Avec Les Rois du gag, Claude Zidi continue son exploration burlesque d’un corps de métier, en l’occurrence ici explicitement en lien avec sa profession de cinéaste puisqu’il représente des comiques de théâtre soucieux de percer à la télévision ; il prolonge ainsi L’Animal (1977), qui abordait l’univers du cascadeur de cinéma, rapproche deux écoles et deux époques du rire, l’une digne héritière du muet avec ses coups, ses chutes, ses effets spéciaux à la manière de Buster Keaton, que Claude Zidi a pratiquée avec les Charlots, l’autre liée au café-théâtre dont sont issus Thierry Lhermitte et Gérard Jugnot. En cela, le film résonne avec la carrière de Zidi qui s’interroge sur les ressorts de son art, également sur sa pérennité face à une industrie en pleines mutations, diffuse un doux et sincère sentiment de nostalgie que partagera, deux ans plus tard, Patrice Leconte avec Tandem. Les clowns apparaissent à la fois sur scène et en coulisses : ce brouillage des repères donne lieu à des séquences très réussies, en particulier celle du restaurant où réalité et fiction, observation et interprétation se confondent de sorte à figurer l’intelligence du comédien, constamment en train de facturer les situations de la vie quotidienne pour en extraire du rire. Le thème mélodramatique que compose Vladimir Cosma contribue à cet élan mélancolique qui semble offrir à Thierry Lhermitte une variation autour de L’année prochaine... si tout va bien (Jean-Loup Hubert, 1981). Une belle réussite.
Je n'ose pas croire que Claude Zidi ait nourri cette comédie grossière d'une réflexion sur la création comique ou sur la vanité ou l'arrivisme de l'artiste. Pourtant, le film semble, par moments, y prétendre. En réalité, "Les rois du gag" sont une farce indigeste trop légèrement interprétée et si pauvrement mise en scène que son éventuelle ambition satirique s'en trouve insignifiante. La dernière partie de la comédie, consacrée au tournage du film d'un répugnant et mégalomane cinéaste de génie -ressemblant coupablement à Orson Welles- aurait pu être drôle dans sa démesure si on n'y devinait pas, plus qu'une intention parodique, le mépris poujadiste de Zidi pour le cinéma d'auteur. Jusqu'alors, la comédie est constituée des gags imaginés par les comiques qu'interprètent Gerard Jugnot et Thierry Lhermitte, des gags si stupides qu'on se demande bien quel penchant masochiste pousse Zidi à les mettre en images. Car, si la nullité de ces gags relève peut-être de l'idée scénaristique initiale, forcément cette indigence déteint, en l'absence de talent satirique, sur le film en lui-même. En face de Jugnot et Lhermitte, Michel Serrault compose sans conviction une vedette comique de la télévision, avec ce que cela implique de narcissisme et, accessoirement, de considérations éculées sur l'audimat.
Zidi sort de son immense triomphe " les ripoux " ou là il avait tout donner , juste après , il nous fait ce film sur les créations des gags , disons que l'idée n'est pas mal . Il reviens comme avant avec des idée loufoques , des dialogues à rats des pâquerettes . Nous reste un très bon trio de comédiens , et la sublime musique de Cosma . Un film amusant à revoir depuis tout le temps
Une comédie qui a beaucoup vieilli. Nos rois du gag ont du mal à nous arracher des sourires malgré leur bonne volonté. C'est loin d'être le meilleur Zidi.
Quelques très bons gags mais aussi pas mal qui sont lourdingues. Serrault cabotine trop mais le personnage caricaturale du cinéaste de génie Welson est plutôt bien vu, une comédie sympathique.
Un casting très intéressant pour ce film, lhermitte jugnot Serrault coluche... l'humour et les gags sont potaches mais ils font mouche. Film à voir au moins une fois
Un film qui reste culte et inspirera bien d'autres films du genre. d'ailleurs à ce propos : spoiler: "Rien que pour vos cheveux" reprend la fameuse scène des pompes sans les mains, mais ça fait trop copié collé, et du coup ça rend moins bien.
Il est inventif et drôle, c'est tout ce qu'on lui demande.
J'en gardais un souvenir incroyable de son passage à la télé un mardi soir dans les années 90. Je ne dirais pas que j'ai été déçu de le revoir mais force est de constater qu'il a drôlement vieilli.
Michel Serrault est impeccable, forcément, que ce soit en Gaëtan ou en Robert Wellson.
Le duo Gérard Jugnot/Thierry Lhermitte fonctionne bien mais je me rends compte à nouveau que le Gérard Jugnot de cette époque m'agaçait. Au-delà du rôle qu'il interprétait, je lui trouvais toujours un air triste mais colérique, comme s'il trainait un mal-être en lui. Et puis cette moustache ! Par contre je l'avais trouvé excellent dans Une époque formidable, bien plus radouci.
L'histoire est sympa, à savoir deux gagmen qui se retrouvent embauchés pour écrire des sketchs pour un comique un peu sur le retour. Macha Méril a un petit rôle d'épouse intéressée qu'elle interprète plutôt bien, Mathilda May quant à elle n'est malheureusement utilisée que pour sa plastique.
A noter la présence de grands noms de l'humour, à savoir Maurice Baquet et Pierre Doris, mais aussi Coluche dans un petit mais inoubliable rôle. Je recommande.
Film super sympa et qui plus de 25 ans après sa réalisation est toujours aussi amusant. Le duo Lhermitte/Jugnot, très complémentaire est désopilant, et Michel Serrault excellent dans la peau du comique Gaëtan et du producteur obèse et méprisant Wilson. Les seconds rôles sont également à la hauteur chacun dans leur registre (Matildha May en belle jeune fille amoureuse, Coluche en comique raté et barjot ou encore Macha Méril en épouse snobinarde). Un film à découvrir ou à redécouvrir avec plaisir.
Le scénario présente quelques faiblesses au niveau de l'écriture mais le trio Serrault, Lhermitte et Jugnot parvient à tirer le film vers le haut en enivrant le public de gags faciles et de jeux de mots subtils. Un bon divertissement qui aurait pu être mieux et dommage pour Coluche qui fait presque office de figurant face aux trois autres.
Sorti en 1985 et réalisé par Claude Zidi, « Les Rois du gag » est une plongée satirique et souvent absurde dans les coulisses de l'humour à la française avec un trio de choc dans les rôles principaux : Michel Serrault (Gaëtan / Robert Wellson), Gérard Jugnot (Paul Martin), Thierry Lhermitte (François Leroux) et Coluche en « guest-star ». Les seconds rôles sont interprétés notamment par Macha Méril et Mathilda May. Malgré un superbe casting et même si le film égratigne sévèrement le milieu de la télévision et des médias de l'époque, « Les Rois du gag » est une comédie de qualité médiocre du fait notamment que l'association entre Michel Serrault et les 2 acteurs du Splendid (Jugnot et Lhermitte) n'est pas une réussite. En effet, l'alchimie ne prend pas totalement : le problème majeur réside dans la collision de deux mondes qui ne parlent pas la même langue comique.
Le film a effectivement mal vieilli. Quelques gags et répliques pourront encore faire rire les 8-10 ans. Et la fin (le dernier homme) pour ceux qui s'en souviennent est absolument trop longue. Un coup dans l'eau pour Zidi.
C'est pas marrant dommage ca parté d'une bonne idée.Thierry Lhermitte dans un role qu'on a deja vu 100 fois de sa part et la fin est trop longue et encore moins marrant que le reste.