Je le savais qu'il fallait se méfier des bandes annonce, mais je voulais croire que Besson avait retrouvé l'inspiration et l'originalité du temps du 5ème élément ou des Arthur. Et bien c'est raté, on est encore une fois sur de l'assemblage de copies, et ça ne marche pas. De plus on a l'impression que pour faire tourner le compteur, il y a placardé des scènes inutiles et interminables, au point que je n'avais qu'une seule hâte, que le film s'arrête.
En fait, c'est en grande partie une pâle copie du Dracula de Coppola, mais en plastique, et qui n'apporte vraiment rien de plus. La coiffe du Dracula comme s'il venait d'émerger de sa nuit, des mains de rapeur à bagouse avec des doigts en cônes, et quand il n'a pas sa perruque, on voit en fait qu'il l'a toujours, mais sous la peau de son crâne, en plastique. Et ne parlons pas de ses rides et de sa couleur pour faire le zombie de 400 ans. Donc moche.
Et les diablotins qui pratiquent le judo et dont on ne comprend pas ce qu'ils font là, idem, et la neige, et la neige, vraiment fausse...
A plusieurs moment je me suis demandé si c'était une version qui voulait y faire apparaître des situations comiques, comme quand le personnage de Maria y joue la nymphomanie et la crise de manque de sang, mais non, c'était sérieux mais to much, je crois que c'est pour ça que je n'ai pas ri.
Et puis la recette Christophe Waltz (presque premier rôle) avec au doublage son fameux accent austro-allemand dans son registre préféré de celui qui a la recette à tout comme dans Django, il faut arrêter et lui faire jouer autre chose, raz le bol, à moins que ce soit une fin de carrière compliquée.
A si, pour ceux que ça pourrait intéresser, on apprend quand même que Mina est peut-être de Tourcoing et que notre Dracula est qualifiable d'ématophage, il était temps.
Bon, pour résumer ; un grotesque Dracula en plastique, qui ne transmet aucune émotion.
...c'est vrai qu'on en parle beaucoup du plastique en ce moment, et pas en bien !