi raconter. Mais paradoxalement, ce joyeux bordel finit aussi par créer une forme d’énergie assez communicative. Et cela tient énormément aux acteurs. Asia Argento, Marine Vacth, Nahuel Pérez Biscayart et surtout Melvil Poupaud semblent totalement lâchés dans cet univers de personnages en marge de la société. C’est souvent nul, excessif, malmené, mais il y a aussi quelque chose d’étonnamment vivant dans cette manière de tout envoyer valser.
Voici une petite comédie sur une base d'un drame sanglant. Rarement drôle, cette bande de bras cassé fait ce qu'elle peut pour jouer dans la cour des grands délinquants et ce ne sera pas chose facile. Le film frôle l'amateurisme dans sa réalisation, ses acteurs inconnus ne cassent pas des briques mais ont une certaine profondeur dans cette histoire qui n'est heureusement pas très longue. Les images sont crues, le décors dans la saleté des maisons tristes de la Belgique profonde.
Ce qui est fatigant dans ce genre de film déjanté c’est le surjeu de certains (BISCAYART en tête) et l’absence de jeu adapté (VACTH incapable de déjanter vraiment). POUPAUD en sort maître incontesté du décalage ! Et les meurtres se succèdent déclenchant chez le spectateur des haussements d’épaule agacés. Vous allez vous aussi lever les yeux au ciel à chaque décès. Un spectateur blasé par tant d’absurdités artificielles...
Plus forts que le diable signe le retour de Graham Guit à un cinéma volontiers excessif, peuplé de personnages cabossés et gouverné par une forme d’imprévisibilité permanente. Sous les apparences d’une histoire de retrouvailles entre un père et son fils, le réalisateur compose une comédie noire où la famille devient le point de départ d’un joyeux désastre.
Valentin n’a plus grand-chose : ni argent, ni véritable stabilité, et encore moins une existence dont il pourrait être fier. Après vingt années d’absence, il réapparaît dans la vie de son fils Joseph. Ces retrouvailles auraient pu ouvrir la voie à une tentative de réconciliation. Elles vont surtout provoquer une succession de catastrophes qui entraînent Joseph et sa femme Alice dans un univers dont ils ignoraient jusque-là les règles.
Autour d’eux gravitent JP, Mila et Gigi, personnages qui contribuent à faire basculer progressivement le récit dans une forme de folie collective. Graham Guit ne cherche pas véritablement la vraisemblance. Il préfère observer ce qui se produit lorsqu’un individu incapable de contrôler sa propre existence fait irruption dans celle, apparemment mieux organisée, de son entourage.
Le scénario fonctionne ainsi davantage par collisions que selon une progression classique. Les situations s’enchaînent, les personnages se croisent et les mauvaises décisions produisent presque systématiquement de nouvelles catastrophes. Cette écriture volontairement désordonnée donne au film son énergie, même si elle peut parfois créer une impression de dispersion.
Melvil Poupaud trouve en Valentin un personnage particulièrement réjouissant. Il en assume les contradictions sans chercher à le rendre artificiellement sympathique. Pathétique, séduisant, irresponsable et parfois touchant, Valentin possède cette capacité à entraîner tous ceux qui l’entourent dans sa propre fuite en avant.
Asia Argento s’intègre parfaitement à cet univers excessif. Sa présence apporte une énergie imprévisible qui correspond idéalement au ton recherché par Graham Guit. Marine Vacth joue davantage sur la retenue et offre un contrepoint nécessaire à cette galerie de personnalités explosives.
La mise en scène épouse cette agitation. Le film préfère le mouvement, les ruptures de ton et les changements de rythme à une narration parfaitement ordonnée. La comédie côtoie le drame familial, tandis qu’une forme de polar décalé semble régulièrement vouloir s’inviter dans l’histoire. Cette liberté constitue autant la qualité que la limite du projet.
Car Plus forts que le diable ne fonctionne pas toujours avec la même précision. Certaines digressions paraissent superflues et le goût du film pour l’excès peut parfois prendre le dessus sur ses personnages. Mais cette absence de sagesse possède aussi quelque chose de rafraîchissant dans un cinéma français souvent beaucoup plus balisé.
Derrière le chaos subsiste enfin une question plus intime : peut-on réellement revenir dans la vie de quelqu’un après vingt ans d’absence ? Le film ne cherche heureusement aucune réponse facile. Valentin ne peut effacer le passé simplement parce qu’il décide soudainement de redevenir père.
Imparfait mais réjouissant dans ses meilleurs moments, Plus forts que le diable est une comédie noire familiale qui préfère le chaos à la bienséance. Graham Guit dirige un Melvil Poupaud particulièrement inspiré et retrouve chez Asia Argento une partenaire idéale pour cet univers excessif. Un film libre, parfois désordonné, souvent imprévisible, mais suffisamment singulier pour ne jamais laisser indifférent.
Une comédie noire déjantée, portée par un casting réjouissant et un humour aussi absurde que mordant. Graham Guit s’amuse à dynamiter les codes du film noir, entre violence, situations improbables et personnages délicieusement paumés. Un OFNI belge et irrévérencieux, parfois inégal, mais suffisamment foutraque pour sortir du lot.
Une petite comédie noire bien sympa et qui bouge pas mal ! On ne s'ennuie pas une seconde, ça enchaîne les galères, la baston et les situations absurdes du début à la fin. C'est vrai que le scénario vole pas toujours très haut et que ça part un peu dans tous les sens par moments, mais franchement ça se regarde tout seul si on veut juste passer un bon moment sans se prendre la tête.
Je m'attendais à un film fun et divertissement, et au final, il ne l'est qu'à partir d'un certains moment. On sent l'idée de faire une comédie irrévérencieuse, osée et un peu sanglante, mais le film est un peu mou dans sa première partie. Alors oui, on a des blagues plutôt amusant, comme ce running gag d'Aldo qui prétend être sobre devant des personnes qui savent très bien que c'est du bullshit ou encore cette scène d'intro où Alice pète un plomb contre un mec qui ne fait que la draguer maladroitement au bar. Le problème, c'est qu'aussi drôle soit cette scène d'intro, elle amène un problème très récurent : faire du film à flashback en mode "Comment on en est arrivé là ?", qui est un concept narratif que je déteste. Je reconnais que cela peut parfois être bien géré comme dans "Breaking Bad" (qui en révélait suffisamment peu pour qu'on puisse jouer de notre imagination), mais la majorité du temps, c'est un gimmick superflu qui ne fait que nous spoiler la destination du film, et "Plus forts que le diable" n'y fait pas vraiment exception. Ceci dit, à partir du moment où Alice est libérée, le film se lance enfin, l'engrenage infernal est très plaisant et le casting fait parfaitement le job, notamment Melvil Poupaud, excellent comme souvent. Même le couple de tueurs que je craignais un peu en voyant les BA, s'intègrent parfaitement dans le film. Un très honnête divertissement qui fait du bien dans un cinéma français souvent trop conventionnel !