Un film typique du studio Blumhouse : un pitch engageant, une exécution qui fait un peu bâclée mais surtout et c est le plus gênant dans ce Drop Game une conclusion qui vire au n importe quoi et qui plombe tous les effets qu il avait pu mettre en place entre temps.
Dans le registre des thrillers, le SMS (ou technique de communication similaire car il s'agit ici de partage de fichiers) dont le contenu apparait sur l'écran du téléphone de l'acteur (actrice ici) avec capture d'écran à l'image pour le spectateur est devenu un moyen narratif à part entière. Partie prenante et centrale du scénario dramatique, un personnage mystérieux donne ici ses instructions potentiellement criminelles avec une menace en cas d'inexécution envers la famille de la victime hissée complice. « Drop game », difficilement traduisible, évoquant le jeu, la partie. Au rugby le « drop » est le coup de pied donné au ballon après qu’il ait été lâché des mains au moment où il y rebondit, poursuivant ainsi l’action… Il y a de cela dans ce scénario. Et comme c’est un thriller, le spectateur sera entrainé (comme l’héroïne principale) sur des fausses pistes. A vrai dire, la répétition narrative avec ces messages incrutés à l'écran devient assez ennuyeuse jusqu’à ce qu’il y ait des rebonds et bien entendu une tension de plus en plus forte et ceci d’autant plus que le fond de l’affaire reste longtemps mystérieux. A la fin, comme le veut le genre, les morceaux du puzzle se recollent.
Thriller efficace, qui n'a rien d'innovant certes, mais qui est divertissant et captivant de bout en bout. J'ai aimé le fait que ce soit un quasi huis-clos et le suspense est omniprésent. Une bonne surprise.
Un quasi huis clos regardable et bien filmé. Par contre, l’histoire est vraiment tirée par les cheveux, parfois involontairement risible et aucun des personnages ne convainc. Déjà qu’à la place du gars (Henry qu’il s’appelle), je m’serais barré de cette "date" après 20 minutes. Pas d’bol pour Brandon Sklenar, il a signé pour toute la durée du film…
Ce genre de film est tout à fait mon genre. Celui-ci aurait pu être plus peaufiné pour ce qui est du suspens (étant un huis clos, pas trop de doute sur le "méchant"). Il y a également quelques longueurs. Néanmoins j’ai passé un bon moment.
Drop Game est un thriller tout à fait correct, basé sur un scénario original qui sait jouer avec le suspense. L'ambiance est à la suspicion, la pression augmente au fur et à mesure jusqu'à l'ultime révélation grâce à une mise en scène efficace. Quelques rebondissements sont bien ficelés, mais le final est précipité et un peu décevant. Les acteurs font leurs jobs sans briller, Meghann Fahy (Violet) tient le film sur ses épaules, son rencard du soir étant sous exploité. Le film n'échappe pas à quelques travers et facilités, mais le tout reste dans la moyenne du genre, de quoi nous offrir un bon divertissement, même s'il ne marquera pas à long terme.
Thriller réalisé par Christopher Landon, Drop Game est un film de bonne facture. L'histoire nous fait suivre Violet Gates, une maman d'un jeune fils qu'elle laisse à sa sœur Jen un soir afin de se rendre à un rendez-vous galant avec Henry, un photographe connu sur une application de rencontre. Les deux cœurs à prendre se retrouvent dans un restaurant situé dans un gratte-ciel. Mais alors que le repas commence à peine, Violet se met à recevoir des Digi-Drops d'un utilisateur inconnu, qui lui envoie des mèmes de plus en plus menaçants. Le bourreau demande alors à sa victime de faire quelque chose pour lui et de faire comme si de rien n'était alors que la vie de son fils est en sursis. Ce scénario s'avère globalement assez prenant à visionner tout du long de sa durée d'une heure et demie. L'intrigue nous plonge rapidement dans le bain et son concept est emballant, car le maître chanteur est à proximité mais la proie est totalement à sa merci et ignore qui il est. Le suspense fonctionne bien car il est difficile de soupçonner quelqu'un de particulier. Et plus les minutes défilent, plus la tension se fait ressentir. Tout cela donne lieu à des scènes intenses durant lesquelles la femme paniquée doit jongler entre son téléphone et l'homme en face d'elle. De plus, le récit a le mérite d'avoir du fond en traitant des femmes battues, notamment via le passé de Violet dont le mari était violent, en plus d'évoquer le danger lié aux technologies. L'atmosphère inquiétante est pour sa part très bien retranscrite à l'écran. L'ensemble est porté par des personnages appréciables. Des rôles interprétés par une distribution convaincante comprenant Meghann Fahy, Brandon Sklenar, Violett Beane, Gabrielle Ryan, Jeffery Self, Reed Diamond, Ed Weeks et le jeune Jacob Robinson. Tous ces individus entretiennent des rapports de force qui procurent pas mal d'émotions chez Violet. Des échanges soutenus par des dialogues de bonne facture. Sur la forme, la réalisation du cinéaste américain se veut qualitative. Sa mise en scène nous gratifie de beaux mouvements de caméra et parvient à renouveler ses plans malgré l'aspect statique d'un repas autour d'une table. De surcroît, le lieu est bien exploité et possède un certain cachet avec cette table au bord du vide. Les incrustations des messages à l'écran sont également une bonne idée. Ce visuel soigné est accompagné par une bande originale aux compositions s'accordant bien avec l'action, ayant un impact sur les images, sans être mémorables pour autant. Reste un dernier acte gâchant hélas le reste de la narration avec une résolution faisant dans la surenchère et à l'issue attendue, venant ainsi mettre un terme à Drop Game qui, en conclusion, est un long-métrage valant le coup d’œil, sans pour autant être un immanquable.
Un thriller intéressant qui aurait pu être beaucoup mieux sans pas mal d’incohérences surtout en approchant de la fin . C’est dommage car le scénario est intéressant
Je partais à reculons avec ce film, le synopsis et le genre ont déjà été utilisé de nombreuses fois, et ici il joue avec les mêmes ficelles. Force est de constater que la 1ere partie est plutôt banale voir ennuyante, mais je me suis laissé prendre au jeu du chat et de la souris, assez pour regarder la 2nde partie plus rythmée et intéressante, là où d'autres ont visiblement arrêté le film quand je vois les autres critiques sur AlloCiné. Pas dénuée d'erreurs et parfois même gaguesque, le film se rattrape quand même sur la fin. En quelques mots simples, le film fait le job.
Si ce film n'avait pas été réalisé par Christopher Landon, réalisateur qui au départ devait mettre en scène "Scream 7" avant qu'il ne jette l'éponge à cause de menaces reçues suites au licenciement de Melissa Barrera, je n'aurais sans doute jamais pris le temps de le regarder. Mais curieux de savoir si perdre ce metteur en scène aura été une bonne ou une mauvaise chose pour la franchise de Ghostface, j'y ai jeté un oeil, et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'on est passé à côté du pire pour le prochain "Scream".
Landon cherche pourtant à proposer des idées de mise en scène originales, mais on croirait vraiment voir un téléfilm de série B à chaque instant. La réalisation est d'une platitude absolue tout comme la photographie. A aucun moment on ne ressent aucune tension. La musique composée par Bear McCreary n'aide pas non plus. On croirait juste avoir des sons de trombone de temps à autre. Le casting n'est pas meilleur, composé d'acteurs plutôt fades, ou bien mal dirigés. C'est surjoué, mais il faut bien car l'intrigue est plutôt vide. Une heure de film à voir l'héroïne menacée, terrorisée, et ne faisant rien pour combler le vide avant que la dernière demie-heure n'arrive. Mais c'est tellement clichés à tous les niveaux qu'on soupire régulièrement.
A se demander comment un tel film a pu atteindre les salles de cinéma tant il ressemble à un direct-to-video fauché. Mais c'est produit par BlumHouse, devenu spécialiste dans les films d'horreur à petit budget qui cartonnent. Donc au final, le film aura fait 28 millions de dollars de recette dans le monde pour un budget de 11, ce qui n'est pas un grand succès pour le studio mais en fait tout de même sans doute un film rentable. Il ne le mérite pourtant pas. Un film à oublier.