Cela faisait bien longtemps que je ne l'avais pas vu (seize ans, pour être précis) et ne m'en souvenais que très partiellement. Bon, il est clair qu'avec le recul, ces César du meilleur film et surtout meilleur réalisateur peuvent paraître vraiment étonnants, certains aspects ayant un peu vieilli, mais cela reste très raisonnable et passe encore bien aujourd'hui. Sens du rythme, montage solide, scénario (surtout dans sa première partie) habilement mené (si l'on excepte toute cette histoire autour de Camoun, mal foutue et sans grand intérêt), cette opposition entre le vieux briscard et le jeune flic très à cheval sur les règles offrant pas mal de bons moments, les dialogues et situations, à défaut d'être aussi savoureux que dans mon souvenir, gardant une certaine efficacité. Si le regard manque parfois un peu de subtilité, tout le folklore autour de Barbès et des quartiers alentours est bien retranscrit, le manque de seconds rôles d'envergure étant en bonne partie compensé par un Julien Guiomar en (très) grande forme. Mais s'il y a une bonne raison de (re)voir ces « Ripoux », c'est sans doute Philippe Noiret. Si Thierry Lhermitte fait le job et souffre d'un rôle moins porteur, le grand Philippe, que je n'avais pas revu depuis un moment, nous régale de bout en bout en flic débonnaire et légèrement fataliste : vraiment un très grand plaisir de le revoir. Bref, si cette comédie policière perd sans doute un peu en charme et drôlerie lors du second visionnage, peut-être dû à un léger manque de rigueur et nervosité, elle continue de tenir la route par sa mécanique bien huilée et son duo de choix : sympa.
grand film sur le thème du maitre dépassé par l'élève.Les scènes dans le resto entre Noiret et Lhermitte montre pertinement l'évolution des personnages. le film ne recherche pas le gros gag mais s'amuse de situations ou égoïsme et intéret sont la seule loi. La faune parisienne est bien restitué. Le film n'est pas pret d'etre démodé en cela qu'il montre bien la nature combinard de l'homme. Et Noiret est comme toujours parfait avec sa voix de contrebasse.
Film Culte Film sublissime Film comme rarement il y en a eu !!!!! Philippe Noiret m'a tout simplement épaté dans son role de flic pourri.Thiereey Lhermitte Fidèle à lui-meme, un acteur de grand talent. Le film de référence français
Ce film n'aurait pas du avoir de suites, tant elles furent mauvaises, et tant la fin de celui-ci aurait définitivement apporter une atmosphère de conte de fée à cet opus. C'est ici la descente morale d'un jeune flic de Provinces venu à Paris, employé modèle préparant l'examen pour devenir commissaire, mais qui va rapidement devenir un flic voyou ou "ripoux," que propose ce film ; où comment, sous les "conseils" de son collègue René plus âgé et plus rodé, l'élève dépasse le maître, et devient pire flic que lui. Dans ce Paris des années 80, c'est un choc des générations et de culture entre Lhermitte et Noiret (décédé depuis). On rit autant qu'on s'étonne des méthodes peu orthodoxes de flics "ripoux", et du contraste entre un vieux flic rodé et un jeune flic qui croit encore à l'aspect moral de son métier. Enfin les deux prostituées, l'une jeune et l'une plus âgées apportent du piment à cette comédie bon enfant et assez rocambolesque.
Salut l'artiste ! Philippe Noiret vient de mourir. Les Ripoux repassent à la télé, pour la vingtième, peut-être la trentième fois. Et encore et toujours, je le revois comme pour la première fois. Je ris aux même moments. Je pleure aux mêmes endroits. Je ne me lasse pas. C'est comme ça avec les grands. Les grands ne meurrent jamais. Ils sont toujours là, vivant, dans notre coeur...
Sympathique mais mise en scène moyenne, les Ripoux oppose le verreux Philippe Noiret au nouveau Thierry Lhermitte, plein de bonnes intentions... Ca va vite changer...
Enfant, j'avais aimé ce film, mais hélas qu'est-ce que ça a mal vieilli... L'alchimie entre Noiret et Lhermitte fonctionne, ce n'était pas évident et c'est déjà ça. Mais pour le reste... Le personnage du vieux flic désabusé, passionné seulement par les chevaux (enfin les courses) et en ménage avec une vieille gourgandine est difficilement supportable. La confrontation avec un jeune inspecteur consciencieux promet au départ, mais elle est gâchée par une astuce scénaristique à peine crédible. Les deux (uniques) personnages féminins sont à pleurer. Les dialogues sont répétitifs et inutilement pédagogiques spoiler: ("oh c'est quoi un sous-marin ?" "oh c'est quoi un ripou ? " "oh c'est quoi les boeufs-carottes" ?) , la musique est à se pendre, et le dénouement spoiler: à la fois attendu et difficilement crédible . En bref, un film qui vaut essentiellement pour la nostalgie, et pour voir que quand même la société change... J'avoue que j'ai du mal à croire qu'on y ait fait deux suites.
Bonne comédie française qui a plutôt bien vieillie malgré quelques musiques énervantes et beaucoup trop vieillottes... La mise en scène classique mais sympathique réussit à faire oublier des maladresses scénaristiques. Quant aux acteurs, ils sont en bonne forme.
Film de 1984. Porte de la Chapelle. Un peu de Montmartre : "les escaliers de la Butte sont durs aux miséreux". Question insécurité, les choses ne se sont pas arrangées en 2024. Y a t-il autant de petits restaus sympa, même si leur vin rouge est étrangement clairet ? Natacha préfère entraîner Lhermitte au Raspoutine dans les quartiers chics de Paris : violons tziganes, caviar, champagne. Un peu trop dispendieux pour ce petit flic débutant. D'autant que Noiret lui apprend à ne pas payer les additions. Thierry vire sa cuti assez rapidement et l'élève dépasse le maître pour l'ampleur des racketts. On apprend plein de choses sur les expressions policières. Les "boeufs carottes", la police des polices, vous cuisinent longtemps pour vous tirer la vérité. Il y a eu des films semblables, plus tard, se déroulant à Marseille, mais là les carottes étaient cuites beaucoup plus rapidement et les pseudo ripoux tout excusés. Ce film est bon, bien filmé, bien raconté, excellents dialogues. Les acteurs sont remarquables. Noiret s'est parfaitement mis dans la peau de l'inspecteur sans ambition qui vit d'expédients. Lhermitte est un bon faire valoir. Son idylle avec la voluptueuse Natacha est crédible. Et puis il y a tout un petit monde de voleurs à la tire, pickpockets, joueurs, turfistes, proxénètes, travailleuses du sexe, dérangés du cerveau, indics, truands, tous plus typés et pittoresques les uns que les autres. Guiomar est parfait en commissaire de police souffrant de rhinite chronique, benêt et confiant. Je vais ressortir un de ces figurants, le truand Camoun qui monte un coup important qui n'est pas sans rappeler "touchez pas au grisbi". Le rôle est joué par un Bernard Bijaoui particulièrement patibulaire. En revanche, le final , qui aurait pu ressembler au "cave se rebiffe" , tourne à l'eau de rose. La ressemblance avec les films de Gabin s'arrête là. Ici on joue plus sur les situations et les oppositions de personnages. A voir, ou à revoir.
Un film français somme toute assez vieillot, mais suffisamment drôle pour divertir. Philippe Noiret et Thierry Lermitte sont amusants dans ces rôles de truands, flics pourris, qui finalement ne s'occupent que de leur propre personne. La morale est tout de même étrange (si c'était l'intention de Claude Zidi), mais le tout reste agréable.
Excellent film qui sous couvert d’un constat plutôt catastrophique de la police nous décrit l’amitié et la force d’une union. C’est aussi une comédie assez drôle.
Un classique de la comédie policière des années 80, à la fois drôle et bien rythmée, qui confronte un vieux loup de mer à un jeune premier dans la police, interprétés par l'excellent duo Noiret/Lhermitte. Cesar du meilleur film et meilleur réal pour Claude Zidi.
Malgré une liberté de ton tout à fait inhérente aux années 80, ce grand classique de la comédie française n'a rien perdu avec les années et se se déguste avec un plaisir identique. Bien aidé en cela par un scénario qui trouve toujours des petites idées ou des petites répliques pour constamment réalimenter la machine en charbon. Ajoutez à cela un Philippe Noiret royal qui s'amuse beaucoup et vous décrochez la timbale. Face à lui, ce n'est pas lui faire injure que de dire de Thierry Lhermitte fait un peu pâle figure mais, cela aurait été le lot de bien d'autres face à un tel mec qui, si on ne lui a jamais fait l'honneur d'être considéré comme un monstre sacré de notre cinéma, en avait pourtant toutes les qualités requises. Ce que Zidi a fait de mieux.