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CREOTIVEMEDIA
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2,5
Publiée le 2 septembre 2026
Plus forts que le diable signe le retour de Graham Guit à un cinéma volontiers excessif, peuplé de personnages cabossés et gouverné par une forme d’imprévisibilité permanente. Sous les apparences d’une histoire de retrouvailles entre un père et son fils, le réalisateur compose une comédie noire où la famille devient le point de départ d’un joyeux désastre.
Valentin n’a plus grand-chose : ni argent, ni véritable stabilité, et encore moins une existence dont il pourrait être fier. Après vingt années d’absence, il réapparaît dans la vie de son fils Joseph. Ces retrouvailles auraient pu ouvrir la voie à une tentative de réconciliation. Elles vont surtout provoquer une succession de catastrophes qui entraînent Joseph et sa femme Alice dans un univers dont ils ignoraient jusque-là les règles.
Autour d’eux gravitent JP, Mila et Gigi, personnages qui contribuent à faire basculer progressivement le récit dans une forme de folie collective. Graham Guit ne cherche pas véritablement la vraisemblance. Il préfère observer ce qui se produit lorsqu’un individu incapable de contrôler sa propre existence fait irruption dans celle, apparemment mieux organisée, de son entourage.
Le scénario fonctionne ainsi davantage par collisions que selon une progression classique. Les situations s’enchaînent, les personnages se croisent et les mauvaises décisions produisent presque systématiquement de nouvelles catastrophes. Cette écriture volontairement désordonnée donne au film son énergie, même si elle peut parfois créer une impression de dispersion.
Melvil Poupaud trouve en Valentin un personnage particulièrement réjouissant. Il en assume les contradictions sans chercher à le rendre artificiellement sympathique. Pathétique, séduisant, irresponsable et parfois touchant, Valentin possède cette capacité à entraîner tous ceux qui l’entourent dans sa propre fuite en avant.
Asia Argento s’intègre parfaitement à cet univers excessif. Sa présence apporte une énergie imprévisible qui correspond idéalement au ton recherché par Graham Guit. Marine Vacth joue davantage sur la retenue et offre un contrepoint nécessaire à cette galerie de personnalités explosives.
La mise en scène épouse cette agitation. Le film préfère le mouvement, les ruptures de ton et les changements de rythme à une narration parfaitement ordonnée. La comédie côtoie le drame familial, tandis qu’une forme de polar décalé semble régulièrement vouloir s’inviter dans l’histoire. Cette liberté constitue autant la qualité que la limite du projet.
Car Plus forts que le diable ne fonctionne pas toujours avec la même précision. Certaines digressions paraissent superflues et le goût du film pour l’excès peut parfois prendre le dessus sur ses personnages. Mais cette absence de sagesse possède aussi quelque chose de rafraîchissant dans un cinéma français souvent beaucoup plus balisé.
Derrière le chaos subsiste enfin une question plus intime : peut-on réellement revenir dans la vie de quelqu’un après vingt ans d’absence ? Le film ne cherche heureusement aucune réponse facile. Valentin ne peut effacer le passé simplement parce qu’il décide soudainement de redevenir père.
Imparfait mais réjouissant dans ses meilleurs moments, Plus forts que le diable est une comédie noire familiale qui préfère le chaos à la bienséance. Graham Guit dirige un Melvil Poupaud particulièrement inspiré et retrouve chez Asia Argento une partenaire idéale pour cet univers excessif. Un film libre, parfois désordonné, souvent imprévisible, mais suffisamment singulier pour ne jamais laisser indifférent.
Une petite comédie noire bien sympa et qui bouge pas mal ! On ne s'ennuie pas une seconde, ça enchaîne les galères, la baston et les situations absurdes du début à la fin. C'est vrai que le scénario vole pas toujours très haut et que ça part un peu dans tous les sens par moments, mais franchement ça se regarde tout seul si on veut juste passer un bon moment sans se prendre la tête.
Voici une petite comédie sur une base d'un drame sanglant. Rarement drôle, cette bande de bras cassé fait ce qu'elle peut pour jouer dans la cour des grands délinquants et ce ne sera pas chose facile. Le film frôle l'amateurisme dans sa réalisation, ses acteurs inconnus ne cassent pas des briques mais ont une certaine profondeur dans cette histoire qui n'est heureusement pas très longue. Les images sont crues, le décors dans la saleté des maisons tristes de la Belgique profonde.
Ce qui est fatigant dans ce genre de film déjanté c’est le surjeu de certains (BISCAYART en tête) et l’absence de jeu adapté (VACTH incapable de déjanter vraiment). POUPAUD en sort maître incontesté du décalage ! Et les meurtres se succèdent déclenchant chez le spectateur des haussements d’épaule agacés. Vous allez vous aussi lever les yeux au ciel à chaque décès. Un spectateur blasé par tant d’absurdités artificielles...
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2,5
Publiée le 10 août 2026
Alice et Joseph sont du genre à tendre la main aux plus démunis et c'est donc en toute logique qu'ils décident d'aider le père de ce dernier lorsqu'ils le croisent dans la rue après des années sans nouvelles. Le problème, c'est que Valentin est un gros parasite et qu'il a de mauvaises fréquentations... Quand on voit la tournure que prend l'histoire et la galerie de personnages, c'est un gâchis de proposer aussi peu. Avec en plus une courte durée, « Plus forts que le diable » aurait dû être un divertissement jouissif et décalé, mais il ne l'est jamais. Au contraire, c'est plutôt poussif et mal rythmé, et ce n'est pas parce qu'on ajoute spoiler: quelques meurtres sanglants que ça change quelque chose. Il y a un vrai problème d'écriture et de direction qui empêche d'avoir quelque chose de cohérent et de plaisant. Bref, je mets la moyenne, car c'est court, mais ce n'est pas terrible.
Une comédie noire déjantée, portée par un casting réjouissant et un humour aussi absurde que mordant. Graham Guit s’amuse à dynamiter les codes du film noir, entre violence, situations improbables et personnages délicieusement paumés. Un OFNI belge et irrévérencieux, parfois inégal, mais suffisamment foutraque pour sortir du lot.
Je m'attendais à un film fun et divertissement, et au final, il ne l'est qu'à partir d'un certains moment. On sent l'idée de faire une comédie irrévérencieuse, osée et un peu sanglante, mais le film est un peu mou dans sa première partie. Alors oui, on a des blagues plutôt amusant, comme ce running gag d'Aldo qui prétend être sobre devant des personnes qui savent très bien que c'est du bullshit ou encore cette scène d'intro où Alice pète un plomb contre un mec qui ne fait que la draguer maladroitement au bar. Le problème, c'est qu'aussi drôle soit cette scène d'intro, elle amène un problème très récurent : faire du film à flashback en mode "Comment on en est arrivé là ?", qui est un concept narratif que je déteste. Je reconnais que cela peut parfois être bien géré comme dans "Breaking Bad" (qui en révélait suffisamment peu pour qu'on puisse jouer de notre imagination), mais la majorité du temps, c'est un gimmick superflu qui ne fait que nous spoiler la destination du film, et "Plus forts que le diable" n'y fait pas vraiment exception. Ceci dit, à partir du moment où Alice est libérée, le film se lance enfin, l'engrenage infernal est très plaisant et le casting fait parfaitement le job, notamment Melvil Poupaud, excellent comme souvent. Même le couple de tueurs que je craignais un peu en voyant les BA, s'intègrent parfaitement dans le film. Un très honnête divertissement qui fait du bien dans un cinéma français souvent trop conventionnel !
"Plus forts que le diable" est à mi-chemin entre la comédie noire, le drame familial et la farce déglinguée. Nous suivons Melvil Poupaud en homme paumé, fauché et incapable de tenir sa vie en place, qui réapparaît brutalement après vingt ans d’absence dans la vie de son fils Joseph. Ce retour inattendu va plonger Joseph et sa femme Alice dans un chaos permanent, entraînant avec eux une galerie de personnages marginaux et imprévisibles. L’histoire est franchement bancale et le scénario part dans toutes les directions sans jamais réellement savoir quoi raconter. Mais paradoxalement, ce joyeux bordel finit aussi par créer une forme d’énergie assez communicative. Et cela tient énormément aux acteurs. Asia Argento, Marine Vacth, Nahuel Pérez Biscayart et surtout Melvil Poupaud semblent totalement lâchés dans cet univers de personnages en marge de la société. C’est souvent nul, excessif, malmené, mais il y a aussi quelque chose d’étonnamment vivant dans cette manière de tout envoyer valser.
Valentin n’est pas un mauvais bougre, mais il a raté sa vie et fait la manche pour payer ses addictions. C’est une sorte de galerie de personnages « too much » comme les aiment les frères Coen mais bien moins écrits. Et surtout joués. C’est un peu raté mais ce genre d’œuvre est plutôt rare dans le paysage français. En même temps ce film est belge.
À montrer aux étudiants en cinéma, tant ce “Plus forts que le diable” est un cas d’école.
Je me demandais pourquoi le film était si peu distribué, mais vu le résultat, la réponse est évidente. Ce n’est que le fantasme mal fagoté d’un “réalisateur” qui pense avoir eu une bonne idée sur le papier.. sur le papier seulement… et encore un petit papier, car on ne peut pas dire que les développements de l’histoire aillent bien loin….
Je ne saurais dire exactement ce qui confère à ce métrage son aspect tellement amateuriste, mais je livrerai pèle-mêle quelques pistes: -Des musiques trop nombreuses, assénées pour combler un vide, mal enchainées et assourdissantes, -des dialogues mal écrits (quand on les comprend et quand les acteurs articulent) et inaudibles (le mix est déplorable, on l’avait compris dans le tiret précédent), -le jeu des comédiens pas terrible voire incohérent (au hasard Argento et Vacht qui n’ont pas une partition suffisamment écrite à défendre…du reste, pourquoi Asia Argento joue-t-elle une néonazie? Ça n’a aucune incidence sur le reste, ça reste complaisant et anecdotique), -des interactions incompréhensibles et illogiques entre les personnages, -un scénario pas assez travaillé, mais qui se veut truculent. On annonce mais on développe pas.. -un montage hasardeux et bancal; le film parait très long, malgré ses 84 mn, -un rythme sans cesse cassé par un décompte des jours mal assumé qui alourdit l’action pour rien…
Quand on déroule un film à rebours d’une scène d’intro, il faut que la dite-scène d’intro soit costaude, comme une claque, sorte de "cliffhanger" qu’on aurait placé en début d’histoire, censé nous clouer sur notre siège en guise d’appât.
Bon.. Ce genre cinématographique, quelque part entre le thriller déjanté et le néo-noir, moi j’adore: que ce soit Tarantino (le “Master”: utilisation magistrale de la musique et dialogues “chef-d’oeuvresques"), les Coen, Guy Ritchie parfois, et tant d’autres, les exemples sont nombreux. Graham Guit a-t-il conscience que le cinéma en 2026 coute cher, et que l’offre est pléthore, entre les salles et les plateformes..?
L’année dernière est sorti “Last stop: Yuma County” de Francis Galluppi, (antithèse de l’objet filmique dont on parle ici…) passé inaperçu alors que parfaitement maitrisé, trop référencé sans doute, mais en tous cas, bien écrit, bien filmé, bien joué. Je pense aussi à “Music Hole”, film des belges Gaëtan Liekens et David Mutzenmacher, déjanté et assez trash, plutôt drôle, qui m’avait bien plu en 2022... Evidemment ces films-là se regardent et se re-regarderont sans déplaisir. Quant à celui-ci…
Bref, assez palabré pour ce dispensable “Plus forts que le diable" (qui a en outre l’outrecuidance de reprendre à un “s” près un titre de John Houston). On a là un bel exemple de tout ce qu’il ne faut pas faire dans un premier film… Ah, on me dit dans l’oreillette que ce n’est pas un premier film… Dommage…
Bon on va tout de suite résumer, c’est tout à fait amoral, et la fin est gore ( pas de quoi effrayer un chameau quand même)….La mise en scène est agréable, avec des cadrages et des plans soignés...Le jeu d’acteur ( Melvil Poupaud, Asia Argento, Marine Vacth) et quelques autres assure et peut ajouter du suspens ou de l’anxiété….Mieux vaut laisser ses à priori dans la salle et accepter quelques passages ou dialogues de mauvais goût, ne pas craindre les tatouages…. Le format est idéal, 1h25 et on peut retenir une certaine qualité du scénario…..Bref se méfier de certains commentaires radicaux, ce film n’est pas à jeter,, c’est même un moment de distraction, qui procure quelques sensations et peut même faire réfléchir à certaines dérives sur les réseaux sociaux...à vous de voir ;...
Un vent de fraîcheur sur un jeu de massacre ! Tu ne respires pas, t'es choqué, tu courres avec en te posant déjá des questions mais tu ries parceque c'est trop gros. Face á l'angélisme, ça pue, ça sent la défonce et l'oubli de toute moralité. Uppercut au foie et á ta foi, t'as envie de te lever de ton siège et crier b...de b......car t'es plus au cinéma, t'es dans le docu de la réalité des messes sataniques et autres dépravations extrêmes. L'ultra décadence de notre société est collée lá sur la toile face á ta tronche de bisounours qui ne peut plus décrocher. Tu voudrais comprendre les motifs, mais la perversion, les actes de ces déchets humains oú toutes les contradictions s'expriment ne peuvent pas s'entendre si tu n'as jamais écouté la sale musique exprimant la perte de toute dignité. Y a du sang c'est sûr, ça éclabousse mais c'est pour mieux t'impliquer mon enfant ! Tu ressors différent mais content. T'as enfin vu une oeuvre qui, á l'aide de jeux d'acteurs aux caractères si disparates a crée une symphonie fidéle á une réalité que le monde n'est pas encore prèt á découvrir ailleurs qu'au cinéma...
Graham Guit a commencé sa carrière en 1996 en réalisant quelques films très oubliables jusqu’en 2008. Depuis, silence radio et il revient avec cette comédie thriller hors de clous. Valentin, un homme paumé et fauché, retrouve son fils Joseph après vingt ans d’absence et le précipite, lui et sa femme Alice, dans un chaos total. Avec JP, Mila et Gigi, le diable n’a qu’à bien se tenir… 84 minutes avec au menu, un fameux triptyque : dèche, drogue et délire en tous genres. Visiblement influencé par Martin Scorsese, les Frères Coen ou encore les Frères Safdie, notre cinéaste n’atteint sûrement pas ces sommets, mais nous propose une comédie foutraque et gore comme on en voit jamais sur nos écrans. Il est allé chercher sa structure dans The Insider de Soderberg, car son action se déroule sur une semaine et donc découpé suivant les différents jours. Pour l’outrance du propos, on repense irrésistiblement à l’incroyable C’est arrivé près de chez vous des belges Belvaux et Poelvoorde à leurs débuts. Donc, comme vous le voyez, beaucoup d’inspirations diverses pour cette comédie très noire au final gore, qui ne craint pas l’absurde dans un monde peuplée de Pieds Nickelés incarnés par un casting survolté. A prendre au 15ème degré. Melvil Poupaud domine grand tableau de la lose avec une verve communicative. Mais lle duo Marine Vacth / Asia Argento, - en caîd néo-nazie est irrésistible. Quand on ajoute à ce trio Nahuel Perez-Biscayart, Raïka Hazanavicius et Julie Chen, on se dit que Gruit a mis beaucoup d’atouts de son côté pour réussir cette OVNI série B qui en ravira certains et en dérangera beaucoup d’autres, à cause surtout de son final pour le moins radical. Une curiosité.
Un film épouvantable. Un scénario inexistant. D’excellents acteurs et actrices qui ne peuvent pas sauver ce film du naufrage. Quel ennui ! Passez votre chemin, c’est une perte de temps