7 jours
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "7 jours" et de son tournage !

En Festivals

7 Jours a été présenté lors de l’édition 2024 du Festival international du film de Toronto.

Un scénariste de prestige

Le scénario du film est signé du cinéaste Mohammad Rasoulof, auteur notamment d’Un Homme intègre (2017), Le Diable n’existe pas (2020) et Les Graines du figuier sauvage (2024), qui avait reçu un prix spécial au Festival de Cannes.

Une femme remarquable

Même s’il n’en retrace pas la vie de manière totalement fidèle, 7 Jours s’inspire de la figure de Narges Mohammadi, une militante iranienne pour les droits humains, qui a reçu le Prix Nobel de la paix en 2023.

Un constat édifiant

À l’origine du film, il y a ce constat sans appel qu’a fait le réalisateur, Ali Samadi Ahadi, au sujet des femmes en Iran. Même si elles représentent 51% de la population et 70% des étudiants, elles se retrouvent discriminées. Une injustice qui a servi de point de départ à 7 Jours.

Le silence ou la fuite

Le cinéaste a conçu son film comme une tragédie moderne et collective. Le parcours de Maryam n’est pas uniquement celui d’une militante iranienne pour les droits de l’Homme. Il renvoie, de manière plus large, à toutes ces personnes, en Iran mais aussi en Europe, qui sont confrontés à un dilemme : se taire ou prendre la parole contre la montée des populismes, des extrêmes et des régimes autoritaires.

De Mohammad à Ali

Au départ, c’était Mohammad Rassoulof qui devait réaliser le film. Mais face à la situation politique en Iran et l’emprisonnement puis la remise en liberté de ce dernier, la question de la réalisation de 7 Jours est devenue problématique. Ali Samadi Ahadi, qui était uniquement impliqué comme soutien et producteur potentiel sur le projet a finalement accepté de prendre la relève de son ami. Un challenge de taille puisqu’il n’a eu que cinq mois pour financer, tourner, monter et livrer le film.

Une première

7 Jours marque un tournant dans la carrière de Vishka Asayesh puisque c’est la première foi dans sa carrière d’actrice qu’elle apparaît sans voile à l’écran. Une décision motivée suite à la mort de la jeune Mahsa Jina Amini en 2021. Cette décision de la comédienne n’a pas été sans conséquences puisqu’elle a été bannie du jour au lendemain et ne peut désormais plus travailler dans l’industrie du cinéma iranien.

Un tournage intense

Le tournage n’a pas été de tout repos pour l’équipe du film qui a dû travailler avec des températures qui pouvaient atteindre les -25°. Le tout dans des paysages montagneux, battus par les vents. En raison de ces conditions climatiques extrêmes, les batteries de l’équipe se vidaient en seulement quelques minutes. Quant à Vishka Asayesh, elle ne s’est pas ménagée, courant de nuit dans la neige et s’immergeant dans de l’eau glacée.

Hors d’Iran

Pour des questions de sécurité (notamment en raison de plusieurs membres de l’équipe qui se sont exilés), le film n’a pas été tourné en Iran mais en Géorgie, à douze kilomètres de la zone occupée par la Russie.

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