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Pierre Kuzor
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0,5
Publiée le 29 septembre 2026
A vu « Les roches rouges » de Bruno Dumont. Un viaduc sur lequel passe un train régional direction Vintimille sépare les Esterelles (les roches rouges) de la plage. Des roches écarlates sautent des enfants de 4 à 5 ans dans une Méditerranée houleuse. Dans ce petit groupe il y a le petit prolo qui vit dans un mobil-home et n’a peur de rien, Géo (Kaylon Lancel) et la petite bourgeoise qui habite dans une somptueuse propriété, Eve (Kelsie Verdeilles). Ils « tombent amoureux » l’un de l’autre, alors qu’Eve aime déjà B (Alessandro Piquera). L’azur du ciel et de la mer sont hypnotisants de beauté. Les enfants sont filmés en très gros plan et leurs grosses têtes de bébés globuleux sont presque horrifiques. Ils ânonnent leur texte dont chacune des phrases mal prononcées sont espacées d’un temps infini. Certains n’ont aucune présence et d’autres cabotinent et tous regardent l’objectif au bout d’un moment l’air de dire au réalisateur « … et maintenant on fait quoi ? ». On a vite compris les références à « Roméo et Juliette » dans ce long métrage où même les rares adultes jouent mal. Heureusement de temps en temps un train passe et cela donne un peu de mouvement à ce film qui n’a pas beaucoup de corps. C’est d’un ennui abyssal. Le montage qui donne un peu de crédibilité et de tempo à ce film d’une lenteur effroyable. On ne croit jamais à la situation et l’on sort constamment du film en se demandant comment des enfants en si bas âge peuvent faire du quad sur une départementale au milieu de la circulation où se jeter d’aussi haut dans la mer alors qu’ils savent à peine nager. On a souvent peur pour les eux tant certaines situations sont malaisantes. Les enfants qui n’interprètent rien singent les adultes en permanence dans des scènes d’embrassades, de vols, de bagarre… On regarde les spectateurs regarder l’heure sur leurs écrans lumineux. On regarde soi même l’heure sur son téléphone. Le film n’aurait pas été moins passionnant si Bruno Dumont avait filmé un banc de bigorneaux et une bourriche d’huitres pendant 90 minutes sans musique.
Sur les bords de la Méditerranée, à Anthéor, dans le massif de l'Estérel, six gamins laissés à eux-mêmes jouent sur les roches rouges.
Bruno Dumont est, on le sait, un cinéaste radical. Radical par la forme de ses films. Radical par les sujets qu'il aborde. Je l’ai découvert avec "La Vie de Jésus" et "L’Humanité", ses premiers films, à la fin des années quatre-vingt-dix, tournés dans ce Nord dont il est originaire, filmant une réalité sociale au scalpel. Puis lentement, Dumont m’a perdu. Son cinéma a pris avec "Hors Satan" et "Camille Claudel 1915" un tour de plus en plus élégiaque. Le mysticisme dans lequel baignaient ses œuvres m’impressionnait autant qu’il me rebutait. « Pas mon kiff » comme le disent les jeunes d’aujourd’hui. Le divorce était consommé avec "Ma Loute" dont les bouffonneries outrées ont achevé de m’en détourner. "Jeanne" et "L'Empire" n'ont pas arrangé les choses : à tous les deux, j'ai mis un zéro pointé et crié à l'imposture.
Il fait une fois de plus avec ces Roches rouges, tourné loin de ses terres natales et septentrionales, un pari audacieux : filmer de très jeunes enfants. Son acteur principal a cinq ans à peine. À cet âge-là, un enfant est une boule d'énergie sous pression, incontrôlable, quasiment sourd à toute injonction et a fortiori à toute indication de jeu. On imagine sans peine les difficultés du tournage, ses échecs, ses moments de pur miracle aussi qu'un montage intelligent a su capter et mettre en valeur.
Il y a de la pure jubilation de cinéma dans la façon de Dumont de filmer, en 20mm, sans profondeur de champ, les paysages de carte postale de l'Esterel, ce littoral parfaitement découpé, ses contrastes de couleur et ces fameuses roches rouges qui plongent à pic dans une mer cristalline.
Le scénario des "Roches rouges" se réduit à rien ou à pas grand chose. Il imagine une idylle entre Léo et Eve qui appartiennent à deux bandes rivales façon Capulet & Montaigu. La passion qui rapproche les deux enfants est à la fois émouvante et malaisante : on s'interroge sur la part d'artificialité que le scénario y a mise, contraignant les très jeunes enfants à l'expression de sentiments qui ne sont pas de leur âge.
C'est d'ailleurs là que se situe à mon sens la principale limite du film, sinon le cul-de-sac dans lequel il se retrouve coincé : une sorte d'adulto-morphisme ou le penchant coupable d'avoir voulu à tout prix prêter à ces enfants des émotions d'adultes.
J'apprécie habituellement les films de Bruno Dumont et je ne pouvais pas rater le dernier. Quel ennui !! Dumont sait filmer les enfants mais un court métrage aurait été préférable tant le temps nous semble long. Les situations sont parfois gênantes, ces très petits enfants sont dans des situations dangereuses en quad, au bord d'une route, seuls dans une gare.... Le petit Géo, plein de tics nerveux a vraissemblablement un problème de comportement, cela m'a mis mal à l'aise.
Film tourné à hauteur d'enfant où les adultes font simplement partie du décor.
Bien joué, la personnage principal est un peu crispant à force d'ignorer la caméra, de bailler de grmacer et de se gratter quand on aimerait ... qu'il joue la comédie.
Le film a été tourné au Portugal. On se croirait pourtant dans nos calanques...
J'avoue être passée complètement à côté, me demandant même si Géo n'est pas le commandant Van der Weyden enfant ! Les tics, la gestuelle auraient pu le faire croire... Gagnée par l'ennui, j'ai apprécié de contempler ce rivage de la méditerranée aux couleurs franches mais cela ne suffit pas. On est loin d'autres films marquants mettant en scène des bandes de gamins, on est plus sur une parodie de Romcom jouée par des enfants. Puis arrive le générique fin... en portugais ? !! qui peut m'expliquer cela alors que ce long métrage a été financé par des institutions françaises, que le réalisateur est français et le film tourné en français et en France ? Un mystère de plus à éclaircir concernant la production cinématographique dans notre pays...
Il ne suffit pas de filmer une bande de gamins pour faire un film, il faudrait peut-être s’y intéresser… On se demande ce qu’a voulu exprimer Bruno Dumont. Pendant 1h30 - qui paraisse si longues! - il se contente de filmer un enfant un peu particulier en ignorant totalement les autres, le laisse « s’exprimer « avec force grimaces et gesticulations, tout cela en très, très gros plans, méthode qu’il emploie constamment et qui force les jeunes à rester totalement figés, immobiles, sans expression. Tout le monde s’ennuie, Bruno Dumont le premier qui accumule scènes d’escalades, plans sur le viaduc, appels du chien pendant de longues minutes, parties de tennis sans aucun lien avec le scénario. Comme il se doit chez lui, tout le monde joue mal, même les adultes, et l’on plaint la petite fille en jaune filmée de très près, figée, semblant attendre le indications du metteur en scène. Un semblant de scénario lie une pseudo-histoire d’amour tout à fait improbable à une fin tirée par les cheveux. Bruno Dumont semble satisfait de faire du Bruno Dumont, ignorant toute empathie ou étude de son personnage: qui est-il, d’où vient-il, d’où proviennent ses troubles? Aucune chaleur. On ne le saura jamais, le réalisateur trop occupé à faire le cinéma qui est sa marque de fabrique. Moi qui, souvent, pique du nez pendant les films, suis hélas resté éveillé e celui-là, miracle de la nature humaine…
Je n’ai pas trouvé l’intérêt de ce film. Il ne se passe rien, c’est lent. On sourit parfois ! On espère parfois qu’il va se passer quelque chose mais rien.
Dumont a le mérite d'être un auteur qui a toujours réussi à sortir des sentiers battus pour proposer un cinéma pas toujours aimable, parfois déroutant voire même radical. Les roches rouges fait le pont entre le naturalisme cru de ses premiers films et l'absurdité de sa filmographie de la dernière décennie. En filmant à hauteur d'enfants, le cinéaste ne cherche pas à faire de ses enfants des acteurs. Il les laisse pleinement s'amuser et s'exprimer en ayant presque l'air de ne pas ou peu les diriger. L'intrigue amoureuse adulte sous-jacente, présente dans la dernière partie du film, dépasse pourtant le simple jeu d'enfant pour distillant une étrangeté qui va cependant de paire avec le motif de l'errance omniprésente tout au long du film. Visuellement le film est très beau, presque pictural et c'est cette esthétique qui le sauve un peu de l'ennui car à trop vouloir répéter les mêmes scènes, Dumont semble ne pas trop savoir où aller il va . Les roches rouges ne raconte pas grand chose et préfère nettement la contemplation à la narration. Ce qui aurait fait un très bon moyen-métrage devient un long-métrage un peu artificiel où l'on étire un peu inutilement les mêmes scènes. Néanmoins on peut reconnaître à Dumont sa singularité d'auteur.
Bon, quoi, c’est un film de Bruno Dumont. Toujours aussi abrasif, revêche et peu aimable, même si il filme ici des très jeunes enfants. Y a pas d’histoire,, il n’y a pas de dialogues,  il fait beau, au bord de la Méditerranée, ou au bord d’une piscine. Voilà, c’est tout. Le pire, c’est que Bruno Dumont, filme, tout au grand angle, soit de loin, soit de très près, et surtout en contre-jour. Et puis c’est tout !
Parmi ceux qui connaissent l'intégralité de la filmographie de Bruno Dumont, combien peuvent se targuer d'avoir tout apprécié ? Peu, sans doute, et c'est le lot pour beaucoup de cinéastes, bien entendu, mais dans ce cas-ci, cela peut aller de la grande affection, voire l'émerveillement, jusqu'à la détestation pure. Au moins, peut-on affirmer que jamais le natif du Nord ne se repose sur ses lauriers, manifestant une liberté peu commune, voire souvent une radicalité qui forcément divise. Avec Les roches rouges, nous voici soudain transportés sur la Côte d'Azur sous le soleil, aux basques de deux bandes de gosses âgés de cinq ans qui n'en finissent pas de faire les 400 coups. Surprises sur prises, le scénario flotte autour de ces enfants terribles, en l'absence presque constante d'adultes. Il est indéniable que le film compte énormément de motifs répétitifs (le viaduc, les images carte postale de la côte, les plongeons, les mimiques des gamins). L'intérêt est donc inégal vis-à-vis de ces fredaines, mais le basculement vers une version très juvénile de Roméo et Juliette ne manque pas de malice. La fillette concernée est adorable et le petit caïd prénommé Géo possède un charisme assez bluffant, qui fait tourner la tête de l'autre sexe. Au bout du conte, les moments passés avec ces marmots ne sont pas si désagréables.
L'humanité C'est toujours son sujet à Dumont Toute l'humanité Ici elle est montrée à travers une histoire insignifiance A regard d'enfant Ils sont montrés ces enfants presque comme des insectes Des drôles de grenouilles qui font des mouvements bizarres Qui disparaissent totalement dans les plans larges de nature Insignifiants aussi face aux constructions humaines Ce qu'ils font est minuscules Ultra minimalistes Souvent ridicules Transgressifs Et dans leur minuscule histoire apparait toutes les problématiques humaines Décorées d'une image magnifique Très lumineuse Colorée Et au final pas si joyeuse que ça Comme ses films tournés dans le nord Avec une image plus grise Mais ça revient au même Donc c'est aussi assez tendre Drôle Les minis acteurs sont super attachants Vrais Inattendus Mais ici c'est vraiment la plongée dans le merveilleux de l'enfance Dans le sud Coloré Mais avec un constat très similaire que ses tournages dans le nord Difficile de trouver du sens à tout ça Aux attitudes humaines Tout est un peu ridicule Un peu minable Mais plus acceptable et mignon que si cela était des adultes Parce que ça pourrait être une histoire d'adulte assez banale De jalousie De tromperie Tout est déjà là dans les enfants En plus innocent Vraiment c'est un super film très imprégnant et riche Malgré son impression de rien du tout
Une lumière une qualité photo dans ce cadre somptueux du cap esterel aux environ de saint Raphaël. Les enfants une pure merveille la prise de vue sur leur visage les magnifie. Un film plein de fraîcheur de l’enfance avec un aperçu des futurs enjeux de la rivalité amoureuse. Les acteurs principaux sont épatants comme un conte nous enchante.
Radical et surprenant, le film marque le grand retour de Bruno Dumont, qui filme avec épure une chronique de l'enfance insolite. On retrouve le même ton décalé et distancié que dans ses meilleurs longs métrages, comme LA VIE DE JÉSUS ; ainsi qu'un vertige similaire éprouvé quand la violence semble jaillir, vertige comparable à ceux des (très) jeunes personnages au sommet des roches. Du grand art !
Bon film de Bruno Dumont qui a encore plus épuré son histoire avec ces très jeunes enfants en prenant le courage de se mettre vraiment à leur hauteur. Très belles lumières, on se demande même par moment si ce film ne veut pas faire le portrait de cette plage et de ses magnifiques rochers. Il donne envie de se plonger dans sa propre enfance.