Malgré ce qui suit, l'auteur de ce film mérite un bravo parce qu'il est original, au moins dans l'intention.
C'est difficile d'exprimer ce qu'on ressent avec ce film (en sortant de la salle comme deux jours après). Ce seul constat est déjà révélateur... Et de fait, disons-le, on s'est plutôt ennuyé, on n'a ressenti aucune émotion, on n'en a aimé / apprécié à sa juste valeur ni le fond ni la forme. Sur le fond, le personnage principal du film est l'écologie et la politique ; sur la forme, c'est du théâtre filmé et son making of.
Il y a bien quelques moments de grandeurs, quand la grandiloquence (justement) est mise en scène - pour mieux (dé)montrer comment on manipule quelqu'un - ou comment le pire peut arriver, non à cause d'un individu puissant apparemment responsable, mais à cause d'une multitude d'irresponsables apparemment innocents. Ces moments de grandeur grand-guignolesque reposent sur le jeu de Tom Cruise. Ils auraient d'ailleurs suffi pour en faire un film drôle et moqueur - on se moque de tout, notablement du président américain, de ses sbires, de son dieu...
Mais qu'a-t-on à faire des états d'âme d'un personnage surgissant dans le décor si ça n'interfère pas dans le drame en cours (dans le film et chez le spectateur) ? Rien, évidemment. Or c'est le cas ici quand Tom Cruise passe de Digger à l'acteur qui joue Digger. Ce n'est pas que cette mise en abîme complique les choses ; c'est juste qu'elle n'apporte rien. Et l'on regrette qu'elle n'apporte rien (au film et au spectateur) : ni drôlerie, ni drame, ni émotion. C'est d'ailleurs la même chose avec les états d'âme d'autres personnages de cette mise en abîme (la metteuse en scène, le producteur)...
S'il tenait à cette mise en abîme, le réalisateur aurait pu en rester à la scène finale du film (moment mémorable), dont l'idée nous rappelle d'ailleurs l'excellente scène finale de la Planète des Singes (le film de 1968). Mais juste avant le générique de fin, un graffiti énonce "compliance is freedom", concept clé du monde des affaires, que le sous-titrage traduit (librement) par "l'obéissance est la liberté". Cela aide-t-il à se convaincre que l'auteur du film a pris un parti, délivré un message ? Ça augmente plutôt la confusion sur le sens du film...
Un portrait hyper percutant et tellement juste de l'humain à notre époque. Le film aborde les plus profonds défauts de l'humanité sans fard, joue avec les frontières entre la farce, la comédie et le drame avec une grande maîtrise et, loin de brasser avec lourdeur clichés et stéréotypes éculés, surprend de bout en bout. Les notations de la presse me paressent excessivement sévères.
Un magnat du pétrole mégalomane conduit le monde à la catastrophe…
Trop long, trop lourd, trop… c’est trop. Digger (2026) est une incroyable farce satirique et loufoque qui se moque des grands de ce monde. Une critique acerbe et caustique du capitalisme sans vergogne.
Mais pour cela, le réalisateur n’y est pas allé de main morte. Grandiloquent, volontairement, grotesque, gueulard et visuellement impressionnant, le film ne laisse clairement pas indifférent et va diviser les spectateurs, entre ceux qui se prendront au jeu et les autres pour qui tout ce cirque fatiguera plus qu’autre chose.
Il faut reconnaître que la mise en scène d’Alejandro González Iñárritu (Birdman - 2015) est démentielle, les tableaux s’enchaînent (on est parfois plus attentif aux décors qu’à l’intrigue en elle-même) à un rythme effréné et la distribution nous en met clairement plein les yeux (Tom Cruise cabotine joyeusement en plus de son impressionnante transformation physique, tandis que John Goodman surjoue puissance 1000 chacune de ses scènes et s’avère tout bonnement hallucinant).
Le film avait tout pour plaire (techniquement et visuellement parlant, c’est impressionnant), avec une distribution aussi folle que le film en lui-même. L’ennui, c’est qu’à force de vouloir faire trop (ça bouge dans tous les sens, ça hurle pour un oui ou pour non, …), le film finit assez vite par fatiguer, voir créer une certaine lassitude et ce, malgré l’entrain des acteurs (et la bonne bouille de Maggie (le chat en phase terminale).
"Digger" (le creuseur) Rockwell est un milliardaire misanthrope enrichi par l'exploitation du pétrole, qui vit retranché dans un immense manoir avec une armée de collaborateurs qui l'entoure et Maggie, sa chatte, âgée et subclaquante. Digger possède des puits de pétrole partout dans le monde. L'un d'eux au Groenland, détruit par une explosion, a causé la dérive vers l'Europe d'un immense iceberg qui menace d'y provoquer un tsunami. Digger se rapproche du président américain pour décider de la réaction appropriée.
Alejandro Iñárritu est sans doute l'un des plus grands réalisateurs de son temps. Il a remporté deux fois (de suite !) l'Oscar du meilleur réalisateur : en 2014 avec "Birdman" et en 2015 avec "The Revenant". On lui doit aussi "Amours chiennes" (2000), "21 Grammes" (2003) et "Babel" (2006). Son précédent film, "Bardo" (2022), n'était pas sorti en France. "Digger" marque son grand retour onze ans après "The Revenant".
"Digger" est une sacrée claque. Une claque désagréable qui m'a spontanément déplu, mais que j'ai tendance à réévaluer depuis que j'y réfléchis. J'étais sur le point d'affirmer péremptoirement que Tom Cruise, prêt à tout pour obtenir enfin l'Oscar qu'il n'a jamais eu, en faisait trop. J'allais aussi reprocher à Iñárritu, d'être en roue libre, aux manettes d'une farce apocalyptique trop longue, qui louche à la fois du côté de "Citizen Kane", de "Docteur Folamour" et de "Don't Look Up" qui ne se refuse aucune outrance.
Mais ces critiques me semblent tout bien considéré bien mesquines. "Digger" est un film sacrément ambitieux, à mille lieues au-dessus du tout-venant cinématographique. Il rassemble quelques uns des plus grands acteurs du moment : Tom Cruise qui, comme il l'avait déjà fait dans Magnolia, ose briser son image ultra-lisse, John Goodman, amaigri et méconnaissable, Riz Ahmed, Sandra Hüller, Jesse Plemons... Ses décors, notamment le manoir de Digger, mélange vertigineux de ranch texan et de palais arabe ultra-kitsch, sont à couper le souffle. "Digger" contient quelques scènes d'anthologie, notamment le discours fleuve du héros devant une assemblée (le Parlement européen ? le Bundestag et sa coupole post-moderne ?) où répondant aux parlementaires qui lui reprochent de détruire la planète, ils renvoient la responsabilité du dérèglement climatique aux consommateurs européens gloutons qui n'ont pas su renoncer à un mode de vie énergétivore.
Quant au scénario en quatre actes, les critiques nous disent, sans le dévoiler, qu'il contient un twist. Je ne crois pas que ce soit le mot exact. Toujours est-il que, ce qu'on y apprend au bout d'une trentaine de minutes donne à l'histoire une dimension inattendue. Le vrai twist, c'est celui du tout dernier plan, glaçant. Mais n'était-il pas attendu et prévisible ?
Une incroyable performance d’acteur de Tom Cruise, une mise en scène qui démarre dans la caricature à gros trait alliée au burlesque pour soudain changer de registre. Un film passionnant jusqu’à la fin qui manie le tragique et le burlesque avec une efficacité redoutable. Il fallait être fou pour se lancer dans une telle aventure
Film super intéressant une comédie burlesque. Mais qui suis ce qui se passe aujourd'hui avec les présidents qu'il y a aujourd'hui dans le monde et des grands patrons qui sont présents. Mais film surper intelligent. J'ai vraiment apprécié le rôle de Tom Cruise
Excellent film ! Porté par un scénario vraiment original et spécial, qui invite à de grandes réflexions sur l’écologie, l'exploitation des ressources et notre rapport au monde. Et c’est assez inquiétant, car personnellement, j’ai vraiment l’impression qu’on va droit dans le mur… Une œuvre à la fois surprenante et impressionnante, avec un visuel étonnant et un Tom Cruise énorme ! Une expérience cinématographique à découvrir absolument !
Malgré de très bon acteur et des visuels magnifiques, c'est la premiere fois que je sort au milieu de la séance de la salle.... un scénario lourd et imbuvable.....
Alors oui, ça ne plaira pas à tout le monde. Mais on ne voit de tels films qu'une fois tous les 10 ans. C'est une véritable expérience cinématographique. Et quel plaisir de voir Tom Cruise dans un autre registre. Quel acteur !
Enfin un film de Inarritu. Allez !! Courez y !! Il est génial . Tom Cruise méconnaissable. !! Une dystopie plutôt originale. Une fin imprévisible. On en parlera dans les chaumières car il nous concerne tous.