Quand ta vie devient un escape game, mais sans les potes et avec la mort en option
Imagine : tu décroches un rencard avec un mec qui a une gueule de prince charmant version American Psycho. Le dîner commence bien, tu te dis que peut-être la vie n’est pas qu’une succession de galères… jusqu’à ce que ton téléphone devienne l’antéchrist.
Des messages anonymes, des instructions à la con, et la tronche d’un encapuchonné qui rôde devant ta baraque comme un Uber Eats qui attend son pourboire. Ta vie bascule, et tout ce que tu voulais, c’était un peu de compagnie. Là, t’as gagné un psychopathe. Bien joué, Violet.
Dans Drop Game, ton téléphone n’est plus ton ami. Il est ton bourreau. C’est un Nokia 3310 qui s’est fait hacker par Satan. Les messages tombent comme des condamnations, et tu dois obéir comme un clébard en laisse. Tu refuses ? T’as l’image d’un tueur à capuche qui guette ton gamin.
On est loin de Saw, mais la mécanique est la même : obéis ou crève. Et là, tu te dis que t’aurais mieux fait de débrancher ton Wi-Fi et de vivre comme un Amish. Mais trop tard, t’es dedans. Tu cours, tu flippes, tu obéis. Et ton date parfait se transforme en cauchemar sous 4G.
Au début, ça démarre fort. Les messages s’enchaînent, la tension monte, t’as les yeux rivés sur l’écran comme un ado qui attend la réponse de Jessica sur Snap. Mais au bout d’un moment, ça s’essouffle.
Les instructions se répètent, les pièges deviennent prévisibles, et la tension se dilue comme un Ricard mal dosé. C’est pas qu’on s’emmerde, mais on commence à se demander si l’anonyme derrière tout ça a pas un petit côté radin en imagination.
Violet, c’est notre héroïne. Une veuve paumée qui voulait juste remettre un orteil dans la mare des rencontres et qui finit par nager dans une fosse septique. Elle joue bien, mais son personnage manque de tripes. On a envie de la secouer, de lui dire de foutre son téléphone dans un micro-ondes et de s’armer d’un couteau à viande.
Le reste du casting ? Des meubles. La sœur, le gamin, c’est juste du bétail à sauver. Quant au tueur à capuche, c’est une silhouette. Une menace en carton qui perd en impact à force de jouer à cache-cache.
Le film essaie de te balader, de te mener en bateau avec des fausses pistes, mais le problème, c’est que les ficelles sont visibles comme les lacets d’un joggeur bourré. Chaque fois que tu crois comprendre, t’as droit à un twist… qui ressemble à un vieux gag usé.
Les rebondissements s’empilent comme des dominos, mais au lieu de t’hypnotiser, ça te lasse. C’est du Black Mirror en mode paresseux, avec des énigmes dignes d’un escape game pour gamins de 8 ans.
On voulait du stress, de la terreur numérique, une traque digne de Unfriended mais avec des tripes. On a eu une chasse à la souris avec des SMS à la con, un tueur en mode figurant, et une héroïne qui attend les instructions comme une employée de Pôle Emploi.
Ça commence bien, ça finit mou, et entre les deux, ça tourne en rond. Si t’as envie de flipper pour de vrai, balance ton téléphone par la fenêtre. Ce sera plus efficace.
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