Entre comédie dépressive décalée, chronique familiale et récit introspectif, Betbeder mélange les genres et ose installer un faux rythme assez déroutant mais au final très plaisant, qui pourra en rebuter certaines, tandis que la dimension poétique dans laquelle il fait s'installer le film séduira les autres. Le film oscille ainsi avec brio entre gravité et légèreté.
Au cœur du film, Blanche Gardin continue avec ce rôle de creuser cette veine de comique tragique qui lui va à merveille, apportant à son personnage une maladresse touchante. Autour d’elle, Philippe Katerine et Bastien Bouillon, tout en pudeur et sensibilité, l’accompagnent dans un trio qui fonctionne à merveille.
La deuxième partie, tournée au Groenland, apporte au récit une douceur presque documentaire. Le réalisateur y capte des images d'une grande beauté. Souvent hésitante et confuse, l'héroïne décide alors de reprendre en main son récit personnel, en se confrontant à une autre culture, sorte de miroir bienveillant qui lui permet d'être plus en paix.
La bande originale, très réussie et signée Ensemble 0, incorpore des sonorités cristallines qui accompagnent à la perfection les silences et le climat si particulier du film.
Finalement, L’Incroyable Femme des neiges ressemble à son personnage principal : fragile, drôle et touchant. Un film dont la poésie finit par vous attraper par le coeur pour vous accompagner un bon moment, même après la séance.
Ce film sort des sentiers battus, une histoire de femme forte et d'adelphité. Il est un mélange de genre. Loin des clichés habituels d'héroines parfaites qui réussissent tout, Colline appairait comme un anti héro, ou une anti héroine, drôle et attachante, et avec des défauts. le jeu des acteurs et très bien, Bastien bouillon adopte enfin un rôle autre que le BG habituel qu'on lui refile très souvent en ce moment. Et j'adore Aymeric Lompret, BLanche Gardin et Philippe Catherine. Les paysages natures sont vraiment beaux et dépaysant, A voir pour soutenir Blanche Gardin ou juste pour découvrir ^^
C’est un film à la fois drôle , avec un véritable fond sur les rapports familiaux et humains, notamment avec les inuits . Le problème de la fin de vie est abordé avec beaucoup de pudeur . Je l’ai vu au cours d’un festival au Publicis .
Rien ne va dans ce téléfilm (quand la mise en scène est non signifiante à ce point là, désolé ce n'est pas un film de cinéma, c'est un téléfilm). Je ne suis pas rentré une seule seconde dans l'histoire et les turpitudes des personnages. Blanche Gardin fait ce qu'elle peut, les autres acteurs font ce qu'ils veulent, avec la palme pour Bastien Bouillon qui mériterai un Gérard de l'acteur qui ne joue qu'une émotion par scène si le prix existait encore. Philippe Katerine fait encore et toujours et sempiternellement du Philippe Katerine, pas de surprise ni mauvaise mais surtout ni bonne. S'il n'y avait que ça, mais le film est truffé d'incohérences, de fainéantise scénaristique et de mise en scène, je ne vais pas faire la liste, moi aussi j'ai la flemme. Les acteurs inuits s'en sortent un peu mieux, peut être que la barrière de la langue a empêché le réalisateur de les faire jouer n'importe comment? Par contre cela n'a pas empêché ce dernier de leur faire jouer n'importe quoi spoiler: (mais qu'est ce que c'est que ce médecin inuit qui chante du Joe Dassin !?!?!?) . Bref, c'est pas bon, encore un de ces trucs qui espère que le spectateur donnera un sens à une histoire que le réalisateur n'a pas trouvé. 1,5/5 pour les jolis paysages et c'est bien payé.
L'ennui! C est le sentiment qui domine lorsque l on n est pas arrivé a rentrer dans le film. Grosse deception car jusqu'a present j avais beaucoup aimé les films de Sebastien Betbeder.
Malgré une belle prestation de Blanche Gardin (qu’on est heureux de revoir), ce film n’arrive jamais à trouver le ton juste (comédie ? drame ?) pour susciter l’émotion. Toute la première partie dans le Jura provoque un ennui profond (avec la succession de scénettes branquebalantes) que peine à vaincre une seconde partie un chouia plus cinématographique (avec le traitement photo du Groënland). Une déception en somme.
J'ai assisté à la projection de " L'incroyable femme des neiges "ce soir. Blanche Gardin y est magnifique. Le rôle lui colle à la peau. Elle est toujours en quête du Grand Amour qu'elle pensait avoir trouver. Le problème est que même le Grand Amour s'étiole. Les instintcs primaires dans la jeunesse sont différents chez les hommes et les femme. Si les instincts primaires sont dépassés, il persiste les différences iinhérentes à chaque être. La vie commune doit supporter les contraintes de l'altérité qui souvent deviennent insupportables. Elle écarte de soi et crée des frustrations. Phillipe Katerine est lui aussi excellent en frère aimant et attentif. J'ai également noté le petit rôle de gendarme d'Aymeric Lompret qui annonce qu'il va faire usage de la violence lors d'une intervention pour raisonner Coline (Blanche Gardin) et qu'il est repris par son collègue : " Pas la violence, la force". Oui répond Aymeric Lompret après ce lapsus révélateur :" La force". Je me suis marré. Film touchant, rigolo, exprimant les incompréhensions, les différences qui persisteront jusque la fin mais qui seront admises par amour. Je ne dévoile pas la fin mais elle m'a fait penser à une chanson de Michel Berger. J'ai passé une excellente soirée en compagnie de ces artistes. Je conseille donc ce film.
Film très touchant et décalé . Le style si attachant de Sébastien Betbeder résonne parfaitement avec celui de ses acteurs, avec bien sûr une Blanche Gardin ressuscitée !
Un film très chaleureux, dans lequel Blanche Gardin trouve un rôle original, à la fois toujours décalé mais aussi plus grave. Elle est parfaitement accompagnée par les deux comédiens si attachants que sont Philippe Katherine et Bastien Bouillon. Le fait que la majeure partie du scénario se déroule au Groenland ajoute au film un côté à la fois humain et plus profond
L’Incroyable Femme des Neiges avance comme une brise froide — parfois piquante, parfois simplement perdue. Betbeder cherche un équilibre délicat entre comédie douce et mélancolie polaire, mais le film — pourtant lumineux par moments — semble glisser entre ses propres intentions. Blanche Gardin, en Coline, traverse la neige avec une fatigue presque palpable : sa peau froissée par le vent, ses yeux rougis par les non-dits, sa voix comme couverte de givre. On sent la matière — la poudreuse, le souffle du froid, la lumière laiteuse — mais tout cela reste trop souvent décor, plutôt que dramaturgie. La mise-en-scène — volontiers pudique — peine à donner un vrai rythme. On devine les plans larges, les horizons gris-bleu, les silences étirés… mais ils restent comme suspendus, sans tension. Le film respire, oui — mais il respire un peu à vide. Les dialogues entre Coline, Basile (Philippe Katerine) et Lolo (Bastien Bouillon) cherchent l’émotion dans le décalage, pourtant la caméra — immobile, presque hésitante — ne capte qu’un éparpillement. La neige devrait être personnage. Ici, elle n’est qu’un voile. Le son — craquements, vent, lointains chuchotés — met parfois en place une atmosphère, mais sans jamais la tenir. Et quand le récit nous emmène du Jura au Groenland, le dépaysement n’a même plus de rugosité : le blanc devient flou, le monde devient concept. On pense parfois à certains récits hybrides — ces fables dans lesquelles l’excentricité ouvre vers autre chose. Mais ici, l’excentricité flotte, sans ancrage. On voudrait trembler, rire, frissonner, ressentir la chaleur du foyer ou la morsure du blizzard — pourtant le film laisse une impression diffuse, presque tiède. Coline, c’est une héroïne qui cherche son centre. Le film, lui, semble ne jamais trouver le sien. Ma note : 6 / 20