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Clément fait ses critiques
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5,0
Publiée le 26 mars 2026
Je suis sorti de Plus forts que le diable clairement marqué. Il y a des choses que j’ai vraiment aimées : l’ambiance, très sombre, presque poisseuse, et certains personnages vraiment forts. Melvil Poupaud notamment, que j’ai trouvé touchant malgré tout ce qu’il y a de glauque autour de lui. Ce film prend des risques, et ça ne plairai pas à tout le monde mais mon dieu que ça fait du bien de voir un cinéaste reprendre des risques !!
Franchement, je me suis bien marré devant Plus forts que le diable. Ce n’est clairement pas un film pour tout le monde, mais moi j’ai accroché à fond à son côté complètement barré. On sent que Graham Guit s’amuse avec les codes du polar, et ça donne un truc hyper énergique, presque cartoon dans la violence. Ça m’a fait penser par moments à Quentin Tarantino, mais version plus crade et plus française. Melvil Poupaud est incroyable dans ce rôle, il lâche complètement prise. On sent qu’il s’éclate, et du coup nous aussi. Après, il faut accepter le délire : c’est excessif, pas toujours très subtil, et parfois limite. Mais perso, j’ai trouvé ça rafraîchissant de voir un film qui n’essaie pas d’être propre ou consensuel.
Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en allant voir Plus forts que le diable, et honnêtement, j’ai été surpris — dans le bon sens du terme, même si c’est un film assez dérangeant. Dès le début, j’ai été happé par le personnage joué par Melvil Poupaud : complètement paumé, parfois pathétique, mais jamais caricatural. Il y a un truc très humain derrière toute cette crasse. Le film est assez violent, parfois vraiment trash, mais j’ai trouvé qu’il y avait aussi beaucoup d’humour noir, presque gênant par moments. J’ai ri à des moments où je n’étais pas sûr d’en avoir le droit. Tout n’est pas parfait, c’est un peu brouillon, parfois ça part dans tous les sens, mais justement, ça lui donne une vraie personnalité. J’en suis sorti un peu secoué, mais content d’avoir vu quelque chose de différent.
Un film marrant et glauque à la fois empli d'un suspense intriguant ainsi qu'un jeu d'acteur sur mesure. Graham a fait de son mieux pour faire retranscrire un scénario réalisé dans de somptueux décors Belges. Ce film est absolument à voir, ayant assisté à son avant première je peux vous dire que je reste impressionné du résultat.
Avec Plus forts que le diable, Graham Guit signe un retour frontal au cinéma de genre, en assumant pleinement une forme hybride entre comédie noire, polar et satire sociale. Le film repose sur un déséquilibre constant, où les trajectoires des personnages se heurtent à une réalité qu’ils ne maîtrisent plus. Dès les premières situations, l’installation d’un chaos progressif devient le moteur du récit, non pas comme un effet spectaculaire, mais comme une conséquence logique des choix opérés.
Le personnage incarné par Melvil Poupaud s’inscrit dans cette logique d’instabilité permanente. Il agit comme un catalyseur, révélant les tensions latentes et les fragilités d’un environnement déjà fissuré. À travers lui, le film explore l’impossibilité de se réinscrire dans une société qui ne laisse que peu de place à ceux qui sortent du cadre. Cette incapacité à retrouver une place nourrit une série de décisions erratiques, qui entraînent les autres personnages dans une spirale difficile à enrayer.
Le film ne cherche jamais à moraliser, mais il observe avec une certaine sécheresse les contradictions de ses personnages. Certains revendiquent un rejet du système, tout en restant dépendants de ses mécanismes. Ce paradoxe traverse l’ensemble du récit et alimente une ironie constante, jamais appuyée, mais toujours perceptible. L’humour, souvent grinçant, ne vient pas atténuer la dureté du propos, il en devient au contraire un prolongement.
La mise en scène accentue ce sentiment de dérèglement. Le rythme, travaillé au montage, alterne entre accélérations et ruptures, renforçant l’impression d’un monde instable. Les situations s’enchaînent avec une logique interne implacable, où chaque action semble précipiter les personnages un peu plus loin dans l’impasse. Cette construction donne au film une énergie particulière, toujours en mouvement, sans jamais offrir de véritable respiration.
Plus forts que le diable s’impose comme une œuvre qui refuse le confort du spectateur. En brouillant les repères, en mélangeant les tons et en assumant une certaine brutalité, le film propose une lecture désabusée de la société contemporaine. Une proposition radicale, parfois inconfortable, mais cohérente dans sa volonté de ne jamais simplifier le réel.
IL s’agit là d’un film plutôt crépusculaire et gore dans son ensemble qui n’a pas un très grand intérêt. La présence étonnante de Melvil POUPAUD dans le rôle principal bien que brillante ne parvient cependant pas à sauver ce film sombre et horrifique dont le scénario s’apparente plus à une descente aux enfers où le diable ne gagne pas effectivement mais à quel prix.
Bernard CORIC
(Film visionné en projection de presse le 13/02/2026 au Cinéma Le Balzac à PARIS)
Mais qu’est-ce que c’est que ce truc? Comment des producteurs ont-ils pu injecter de l’argent dans une chose aussi infâme? Comment ce quatuor d’acteurs pourtant connus et reconnus a-t-il pu accepter de tourner un projet comme ça à la lecture d’un scénario aussi indigent? Et comment un festival de cinéma qui ne fait pas dans le Z peut-il oser diffuser un navet pareil? Au bout de même pas une heure et vingt minutes – qui paraissent interminables tant c’est affligeant de nullité – on se pose encore les questions!
Le réalisateur belge Graham Guit n’avait rien tourné depuis plus de quinze ans et il n’aurait jamais dû sortir de sa retraite! Quand on voit sa filmographie ce ne sont que des films insignifiants ou de beaux nanars (dont certains avec Gérard Depardieu ou encore Fanny Ardant, va-t’en comprendre...) c’est donc au final peu étonnant que « Plus forts que le Diable » ne soit pas bon. Extrêmement mauvais même. Mais parvenir à atteindre ce niveau de médiocrité et de ridicule, il faut le faire. Rien ne va ici. Vraiment rien. De la mise en scène moche au jeu d’acteur en passant par l’intrigue, tout est foireux.
Le scénario n’a clairement pas de sens. Le pitch initial qui tente de se la jouer cool avec des personnages hors normes est juste ringard. Les réactions des personnages n’ont aucune logique et on dirait que ça veut se la jouer Tarantino du plat pays mais c’est juste pitoyable. Par exemple, des personnages meurent et leurs proches continuent leurs vies comme si de rien n’était après avoir pleuré dix minutes et leurs alliances éphémères sont au bon vouloir de l’humeur du moment. Quant au flashforward, procédé tellement (trop) à la mode depuis quelques temps, il est d’une inutilité qui confine au cas d’école.
« Plus forts que le Diable » est un film fauché, ringard et honteux dont le mélange de comédie noire et de suspense ne prend jamais. Que Melvil Poupaud (qui a en plus déjà tourné avec le « réalisateur »), Marine Vatch, Asia Argento et Nahuel Perez Biscayart aient accepté de tourner un machin pareil est une aberration en plus d’être incompréhensible! Fuyez car payer un ticket de cinéma pour ça ou même donner de son temps serait pur sacrilège. En plus, on l’a fait pour vous, cela permet de ne pas vous infliger cela!
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