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Film très farfelu, avec un sujet grave en toile de fond. D’excellents comédiens connus ou inconnus. Un dernier clin d’œil de Michel Blanc. Mieux vaut ne pas avoir lu le livre dont il est tiré « La Cache » de Christophe Boltanski.
Je partais très motivée pour ce film, dont je pensais qu'il porterait sur l'histoire d'une cache durant la 2eme guerre mondiale, et je me réjouissais de revoir Michel Blanc.
J'ai finalement été déçue par ce huis clos se deroulant dans l'appartement ou dans la voiture, sur fond de mai 68, qui passe du coq à l'âne, qu'on a du mal à suivre et qui finalement ne décolle pas. Même Michel Blanc y paraît fatigué et essoufflé, comme le film.
J'ai finalement été déçue par ce huis clos se deroulant dans l'appartement ou dans la voiture, sur fond de mai 68, qui passe du coq à l'âne, qu'on a du mal à suivre et qui finalement ne décolle pas. Même Michel Blanc y paraît fatigué et essoufflé, comme le film.
"La Cache" est l'ultime film qu'a tourné Michel Blanc, avant sa disparition le 3 octobre 2024. Tiré du roman de Christophe Boltanski, le film aborde l’atmosphère de mai 68 à travers les yeux d’un garçon de neuf ans confiné chez ses grands‑parents durant les événements de Paris. Sur le plan narratif, le choix d’une voix off omniprésente, directement tirée du livre, finit par surligner chaque sentiment et empêcher l’immersion, on ressent davantage un exposé qu’une expérience vécue.
La dernière apparition du regretté Michel Blanc qui paraît hélas bien fatigué. Mais pas autant que ce film est fatigant. Une voix off trop présente, un ton qui se veut décalé et qui fait surtout trop intello, un humour maladroit presque gênant.
Le sous-texte et les allusions à l’Occupation interpellent mais l’originalité de cette adaptation ne fait pas tout. J’ai trouvé le film de Lionel Baier chaotique, confus, brouillon. J’ai bien essayé de m’accrocher - pour Michel Blanc déjà, mais pour être honnête, je n’y suis pas du tout arrivé.
Adaptation au cinéma du roman autobiographique de Christophe Boltanski, « La Cache » est une sorte de comédie douce-amère, très déroutante parfois sur le fond comme dans sa forme. Le réalisateur, Lionel Baier, a quelques bonnes idées de réalisation ludique, presque façon « Michel Gondry » par moment. Quand les personnages sont en voiture, le fond du paysage défile sous l’apparence de diapositives par exemple, ou bien il joue le trompe l’œil entre la voiture familiale et la petite voiture de Christophe. Parfois c’est réussi, parfois c’est juste gratuitement bizarre, à la limite du surréalisme. Mais pourquoi pas, après tout le film se déroule en mai 68, c’est l’époque où jamais pour être surréaliste ! La musique est agréable, un peu jazzy, avec au milieu du film une séquence de comédie musicale en hommage à Jean Yanne, c’est drôle, c’est encore une fois très décalé. Le long métrage dure 90 minutes, ce qui est court selon les standards du moment. Et s’il parait durer longtemps, ce n’est pas à cause du rythme ou de la forme d’une façon générale, c’est plutôt à cause d’un scénario décousu. Le film est adapté d’un roman que je n’ai pas lu, et il ne me donne malheureusement pas envie de le lire. Le film (comme le roman aussi, j’imagine) s’éparpille façon puzzle, en voulant s’attacher à raconter plein de petites histoires il ne fait qu’effleurer la vraie dramaturgie, celle du personnage d’Etienne Boltanski, le grand père. La grand-mère est handicapée
spoiler:
(elle ne l’était pas en 1942, un court flash back nous le prouvera), que lui est-il arrivé ? On ne le saura pas.
Le fils n°2 et le fils n°3 vivent encore chez leurs parents : artiste maudit, universitaires verbeux et déconnecté de la réalité, leur personnage ne sera pas plus développé que cela. Tout ce petit monde vit dans le grand appartement (et dors dans la même pièce) et a visiblement érigé l’étrange en mode de vie : l’un mange au petit déjeuner des sardines à la chantilly, l’autre fait du thé dans sa voiture en branchant la bouilloire à l’allume cigare, tout est étrange. Toutes ces bizarreries masquent le vrai intérêt du scénario : la Cache. Elle donne son nom au film mais elle n’est pas réellement exploitée par le scénario. spoiler: Etienne est médecin et il a une peur panique du sang, on se doute qu’elle n’est pas innée (sinon comment faire des études de médecine ?) alors elle prend surement racine sous l’Occupation. Il se cache sous la table quand il voit de la violence, il est pétrifié quand il entend détonations ou coups de feu, tout ça n’arrive pas pour rien. Quand arrive le flash back de 1942 on se dit qu’enfin, le film va prendre corps, et ce qui se noue autour de cet escalier va se dénouer, que le film va prendre de l’épaisseur ! Sauf que non, le soufflet retombe immédiatement. L’arrivée dans la famille Boltanski d’un personnage improbable, leur demandant de l’aide pour échapper aux émeutes, là pour moi, c’est trop ! Trop bizarre, trop surréaliste, trop improbable, trop quoi…
En fait le scénario n’a pas de colonne vertébrale, il raconte quoi, au juste ? On a bien du mal à le dire clairement. Sans être toutefois un mauvais film, « La Cache » est un film qui n’aura pas fonctionné sur moi, tout simplement. C’est un peu dommage car le casting est irréprochable : Dominique Reymond, William Lebghil ou encore le jeune Ethan Chimienti incarne leur personnage avec conviction mais c’est évidemment de Michel Blanc que je veux parler. C’est l’un des derniers films qu’il a tourné, et son personnage est sans doute le plus profond, le plus prometteur du film. Quel dommage de ne pas avoir plus capitalisé sur lui, quel dommage de ne pas avoir vraiment raconté son histoire à lui. Les quelques passages où on devine son traumatisme spoiler: (dans le restaurant notamment)
sont les plus touchantes. Pas juste parce que c’est Michel Blanc et qu’il va nous manquer, mais parce que pour incarner la fragilité et l’intériorisation des sentiments, il était l’un des meilleurs. « La Cache » est une expérience de cinéma un peu foutraque qui n’a pas eu sur moi l’effet escompté. Peut-être suis-je un peu trop « terre à terre » pour ce cinéma de rêveur et de poète ?
Le fils n°2 et le fils n°3 vivent encore chez leurs parents : artiste maudit, universitaires verbeux et déconnecté de la réalité, leur personnage ne sera pas plus développé que cela. Tout ce petit monde vit dans le grand appartement (et dors dans la même pièce) et a visiblement érigé l’étrange en mode de vie : l’un mange au petit déjeuner des sardines à la chantilly, l’autre fait du thé dans sa voiture en branchant la bouilloire à l’allume cigare, tout est étrange. Toutes ces bizarreries masquent le vrai intérêt du scénario : la Cache. Elle donne son nom au film mais elle n’est pas réellement exploitée par le scénario. spoiler: Etienne est médecin et il a une peur panique du sang, on se doute qu’elle n’est pas innée (sinon comment faire des études de médecine ?) alors elle prend surement racine sous l’Occupation. Il se cache sous la table quand il voit de la violence, il est pétrifié quand il entend détonations ou coups de feu, tout ça n’arrive pas pour rien. Quand arrive le flash back de 1942 on se dit qu’enfin, le film va prendre corps, et ce qui se noue autour de cet escalier va se dénouer, que le film va prendre de l’épaisseur ! Sauf que non, le soufflet retombe immédiatement. L’arrivée dans la famille Boltanski d’un personnage improbable, leur demandant de l’aide pour échapper aux émeutes, là pour moi, c’est trop ! Trop bizarre, trop surréaliste, trop improbable, trop quoi…
En fait le scénario n’a pas de colonne vertébrale, il raconte quoi, au juste ? On a bien du mal à le dire clairement. Sans être toutefois un mauvais film, « La Cache » est un film qui n’aura pas fonctionné sur moi, tout simplement. C’est un peu dommage car le casting est irréprochable : Dominique Reymond, William Lebghil ou encore le jeune Ethan Chimienti incarne leur personnage avec conviction mais c’est évidemment de Michel Blanc que je veux parler. C’est l’un des derniers films qu’il a tourné, et son personnage est sans doute le plus profond, le plus prometteur du film. Quel dommage de ne pas avoir plus capitalisé sur lui, quel dommage de ne pas avoir vraiment raconté son histoire à lui. Les quelques passages où on devine son traumatisme spoiler: (dans le restaurant notamment)
sont les plus touchantes. Pas juste parce que c’est Michel Blanc et qu’il va nous manquer, mais parce que pour incarner la fragilité et l’intériorisation des sentiments, il était l’un des meilleurs. « La Cache » est une expérience de cinéma un peu foutraque qui n’a pas eu sur moi l’effet escompté. Peut-être suis-je un peu trop « terre à terre » pour ce cinéma de rêveur et de poète ?
Lionel Baier signe une adaptation réussie du livre de Christophe Boltanski : un roman autobiographique et conceptuel, où l'on suit l'évolution de la famille Boltanski sur un siècle à travers les pièces de leur appartement rue de Grenelle, à Paris.
Lionel Baier construit un récit davantage linéaire, en y mettant beaucoup de lui et de sa propre famille. La Cache, le film, est donc une adaptation très libre. Le réalisateur joue beaucoup avec le hors champ et le non dit, beaucoup de choses sont suggérées par des dialogues pris sur le vif, sans explications platement didactiques, ou avec des objets qui rappelent un intérieur familial, mais aussi les spécificités de cette famille aux origines juives.
On s'attache à ces personnages foutraques, grâce au réalisateur-scénariste, mais aussi avec ce qu'apportent les acteurs et actrices, notamment Michel Blanc et Dominique Reymond, tous deux excellents et particulièrement touchants.
Là où ça pèche plus, c'est dans la mise en scène inégale de Lionel Baier, parfois inspirée parfois plate, et dans ce montage vraiment trop mou pour une comédie (dramatique), ce qui est dommage car on n'est pas dans une de ces comédies balourdes qui gangrènent le cinéma français. Le film de Lionel Baier est fin, et aurait mérité une forme plus alerte.
Néanmoins c'est un long métrage appréciable, une belle œuvre de mémoire sur la judéité et une chronique familiale sensible et universelle. Et surtout un magnifique dernier rôle pour Michel Blanc, qui fut décidément un acteur et un homme remarquable, sans doute pas assez estimé de son vivant.
Lionel Baier construit un récit davantage linéaire, en y mettant beaucoup de lui et de sa propre famille. La Cache, le film, est donc une adaptation très libre. Le réalisateur joue beaucoup avec le hors champ et le non dit, beaucoup de choses sont suggérées par des dialogues pris sur le vif, sans explications platement didactiques, ou avec des objets qui rappelent un intérieur familial, mais aussi les spécificités de cette famille aux origines juives.
On s'attache à ces personnages foutraques, grâce au réalisateur-scénariste, mais aussi avec ce qu'apportent les acteurs et actrices, notamment Michel Blanc et Dominique Reymond, tous deux excellents et particulièrement touchants.
Là où ça pèche plus, c'est dans la mise en scène inégale de Lionel Baier, parfois inspirée parfois plate, et dans ce montage vraiment trop mou pour une comédie (dramatique), ce qui est dommage car on n'est pas dans une de ces comédies balourdes qui gangrènent le cinéma français. Le film de Lionel Baier est fin, et aurait mérité une forme plus alerte.
Néanmoins c'est un long métrage appréciable, une belle œuvre de mémoire sur la judéité et une chronique familiale sensible et universelle. Et surtout un magnifique dernier rôle pour Michel Blanc, qui fut décidément un acteur et un homme remarquable, sans doute pas assez estimé de son vivant.
La Cache a le mérite de proposer une expérience originale, surprenante et clivante. Le risque, qui chez moi s’est avéré, est de laissé le spectateur à distance. Tout en reconnaissant la bravoure de la démarche, la qualité de la réalisation et des acteurs, je dois avouer que je suis rester assez insensible aux signaux et aux messages. D’où cette note mitigée qui ne reflète pas la qualité intrinsèque du film mais ma perception.
Adaptée du roman de Christophe boltanski, écrit sur bases de faits réeles d'une famille juive qui se sache près de 2 ans dans une chambre de bonne pendant l'occupation, dernier film de , vision micro de cette famille, mise en scène minimaliste un beau film émouvant.
Une famille d'originaux cloîtrée dans son appartement pendant mai 68, la petite histoire dans la grande, racontée à petits traits touchants et pertinents.
De Lionel Baier (2025).
C'est le dernier film qu'aura tourné Michel Blanc décédé le 3 octobre 2024 . Une très belle occasion de revoir ce grand acteur . Dans un film particulier en ce sens qu'il explore un évènement dramatique ; la Shoasous un angle nouveau sans rien montrer de l'horreur mais au travers l'histoire d'une famille très soudée , au travers du regard d'un enfant découvrant une cachette particulière . C'est souvent drôle et très bien joué . Sur fond des évènements de mai 1968 ue l'on perçois au travers de flashs d'informations et de bruits venant de la rue . Une évocation d'un passé qui a failli déchirer une famille mais qui l'a aussi soudée.
Avec Dominique Reymond, Michel Blanc, William Lebghil.
C'est le dernier film qu'aura tourné Michel Blanc décédé le 3 octobre 2024 . Une très belle occasion de revoir ce grand acteur . Dans un film particulier en ce sens qu'il explore un évènement dramatique ; la Shoasous un angle nouveau sans rien montrer de l'horreur mais au travers l'histoire d'une famille très soudée , au travers du regard d'un enfant découvrant une cachette particulière . C'est souvent drôle et très bien joué . Sur fond des évènements de mai 1968 ue l'on perçois au travers de flashs d'informations et de bruits venant de la rue . Une évocation d'un passé qui a failli déchirer une famille mais qui l'a aussi soudée.
Avec Dominique Reymond, Michel Blanc, William Lebghil.
Un film étrange, on ne sait pas trop quel sujet veut être traité : relations familiales ? Mai 68 ? La Shoah ? La délation ? Il n’en demeure pas moins que ce film se laisse regarder avec plaisir malgré un manque de rythme. Inutile de préciser que Michel Blanc y est exceptionnel tout comme Liliane Rovere !
À voir
À voir
En mai 1968, la famille Boltanski vit soudée dans un appartement de la rue de Grenelle. Entre effrois et envie d'en être, ils suivent les mouvements sociaux.
Le film est inspiré du livre autobiographique de Christophe Boltanski (prix Femina 2015). Les scénaristes ont toutefois choisi de concentrer son action en mai 68. Le film fait le portrait d'une famille haute en couleurs, marquée par la guerre et la déportation, vu par les yeux d'un petit garçon de 9 ans, Christophe, le narrateur.
Il est le seul avec ses parents à ne pas vivre en permanence dans l'appartement familiale qui est occupé par Grand oncle, linguiste, Petit oncle, plasticien qui a eu la mauvaise idée de lancer sa première exposition ce mois de mai, l'arrière grand-mère, nommée Arrière Pays, qui est arrivée d'Ukraine à la fin du XIXe siècle, Mère-grand sociologue et Père-grand, médecin généraliste qui a peur du sang. Ils vivent très soudés, semblant limité les sorties à l'extérieur de leur appartement au maximum. Au mieux, ils utilisent l'Ami 6 conduite par Mère-grand qui y donne ses rendez-vous.
Le film séduit par la générosité de ses comédiens, tous excellents, Dominique Reymond, d'une finesse de jeu inégalable, Michel Blanc, touchant de fragilité dans son dernier rôle, Liliane Rovere, géniale, William Lebghil, très crédible en linguiste premier degrés, Aurélien Gabrielli, tout à fait crédible en Christian Boltanski et la révélation, le jeune Ethan Chimienti. Mais le film séduit également formellement. Il nous invite dans les souvenirs de Christophe et en adopte les couleurs, les zooms sur des détails et le son du moteur du projecteur des films en super 8 de l'époque dans les scènes de voitures où le paysage qui défile est volontairement artificiel.
Un film charmant.
Le film est inspiré du livre autobiographique de Christophe Boltanski (prix Femina 2015). Les scénaristes ont toutefois choisi de concentrer son action en mai 68. Le film fait le portrait d'une famille haute en couleurs, marquée par la guerre et la déportation, vu par les yeux d'un petit garçon de 9 ans, Christophe, le narrateur.
Il est le seul avec ses parents à ne pas vivre en permanence dans l'appartement familiale qui est occupé par Grand oncle, linguiste, Petit oncle, plasticien qui a eu la mauvaise idée de lancer sa première exposition ce mois de mai, l'arrière grand-mère, nommée Arrière Pays, qui est arrivée d'Ukraine à la fin du XIXe siècle, Mère-grand sociologue et Père-grand, médecin généraliste qui a peur du sang. Ils vivent très soudés, semblant limité les sorties à l'extérieur de leur appartement au maximum. Au mieux, ils utilisent l'Ami 6 conduite par Mère-grand qui y donne ses rendez-vous.
Le film séduit par la générosité de ses comédiens, tous excellents, Dominique Reymond, d'une finesse de jeu inégalable, Michel Blanc, touchant de fragilité dans son dernier rôle, Liliane Rovere, géniale, William Lebghil, très crédible en linguiste premier degrés, Aurélien Gabrielli, tout à fait crédible en Christian Boltanski et la révélation, le jeune Ethan Chimienti. Mais le film séduit également formellement. Il nous invite dans les souvenirs de Christophe et en adopte les couleurs, les zooms sur des détails et le son du moteur du projecteur des films en super 8 de l'époque dans les scènes de voitures où le paysage qui défile est volontairement artificiel.
Un film charmant.
Ils sont certains films qui, sur le papier, ne me semblent pas obligés d’être vus au cinéma. Des films qui n’annoncent pas de scènes époustouflantes, de paysages grandioses ou une bande son nécessitant un effet spatial adéquat. Des films qui sont du théâtre, j’y vais pour le spectacle au premier sens du terme mais contrairement au théâtre, il manque l'interaction humaine avec les acteurs. Des films que j’appelle, sans vouloir être trop dans le jugement, des films du dimanche soir, des films qui clôturent une fin de semaine et qui sont là pour que l’on attaque le lundi reposé. C’est ce que je me suis dit en allant voir La Cache, avec un bonus, voir encore une fois Michel Blanc sur grand écran. Finalement, j’avais en partie tort sur mon jugement.
Alors oui, avec La Cache, on se retrouve au théâtre grâce à cette ambiance de huis-clos. Car c’est bien de celà dont on parle. Le titre du film déjà, La Cache, annonce potentiellement un enfermement physique, voire psychologique d’au moins un des personnages. Mais ce n’est pas seulement un personnage, c’est une famille entière qui se cache du monde extérieur. Cette famille qui ne vit que par et pour cet appartement, qui ira jusqu’à considérer comme extérieur à elle ce fils qui a choisi de quitter l’appartement et de vivre ailleurs (et pourtant toujours à Paris).
Même leurs sorties se font en huis clos, le grand-père dans son cabinet de médecin ou à l’Académie (qu’il ne supporte pas), la grand-mère qui s’ouvre aux autres en les interviewant mais sans quitter sa voiture, et les deux fils qui oscillent entre analyse politique depuis une chambre et atelier d’art mais qui ne semblent pas enclin à vouloir changer leur mode de vie. En plus de cette famille, nous avons deux extrêmes, l’arrière grand-mère (joliment appelé l’arrière pays) bloquée physiquement par sa santé et mentalement rattachée à ses origines russes, et un petit-fils, attaché à son grand-père et obsédé par “le chat sous la cuisine”. Tout ce petit monde ne semble pas ancré dans la réalité qui l'entoure (Paris, mai 1968) et surtout qui ne semble pas vouloir participer à ce monde.
Pour entrer dans cet univers, Lionel Baier choisit quelques montages techniques que j’ai fini par apprécier, plaçant une poésie hors du temps et qui donne au film une certaine patte. Je retiens surtout les effets visuels pour les scènes en voiture. De vieux films qui tournent en boucle en arrière plan (montrant bien un tournage en studio), des boucles qui reviennent allégrement suivant le sujet abordé par les passagers mais des boucles qui s'arrêtent net, laissant un écran monochrome quand la conversation laisse supposer un changement dans le sacro saint rituel familial.
Reste que dans les films théâtraux, la majeure partie du succès se joue avec les acteurs. Et là, sans dénigrer le travail de la troupe, il n’y a vraiment que le couple Michel Blanc (le grand-père) et Ethan Chimienti (le petit-fils) qui me semble porté le film. Sans cette complicité qui semble s’être installée entre les deux acteurs, La Cache ne sortirait pas forcément du lot des films théâtraux que j’ai pu voir. Ils sont attachants et tous les deux montrent qu’à n’importe quel âge, on peut être perdu et surtout on peut sauver les autres. Je sais, c’est du déjà-vu et qu’il n’y a rien d’original mais là, j’ai encore une fois vu une jolie poésie s’installer au fur et à mesure de la narration et c’est particulièrement agréable.
Alors oui, c’est un film du dimanche soir que l’on peut voir chez soi mais comme au théâtre, sortir, soutenir et savoir que l’on a passé un moment un peu hors du temps (comme cette famille) est toujours un bon moment. C’est donc bien un film de cinéma.
Alors oui, avec La Cache, on se retrouve au théâtre grâce à cette ambiance de huis-clos. Car c’est bien de celà dont on parle. Le titre du film déjà, La Cache, annonce potentiellement un enfermement physique, voire psychologique d’au moins un des personnages. Mais ce n’est pas seulement un personnage, c’est une famille entière qui se cache du monde extérieur. Cette famille qui ne vit que par et pour cet appartement, qui ira jusqu’à considérer comme extérieur à elle ce fils qui a choisi de quitter l’appartement et de vivre ailleurs (et pourtant toujours à Paris).
Même leurs sorties se font en huis clos, le grand-père dans son cabinet de médecin ou à l’Académie (qu’il ne supporte pas), la grand-mère qui s’ouvre aux autres en les interviewant mais sans quitter sa voiture, et les deux fils qui oscillent entre analyse politique depuis une chambre et atelier d’art mais qui ne semblent pas enclin à vouloir changer leur mode de vie. En plus de cette famille, nous avons deux extrêmes, l’arrière grand-mère (joliment appelé l’arrière pays) bloquée physiquement par sa santé et mentalement rattachée à ses origines russes, et un petit-fils, attaché à son grand-père et obsédé par “le chat sous la cuisine”. Tout ce petit monde ne semble pas ancré dans la réalité qui l'entoure (Paris, mai 1968) et surtout qui ne semble pas vouloir participer à ce monde.
Pour entrer dans cet univers, Lionel Baier choisit quelques montages techniques que j’ai fini par apprécier, plaçant une poésie hors du temps et qui donne au film une certaine patte. Je retiens surtout les effets visuels pour les scènes en voiture. De vieux films qui tournent en boucle en arrière plan (montrant bien un tournage en studio), des boucles qui reviennent allégrement suivant le sujet abordé par les passagers mais des boucles qui s'arrêtent net, laissant un écran monochrome quand la conversation laisse supposer un changement dans le sacro saint rituel familial.
Reste que dans les films théâtraux, la majeure partie du succès se joue avec les acteurs. Et là, sans dénigrer le travail de la troupe, il n’y a vraiment que le couple Michel Blanc (le grand-père) et Ethan Chimienti (le petit-fils) qui me semble porté le film. Sans cette complicité qui semble s’être installée entre les deux acteurs, La Cache ne sortirait pas forcément du lot des films théâtraux que j’ai pu voir. Ils sont attachants et tous les deux montrent qu’à n’importe quel âge, on peut être perdu et surtout on peut sauver les autres. Je sais, c’est du déjà-vu et qu’il n’y a rien d’original mais là, j’ai encore une fois vu une jolie poésie s’installer au fur et à mesure de la narration et c’est particulièrement agréable.
Alors oui, c’est un film du dimanche soir que l’on peut voir chez soi mais comme au théâtre, sortir, soutenir et savoir que l’on a passé un moment un peu hors du temps (comme cette famille) est toujours un bon moment. C’est donc bien un film de cinéma.
Un film poétique avec un beau casting, des sujets intéressants qui auraient bénéficié d’un traitement plus précis.
spoiler: Je n’ai pas compris le personnage du peintre raté, qu’apporte-t-il au personnage principal, à l’histoire ? Et pourquoi ce mauvais sosie du Général de G. ?
Finalement je trouve ce film plutôt réussi quand on voit le scénario…
spoiler: Je n’ai pas compris le personnage du peintre raté, qu’apporte-t-il au personnage principal, à l’histoire ? Et pourquoi ce mauvais sosie du Général de G. ?
Finalement je trouve ce film plutôt réussi quand on voit le scénario…
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