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Vladimir.Potsch
23 abonnés
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1,0
Publiée le 29 septembre 2006
Insomnia », de Christopher Nolan, est un polar qui na vraiment rien de très excitant. Remake trop rapproché du film norvégien dont il s'inspire librement, cela ne le rend pas forcément sympathique. Il se contente daccumuler quelques idées un peu courtes (lété sans nuit en Alaska, les paysages, la confrontation dAl Pacino et de Robin Williams), sans réelle inventivité. On a la pénible impression de sintéresser plus au jeu des deux acteurs principaux, sans génie dailleurs, quaux personnages quils interprètent. Loriginal avait plus de mystère.
Un rythme lent, Al Pacino a sommeil mais doit résoudre l'affaire, son asthénie est contagieuse, on perds toute notre énergie quand on le voit... Ses démons remontent à la surface, et nous font couler avec lui... Bon film dans la transmission des émotions et de l état de fatigue et de sommeil du héros.
L'atmosphère et les décors (qui rappellent parfois Twin Peaks), la psychologie des personnages, le duo improbable Williams-Pacino qui fonctionne bien: tant de bonne réussite pour un film qui cache bien son jeu.
Pour son polar sombrement ensoleillé, Christopher Nolan nous emmène en Alaska où le jour ne tombe jamais. Al Pacino y est envoyé pour enquêter sur le meurtre sordide d’une adolescente. Alors qu’il parvient à prendre en chasse le tueur, il le perd dans le brouillard et tire involontairement sur son collègue. Instinctivement, il dissimule sa culpabilité, mais le meurtrier l’a vu faire et va le faire chanter pour remettre les compteurs à zéro. Bien mené grâce à la tension psychologique qui hante les personnages, “Insomnia” se perd un peu dans les éléments de l’intrigue et étire parfois trop son récit. L’idée principale d’un enquêteur privé de sommeil semble assez mal exploitée et on attendait davantage de douleurs et de paranoïa à cause de cet état. La photographie déçoit elle aussi, alors qu’elle aurait pu valoriser davantage les paysages d’Alaska. “Insomnia” reste un thriller avec de bons dialogues sans être palpitant. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Nolan avant Nolan. Avant son avènement avec Batman et ses œuvres ambitieuses Interstellar ou Inception, Christopher Nolan était un réalisateur comme les autres qui devait faire ses preuves à Hollywood. Ce film Insomnia, qui ressemble plus à un cahier des charges à respecter qu'une inspiration du réalisateur, est la porte d'entrée du réalisateur aux producteurs et à leurs planches à billet. Insomnia est donc une adaptation américaine d’un film scandinave qui réunit le toujours plaisant et très bon Al Pacino face à un Robin Williams à contre-emploi dans un rôle déroutant. L’enquête policière est agréable à suivre, il s’agit d’un polar noir en plein jour, ce qui n’est pas courant. Surtout, on reconnait la pâte du réalisateur avec ses flash-back silencieux et le manque de coupe rendant le film trop long. Insomnia est surement le moins bon des films de Nolan, mais cela serait faire la fine bouche que de critiquer ce film et ce réalisateur.
Malgré sa qualité plutôt correcte, "Insomnia" est probablement le film de Christopher Nolan qui me laisse le plus indifférent. Étant l'adaptation d'un autre film, ce projet souffre potentiellement de ce point de départ, car il ne dégage finalement pas grand-chose nous renvoyant au style habituel du réalisateur. Maintenant, ce serait mentir de vous dire qu'il ne possède aucune qualité, même si ces dernières sont finalement assez vite identifiables. Par exemple, jouissant de nombreux paysages magnifiques, on sent que Christopher Nolan s'est amusé à filmer ce décor via une mise en scène qui, si elle n'est pas franchement inspirée, saura tirer profit de cette ambiance. Celle-ci reprend d'ailleurs l'aspect "thriller" qui caractérise ce metteur en scène, en nous plongeant au sein d'une intrigue à suspense et à rebondissement. Pour cela, nous aurons affaire à un duo de tête assez intrigant pour la porter, composé d'Al Pacino et de Robin Williams. Et si c'est une rencontre qui peut surprendre à première vue, elle fonctionne finalement assez bien. Ils livrent tous les deux de plutôt bonnes performances, sans aller dans quelque chose de très marquant pour autant. Malheureusement, une fois que l'on a fait ce constat rapide du style et de l'ambiance, on se retrouve face au gros point noir du projet, à savoir qu'il ne raconte rien de très palpitant. L'histoire se contente d'être une enquête policière assez classique, qui aura bien quelques petites subtilités, mais qui n'est pas spécialement novatrice pour autant. On nous parlera de flics pourris, d'alliances improbables et de conflits entre partenaires, ce qui n'a rien de nouveau pour ce genre. Venant du réalisateur qui nous avait offert deux premiers longs-métrages vraiment très forts dans leur concept, on a donc du mal à croire à un ensemble aussi timide. Le problème à ce niveau vient alors probablement du fait qu'il n'ait pas écrit le film, ce qui explique que l'on retrouve assez peu de ses thèmes au sein de cette histoire. En conséquence de tout cela, et comme le long-métrage ne raconte rien de spécial, on finit alors par rapidement s'ennuyer. Le récit tentera quand même de nous garder éveillés par ce principe du soleil qui ne tombe jamais, ce qui joue énormément sur Will, mais sans que cela ne puisse vraiment aller jusqu'au bout. L'évolution de notre héros sera simplement assez prévisible, symbolisée par une quête de rédemption très attendue. Par conséquent, bien que de gros noms soient à l'affiche de ce projet, je ne vous le conseille pas forcément. S'il n'est pas mauvais, sa proposition est bien trop impersonnelle pour être vraiment intéressante. Pour conclure, le Nolan le plus timide.
Remake d’un film norvégien, "Insomnia" confirme le talent de mise en scène de Christopher Nolan qui réussit, grâce à un travail remarquable sur les rythmes et les lumières, à faire ressentir aux spectateurs le malaise croissant du héros victime d’insomnie mais également de sa conscience (une belle métaphore que le réalisateur utilise habilement). Mais, le film bénéficie également des décors somptueux de l’Alaska (des paysages qu’on a trop peu l’habitude de voir sur grand écran), d’un scénario intéressant (l’enquête de Dormer, ses "casseroles" avec l’IGS, sa relation avec le tueur…) et d’un formidable casting avec un Al Pacino impeccable en flic insomniaque, un Robin Williams époustouflant en tueur aussi dérangé que sympathique et une Hilary Swank parfaite comme à son habitude (seul le bien fade Martin Donovan m’a pas spécialement plu). Cependant, je reprocherais au film d’être trop sage, ou en tout cas trop classique, dans sa construction surtout au vu des autres films de Nolan qui brillent tous par leur capacité à surprendre le spectateur (le montage dans "Memento", le réalisme dans "Batman Begins", les faux semblants dans "Le Prestige"…). Un petit manque d’originalité dû sans doute au fait qu’il s’agit d’un remake. Reste un très bon film qui réserve aux quelques scènes marquantes parmi lesquels le face-à-face entre Dormer et le tueur sur le ferry tourné en plan séquence. Par contre, la morale finale sur l’importance de rester intègre n’était pas indispensable.
J'ai vu un film... qui m'a tenu en haleine du début à la fin. Ce remake américain du polar norvégien, signé Christopher Nolan, nous plonge dans l'Alaska où le soleil ne se couche jamais. Al Pacino incarne magistralement un flic torturé par l'insomnie et la culpabilité d'avoir tué son collègue par accident, menant une enquête sur un meurtre d'une jeune fille, dans cette lumière permanente et oppressante.
La mise en scène de Nolan, moins inspirée que d'habitude, n'en demeure pas moins remarquable : cette brume omniprésente nous hypnotise littéralement.
Le face-à-face entre Pacino et un Robin Williams étonnamment inquiétant constitue le cœur battant du film. On explore ici les zones grises de la morale, les choix douteux, le refoulement des actes qui nous hantent. Hillary Swank, dans un de ses premiers rôles, se montre aussi très juste. L'ambiance suffocante est épuisante autant que le personnage principal – c'est tout le génie de Nolan.
Seul petit bémol : Robin Williams, bien que surprenant, convainc moyennement en tueur. Mais ce défaut mineur n'entache en rien ce thriller formidablement construit, véritable bonheur cinématographique à découvrir absolument.