Si on ne trouve pas vraiment son compte dans le volet comédie romantique de Une fille en or, malgré les prestations plus que satisfaisantes d’Arthur Dupont dans le rôle de Paul et, surtout, de Pauline Clément dans celui de Clémence, on a matière à se rattraper avec quelques personnages secondaires savoureux. On pense surtout à Quentin, l’ancien copain d’école que Clémence va contacter suite à son groupe de parole car il est, croit-elle, la seule personne qui ait eu de l’admiration pour elle. Excellemment Interprété par Quentin Dolmaire, il s’avère très touchant en amoureux transi un brin paumé. Tout le contraire, en somme, de Darius, un artiste raté, interprété par Thomas Scimeca, qui s’est incrusté chez Clémence depuis 3 ans. Le couple formé par Bianca et Bernard apporte également son lot de petits plaisirs pour les spectateurs. Bianca, c’est la sœur ainée de Clémence, la préférée de leur père, une bourgeoise parfaite et névrosée, et elle est brillamment interprétée par Émilie Caen. Quant à Bernard, son mari, interprété par Loïc Legendre, c’est le roi des jeux de mots plus ou moins approximatifs. Par ailleurs, on sait gré à Jean-Luc Gaget de ne pas avoir chargé inutilement sa peinture de la famille juive de Clémence et de Bianca. En résumé, voilà un film dont le cœur, la comédie romantique, n’est pas pleinement réussie, mais qui dégage un certain charme dans les évènements et les personnages périphériques. intégralité de la critique sur le site avec le tiret du 6 entre critique et film.
Une fille en or certes, brillante, intelligente, charmante, maligne mais « limite à l’Ouest » (déboussolée, ayant du mal à trouver ses repères). Face à un patron autoritaire, tyrannique même, en grande souffrance psychologique. Surnommé par les uns et les autres « Paul Pot », du nom du sanguinaire dictateur coupable de crime contre l’Humanité. Le surnom, l’image et la référence grossissent à dessein le trait mais c’est pour mettre dans l’ambiance. Des caractères et des profils bien marqués ou tranchés comme cela provoquent toujours des étincelles. C’est le domaine de la comédie. Le scénario remplit son office. On regrettera peut-être simplement – car avec la bande-annonce et le synopsis on aurait pu s’y attendre – que ça ne soit pas davantage poussé sur le registre social. Des personnages somme toute ordinaires comme on a tous l’occasion d’en croiser (voire si nous n’en faisons pas nous-même partie). Ce type de confrontation me fait toujours penser à « Les gens normaux n’ont rien d’exceptionnel » (1993).
Ce film a pris comme thème l’estime de soi. Pour illustrer cette thématique on suit le parcours de vie de Clémence, cette jeune fille qui se cherche dans sa vie, et ses relations avec les autres avec notamment sa rencontre avec son patron autoritaire. La démonstration est intéressante à suivre grâce en partie à un bon scénario et des dialogues soignés mais aussi à la bonne interprétation de Pauline CLEMENT et Arthur DUPONT parfaits dans les deux rôles principaux.
Bernard CORIC
(Film visionné en projection de presse le 03/04/2026 au club Marbeuf à PARIS)
Tout partait très bien, dans le meilleur des mondes, avec Clémence ( Pauline Clément ), adorable jeune femme en accord avec tout le monde et tous les avis. Par ailleurs cette actrice pétillante est pleine d’ humour et s’ y prête en tout cas, même quand elle n’ y est pour rien. Son personnage sautillant et « désolée » en permanence voyait son avenir sous les meilleurs auspices, du moins ce que je voyais dans la première partie. Elle a en effet maille à partir avec le voisin de de son père et futur patron Paul ( Arthur Dupont ) ou Pol Pot ( ou monsieur post-it ), son père qui l’ ignore totalement et sa sœur Bianca, admirablement jouée par Emile Caen. Finalement Paul est trop désagréable pour succomber aux charmes de Clémence, et naturellement je dois dire, l’ horizon semble enfin s’ éclaircir avec le jeune Quentin ( Quentin Dolmaire ). La fraîcheur et le comique finissent par s’ estomper, et le scénario patine inexorablement. Dommage, car j’ adore l’ interprétation de Pauline Clément, pleine de ressources et de surprises. La réalisation me fait penser un peu à celles d’ Emmanuel Mouret mais la fin semble bâclée et l’ apparition de Karin Viard jouant son propre rôle, est sympa, mais n’ apporte pas plus……!!**
Deux trajectoires opposées se croisent, mais révèlent une même faille. Derrière les apparences sociales et les postures, le film explore une peur intime, celle de ne pas être regardé, ni reconnu, ni aimé, malgré le désir profond d’exister pleinement. Cette tension traverse chaque scène, sans jamais forcer le trait, en s’appuyant sur des situations simples qui disent beaucoup.
Clémence (Pauline Clément) réalise soudain qu’elle n’a jamais été admirée, comme si elle traversait sa propre vie sans jamais y laisser de trace. Ce constat agit comme une fissure. Sa rencontre avec Paul (Arthur Dupont), patron autoritaire surnommé « Paul Pot », fonctionne comme un révélateur. Derrière une rigidité presque caricaturale et un besoin de contrôle constant, il dissimule une fragilité comparable. Leur relation, d’abord conflictuelle, devient peu à peu un miroir, celui d’un manque commun, une absence de reconnaissance qui les pousse à interroger leur propre valeur et leur capacité à être aimés.
Le film construit alors une mécanique fine où deux figures que tout oppose se révèlent profondément semblables. Clémence incarne une forme d’effacement, une invisibilité sociale nourrie par un manque d’estime de soi qui l’empêche d’occuper sa place. À l’inverse, Paul se présente comme une figure d’autorité, rigide et dominatrice. Pourtant, cette posture n’est qu’une façade. Elle masque une insécurité plus profonde. Cette dualité repose sur une idée simple et juste, ces deux personnages sont « les deux faces d’une même pièce », chacun exprimant différemment une même peur intérieure.
Ce qui se joue dépasse largement la simple rencontre amoureuse ou professionnelle. Le film interroge une société où le regard de l’autre devient une norme invisible, presque tyrannique. Être aimé, être admiré, être reconnu deviennent des conditions implicites de l’existence sociale. Clémence souffre de ne jamais avoir été regardée. Paul, lui, ne peut être regardé autrement que comme une figure d’autorité. L’un fuit ce regard, l’autre tente de le contrôler. Pourtant, tous deux en dépendent.
La question de la décision devient alors centrale. Aucun ne parvient réellement à agir librement. Clémence hésite à reprendre les rênes de sa vie, tandis que Paul reste enfermé dans un rôle qui le protège autant qu’il le limite. Leur rencontre agit comme un point de bascule. Il ne s’agit pas d’une transformation immédiate, mais d’une prise de conscience progressive. Le film ne promet rien de spectaculaire, il suggère simplement que reconnaître ses failles constitue déjà un premier pas.
En creux, le récit dessine une société où l’amour dépend de la perception que l’on a de soi. Tant que l’on ne se considère pas digne d’être aimé, aucune relation ne peut réellement s’ancrer. Cette idée, simple mais rarement traitée avec cette légèreté, donne au film une dimension à la fois intime et universelle.
Le duo formé par Pauline Clément et Arthur Dupont fonctionne avec justesse. Lui, connu pour des rôles plus affirmés, glisse ici vers un personnage fermé, blessé, presque superstitieux. Elle, en Clémence, incarne une fragilité tangible, une femme qui ne s’est jamais sentie admirée à sa juste valeur.
L’ensemble évoque Qui a envie d’être aimé d’Anne Giafferi, sans en reprendre la lourdeur. Le film choisit une voie plus légère, plus accessible, en assumant pleinement sa dimension de comédie romantique. Ce déplacement de la comédie-dramatique sociale vers une romance teintée d’humour fonctionne, car il permet d’aborder un sujet profond sans l’alourdir inutilement.
Clémence est la numéro 2 dans le coeur de son père. Lorsqu’elle est embauchée par une entreprise de vidéo protection, elle doit son poste à l’intervention d’un voyant. En parallèle de cette rencontre professionnelle, elle vit la perte de son père. Pauline Clément éclaire tout sur son passage. Son personnage est ultra attachant, drôle, plein de sensibilité et sauve un film souvent maladroit.
Film sans prétention avec un début un peu simple mais au fur et à mesure du film le scénario et les dialogues deviennent agréables et le tout forme un bon moment
Un film qui veut être bienveillant, bien gentil, charmant et qui malheureusement rate son affaire. L'actrice principale et son partenaire sont excellents mais la sauce ne prend pas. Trop de scènes dérivées et inutiles, un scénario cahotant, une réalisation poussive, tout cela fait qu'on n'adhère pas. On a
C’est plus de 20 ans après J’ai tué Clémence Acéra que le réalisateur Jean-Luc Gaget signe son nouveau long-métrage. Il ressort de sa besace le scénario d’Une fille en or confiant le rôle principal à une rayonnante Pauline Clément. On s’attache vite à cette héroïne à la fois fragile et déterminée, d’autant plus qu’elle est entourée d’une sacrée galerie de personnages. Qu’ils soient principaux ou secondaires, ils présentent tous une touche d’excentricité ce qui apporte une ambiance particulière au film. Au milieu des post-its, on passe un bon moment devant cette comédie qui ne manque pas d’idées !
Une fille en or est une comédie française parisienne comme il y en a des tonnes chaque année, mais suffisamment drôle pour vous faire passer un bon moment.
Petit film français assez perché sur une jeune trentaine qui a du mal à s'affirmer. Elle est embauchée pour un poste dont le patron est le voisin dans l'immeuble de sa sœur qui est tyrannique. Celui-ci l'embauche sur recommandation de son voyant qui sent que cette femme va lui faire oublier son ex. Original mais pas si drôle.