Dracula
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Cool_92

366 abonnés 690 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 31 juillet 2025
Luc Besson souhaitait revisiter Dracula en nous proposant une origine story sous deux angles habituels, l'histoire d'amour et le film de vampire. Et les deux sont ratés. Tout d'abord, l'alchimie entre Caleb Landry Jones et Zoé Sidel ne fonctionne pas, on n'est jamais ému par eux, ni épris par leur histoire d'amour damnée. Dès les premières minutes, Besson rate son introduction en nous présentant une scénette clipesque censée montrer leur passion et ces amoureux qui doivent se résigner à se séparer à cause de la guerre. Pire encore, le réalisateur commet fautes de goût sur fautes de goût concernant le film de vampire (un genre ultra balisé) : l'ensemble fait kitch et ridicule. Dracula spoiler:
met au point spoiler: un super-parfum pour envoûter les humains
et il est aidé dans sa non-vie par spoiler: des gargouilles hideusement numériques
. Les décors et costumes sont souvent grand guignolesques et anachroniques, la musique est une quelconque composition de contes de fée et ne prend pas. Les scènes d'action sont ratées : celle du début ultra-cutée et mal montée, celle de la fin complètement WTF (a spoiler: avec les gargouilles ninjas
. Caleb Landry Jones fait ce qu'il peut et campe un Dracula respectable, qui lorgne un peu trop sur celui de Coppola. Christopher Waltz livre une de ses pires interprétations : monoexpressif, ennuyant et ailleurs. Zoé Sidel débute dans le cinéma et manque d'expérience et Tonquédec nous rappelle que nous sommes dans une production française. Cela aurait pu au moins être fun. Non, au final, le film s'avère être long et ennuyant, faute à de multiples flashs backs qui viennent casser le rythme et à un film très très bavard. Besson a perdu de son aura. Il nous livre certainement une des plus mauvaises adaptations du roman de Bram Stocker.
Mr cinetok
Mr cinetok

341 abonnés 399 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 août 2025
Luc Besson a pour moi réussi son DRACULA qui n'est comparable à aucun autre surtout pas celui de Coppola. DU TRES GRAND LUC BESSON tout y est; Son univers reconnaissable entre tous, faire du grand spectacle sérieusement tout en gardant une certaine légèreté salvatrice propre au réalisateur. Moi je suis fan de son univers. J'aime son Casting et le charisme de ce Dracula ( quel acteur déjà énorme dans Dogman), c'est bourré d'idées nouvelles, spoiler: les gargouilles, le Parfum (2006),
les décors d'époques, la scène de Versailles magnifique et le couvant trés spectaculaire, le vieux paris, c'est riche et somptueux. Il s'inspire de beaucoup de film de dracula et en fait une oeuvre unique et bouleversante, avec cette romance épique, intense de réalisme .C'est même émouvant.
Une version fun, moderne et réinventé que J'ADORE. MERCI.. je lui souhaite du succès à l'international. Finalement vu trois fois avec autant de plaisir et c'est rare, le bouche à oreille fonctionne pour voir cette grande histoire d'amour du cinéma actuelle contre vents et marées des anti-Besson.
Séance de minuit
Séance de minuit

73 abonnés 117 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 décembre 2025
Ce Dracula version Besson oscille entre romance gothique et kitsch pleinement assumé. Malgré quelques idées plutôt séduisantes, le film souffre de maladresses narratives et d’un rythme parfois hésitant. La comparaison avec l’ombre immense du classique de Coppola lui est défavorable, tant il peine à rivaliser. Reste néanmoins une relecture assez décalée qui pourrait charmer ceux en quête d’un conte vampirique stylisé, même si les puristes du mythe resteront sur leur faim...
Nath0301
Nath0301

68 abonnés 202 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 2 août 2025
Grosse déception que ce Dracula, on dirait que Luc Besson a perdu son inspiration et qu'il se contente de reprendre très fortement (trop) le Dracula de Coppola. L'histoire est donc exactement la même (un seigneur roumain qui cherche sa femme disparu 400 ans auparavant, alors même que cette histoire était déjà une adaptation très originale du roman.
(D'ailleurs, même le prénom du personnage féminin (Elisabetha), est repris, puisque ce prénom n'existe pas dans le livre).
Visuellement, le film fourmille aussi "d''emprunts" à d'autres films (Amadéus bien entendu, pour la scène de la narration, "Le parfum", avec parfois même un petit air de Baz Lurman dans la scène du bal).
La seule chose qui change, c'est que l'action se déroule à Paris.
L'interprétation est peu inspirée. La jeune actrice, fille de la pétillante Rosanna Arquette est loin d'avoir le charme de sa mère, et son partenaire Caleb Landry Jones, bien que charismatique, parait vaguement s'ennuyer. Reste le toujours bon Christoph Waltz mais ça ne sauve pas le film.
Tout ça me rend triste, qu'on l'aime ou pas, Besson a été un grand cinéaste, ambitieux, inspiré et souvent audacieux et son Dracula ne reflète plus rien de sa formidable créativité passée.
Guillaume Royge
Guillaume Royge

26 abonnés 16 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 janvier 2026
Dracula de Luc Besson est une flamboyante adaptation du célèbre mythe, avec une vraie touche française.
Attention par contre, ne vous attendez pas à un film d'horeur, Sinon vous allez être très déçu, on a ici une superbe fresque d'action romantique, comme on n'en fait pas assez en France (hormis dans un registre un peu différent, Monte Cristo du studio Pathé l'année dernière). Mention spéciale au casting, au décor, au maquillage....et à la musique envoûtante de Danny Elfman, avec un thème principal qui va venir vous hanter pour l'éternité !
selenie

7 445 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 août 2025
Le scénariste Luc Besson réinvente le mythe, pourquoi pas. Mais le scénariste se prend les pieds dans le tapis avec quelques incohérences et/ou des idées pompées allègrement. Pour les incohérences il y a les gargouilles, ou comment Dracula découvre la photo de Mina/Elizabeta dans le médaillon du pauvre M. Harker/Abid puis ensuite Maria/De Angelis qui lui dit que c'est elle qui l'a découverte (?!)... D'ailleurs niveau jeu cette dernière est en surjeu constant au point qu'on frôle l'overdose, M. Harker/Abid est sans charisme, le prêtre/Waltz est en mode cacheton et, désolé M. Besson mais le talentueux Landry-Jones n'est pas fait pour ce rôle ! Le réalisateur lui soigne au moins l'image et la photographie, avec quelques plans sublimes comme la chevauchée de Elizabeta dans la neige ou le maquillage de Dracula en vieil immortel, certe copié mais stylé avec talent, assez pour excuser. Le plus gênant finalement c'est que Dracula manque ici totalement de vices. En conclusion une version singulière qui a le mérite de tenter autre chose, mais qui reste bancale et maladroite voire inaboutie et surtout qui souffre des comparaisons évidentes et logiques avec les grands prédécesseurs.
Site : Selenie
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 août 2025
La nouvelle adaptation du roman de Bram Stoker réunit ce que Besson sait faire de mieux et "de moins bien", dans ce qui reste une magnifique tragédie d'amour (oui, on a versé la petite larme à la fin), ponctuée de notes d'humour et servie par un casting impeccable, Caleb Landry Jones nous ayant une fois de plus convaincu qu'il peut donner vie à n'importe quel personnage avec la même fureur. Pour crever l'abcès au plus tôt : non, ça ne ressemble pas "au Coppola". Besson a eu l'astuce de déroger au roman pour faire une relecture personnelle, là où le Coppola est certainement l'adaptation la plus appliquée du livre (avec Le Cauchemar de Dracula de Terence Fischer, moins connu, mais non moins fidèle). Alors spoiler: exit l'influence mentale du "monstre" sur ses victimes (et surtout sur la belle Mina), exit les succubes à crocs (et accrocs... au s*xe) enfermées dans le château avec lui (il est tout seul), exit la fin où il ne pense qu'à son désir unique...
Ici, le Dracula de Besson est un personnage isolé, blessé au cœur, un pauvre hère qui n'a de cesse de traverser les pays et les époques poursuivant l'espoir vain de revoir sa Dulcinée, sans un regard pour les autres femmes, sans les manipuler mentalement, et qui n'a même plus la fameuse emprise sexuelle à son contact (pourtant, il n'est pas vilain, mais il est quand même obligé de spoiler: s'asperger de parfum envoûtant
pour charmer... Vraiment, quelle pauvre gus !). On découvre aussi plus longuement toute l'origine de ce Prince Maudit, portée par une ouverture très enthousiasmante (avant que la suite parlotte un peu...). Le résultat ? Au lieu de craindre le vampire (comme dans les autres films où il est une menace), on le comprend, on le prend en pitié, et on a (presque) envie qu'il réussisse dans sa quête désespérée... Sublimée par la musique inspirée de Danny Elfman (très belle BO), portée à bouts de bras par un Caleb Landry Jones transcendé, saupoudrée des interventions plus légères (on a souri souvent) du cureton (cynique) joué par Christoph Waltz et du médecin (peureux) joué par Guillaume de Tonquédec, cette histoire nous a encore une fois plu. Alors oui, on perd énormément en effroi (ce n'est absolument plus un film de monstre comme avant), oui, les gargouilles numériques sont une fantaisie assez moche (juste pour enlever ses concubines du château de la version roman, ici, le Prince n'a jamais eu d'yeux que pour une seule...), oui il y a des gros problèmes de montage, oui, il y a des spoiler: gamins "War Boys de Fury Road" à la place des gargouilles à la fin
("Mais... pourquoi ?!!"), oui certaines scènes sont tellement "originales" quelles frôlent (attention, ceci n'est pas négatif pour nous :) le nanardesque. La scène dans laquelle il se spoiler: parfume et tout le monde se met subitement à danser en rythme
("Mais... qu'est-ce qu'il se passe ?"), sur la musique classique qui se transforme en sample de RnB, au montage qui s'accélère d'un coup... C'est ultra kitch, clinquant, mais qu'est-ce que c'est fun à regarder (on a adoré la scène). Un peu comme l'ensemble de ce Dracula de Besson : il est maladroit à bien des endroits, mais on ne s'ennuie pas (ce qu'on ne peut pas dire du récent Nosferatu...), il transpire la sincérité et la volonté de s'émanciper du livre pour éviter la redite fade et sans imagination (coucou tous les remakes actuels), il se permet d'humaniser son monstre, au point que la cicatrice en forme de larme qui fend la joue de Dracul, nous fend aussi le cœur dans cette histoire d'amour impossible. Mention à la fin, qui enchaîne une spoiler: bonne baston (vraiment, on ne s'est pas enquiquiné), la meilleure punchline du cureton ("Mais c'est inhumain de dormir dans un cercueil !!!" / Le cureton qui passe : "On y dormira tous un jour."), et une scène finale qui refuse le combat classique avec le curé pour un sacrifice ultime qui nous a déchiré le cœur.
Et tant pis si la scène Just Danse ne fait pas l'unanimité, nous, même sans renifler son Chanel 5, on est "à croc".
GyzmoCA
GyzmoCA

295 abonnés 2 582 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 août 2025
Luc Besson propose avec Dracula une relecture stylisée du mythe, portée par de somptueux décors et des costumes raffinés. Loin de la puissance gothique du Dracula de Coppola, cette version n’en demeure pas moins séduisante visuellement. La reconstitution de la France au temps de l’Exposition universelle du début de siècle est particulièrement soignée, offrant un cadre original à l’intrigue. Les acteurs sont excellents, avec un Christoph Waltz impeccable en prêtre traqueur de vampires, charismatique et nuancé. On regrettera toutefois que certains personnages secondaires manquent de relief. Un film élégant, qui mise sur son atmosphère et son esthétisme plus que sur l’angoisse pure.
ritchy9573
ritchy9573

45 abonnés 33 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 août 2025
Vu ce jour en présence de Mr BESSON en personne lequel nous assure que son film n a aucun point commun avec Le Dracula de FF Coppola......Et pourtant dès les 1eres minutes, on ne peut s empêcher de voir des plans similaires et puis....
Ça se gâte : des gargouilles en CGI sorties du Bossu de notre Dame, la Belle et la Bête, Sherlock Holmes, Peau d Ane, un clip façon Flashmob....tout se bouscule dans notre tête et sûrement aussi un peu lors de l écriture du scénario.....les acteurs surjouent jusqu'au cabotinnage......un Dracula de plus qui n apporte rien de neuf, c est dommage. Mr Besson est bien meilleur dans les scénarios originaux que dans les adaptations.
MKLS
MKLS

30 abonnés 34 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 août 2025
Le film est un pur chef-d'oeuvre visuel ! Luc Besson nous offre un magnifique film, aux décors esthétiques. une version surprenante de Dracula. Luc Besson a realisé son plus beau film depuis Valérian ! on est pas déçu ! 5*
castor23
castor23

1 abonné 9 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 30 juillet 2025
Rarement vu une telle daube
Mais où est le Luc Besson du 5e élément ?
J’ai trouvé l’histoire ridicule, les décors cheaps …..et pourtant je suis plus que client de ce genre de film.
Tellement déçu
Arthur Guezou
Arthur Guezou

215 abonnés 1 732 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 20 août 2025
“Dracula”, adieu Besson

Luc Besson est la représentation de ce qu'est une frustration. Avec un début de carrière prometteur et une ambition qui a fonctionné sur un assez long terme, sa fin de carrière est catastrophique. Le film “Arthur, malédiction” est un enfer de visionnage, “Anna” est divertissant mais n'est rien d'autre qu'un remake de “Nikita”, “Dogman” est oubliable et pas terrible.

“Dracula” est vraiment difficile à regarder avec une réalisation irritante pour les yeux et les oreilles avec un scénario, certes déjà existant, avec une narration pauvre et faible.

Il est important de commencer par affirmer le piètre jeu des acteurs, ils sont si mauvais que le spectateur a le mérite de se demander s'il ne serait pas meilleur. Bref, concernant la narration, le film va beaucoup trop vite qu'il est impossible de s'attacher aux protagonistes qui sont des archétypes clichés et détestables tant l'écriture et le développement ne vont pas plus loin. Le film peut se résumer à un ensemble de séquences d'actions sans grand intérêt qui ne fait ni avancer l'intrigue, ni avancer l'évolution des personnages. D'ailleurs, l'intrigue en elle-même trahit complètement l'essence du mythe de Dracula avec une approche qui oscille entre la tragédie dramatique et la comédie absurde, oubliant tout sens du mystère et du suspens tellement le récit est précipité.

En quelques mots, Luc Besson ne rend pas hommage à Bram Stoker et son œuvre avec une écriture maladroite et faible.

Si le scénario est problématique à cause de sa narration et de son manque d'écriture, la mise en scène est encore plus désagréable sur tous les aspects. Tout d’abord, le plus flagrant est le maquillage qui est ignoble avec des effets spéciaux immondes digne d’un film sorti au début du siècle. Ensuite, les décors sentent cruellement le carton ; par conséquent, il n’y a quasiment aucun plan large ou plan d’ensemble. En fait, le cadrage et les mouvements de caméra ont pour mission de limiter la casse en cachant ce qui est hideux. Sans compter que l’univers sonore et la musique sont soit inexistants, soit contingents.

Dans son ensemble, la réalisation est une compilation de mauvaises idées. Le film est un superbe exemple de choses à ne pas reproduire.

Ce n’est absolument pas étonnant d’affirmer que ce film n’est pas du tout à recommander au vu de sa piètre qualité de narration, d’écriture et d’imagerie.
Alice025

1 887 abonnés 1 499 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 août 2025
Assez déçue concernant la version Dracula de Luc Besson. Il est clair que le style esthétique du film est réussi : les différentes époques, les costumes, les plans larges, l'ambiance gothique du château et de ses alentours... Sauf un gros bémol pour les gargouilles (ninja?), faisant vraiment tâches visuellement dans ce spectacle. Caleb Landry Jones a une belle prestance et du charisme pour interpréter ce rôle. Cependant, l'histoire ne m'a pas vraiment convaincu. Trop de romance poussée à mon goût, les dialogues sont trop niais, j'ai eu du mal à croire à cet amour fusionnel, l'alchimie ne fonctionnant pas. La fin ne m'a également pas satisfaite et cette histoire de parfum m'a quelque peu dérangé, mais je ne peux en parler davantage sans en dévoiler l'intrigue. Une désillusion. Mon blog : cinephile critique
Vivien B
Vivien B

11 abonnés 57 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 16 août 2025
Déception.
A chaque fois j’espère que Besson refera un jour un film sympa. Malheureusement même cette énième version de Dracula est soporifique.
Le film est très ennuyeux. Il se passe beaucoup de chose mais l’émotion n’est jamais là. L’histoire d’amour est surjouée et n’est pas crédible.
Caleb landry jones (Dracula) n’est pas crédible dans son jeu d’amant et de guerrier. Sa relation avec Harker est plutôt bien jouée par contre. Christoph Waltz (le prêtre), pourtant bon acteur par ailleurs, n’est pas très crédible non plus. Bref il y a un gros problème de direction d’acteurs ?!
Certains acteurs sont très mauvais (le docteur notamment). Les gargouilles sont très mal faites et inutiles (et franchement ridicules vers la fin du film). Les scènes de danse sont ridicules. Et la photographie fait le choix étrange de mettre beaucoup de lumière comme si tout se passait de jour (même les rares scènes de nuit ou en intérieur) ce qui ne colle pas du tout avec l’idée du vampire à mon goût.
En revanche le très bon jeu de Matilda De Angelis (Maria) sort nettement du lot et Ewens Abid (Jonathan Harker) est très bien aussi dans son genre. Un petit plus aussi pour les costumes (sauf certaines armures de chevalier curieusement ridicules ?)
Au final, le film est très ennuyeux parce qu’on n’a ressenti aucune émotion et, du coup, aucun intérêt pour une histoire pourtant devenue légendaire !
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 juillet 2025
Dracula selon Luc Besson, c’est l’Évangile d’un vampire qui aime encore. Fini le monstre qui rôde dans les ténèbres pour mordre à la gorge. Ici, le sang a le goût du souvenir. Et la quête de l’amour perdu devient la seule vraie damnation. Dans Dracula: A Love Tale, Luc Besson dépoussière le mythe et signe un conte romantique, spirituel, presque mystique. Le prince des ténèbres ne cherche plus à posséder, mais à retrouver. Et c’est ce renversement — cet espoir fragile d’un amour partagé — qui donne au film toute sa résonance.

Porté par un Caleb Landry Jones magnétique, dont la gestuelle rappelle autant le dandy que le spectre blessé, ce Dracula traverse les siècles avec une lenteur douloureuse. À ses côtés, Zoë Bleu, révélation incandescente du film, redonne à Mina une vitalité qu’on ne lui connaissait pas : elle n’attend plus son sauveur, elle agit, elle brûle, elle vit.

Luc Besson convoque Francis Ford Coppola, bien sûr, mais aussi Baudelaire, l’opéra gothique, le cinéma expressionniste et même les parfums invisibles. Car oui, ce Dracula-là ne séduit pas par hypnose, mais par effluve, il ne bondit pas, il appelle, il ne force rien : il fascine. Et dans ce jeu d’ombres et de gestes lents, ce n’est pas le sang qui coule le plus, mais la mémoire.

Visuellement somptueux, bénéficiant d’une partition tout en clair-obscur signée Danny Elfman, le film assume ses choix esthétiques et poétiques. Le mythe y devient fable — une fable baroque sur le pardon, la foi, la perte et cette chose étrange qu’on appelle encore l’amour.
Dracula ne meurt jamais. Mais il saigne encore.
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