Un biopic appliqué,sans trop de fioritures,du syndicaliste Jimmy Hoffa,figure puissamment américaine. Hoffa,par sa seule force de persuasion et d'opiniâtreté,est devenu le président du syndicat des conducteurs routiers. Mais arriver aussi vite au sommet,nécessité de faire alliance avec la mafia italo-américaine,et d'accepter les compromis d'une justice pas dupe... Hoffa était aussi craint que détesté. Son combat pour de meilleures conditions de travail était justifié,mais la manière de s'y prendre carrément répréhensible(il piochait dans la caisse de retraite des travailleurs). Jack Nicholson adopte la prothèse nasale et les sourcils en accent circonflexe,pour mieux ressemble à cet homme colérique au destin forcément funeste. Il écrase de son poids tous ses partenaires,ce qui ne sert ni le film(qui aurait gagné à choisir un montage plus court et dynamique),ni son sujet(passant de complexe à simpliste). On sent que Danny de Vito était attaché à ce personnage. Il aurait dû se débarrasser des pesantes et casse-pattes séquences de flash-backs. Il aurait dû aussi essayer d'être moins académique,et d'inclure plus d'émotion et de vigueur. En d'autres mains(Scorsese par exemple),"Hoffa"(1992)aurait pu être mémorable...
Y'a des films qui passent totalement inaperçus et qui n'obtiennent inexplicablement pas la reconnaissance qu'ils méritent, celui-ci en fait indéniablement parti. Danny DeVito n'a certes pas le talent d'un Scorsese pour raconter les histoires, son film contient pas mal de longueurs, mais l'histoire de cet homme passionne et on est d'autant plus captivé grâce à l'interprétation géniale des deux acteurs principaux.
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0,5
Publiée le 23 mars 2021
Malgré une imitation très fidèle de Jack Nicholsen ce film est un échec parce qu'il blanchit complètement le personnage qu'était le vrai. Hoffa était charismatique mais il était aussi complètement corrompu et a joué l'un des rôles les plus importants en permettant au crime organisé de prendre le contrôle de l'un des plus grands syndicats des Etats-Unis et ce faisant privant des milliers de personnes honnêtes et laborieuses de leur salaire et de leurs avantages sociaux. Lisez l'histoire de Hoffa et vous verrez un homme qui a fait tout ce qu'il pouvait pour éliminer les camionneurs propriétaires exploitants afin de contrôler tous les camionneurs. Il voulait que tous les chauffeurs soient soumis à la puissante poigne du syndicat. Vous verrez également un prédateur qui avait l'intention de prendre le contrôle de nombreuses entreprises existantes en mettant un pied dans leur porte en faisant grève en prenant le contrôle et en permettant ensuite à un ou plusieurs de ses voyous de demander un tribut en échange de bonnes relations de travail. Ce ne sont là que quelques exemples de la corruption imposée aux entreprises honnêtes par Hoffa et ses associés criminels...
Jimmy Hoffa ! Si cela ne vous dis rien il fut un syndicaliste puissant et ayant eu également des relations avec la mafia. Seulement Danny DeVito réalise cette histoire en dessous du minimum syndical, dommage parce que le sujet de ce personnage est passionnant et tout est ici quasi interminable, des flashbacks inévitables et qui aurai pu être évitable. En somme, pas du tout une bonne adaptation. En espérant qu'un jour il existera un autre long-métrage ou autre format bien plus solide et concluant.
La vie de Jimmy Hoffa magnifiquement interprété par Jack Nicholson, mais que dire de la prestation de De Vito qui lui vole la vedette !!! dans la lignée d'un chef d’œuvre !!!
Un biopic sur Jimmy Hoffa sans grande inspiration, que se soit dans le traitement du personnage, le montage fait de flashbacks perpétuels ou de sa mise en scène plus ou moins calibrée, mais porté par un Nicholson ultra charismatique, secondé par DeVito, les 2h20 passent à toute vitesse, on en redemanderait presque, petit sentiment d’incomplétude. J’aurais aimé voir l’Oliver Stone de l’époque se charger du projet.
On ne peut qu'être séduit par cette oeuvre très réaliste décrivant les vrais luttes syndicales comme des combats de tous les instants, ainsi que montrant en action le misérabilisme et/ou ce paternalisme outrancier destiné à endormir les consciences face à ce héros loin de ces pères américains tenants à ce que leur progéniture broyent leurs cerveaux dans cette machine appelée " école " ; mais moins lorsque le film présente Hoffa seul contre tous...
Nicholson dans la peau de Hoffa est loin de ses prestations fracassantes des années 70 et l'acteur retient beaucoup son jeu, dommage. La réalisation de De Vito est assez quelconque et pas toujours bien maîtrisée. Le film est construit trop mécaniquement en intercalant entre la narration des différents moments importants de la vie de James Ridle Hoffa, des scènes d'attente sans intérêt de Hoffa sur le parking du Machus Red Sox, le café de routier où Hoffa a disparu en 1975. De Vito livre son interprétation de la disparition de Hoffa, mais cela n'apporte rien et détruit la légende qui entoure la mystérieuse fin de Hoffa. Le point positif du film est que dès le départ il présente Hoffa non comme un syndicaliste convaincu mais comme un gars qui a décidé de faire du business avec l'action syndicale: il touche 10$ par syndicaliste recruté et 10% des recettes. Aux Etats-Unis, la mafia finance le syndicalisme pour racketter les entreprises et faire du chantage et ainsi gagner de l'argent, ce qui est très différent de l'Europe ou les syndicalistes rançonne l'état et les contribuables. Le film montre l'ascension de Hoffa comme président de la confrérie des camionneurs avec l'aide de la mafia, ses détournements d'argent, ses procès avec la justice, sa bataille avec Bobby Kennedy, ses années de prison et enfin sa tentative de retour à la tête du syndicat malgré les 1.7 millions de dollars qu'il a touché pour se retirer des affaires. Le personnage est très antipathique et contrairement à son habitude, Nicholson ne le rend jamais attachant. Pour ma part je pense que le casting est une erreur; Nicholson est très bon en forte tête déjanté, mais moins bon en leader menant les foules, à cause de son cynisme naturel.
"Hoffa" est un excellent film en soi, le souci c'est que depuis on a eu droit à "The irishman"... Et si Danny Devito, Armand Assante et surtout Jack Nicholson font du très bon boulot, ils n'égalent pas le Trio Deniro / Al Pacino / Pesci, surtout avec Martin Scorsese aux commandes.
Troisième long-métrage de cinéma pour l’acteur Danny DeVito qui s’était essayé quelques années plus tôt aux séries télévisées et autres téléfilms. Avec Hoffa (1992), il réalise un biopic (biographie) sur James Riddle Hoffa (1913/1975), célèbre syndicaliste qui entretenait des relations avec la mafia. On y découvre comment il est devenu le président (en 1957) des "Teamsters", l’un des plus grands syndicats des Etats-Unis des conducteurs routiers, accusé de blanchiment d'argent avec la mafia italo-américaine via un système complexe utilisant l'argent de la caisse de retraite des Teamsters, il devient rapidement la bête noire et la cible privilégiée de Robert Kennedy (Ministre de la Justice du gouvernement de son frère, le Président John Fitzgerald Kennedy). 140 minutes au cours desquelles on plonge en plein cœur des relations tumultueuses qu’entretenait James R. Hoffa avec tous ceux avec qui il pouvait collaborer et notamment Bobby Ciaro. Nominé à deux reprises lors de la 65ème Cérémonie des Oscars, le film nous livre de très belles prestations, notamment Jack Nicholson & Danny DeVito, seul regret, la durée excessive du film qui aurait gagné à être raccourcie.
Le portrait et les actions de Jimmy Hoffa pour le syndicat des camionneurs américains. Il n'y a pas trop de longueurs et quelques bons dialogues issus des dons d'orateur du personnage. Jack Nicholson est parfait pour le rôle et Danny DeVito s'en sort très bien dans le métier de réalisateur ! Très américain, tout de même. spoiler: Le final est rapide, cru et pas mal frustrant, laissant un goût d'inachevé même si assez réaliste.
"Hoffa" est le récit réducteur d'une biographie qui ne retient du syndicaliste James Hoffa que son charisme auprès des foules et son parcours médiatique. Aucune indication sur les convictions syndicales de Hoffa, aucun caractère psychologique ne viennent étoffer le portrait. Jamais ce personnage important des Etats-Unis n'a droit à l'intimité et aux révélations qu'elle devait apporter. Danny de Vito se limite à raconter l'ambition d'Hoffa, son désir de conquête et, surtout, ses compromissions avec la mafia. A tel point que le film semble parfois pencher vers le thriller italien, tellement à la mode depuis Scorsese. Jack Nicholson, transformé physiquement pour l'occasion, restitue avec talent l'ambiguïté de son personnage. Ange ou démon, le film s'abstient volontairement de donner une réponse tranchée. Le réalisateur se montre assez habile dans les scènes spectaculaires mais son film n'étant conçu qu'à partir de quelques anecdotes, il ne porte pas très loin. D'autant que De Vito, plus ou moins narcissique, a tendance à vouloir voler la vedette -tout au moins la partager- à Nicholson et à hisser son personnage de faire-valoir insignifiant au même rang.
Jim Hoffa devint aux usa, le président du syndicat des camionneurs le plus riche et sans doute, selon les historiens, le plus puissant des syndicats de l'époque. Il se fit beaucoup d'ennemis puissants, surtout dans le pays parangon du libéralisme économique. Parmi ceux ci, la famille Kennedy fût aux avant-postes du procès qui le conduisit à la prison. Danny de Vito, est ici devant et derrière la caméra pour nous raconter l'histoire de cet homme. Si le film, est loin d'être parfait, il présente à mes yeux une qualité remarquable : son sujet. La première partie est certainement la moins réussie, le montage et la mise en scène ne sont pas de premier ordre, mais la seconde partie rachete en partie, le film. Jack Nicholson est comme toujours formidable et tient l'ensemble sur ses épaules. Son interprétation de ce personnage sulfureux, qui s'appuyait, sur la mafia pour asseoir son pouvoir, est vraiment convainquante. Scorcese , trois décennies plus tard reprendra le sujet, dans un film que je n'ai pas ( encore) vu.
Avec une interprétation parfois caricaturale (notamment de la part de Jack Nicholson ou d'Armand Assante) et un scénario (David Mamet, assez peu inspiré pour le coup) par trop obscur, sans réelle contextualisation, Hoffa apparaît comme le panégyrique d'un leader aux méthodes pourtant contestables plutôt que comme le portrait neutre et sans concession qu'on pouvait en attendre et comme le dressera 27 ans plus tard Martin Scorsese dans son Irishman (alors interprété par Al Pacino).
On notera par ailleurs, détail amusant, qu'à la manière des films des années précédentes, le duo DeVito-Mamet se garde bien, au milieu de personnages réels, d'impliquer de leurs vrais noms les responsables mafieux impliqués dans la vie d'Hoffa, concentrés dans le seul personnage fictif (et mal interprété de surcroît par Assante) de Carol "D'Ally" D'Allesandro.
Au final, Hoffa n'est pas nécessairement désagréable à regarder mais manque cruellement d'intelligence et de références historiques.
bon film assez long mais intéressant dans son scénario un grand danny de vito et un jack nicholson qui si il est bon peine à être crédible dans son rôle de jimmy hoffa le meilleur reste la scène de fin qu'on ne voit pas venir du tout.