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3,0
Publiée le 28 novembre 2025
Après le décès de sa meilleure amie, Eleanor part s'installer chez sa fille qui ne peut pas lui accorder beaucoup de temps. Une solitude qu'elle comble au contact de Nina, une étudiante en journalisme intriguée par l'histoire de sa vie... Une histoire qui rapproche les deux femmes qui tentent de surmonter une difficile épreuve. Leur attendrissante relation est le cœur du premier long-métrage de Scarlett Johansson en tant que réalisatrice. Les scènes que June Squibb et Erin Kellyman partagent sont pleines de vie et réconfortantes. Il y a toujours les dessous de cette confession qui planent comme une épée de Damoclès et la résolution de ce mensonge est plutôt satisfaisante. On peut voir ça comme une justification facile ou comme un devoir de mémoire pour une personne qui n'a pas pu raconter son histoire de son vivant. Dans l'ensemble, "Eleanor the Great" est un petit film tendre, digne, amusant et touchant qui n'avait pas besoin d'être aussi mélodramatique pour transmettre des émotions.
Eleanor the Great explore la solitude, le deuil et la reconstruction en suivant la trajectoire d’Eleanor Morgenstein, une nonagénaire qui, malgré son âge, cherche encore sa place et un espace où se sentir vue. Scarlett Johansson filme cette femme fragilisée par la perte de sa meilleure amie, dont le départ la pousse à quitter la Floride pour rejoindre sa fille et son petit-fils à New York. Mais là encore, elle se heurte à un quotidien où elle se sent transparente. C’est par hasard qu’elle entre dans un groupe de parole de rescapés de la Shoah et, par peur d’être rejetée, invente un passé qui n’est pas le sien. Ce mensonge s’emballe et attire l’attention de Nina, une jeune étudiante en journalisme qui voit en Eleanor une mentor idéale. Entre elles naît une relation touchante où chacune porte un deuil qui l’empêche d’avancer. Le film montre comment ces deux femmes, malgré leur différence d’âge, se rejoignent dans la même blessure. La réalisatrice met en scène la manière dont les petites interactions du quotidien, parfois maladroites, parfois lumineuses, fissurent leur solitude et laissent circuler l’affection, la colère, le pardon. Le récit souligne aussi la difficulté d’aimer quand la peur de perdre l’autre conduit à mentir pour exister encore un peu. June Squibb et Erin Kellyman forment un duo d’une justesse rare, l’une apportant une gravité tendre, l’autre une vulnérabilité vive. Leur dynamique donne au film une intensité qui dépasse chaque scène. Eleanor the Great devient alors un film sur la réparation par le lien, où l’amour, même maladroit, devient le seul véritable moteur pour sortir du deuil et retrouver un souffle.
Délicat et tendre, mais grande surprise ou nouveauté, JOHANNSON livre un film référencé, sincère et touchant, par moment très cliché et facile, mais qui emporte tout de même le spectateur
Un film très classique dans sa réalisation. La bienveillance des personnages fait de ce film un mélo malgré le sujet grave et les bons sentiments l'emportent, empêchant d'être vraiment transporté par ce film.
"Eleanor The Great" marque les débuts de Scarlett Johansson derrière la caméra et la comédienne choisit un terrain inattendu. Elle signe un premier film intimiste et délicat, centré sur une femme vieillissante, rongée par le deuil et la solitude. Pour combler le vide laissé par la disparition de sa meilleure amie, elle commence à s’approprier son histoire, celle d’une survivante de l’Holocauste. En se racontant à travers cette mémoire qui n’est pas la sienne, Eleanor attire l’attention, l’écoute et une forme de reconnaissance qu’elle n’avait plus. Le film explore avec finesse cette frontière trouble entre hommage, mensonge et besoin vital d’exister aux yeux des autres. Scarlett Johansson aborde son sujet avec une grande douceur, sans jamais juger son personnage et June Squibb est tout simplement remarquable dans le rôle d'Eleanor.
Bon premier film pour Scarlett Johansson qui s'entoure d'une June Squibb sublime, mélangeant humour et drame avec grâce. L'alchimie entre June Squibb et Erin Kellyman fonctionne à merveille. On regrettera néanmoins un certain classicisme dans la narration..
Film découvert en avant-première au festival du cinéma américain de Deauville. Le premier film de Scarlett Johansson en tant que réalisatrice m'a profondément touchée, les personnages sont très bien écrits tout comme les dialogues. June Squibb est incroyable dans son rôle tantôt émouvante, tantôt désopilante. Un très beau film sur le deuil et l'amitié à tous les âges.
Lorsqu’un ou une actrice se lance dans la réalisation, il est important de regarder le résultat rien que par curiosité. Évidemment Scarlett Johansson n’est pas la première à passer le pas, mais elle n’était pas la plus attendue dans ce domaine.
Quoi qu’il en soit, le film “Eleanor The Great” est une bonne surprise car le film est un des films les plus marquants de l’année et dans le bon sens du terme. La mise en scène (peut-être par manque d’expérience) n’est pas artificielle et too much, elle est pure. Et le scénario est extrêmement touchant et complet.
Concrètement, la réalisation n’est pas superficielle, le montage est relativement posé et laisse une place très importante au silence faisant monter la tension et les émotions. Sans compter que les musiques sont très belles. En ce qui concerne l’imagerie, elle est naturelle, c’est-à-dire qu’il n’y a aucune modification inutile de la photographie ; les couleurs et les décors sont beaux tels quels. Il est très important de notifier l’intelligence du montage et du rythme qui permet de connaître plusieurs points de vue à la fois et surtout, il est important de noter la pertinence du dernier plan.
En bref, la réalisation est sobre et n’a pas besoin de plus. Entre silence et dialogue, Scarlett Johansson a totalement maîtrisé son sujet.
Quant au scénario, il est très intéressant avec un pitch très pertinent et intriguant. Il rend hommage à l’Histoire, à une période difficile, à une communauté et religion, à une génération et également au métier de journaliste. En soit, les sujets traités sont cohérents et complets. Ensuite, la narration est prenante et cohérente avec son sujet laissant le temps d’exposition et laissant au spectateur le temps de s’attacher au personnage. Effectivement, ils sont tous suffisamment attachants ou suffisamment développés en peu de temps (sûrement grâce à l’expérience d’acting de la réalisatrice). Sinon, la morale de l’histoire est assez didactique mais le schéma narratif apporte suffisamment de nuance pour ne pas croire à un manichéisme.
Succinctement, le scénario est très bon avec des archétypes qui sortent de leur clichés et une narration prenante, impactante et un récit extrêmement touchant et pertinent.
Il ne fallait pas une mise en scène haute en couleur pour illustrer un scénario comme celui-là. Scarlett Johansson a su trouver le bon dosage entre émotivité, silence et baisse de rythme afin que le spectateur se sente impliqué dans son intrigue.
Mission réussi pour “Eleanor The Great” qu’il faut impérativement voir.
Du rire aux larmes, à la force de caractère mais aussi à la fragilité, aux conflits et aux liens entre les générations, le scénario vous surprendra, car la bande-annonce ne parle pas de l’essentiel. On découvrira à quoi correspond la bat-mitzvah pour les femmes juives, au coeur de l’épilogue. Eleanor cabotine et s’effondre. Très beau !
Scarlett a pris le risque de passer derrière la caméra, et l’essai est brillamment transformé ! Elle nous offre un film touchant, émouvant, porté par une héroïne de plus de 90 ans qui nous délivre une véritable leçon de vie. Le film aborde des thèmes forts , la perte des proches, l’Holocauste, la solitude, l’amitié , mais jamais il ne sombre dans le pathos. Grâce à une touche d’humour subtile et parfaitement dosée!!! Un premier film sensible, humain, qui réussit à parler de sujets lourds avec grâce et délicatesse. Une belle réussite!!
Passage réussi à la réal pour Scarlett Johansson !
Pour ce premier film, une double-intrigue autour de la mémoire de la Shoah et de la relation entre un père et une fille endeuillés.
On pourrait tout à fait s'attendre à quelque chose de très larmoyant avec un sujet de la sorte... Détrompez-vous ! Alors, oui, vous risquez de pleurer dans le film. Mais Eleanor the Great a la très bonne idée de compenser l'aspect mélodramatique de son sujet par la personne de June Squibb, 94 ans, immédiatement attachante dans le rôle d'Eleanor. Ce personnage est un petit tour de force : un rôle très souvent drôle, très tendre aussi, d'un naturel déconcertant qui semblait taillée pour elle. Autour d'elle, une Erin Kellyman tout en justesse avec son père Chiwetel Ejiofor, touchant.
On pourra reprocher au film d'être peut-être trop sage artistiquement pour un premier film mais il se rattrape nettement grâce à une efficacité difficilement contestable et une sensibilité pour ses personnages qui ne laisse pas indifférent. Le moment que Scarlet Johansson nous propose avec ce premier film a tout d'un bonbon : doux, agréable, rappelant le passé mais définitivement bon.
C'est précisément pour un film comme celui-là que j'aime aller au cinéma !
C'est un sujet délicat qui pourrait être casse gueule sur le papier mais qui est traité avec une telle délicatesse et sensibilité qu'on ne peut qu'être touché.
On sent que ce sujet tient à coeur à Scarlett Johansson qui, pour sa première réalisation, a mis tout son cœur dans ce film. Les personnages sont approfondis et attachants. On sent que ce film est réalisé par une actrice car elle prend le temps de développer les personnages et de leur donner une consistance.
June Squibb est formidable ! Du haut de ses 96 ans, elle porte le film à bout de bras : avec sa langue bien pendue, on s'attache immédiatement à elle !
Sur cette femme, aucun jugement n'est posé. Quand on vit 11 ans avec sa meilleure amie, on s'imprégne de l'autre et de son histoire. Je déteste le mensonge mais la solitude est tellement pesante que je comprends comment on peut arriver à un tel extrême pour lutter contre elle.
J'ai également été touchée par le duo quelle forme avec Erin Kellyman qui a un grand talent !
Ces deux femmes qui vivent un deuil se rapprochent et se comprennent malgré les années d'écart et j'ai trouvé leur relation émouvante.
C'est un film sur la solitude, le deuil, l'amitié transgénérationnelle et le poids du passé. On se rend compte que la douleur est ressenti de la même façon peu importe son âge.
C'est un premier film réussi qui a tiré une flèche qui s'est plantée au plus profond de mon coeur.
Encore un passage de devant à derrière la caméra pour une star! On peut avoir l’impression que cela devient vraiment comme un rite de passage quand on est acteur ou actrice on dirait... Ou, alors, à force de voir des gens nous filmer on finit peut-être par avoir envie de faire la même chose, qui sait? Et cette fois c’est Scarlett Johansson qui s’y colle. Et son « Eleanor the Great » rentre parfaitement dans ce qui caractérise bon nombre de premiers films : sujet qui tient à cœur, ambition mesurée et velléités humble, petit budget et sérail du cinéma indépendant ou encore des maladresses qu’on pardonne facilement. Sans être un excellent film, ce premier essai est sympathique et plein de bonne volonté mais donc non exempt de défauts propres aux premières œuvres.
Pourtant, ce long-métrage commence fort et bien, on se dit qu’on va passer un très agréable moment tout du long. Et si la première demi-heure débute comme une géniale comédie gériatrique tendance fantasque et pleine de drôlerie, la suite bifurque davantage vers le drame où on est un peu moins convaincus. Au début, le soleil de la Floride, la truculence du personnage principal, une succession de vignettes particulièrement drôles et une salve de répliques qui claquent et bons mots nous enchante. Durant cette partie inaugurale, on sourit beaucoup des situations pleines de justesse et des quiproquos malicieux porté par ce beau personnage de nonagénaire espiègle, fine et en pleine forme. D’ailleurs, après la tout aussi sympathique comédie policière « Thelma » (inédite en France) où elle menait l’enquête, June Squidd livre une nouvelle prestation impayable et incroyable au vu de ces plus de 90 printemps! Aussi malicieuse qu’émouvante, cette dame fait surtout preuve d’un dynamisme et d’une énergie incroyable à l’écran pour son âge. Elle porte clairement le film sur ses épaules et nous ravit à chaque image!
Cependant, quand on entre dans le cœur du film qui nous narre une histoire de Shoah et porte sur la mémoire, le deuil et l’usurpation, « Eleanor the Great » est touchant mais souvent maladroit. C’est un sujet très lourd et il se marie mal au personnage principal si lumineux et coquin. Le ton reste léger et souriant mais dès lors qu’il s’agit de traiter ces sujets plus sérieux à bout de bras, il semblerait qu’on change de film. Par là même, on n’est pas aussi ému qu’espéré, le film devient moins drôle et plus consensuel à l’image d’une mise en scène appliquée mais encore timide de la part de la Black Widow du MCU. Cela n’empêche pas cette jolie comédie dramatique d’être délicate, tout à fait recommandable et de nous faire passer un bon moment.
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Eleanor (June Squibb) est nonagénaire. Elle vient de perdre Bessie, sa meilleure amie, avec laquelle elle coulait des jours heureux en Floride et décide de revenir vivre chez sa fille unique en pleine midlife crisis à New York. Elle s’y retrouve contre sa volonté dans un groupe de survivants de l’Holocauste à raconter une histoire qui n’est pas la sienne mais celle de Bessie. L’histoire émeut Nina (Erin Kellyman) une jeune étudiante en journalisme qui vient de perdre sa mère.
Eleanor the Great est le premier film de Scarlett Johansson. Il sort quelques semaines après celui de Kristen Stewart, "The Chronology of Water". Les deux films des deux "wonder kids" hollywoodiennes n’auraient pas pu être plus différents. Autant celui de la star de "Twilight" est (trop) arty et veut à tout prix briller par son originalité, autant celui de la révélation de "Lost in Translation" est sage et académique.
Son sujet est un hommage à la grand-mère maternelle de la réalisatrice, juive ashkénaze d’origine polonaise. Une actrice nonagénaire en est en effet l’héroïne. Et on se demande, en en voyant le titre, l’affiche, le pitch, si son sujet, comme tant d’autres films en ont déjà parlé ("À feu doux", "Tout s’est bien passé", "Falling", "Supernova", "The Father"… ), ne racontera pas son lent déclin dans la maladie et ses répercussions sur ses proches. Mais son histoire ne prend pas cette direction-là et se concentre sur un épisode moins morbide : un mensonge qu’on pourrait considérer comme inexcusable mais dont le film choisit d’innocenter l’auteur et l’amitié qu’il fait naître entre deux femmes en deuil.
Car cette amitié à la Harold et Maude se construit autour d’un double deuil : l’amie de Bessie – dont je me suis demandé si, la cohabitation aidant, elle n’en était pas devenue l’amante cachée – et la mère de Nina sur la mort de laquelle son père (Chiwetel Ejiofor), pourtant journaliste à succès sur une chaîne de grande écoute, ne parvient pas à mettre de mots.
J’entends les critiques qui ont égratigné ce film, lui reprochant d’être trop lacrymal et de jouer sur une surabondance de bons sentiments. Cela ne m’a pas empêché d’être embarqué de bout en bout, séduit par l’ironie mordante des répliques d’Eleanor, bouleversé par le chagrin de Nina et par ses taches de rousseur, emporté par les rebondissements d’un scénario bien écrit même si des esprits chagrins pourraient lui reprocher de ne pas être crédible.
Joli film, tout en finesse et en pudeur, baigné d'humour et de tendresse, super bien interprété et réalisé. Un récit véritablement humain et touchant, comme on en aimerait plus souvent. (vu sur plateforme)