Eleanor The Great
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Adé
Adé

16 abonnés 411 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 novembre 2025
Pour son premier film en tant que réalisatrice, Scarlett Johansson ne choisit pas la facilité et livre un long métrage très touchant.

Sans fioritures, ni clichés, l'actrice-réalisatrice prend à contrepied des thèmes déjà largement revus, sous beaucoup de forme, mais très peu montré avec cet angle d'empathie et de compréhension, envers un personnage qui a certes menti et a trompé des gens, mais dont on peut comprendre les intentions.
Ne jugeant son personnage, malgré le mensonge qu'elle raconte, Scarlett Johansson aborde avec brio les thèmes du deuil et de l'Holocauste.

On oscille entre rires et moments plus graves, ainsi qu'avec des répliques piquantes et cinglantes lancées par Eleanor (magnifique June Squibb) qui n'a pas sa langue dans sa poche (et on adore), tout comme on s'attachera tout autant à Nina (Erin Kellyman s'impose comme une sacré belle révélation), ou aux autres personnages comme ceux de Rita Zohar, Chiwetel Ejiofor et Jessica Hetch (entre autres).

Malgré une mise en scène très simple (mais très soignée et jolie), un petit ventre mou avant la fin, "Eleanor The Great" est doté d'un scénario plus que touchant, qui touche en plein cœur et met en avant des personnages âgés avec beaucoup de tendresse (et que ça fait du bien ce petit vent d'originalité), le tout emmené par un impeccable casting et une très jolie bande originale.

Une chose est sûre, Scarlett Johansson surprend et dans le bon sens du terme, avec un 1er film plus que réussi et qui ne laissera pas indifférent.
errefocin
errefocin

1 abonné 6 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 novembre 2025
En mêlant des histoires qui traversent les époques mais unissent l’humanité par le chagrin du deuil, Scarlet Johansson réussit un bon mélo rehaussé par les pointes d’humour de son personnage principal.
bobo08
bobo08

2 abonnés 18 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 octobre 2025
J'ai trouvé ce film superbe et d'une humanité inspirante. C'est un film sur le deuil de l'autre où chacun va l'exprimer à sa façon... J'ai beaucoup aimé ce film.
Vince
Vince

50 abonnés 68 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 octobre 2025
Bon premier film pour Scarlett Johansson qui s'entoure d'une June Squibb sublime, mélangeant humour et drame avec grâce. L'alchimie entre June Squibb et Erin Kellyman fonctionne à merveille. On regrettera néanmoins un certain classicisme dans la narration..
traversay1

4 502 abonnés 5 400 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 octobre 2025
On est toujours curieux de voir ce que donne le passage derrière la caméra d'un acteur ou d'une actrice qui sont d'ailleurs de plus en plus nombreux à sauter le pas. À l'opposé du premier film éruptif de Kirsten Stewart, Scarlett Johansson emprunte un cheminement bien plus classique, dans sa forme, et sa mise en scène dans Eleanor the Great est, c'est vrai, assez peu marquante. spoiler: Son sujet, lui, rejoint celui de Marco, l’énigme d’une vie, lui-même inspiré d'un personnage réel. Mais le traitement de la néo-réalisatrice est nettement moins à vif, évoquant pourtant un mensonge a priori monstrueux, une imposture impardonnable
Mais le film prend d'emblée le contrepied du cynisme et de la dénonciation, en lui opposant la tendresse et la compréhension, voire la légèreté, envers cette nonagénaire pétulante et sympathique, à la langue acérée, mais néanmoins bouleversée par la perte d'un être cher. Eleanor the Great c'est aussi une histoire de deuil pour deuil, entre ses deux protagonistes principales, séparées par plus de 70 ans, d'identité et de transmission et même, par une voie souterraine, du travail de journalisme (toujours doubler ses sources), devant la prolifération de Fake News. Si Scarlett Johansson s'en sort avec les honneurs et avec une émotion tout juste forcée, mais réelle, elle le doit à son impeccable direction d'un duo d'actrices magnifiques : June Squibb, éblouissante vieille dame indigne, et Erin Kellyman, tout en fraicheur et candeur. Toutes leurs scènes ensemble témoignent d'une évidente alchimie.
Nitnelav
Nitnelav

15 abonnés 160 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 octobre 2025
J’ai vu Eleanor the Great à Deauville, et j’en suis ressorti avec un vrai sourire. Scarlett Johansson signe un premier film touchant, simple, sincère, sans chercher à trop en faire. Il y a de la tendresse, de l’humour, et surtout une vraie douceur dans la manière de filmer la vieillesse et la mémoire.

La mise en scène est classique, presque timide, mais ça fonctionne grâce à une justesse de ton rare. June Squibb est lumineuse, pleine d’esprit, et apporte une énergie incroyable au film. On sent l’amour de Johansson pour ses actrices, et ça transparaît dans chaque scène.

Ce n’est pas un film révolutionnaire, mais c’est une belle surprise, à la fois pudique et réconfortante. Un premier pas modeste mais solide derrière la caméra.
cpkcpk
cpkcpk

3 abonnés 9 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 octobre 2025
Bravo Scarlet,, un 1er film réussi et très prometteur !
Superbes actrices et scénario bien intéressant.
Alexandre Schatz sellier
Alexandre Schatz sellier

15 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 octobre 2025
(Vu à Cannes en 2025) Un film touchant, certainement une de mes plus grosses sensations à Cannes cette année. Des personnes attachants et une histoire efficace qui ne tombe jamais dans le sentimentalisme
gleegreyschuck
gleegreyschuck

15 abonnés 47 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 octobre 2025
Film découvert en avant-première au festival du cinéma américain de Deauville.
Le premier film de Scarlett Johansson en tant que réalisatrice m'a profondément touchée, les personnages sont très bien écrits tout comme les dialogues. June Squibb est incroyable dans son rôle tantôt émouvante, tantôt désopilante. Un très beau film sur le deuil et l'amitié à tous les âges.
Fiers R.
Fiers R.

206 abonnés 901 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 septembre 2025
Vu à Montréal.

Encore un passage de devant à derrière la caméra pour une star! On peut avoir l’impression que cela devient vraiment comme un rite de passage quand on est acteur ou actrice on dirait... Ou, alors, à force de voir des gens nous filmer on finit peut-être par avoir envie de faire la même chose, qui sait? Et cette fois c’est Scarlett Johansson qui s’y colle. Et son « Eleanor the Great » rentre parfaitement dans ce qui caractérise bon nombre de premiers films : sujet qui tient à cœur, ambition mesurée et velléités humble, petit budget et sérail du cinéma indépendant ou encore des maladresses qu’on pardonne facilement. Sans être un excellent film, ce premier essai est sympathique et plein de bonne volonté mais donc non exempt de défauts propres aux premières œuvres.

Pourtant, ce long-métrage commence fort et bien, on se dit qu’on va passer un très agréable moment tout du long. Et si la première demi-heure débute comme une géniale comédie gériatrique tendance fantasque et pleine de drôlerie, la suite bifurque davantage vers le drame où on est un peu moins convaincus. Au début, le soleil de la Floride, la truculence du personnage principal, une succession de vignettes particulièrement drôles et une salve de répliques qui claquent et bons mots nous enchante. Durant cette partie inaugurale, on sourit beaucoup des situations pleines de justesse et des quiproquos malicieux porté par ce beau personnage de nonagénaire espiègle, fine et en pleine forme. D’ailleurs, après la tout aussi sympathique comédie policière « Thelma » (inédite en France) où elle menait l’enquête, June Squidd livre une nouvelle prestation impayable et incroyable au vu de ces plus de 90 printemps! Aussi malicieuse qu’émouvante, cette dame fait surtout preuve d’un dynamisme et d’une énergie incroyable à l’écran pour son âge. Elle porte clairement le film sur ses épaules et nous ravit à chaque image!

Cependant, quand on entre dans le cœur du film qui nous narre une histoire de Shoah et porte sur la mémoire, le deuil et l’usurpation, « Eleanor the Great » est touchant mais souvent maladroit. C’est un sujet très lourd et il se marie mal au personnage principal si lumineux et coquin. Le ton reste léger et souriant mais dès lors qu’il s’agit de traiter ces sujets plus sérieux à bout de bras, il semblerait qu’on change de film. Par là même, on n’est pas aussi ému qu’espéré, le film devient moins drôle et plus consensuel à l’image d’une mise en scène appliquée mais encore timide de la part de la Black Widow du MCU. Cela n’empêche pas cette jolie comédie dramatique d’être délicate, tout à fait recommandable et de nous faire passer un bon moment.

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Ghost_face
Ghost_face

86 abonnés 575 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 septembre 2025
La fin de vie, nos morts, toutes nos vies, le sens de la viie, l’absurdité et l’horreur de l’holocauste, autant de thèmes traités avec beaucoup d’humanité mais aussi d’humour, une actrice de 94 printemps aussi rafraîchissante que talentueuse et qui suscite autant d’attachement, on ne peut être qu’emporter par le tourbillon Eleanore !
Cber
Cber

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 septembre 2025
Le portrait d’une vieille femme touchante. On rit et la larme vient facilement. Un bon moment mais pas un grand film.
Cadreum
Cadreum

62 abonnés 808 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 septembre 2025
Qui est le film ?
Eleanor the Great est le premier long métrage réalisé par Scarlett Johansson. Présenté à Cannes dans la section Un Certain Regard, il a immédiatement attiré l’attention : un projet modeste en apparence, mais porté par une actrice qui, pour la première fois, passe derrière la caméra. Johansson y dirige June Squibb dans le rôle-titre, entourée de Jessica Hecht, Chiwetel Ejiofor et Erin Kellyman. La mécanique dramatique est simple : une femme très âgée, endeuillée, quitte sa ville pour recommencer en cherchant du lien à New York ; elle se lie d’amitié avec une génération très différente (une étudiante de 19 ans) et, pour obtenir de la compagnie et surmonter son deuil, s’empare d’une identité narrative (la figure de la survivante, ici du génocide).

Que cherche-t-il à dire ?
Eleanor the Great se présente comme un petit film de personnage (une histoire sur le vieillissement, la solitude et la manière dont les histoires fabriquent du lien) mais il travaille aussi, sous la surface, une série de paradoxes moraux : la tentation de l’appropriation identitaire, l’usage consolatoire du récit face au deuil, et la façon dont l’empathie peut facilement basculer en exploitation.

Par quels moyens ?
Je préfère commencer par l'évidence. C’est un film qui s’habille des codes du cinéma américain le plus formaté, comme s’il cherchait à s’assurer une reconnaissance immédiate par l’imagerie qu’il convoque : grands cadres propres, écriture huilée, progression dramatique maîtrisée jusqu’à l’artifice. Tout respire la fabrication calibrée, et l’omniprésence des marques (Uber, Coca, Fanta, Starbucks) ne fait qu’ajouter à cette impression d’un récit aseptisé.

Mais peu à peu, derrière l’armature trop visible, il y a dès les premières minutes un autre film possible. Les premiers plans, dans leur fragilité, laissent deviner un espace d’émotion plus brut, où les personnages auraient l'occasion de pleinement exister. Et cette fragilité se déploie en une matière plus vaste. Là où le film semblait condamné à la platitude d’un geste standardisé, il retrouve une densité inattendue, qui lui permet de résister à sa propre mise en forme lissée.

C’est dans cette tension que le film prend corps. La forme ne fait pas obstacle au récit, au contraire elle le rend plus lisible. Le cœur se déplace vers la narration, vers la manière dont des sujets lourds se trouvent traversés par l'humour et une légèreté qui n’efface jamais la gravité mais la rend partageable. Là se situe la réussite : une œuvre capable de faire coexister la douleur et le rire, la fragilité et l’énergie.

Les actrices les plus âgées, souvent laissées en marge dans ce type de production, trouvent ici un espace d’expression rare. Leur présence impose un autre rythme, une autre densité. C’est là, dans cet écart entre le conditionnement de surface et l’émotion, que le film gagne en intensité et justifie qu’on s’y attarde.

June Squibb est au centre d’un dispositif qui exige ambiguïté et charme corrosif : elle est à la fois attachante et légèrement offensante. L'actrice rend compte de la dimension contradictoire d’un personnage qui fait du bien et du mal par les mêmes gestes. Les seconds rôles (Chiwetel Ejiofor, Jessica Hecht, Erin Kellyman) composent autour d’elle des figures d’interrogation morale.

Ici, le moteur psychologique du film est le besoin de connexion après une perte. Johansson et le scénario montrent avec beaucoup de tact comment la narration peut jouer le rôle d’un « colmatage » émotionnel : l’énonciation répare, arrange, permet la présence d’autrui.

Le film joue souvent sur le mélange du comique (la répartie d’Eleanor, le burlesque des situations intergénérationnelles) et du tragique (le poids du passé, la violence symbolique de la manipulation). Le propos formel de Johansson consiste à faire sentir que l’humour et la tendresse peuvent servir aussi bien à guérir qu’à dissimuler une faute.

Il y a aussi, dans l’air culturel contemporain, une sensibilité forte autour de la façon dont les récits de violence collective sont transmis (témoignage vivant vs. patrimonialisation). Eleanor the Great se place précisément au point de friction : d’un côté la nécessité de transmission (les victimes vieillissent), de l’autre le danger de récupération (les récits deviennent outils identitaires, performatifs, ou instruments de liaison personnelle). Et prendre à son compte la parole d’un groupe opprimé pose la question : qui a le droit de parler pour qui, et quand le désir de se relier devient-il une forme d’usurpation ? Johansson a pris la précaution de travailler avec des survivants réels et la Shoah Foundation, ce qui montre une conscience éthique de la part de la réalisatrice et sa production.

Où me situer ?
J’admire l’espace que Johansson ouvre aux corps âgés. Mais je regrette l’auto-satisfaction de certains choix : l’esthétique lisse, presque publicitaire, neutralise parfois cette puissance en l’enrobant dans un vernis de joliesse. Au lieu d’accompagner la rugosité de ces corps, elle les adoucit, comme si la mise en scène craignait la vérité nue du vieillissement qu’elle prétend pourtant accueillir. Qui plus est, c’est un film qui m’a atteint au plus intime. J’y ai ri de bon cœur et j’y ai aussi pleuré. Cette oscillation entre le rire et les larmes, entre la légèreté et le poids du réel, m’a bouleversé.

Quelle lecture en tirer ?
Eleanor the Great est un film qui reste au-delà de ses maladresses. Il s’impose comme une œuvre fragile et généreuse, et où la légèreté n’efface jamais la gravité mais l’accompagne avec justesse.
Dorian D.
Dorian D.

2 abonnés 55 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 septembre 2025
Découverte du festival de Deauville 2025.
Drôle et tendre, tout en touchant l'indicible et en mélangeant les registres. Tes juste !
LeMeilleurPseudoDuMonde
LeMeilleurPseudoDuMonde

15 abonnés 88 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 septembre 2025
Passage réussi à la réal pour Scarlett Johansson !

Pour ce premier film, une double-intrigue autour de la mémoire de la Shoah et de la relation entre un père et une fille endeuillés.

On pourrait tout à fait s'attendre à quelque chose de très larmoyant avec un sujet de la sorte... Détrompez-vous ! Alors, oui, vous risquez de pleurer dans le film. Mais Eleanor the Great a la très bonne idée de compenser l'aspect mélodramatique de son sujet par la personne de June Squibb, 94 ans, immédiatement attachante dans le rôle d'Eleanor. Ce personnage est un petit tour de force : un rôle très souvent drôle, très tendre aussi, d'un naturel déconcertant qui semblait taillée pour elle. Autour d'elle, une Erin Kellyman tout en justesse avec son père Chiwetel Ejiofor, touchant.

On pourra reprocher au film d'être peut-être trop sage artistiquement pour un premier film mais il se rattrape nettement grâce à une efficacité difficilement contestable et une sensibilité pour ses personnages qui ne laisse pas indifférent. Le moment que Scarlet Johansson nous propose avec ce premier film a tout d'un bonbon : doux, agréable, rappelant le passé mais définitivement bon.
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