L’Incroyable femme des neiges
Note moyenne
3,1
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131 critiques spectateurs

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takeshi29
takeshi29

35 abonnés 141 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 juin 2025
J'ai une grande affection pour le cinéma de Sébastien Betbeder, qui sous l'aspect farfelu de ses personnages cache toujours une immense tendresse, comme si le rire était là par politesse, pour couvrir les fêlures et les larmes. Et c'est encore ce qui fait la force de ce qui est peut-être son meilleur film, celui qui assume en tout cas le plus la comédie et le mélo purs. On rit donc beaucoup beaucoup, dans des scènes burlesques mémorables, avant d'être saisi par une émotion sincère quand il s'agit de suivre les traces de cette "Little Big Woman" sur la banquise.

Rien n'est jamais asséné chez Betbeder, tout semble simple et pourtant il y a des tonnes de choses à piocher dans cette manière poétique et un peu perchée d'approcher le monde. Et un grand merci à lui d'avoir donné à Blanche Gardin un rôle à la mesure de sa complexité, d'avoir permis à Philippe Katerine et Bastien Bouillon d'aller explorer des registres pas si habituels pour eux.

Vu en AP
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 894 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 novembre 2025
On rentre instantanément dans l'univers de Coline, au caractère entier et mal dégrossie, que porte avec facilité une Blanche Gardin qui ose tout comme à son habitude. Avec facilité on va naviguer entre une comédie rurale, une fois dans le Jura, décidemment à la mode ces temps-ci, et un dernier road-trip, empreint de gravité, baigné de culture inuit, dans un village en symbiose avec le qivittoq, animal légendaire du Groeland.
Passer du rire aux larmes n'est pas un exercice facile, Betbeder s'en sort plutôt bien. Petite réserve, la scène finale laisse un peu sur sa faim, sa gravité est exigeante et on ne peut s'empêcher de penser comment cette dernière marche était traitée chez Imamura ou Dolan.
N'oublions pas de souligner la joyeuse présence des deux compères décalés Katerine et Bouillon, improbables frères dans cette fratrie cahotante et creuset de l'incommunicabilité héritée des parents.
Une belle surprise d'automne, remplie de forêts de sapins et de territoires enneigés.
AP ciné surprise - novembre 2025
traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 juillet 2025
9 ans après son Voyage au Groenland, Sébastien Betbeder est de retour chez les Inuits, via un détour par le Jura. Vu son titre et la présence de Blanche Gardin, L'incroyable femme des neiges s'annonçait comme une comédie, bien dosée avec une pincée d'absurde et une bonne louche de fantaisie, mais ce n'est vraiment pas cela, enfin pas seulement. Le film comporte deux périodes bien distinctes, aux tonalités divergentes mais il n'en perd pas toutefois son unité, à mesure que la découverte de son personnage principal, Blanche Gardin, donc, parfaitement à l'aise, se fait de plus en plus précise. Les moments hilarants se font progressivement plus rares, une fois un certain mystère levé mais les paysages enneigés et surtout l'empathie évidente du cinéaste pour le mode de vie inuit, vu sans aucune recherche de pittoresque, compensent largement un tel changement de registre. Le long métrage ne cesse d'être agréable, sans véritables temps morts, bien que l'on regrette un peu que les excellents Bastien Bouillon (singulier) et Philippe Katerine (sobre) ne servent finalement que de faire-valoir à leur camarade de jeu. Quant à la mise en scène de Sébastien Betbeder, elle est égale à ce qu'elle a été dans le passé, un brin décevante, eu égard à ses scénarios qui montrent une malice et même un soupçon de folie, que l'on ne retrouve pas dans la réalisation.
Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 867 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 octobre 2025
Vu en festival à Montréal.

Sébastien Betbeder est un cinéaste indépendant par excellence du cinéma français. Sa filmographie le prouve, faite d’œuvres intimistes avec un univers propre et gentiment décalé. Il tourne la plupart du temps avec des acteurs qui le sont tout autant et adeptes eux aussi d’un cinéma plus confidentiel. D’ailleurs ses films ne sortent jamais sur de grands parcs de copies et ne sont pas faits pour atteindre les cimes du box-office. On retrouve une récurrence aussi dans son cinéma : son appétence pour la nature et les grands espaces en faisant un cinéaste rural et des grands espaces lointains plutôt que citadin. Ici, il retourne vers un endroit mythique qui semble le passionner après « Le voyage au Groenland », c’est justement le Groenland.

Son nouveau film, « L’incroyable femme des neiges » pourrait peut-être lui ouvrir les portes d’un public plus grand. D’abord parce que son film semble moins singulier et plus accessible sans pour autant perdre les particularités qui font le sel de son cinéma et parce qu’il a casté trois têtes d’affiches plus identifiables du grand public. Blanche Gardin d’abord, qui semble tracer sa voie de plus en plus souvent sur le grand écran ainsi que l’inénarrable Philippe Katerine qui semble faire de même. Le trio est complété par Bastien Bouillon, de plus en plus bankable après « Le Règne animal » et « Le comte de Monte-Cristo ». Ils forment une fraternité crédible et touchante où les deux premiers sont beaucoup plus sobres (mais tout aussi bons) qu’à l’accoutumée.

Quand on entre dans ce film, on ne sait pas trop vers quoi ça va tourner. Et puis, finalement, on se rend compte qu’on est dans une comédie d’un retour aux sources. Gardin joue une exploratrice du Groenland qui vient de se faire larguer et licencier et qui revient dans le ferme Jurassienne où vit son frère. Son retour au village fait des étincelles. C’est simple, drôle et iconoclaste sur bien des points. On rit beaucoup, notamment de certains quiproquos croustillants comme la séquence où elle retourne bourrée chez son ex mais aussi grâce à un comique de situation souvent original comme lorsque Philippe Katerine est coincé par le vertige lors d’une randonnée et que son écho répercute ses cris avec sa voix si particulière. « L’incroyable femme des neiges » est alors un film léger, simple, frais et plaisant.

Puis, sans crier gare, le long-métrage effectue une césure brutale mais pas désagréable. On se retrouve au Groenland et on part dans quelque chose de plus dramatique. Pourtant, on n’est pas pour autant ici dans une comédie dramatique mais dans une œuvre totalement bicéphale où « L’incroyable femme des neiges » passe de la comédie pure au drame quasi mystique sans que ce soit gênant. La seconde partie optimise les sublimes décors glacés du Groenland et propose quelque chose qui fait réfléchir sur la vie, la mort et ceux qu’on laisse. Sans jamais sombrer dans le pathos, on vibre avec le personnage de Gardin et on s’immerge avec le sourire malgré tout dans la communauté inuite. On parle aussi avec beaucoup de justesse des liens dans une fraternité. C’est beau, c’est fort mais c’est aussi simple encore une fois sans que ce soit péjoratif. Un film étonnant dans sa construction et réussi dans ce qu’il entreprend.

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garnierix

306 abonnés 592 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 novembre 2025
Voilà un film des plus original. Sur tous les plans. Le sujet est dramatique (ou plutôt, les sujets sont dramatiques) : pourtant les acteurs choisis donnent dans l'humour en général (d'où la déstabilisation du spectateur). On a enfin rarement l'occasion de voir jouer des esquimaux (pardon, des Inuits), de toucher du doigt leur culture, leurs légendes (comme celle du Qivitoq). Et c'est sans parler de la musique du film (Ensemble O), des chants groenlandais, des paysages - rien de classique.

On ne voit aucun défaut qui parvienne à écorner ces qualités. D'ailleurs, tout arrive par petites touches ; rien n'est péremptoire. C'est un film très ambitieux qui atteint son but. C'est plus qu'un bon film, c'est un film rare. On sent que l'auteur n'en est pas à sa première réflexion sur les contextes mis en œuvre.

Le personnage principal est évidemment celui de Blanche Gardin, à la fois un boulet, une écorchée vive, une personne trop aimante. Sans parler de ce qui fera le dénouement, qu'on ne peut dévoiler. Ce dernier point (en plus des qualités déjà dites) assure un réel suspense, et fait plus que réfléchir à des questions existentielles (résolues depuis un temps par des civilisations non inhibées).
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 octobre 2025
Très intéressante réalisation de Sébastien Betbeder qui se révèle drôle sur la forme mais carrément tragique sur le fond puisque le film dessine le trajet spirituel d’une personnalité hors normes, en quête de liberté, trimballant une hérédité dépressive et cherchant "un bon jour pour mourir" comme Dustin Hoffman dans Little Big Man (qui est explicitement cité), ce qui éclaire parfaitement la tonalité d’un film traitant de sujets graves dont il vaut toujours mieux rire que pleurer !
Edith Sanchez
Edith Sanchez

4 abonnés 24 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 septembre 2025
Vu dans le cadre d’un festival ; le début est prometteur, mais ensuite l’histoire s’enlise. On s’ennuie et on attend la fin et la délivrance avec impatience…
islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 novembre 2025
Waw, quel superbe film, le coup de cœur du mois . Que ceux qui aiment Blanche Gardin se précipitent….Elle prend à rebours tous les pronostics….Elle tient un rôle dramatique qui m’a fait penser à la délicatesse de certains metteurs en scène américains ( Je cite Alexander Payne de mémoire)…..Bon vous l’avez compris on est dans le mélo ( je ne dévoile pas), avec quand même une scène très drôle ( une seule) et la sensibilité des spectateurs sera mise à dure épreuve en fin de film….On oscille dans un histoire en trois temps ( Groenland, Jura, Groenland, ) dans des paysages sensibles, Avec des acteurs qui semblent habités par l’histoire ( Blanche Gardin évidemment)…..
ON ne pleurera pas, mais on sera fortement ému, par ce film qui délivre un message fort, sur la fin de vie . ‘(que je ne souhaite à personne) ? Un film à voir….
ralf73
ralf73

8 abonnés 42 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 24 novembre 2025
Incroyable, cette femme ? Oui, tant il y a d'invraisemblances dans cette histoire.
Mais si seulement j'avais pu éprouver quelque empathie ou quelque intérêt pour ce personnage ... hélas non !
Bon, il y a le Jura et le Groenland, je mets quand même une (petite) étoile
evariste75
evariste75

210 abonnés 246 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 novembre 2025
J'aime bien Blanche Gardin comme humoriste, comme actrice elle joue bien. Néanmoins, le film m'a déçu, et ennuyé. Il se veut tout le temps sur le mode comique, aucun vrai moment émotionnel, superficiel sur le plan anthropologique...

Bref. Pas terrible !
Le_Général
Le_Général

122 abonnés 384 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 15 novembre 2025
Me retrouver sur @cinémasansfard (Youtube) !

L’Incroyable Femme des Neiges avance comme une brise froide — parfois piquante, parfois simplement perdue. Betbeder cherche un équilibre délicat entre comédie douce et mélancolie polaire, mais le film — pourtant lumineux par moments — semble glisser entre ses propres intentions. Blanche Gardin, en Coline, traverse la neige avec une fatigue presque palpable : sa peau froissée par le vent, ses yeux rougis par les non-dits, sa voix comme couverte de givre. On sent la matière — la poudreuse, le souffle du froid, la lumière laiteuse — mais tout cela reste trop souvent décor, plutôt que dramaturgie. La mise-en-scène — volontiers pudique — peine à donner un vrai rythme. On devine les plans larges, les horizons gris-bleu, les silences étirés… mais ils restent comme suspendus, sans tension. Le film respire, oui — mais il respire un peu à vide. Les dialogues entre Coline, Basile (Philippe Katerine) et Lolo (Bastien Bouillon) cherchent l’émotion dans le décalage, pourtant la caméra — immobile, presque hésitante — ne capte qu’un éparpillement. La neige devrait être personnage. Ici, elle n’est qu’un voile. Le son — craquements, vent, lointains chuchotés — met parfois en place une atmosphère, mais sans jamais la tenir. Et quand le récit nous emmène du Jura au Groenland, le dépaysement n’a même plus de rugosité : le blanc devient flou, le monde devient concept. On pense parfois à certains récits hybrides — ces fables dans lesquelles l’excentricité ouvre vers autre chose. Mais ici, l’excentricité flotte, sans ancrage. On voudrait trembler, rire, frissonner, ressentir la chaleur du foyer ou la morsure du blizzard — pourtant le film laisse une impression diffuse, presque tiède. Coline, c’est une héroïne qui cherche son centre. Le film, lui, semble ne jamais trouver le sien. Ma note : 6 / 20

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Mariemb
Mariemb

1 abonné 1 critique Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 novembre 2025
La fin est touchante mais avant d’en arriver là… quel ennui abyssal !!! C’est long, sans grand intérêt ni même très amusant quand ça se veut drôle… j’avoue avoir regardé la montre toutes les dix minutes !
fornasetti
fornasetti

3 abonnés 44 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 novembre 2025
Il me tardait de retrouver l'univers si singulier et miraculeux de drôlerie de Sébastien Betbeder. Et c'est fait.
Je viens de voir, ce matin, son excellent dernier film : "L'INCROYABLE FEMME DES NEIGES" aux
couleurs inuites (inouies), l'action se déroulant en partie au Groenland.
Avec Blanche Gardin (en tête) entourée des 2 garçons : Philippe Katerine et Bastien Bouillon, qui, tous les
trois, étincellent au milieu de comédiens amateurs du Grand Nord.
Une "dromédie" inspirée et décalée.
Sans rien révéler de l'histoire - parmi les nombreux films proposés cette semaine - je recommande, vous vous en doutez - d'aller voir ce film.
Gonzague Steenkiste
Gonzague Steenkiste

30 abonnés 47 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 novembre 2025
La légende du Qivitoq provient du Groenland. C'est celle d'un être errant et mystérieux vivant seul dans les immensités neigeuses, loin des hommes, et qui peut parfois les égarer ou au contraire les aider à retrouver leur chemin, tous les chemins...
La tradition veut qu'une personne qui quitte sa communauté par honte, par mauvais traitements ou parce que malade et ne voulant peser sur les autres, parte seule dans la nature artique pour rencontrer le qivittoq qui l'accompagnera dans la mort. La mort, pour les Inuit, n'est pas une fin mais plutôt un chemin vers un au-delà.
Sébastien Betbeder, huit ans après "Le Voyage au Groenland", y revient pour nous offrir une comédie mi-fiction mi-documentaire très réussie.
Elle raconte la vie de Coline Morel (Blanche Gardin) exploratrice du pôle nord qui fait la surprise à ses deux frères (Philippe Katerine et Bastien Bouillon, méconnaissable) de revenir inopinément dans le chalet familial du Jura. Coline est en plein échec tant amoureux que professionnel. Le retour va se révéler explosif tant Coline semble hallucinée et hors de tout contrôle face à l'ordre des choses. Mais où est la raison dans notre monde occidental, n'est ce pas notre monde qui ne tourne pas rond ? Les scènes absurdes sont hilarantes (la scène à l'école primaire, la scène d'intervention de la police)
On va très vite ressentir d'autre émotions dans ce film où les surprises sont aussi nombreuses que lors une randonnée de montagne. Justement, la scène d'ascension où la fraterie est contrainte de s'agripper à une paroi afin de ne pas tomber dans le vide a provoqué mon plus grand et plus effroyable vertige dans une salle de cinéma.
La seconde partie du film, entièrement située au Groenland, est construite très différemment et c'est alors un rythme plus doux et apaisé qui nous entraîne vers le chemin que le Qivitoq a réservé à Coline.
Sébastien Betbeder a réalisé une œuvre étrange pleine d'écueils, de ruptures et d'éllipses. Il nous fait rire, nous émeut, nous questionne sur notre rapport aux autres et à l'univers et nous fait voyager sur les chemins de l'aventurier français, son ami, Nicolas Dubreuil, conseiller technique du film.
Il nous entraîne aussi sur le chemin de films des années 70, de westerns des origines tels que "Jeremiah Johnson " ou "Little Big Man", cité lors d'une scène où les Inuits visionnent ce film prodigieux d'Arthur Penn.
Sébastien Betbeder n'aurait pu faire ce film sans une Blanche Gardin incroyable. Pour la première fois, elle avoue n'avoir pas fait confiance uniquement à ses ressources, mais, sentant l'enjeu du film, a fait appel à un coach pour son jeu d'actrice.
Vous l'aurez compris, ce film est un des meilleurs films de l'année.
Oneyed Jack
Oneyed Jack

6 abonnés 85 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 16 novembre 2025
Malgré une belle prestation de Blanche Gardin (qu’on est heureux de revoir), ce film n’arrive jamais à trouver le ton juste (comédie ? drame ?) pour susciter l’émotion. Toute la première partie dans le Jura provoque un ennui profond (avec la succession de scénettes branquebalantes) que peine à vaincre une seconde partie un chouia plus cinématographique (avec le traitement photo du Groënland). Une déception en somme.
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