Joseph Cross, chef de chantier dans le BTP. Marié, deux enfants, il a une vie millimétrée et parfaitement organisée. Pourtant, cette nuit, seul au volant, il va devoir prendre une décision qui va changer le cours de sa vie…
Gilles Bourdos (Renoir - 2013) réalise le remake de Locke (2014), incarné par Tom Hardy. Comme dans l’oeuvre d’origine, l’intégralité du film se déroule dans l'habitacle du véhicule du protagoniste principal, sous les traits de Vincent Lindon. Un huis clos d’à peine 1h15 où l’on se retrouve en face à face avec le héros (ou plutôt, seul face à lui-même), les claustrophobes devront prendre leur mal en patience.
Dans ce road-movie, on suit les mésaventures de Joseph, qui se retrouve contraint de devoir gérer, au volant de sa voiture, une triple crise spoiler: (son chantier de BTP pour lequel il s’apprête à couler la plus grande dalle de béton d’Europe, sa relation d’un soir qui va accoucher d’un instant à l’autre et son épouse à qui il va devoir annoncer qu’il l’a trompé et qu’il ne rentrera pas ce soir).
On se prend au jeu avec une certaine facilité, en très grande partie grâce à Vincent Lindon. Si le procédé (un huis clos téléphonique en temps-réel dont on ne verra jamais les autres protagonistes, autre que le héros) fonctionnait dans l’excellent thriller danois The Guilty (2018), c’est parce qu’il y avait un énorme travail au niveau de l’écriture et du sound-design, ce qui n’est clairement pas le cas ici. Malgré sa courte durée, on finit assez vite par trouver l’ensemble redondant et répétitif. Les situations téléphoniques se ressemblent et manquent cruellement d’originalité, en pareille circonstance, on se félicite que le film ne soit pas plus long.
Il faut néanmoins reconnaître que ce remake parvient à faire mieux que l’oeuvre originale. Le film de Steven Knight était tellement insipide et assommant (en grande partie à cause de l’interprétation monolithique de Tom Hardy), qu'à titre de comparaison il n’y a pas photo, Vincent Lindon porte littéralement le film sur ses épaules et parvient à sauver les meubles.
Voilà un film presque expérimental puisqu'il se passe uniquement dans une voiture avec un seul acteur, Vincent Lindon, et seulement les voix des gens qu'il appelle au téléphone. On pourrait être rebuté par l'expérience et pourtant, ça fonctionne, et même si vous n'êtes pas fan de cet acteur, ce qui est mon cas, on ne cesse d'être fasciné par cette performance à la fois d'acteur, de scénario et de réalisation. Une bonne surprise donc.
Le concept même de la construction narrative et formelle de l'histoire est une gageure en soit, mais Gilles Bourdos complique forcément la chose avec un remake car, disons-le de suite, comment réécrire et réinventer un tel scénario original ?! Dès le départ, on constate une très et trop grande similarité, et ce même visuel, avec les ombres et lumières avec le jaune et blanc des lumières. Les défauts de "Locke" sont simplement repris notamment et surtout le manque d'enjeu dramatique et un récit redondant avec une majorité d'appels qui ne sont que fâcheries ou débats ineptes. Le plus gênant est qu'on a l'impression d'être au bureau, la dimension très "administrative" et "technique" semble prendre plus de place que dans l'original. L'envie de voir ce film était quasi nul tant on ne voit pas le but ni la raison et se résume à savourer le jeu d'un Vincent Lindon qu'on sent ne pas franchement y croire. Le film ne dure que 1h15, et finalement n'apporte réellement et vraiment rien de plus à l'original, l'exemple même du remake facile et inutile. Site : Selenie.fr
Huit clos efficace car on est tenu en haleine tout au long du trajet. Lindon est toujours aussi sobre que juste dans son jeu. Sauf erreur, on reconnaît les voix de Devos, Gadebois, Khan et Arbillot qui participent grandement à la réussite du film. Dommage ce soit un peu trop court sur patte (01h17) car on en voudrait plus.
Mitigée. Le film a un ton , une originalité, Vincent lindon est comme toujours impeccable dans son rôle d’homme courageux et insubmersible. Mais c’est peut être là que le bas blesse. Spoiler Pendant tout le film je m’attendais à un twist qui rendrait le film moins monobloc, moins premier degré. Car là au final, on a un film sur le pauvre homme sécurisant, gentil , courageux , ultra performant qui se tient une charge mentale en béton!! Pauvre chou!! Et quel homme!? que dis-je quasiment un super héros!!! C’est assez pénible au final. Ce premier degré et la mise en scène qui essaie en permanence de nous jeter sur des fausses pistes en multipliant la présence furtives mais bien appuyée de voiture de polices ou de pompiers laissant planer le doute sur ce que l’on est réellement en train de voir déçoit . Puisqu’au final , rien ne surgit. Ça retombe à plat du coup. Dommage
Le film repose presque entièrement sur les épaules de Vincent Lindon... qui fait du Vincent Lindon... et il se trouve qu'il n'est pas maladroit dans cet exercice. L'acteur a du charisme et sait faire toucher du doigt le conflit intérieur qui le mine.
Sur le plan technique, c'est très bien. L'intérieur comme l'extérieur de la voiture sont très bien utilisés, croisés avec des vues nocturnes de la périphérie de Paris.
Le principe des dialogues par l'intermédiaire de la voiture connectée fonctionne bien.
Je trouve toutefois que cela ne vise pas très haut. spoiler: Au drame intime, j'aurais préféré un thriller , mais cela se laisse voir avec plaisir.
Joseph est en charge d'un projet urbain très important. Demain à 5h30, 130 camions remplis de béton se dirigeront vers son chantier de gratte-ciel pour la plus grande coulée de béton de la décennie. Pourtant, Joseph n'est pas sur la chantier ce soir-là. À la suite d'un appel téléphonique, il a pris sa voiture et a décidé de laisser tout tomber. En route vers Paris, il appelle ses proches. En salle le 20 novembre.
spoiler: "Le choix" part d'une idée intéressante. À quoi ressemble la soirée d'un homme sur le point de bouleverser totalement sa vie pour ses principes ? L'idée est bonne mais voilà, le résultat est assez angoissant. On se retrouve coincés dans cette voiture avec le personnage principal en proie à une multitude d'appels. Le film est très administratif et un peu trop accès sur le projet de construction en béton. On a l'impression d'être au bureau, vraiment. On tente de nous expliquer pourquoi ce choix est si important pour joseph mais ça reste assez léger psychologiquement. La fin est un soulagement pour Joseph mais il a tout de même basculé toute sa vie en une soirée.
Film intense sans aucun temps mort. Le spectateur est embarqué avec une grande générosité. Scénario impeccable. Vincent Lindon magnifique dans un registre très émouvant qu'il assume totalement avec pudeur, sincérité. Un film qui fait du bien. Du ci-ne-ma. Enfin! Bravo et merci à Gilles Bourdos et à Vincent Lindon.
Le Choix est une excellente surprise. C'est un thriller psychologique et une expérience cinématographique. Un homme seul dans sa voiture doit parler à plusieurs personnes. Un seul acteur : Vincent Lindon est parfait. Comme d'habitude. Le dispositif rappelle celui du film The Guilty : quand on entend un personnage au téléphone, on l'imagine ainsi que le lieu où il se trouve... On se fait un film. Un film dans le film. Le résultat est passionnant. Une expérience rare au cinéma. A voir !
Belle performance d'acteur mais pour être totalement transparent - ce que les critiques n'ont pas toujours indiqué - ce film est le remake quasi identique d'un film anglais sorti en 2013 avec Tom Hardy, "LOCKE" d'où le sentiment d'assister à une copie sur écran. Je n'ai pas vu de modifications scénaristique et donc sans m'être ennuyé je me suis contenté de mesure le jeu d'acteur de Vincent Lindon.