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Prad Bitt
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5,0
Publiée le 2 octobre 2026
C'est notre rapport à la planète qui est décortiqué dans Digger. Ce film est la conjugaison parfaite entre un texte saillant et un visuel percutant. La satire d'aujourd'hui sera peut-être la vérité de demain et c'est en ça que Digger deviendra culte dans quelques années.
C’est fun Le début était compliqué mais si la mise en scène et la valeur des plans étaient sympa… Puis quand le film se dévoile réellement j’ai commencé à kiffer ! Dommage que le principe de la critique préemptive ne soit pas mieux expliqué avec le personne de Kenny ne soit pas plus développé sur cette stratégie à enjeu politique qu’est le financement de la scène de théâtre mais d’un côté j’adore le fait que ça soit mentionné et puis le film fonctionne sur ce pdv là et sur cette critique comique des ultra riches qui appauvrissent la planètes pour des billets
spoiler: Tom Cruise est juste exceptionnel dans son rôle. Une idée de scénario dans l’air de notre temps et à but de nous faire réagir sur notre monde actuel, du pur génie. Des plans juste magnifique et une idée scénaristique qui sort totalement de l’ordinaire.
J’avoue que j’y suis allé un peu à l’aveugle. Digger, c’était mon premier Iñárritu. J’avais vu le nom partout, j’avais entendu parler de Birdman et The Revenant sans jamais les avoir vus, et là, boom, Tom Cruise en pétro-magnat qui essaye de sauver le monde après avoir tout cassé. L’affiche m’a fait sourire, le pitch aussi. Je me suis dit : allez, on tente. Dès les premières scènes, on sent que le film veut frapper fort. Cruise est quasiment méconnaissable, complètement excessif, narcissique, pathétique et hilarant à la fois. Il y a des monologues où il part en vrille pendant dix minutes, des réunions de gouvernement complètement absurdes, et une photographie (merci Lubezki) qui en met plein la vue, surtout dans les plans arctiques. Sur le papier, c’est une satire sur le pouvoir, le climat, l’hypocrisie des élites… et ça marche, par moments. On rit, on est mal à l’aise, on se dit "ouais, il a raison". Sauf que… au bout d’un moment, j’ai commencé à sentir la fatigue. Le film pousse tellement le bouchon qu’il finit par se manger lui-même. Tout est grandiloquent, tout est appuyé, chaque personnage est une caricature, et la critique sociale, aussi juste soit-elle, devient un peu prévisible. J’ai eu l’impression que Iñárritu voulait tout dire en même temps, et que le film s’essoufflait à force de vouloir être trop intelligent, trop urgent, trop excessif. Certaines scènes m’ont scotché, d’autres m’ont fait regarder l’heure. Au final, je sors avec un 3/5 assez clair. J’ai apprécié l’ambition, la performance de Cruise (vraiment hors normes), et le fait que ce soit un film qui ose. Mais je n’ai pas été emporté comme j’aurais voulu. C’est le genre de film que je trouve intéressant plus que passionnant. Peut-être que si j’avais déjà vu le reste de la filmographie d’Iñárritu, j’aurais mieux capté où il voulait en venir. Là, pour une première rencontre, c’est un peu trop bruyant pour moi. Mais je ne regrette pas d’y être allé.
Film original, Tom Cruise - dont je ne suis pas fan - trouve là un rôle intéressant et subtil. La narration est un peu complexe mais c'est élaboré, on n'attend pas de ce genre de film une caricature MAGA et pourtant ça marche avec subtilité. Regret que Sandra Huller ne soit cantonnée qu'à un rôle d'appoint, je suppose que les 9 avocats de Tom Cruise ont bien vérifié dans le scénario qu'il était dans tous les plans et qu'il avait plus de répliques que les autres.... C'est rare de voir un film d'un "studio" aussi iconoclaste, ça fait plaisir.
Un film façon wes anderson sur la protection de l’environnement et les magnats du pétrole… du burlesque tom Cruise est formidable dans un nouveau genre theatral
Personnellement je n’aime pas ces films politico-ecolo et grosse fiction !!! J’ai trouvé ce film ennuyeux bien que les acteurs soient bons, pas trouvé cela drôle et assez vulgaire !
Un peu comme « Une bataille après l’autre » de Paul Thomas Anderson l’an passé, « Digger » était attendu comme le Messie, le blockbuster de fin d’année destiné à rafler son lot de récompenses dans les différentes cérémonies. On a quand même un sacré morceau de cinéma qui se profile de loin. D’abord, le retour d’Alejandro Gonzales Inarritu après le monstrueux et inoubliable « The Revenant » et un passage sur Netflix avec « Bardo ». Son retour après sept ans d’absence était attendu. Ensuite, découvrir Tom Cruise dans une composition qui s’annonçait incroyable, entre « Magnolia » (pour le côté intense) et « Tonnerre sous les tropiques » (pour la transformation physique) ne peut que titiller notre curiosité. Ajoutons, un casting royal à ses côtés (John Goodman, Riz Ahmed, Sandra Hüller, ...) et un sujet ô combien nécessaire et dans l’air du temps qu’est la crise écologique, vous avez une petite bombe de hype cinéphile en approche. Et donc ce qui aurait pu être une satire grandiose sur le climat à la « Don’t look up » (un monument dans le genre) se révèle être une farce grotesque et pénible aux choix narratifs complètement lunaires et/ou clivantes. Un film pénible sur la longue où on hésite entre audace et prétention (toutes deux non payantes).
Pourtant, « Digger » commence très fort. Les vingt premières minutes qui présentent des enjeux très sérieux (une fuite de méthane dans la calotte glacière à cause du forage pétrolier provoque le détachement d’un immense iceberg qui vogue vers l’Europe) sur le ton de l’humour presque absurde (le chat) sont décapantes. Ton Cruise est super investi dans le rôle, les dialogues à débit mitraillette sont caustiques et drôles tandis que le côté exagéré de ce pamphlet nous apparaît mesuré avec justesse. On sent le film certes enorgueilli de lui-même, mais aussi brillant qu’amusant. Puis patatras! En une séquence tout s’effondre. Pas de spoiler à ce niveau mais on comprend vite que tout cela est une mise en abyme, un film dans le film (ou plutôt une pièce de théâtre ici). Et ce choix nous sort complètement du récit, surtout qu’il apparaît mal fagoté et inutile. Certes, sur la toute fin tout prend son sens et amène à cette chute édifiante mais il va sans dire que « Digger » aurait été bien plus digeste sans cette pirouette narrative auto-suffisante. Comme un clin d’œil à un de ses anciens films « Birdman », la pièce de théâtre cristallise la mémoire de la chute qui nous attend.
Bien sûr, tout n’est pas à jeter au sein de ce long-métrage boursouflé. La mise en scène - dont les focales font penser au cinéma de Yorgos Lanthimos - est quand même assez appréciable et le film nous gratifie de quelques éclats merveilleux. On pense surtout à ce plan-séquence magistral qui voit Tom Cruise faire un monologue incroyable sur l’hypocrisie du monde face à la crise écologique. Passionnant aussi bien sur le fond que sur la forme. Et John Goodman en fait un pas mal non plus et très drôle quelques séquences plus tard. Mais tout est outrancier, forcé et exagéré. Comme on le disait plus haut, la critique n’est pas fine, elle est en mode bulldozer enfonçant des portes ouvertes plus qu’autre chose. Le long-métrage est bavard, redondant, fatigant et les gesticulations intempestives des personnages finissent par nous indisposer. La plupart des seconds rôles sont sous-employés ou timides, laissant ainsi le champ libre à Tom Cruise, certes impérial dans un film irritant.
Cependant, ce qui reste l’énorme talon d’Achille du film est sans conteste ses sorties de routes méta (qui cachent d’ailleurs peut-être d’obscurs symboles ou sens qu’on n’a pas pris la peine de déchiffrer) arrogantes et parfaitement injustifiées que la promotion a d’ailleurs bien pris soin de masquer. Elles nous sortent totalement de « Digger » à chaque fois. En bref, malgré ces qualités plastiques indéniables, quelques fulgurances qui valent le coup et un Tom Cruise comme on ne l’a jamais vu, c’est vraiment foireux et chiant. Revoyez plutôt la claque « Don’t look up » dans le même genre!
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Je ne comprends pas les mauvaises critiques qui trouvent que tout est trop (peut être moi j'ai trouvé ça excellent) mais surtout aucune ne parle de la narration original pour parler d'une chose plutôt classique à Hollywood et sans faux suspense. Avec une vraie surprise concernant le personnage de Jesse Plemons . J'ai préféré Digger à Birdman qui était déjà très bien.
J’ai trouvé Digger tout simplement génial. Pour moi, Tom Cruise y tient peut-être le rôle de sa vie. On l’associe tellement aux blockbusters qu’on en oublierait presque qu’il peut être un formidable acteur dramatique.
Digger évolue dans un univers volontairement surréaliste, caricatural et théâtral, ce qui rend assez vaine la critique du manque de réalisme. spoiler: Il y a notamment cette étonnante mise en abyme où l’action s’interrompt et où l’on découvre soudain les décors : ce que nous étions en train de regarder était une pièce de théâtre.
Mais Digger s’attaque aussi à notre hypocrisie collective face au réchauffement climatique. Après la catastrophe provoquée par les forages pétroliers au Groenland, Digger doit rendre des comptes, notamment devant l’Assemblée européenne. Sa défense est aussi cynique que dérangeante : vous condamnez le pétrole, leur dit-il en substance, mais vous en avez tous besoin. Vous roulez en voiture, vous prenez l’avion, vous consommez des produits qui doivent être fabriqués et transportés. Et cette dépendance ne disparaîtra pas du jour au lendemain grâce à l’électricité et aux éoliennes.
Digger est un film très bavard. Les dialogues sont nombreux, rapides, parfois même étourdissants. Par moments, cela m’a rappelé certains films de Woody Allen. En version originale, il faut s’accrocher : les sous-titres défilent vite et demandent beaucoup d’attention. Mais les dialogues sont tellement savoureux.
Je suis allé voir ce film pour un Tom Cruise différent de ce dont on a l'habitude de voir... Je n'ai pas été déçu. Tom Cruise est un monument ! Mais je n'avais pas noté que cette histoire provenait du cerveau d'un être pas normal, celui du réalisateur Alejandro González Iñárritu qui nous gratifie régulièrement de films extraordinaires (Birdman ou 21 grammes par exemple). Si je l'avais su, je serai entré dans mon cinéma avec une confiance aveugle. Le début est poussif et les dialogues sonnent un peu faux dans la version française mais l'histoire s'emballe et cela devient du grand Iñárritu... du grand art. Tout simplement un grand film. Presque un chef d'oeuvre... A voir et à revoir !
Oula.. je ne m'attendais à rien avec cette bande annonce qui fait extrêmement penser à Docteur Folamour de Kubrick.. bon.. sauf que Inarritu a beau avoir un certain talent (enfin.. The revenant oui.. pas du tout aimé Birdman) bah.. c'est pas Kubrick
spoiler: En fait on assiste aux repets. d'une pièce de théâtre tout au long du film. . Ca gueule beaucoup, il y a énrpmement de monologues, chaque acteur a "Sa" séquence, ils surjouent tous (théâtre oblige, certes..) et Cruise, grimé, a trouvé SON rôle de composition qu'il doit chercher depuis plus d'une décennie, depuis qu'il ne fait que des Action Movies et des cascades.. C'est de l'auto promo. Il cherche l'Oscar a n'en pas douter.
Alors certes la direction artistique est belle. Mais qu'est ce que ça tourne en rond. Une fois la "surprise" divulguée spoiler: de la mise en scène dans la mise en scène , ça ne raconte plus grand chose... C'est moyennement drôle, ils sont tous grotesque, le message politico-Ecolo est plutôt lourd dingue.. Bref une déception
On pense beaucoup au mythique "Docteur Folamour" (1964) dans le style de l'incongru ubuesque mais si ancré dans notre réalité, dans le genre du conte moderne aussi satirique que cynique, mais alors qu'il était question de nucléaire et de Guerre Froide dans les années 60 aujourd'hui il est question du rapport difficile entre écologie et économie. Le réalisateur-scénariste pose la question, comment sauver la planète, tout en sachant que chaque habitant ne veut pas perdre son confort ?! Et le réalisateur-scénariste de répondre dans un épilogue aussi savoureux que douloureux. D'ailleurs cette dernière partie est construite avec un twist en fait attendu, on le devine à partir du moment où arrive la mise en abyme... SPOILERS voir site !... Vous comprendrez à la fin du film. Le postulat de départ est géniale, le scénario malin, la construction narrative judicieuse, mais il y a aussi beaucoup de dialogues, des partes redondantes, une espèce de frénésie qui n'est pas toujours adéquate ou "mesurée" et donc on arrive logiquement au show Digger/Cruise, ou quid de la performance de Tom Cruise absolument dantesque, inspirée et inspirante, impressionnant et absolument jubilatoire on peut aussi penser que certains iront à l'overdose. Le film est passionnant jusqu'à une conclusion particulièrement pessimiste, et il fallait bien une satire caustique pour faire passer la pilule et qu'on aurait aimé encore plus drôle. Site : Selenie