Vu hier soir en avant première. Un beau portrait de femme Gabrielle qui mène de front sa vie professionnelle et privée en explorant des voies méconnues.
Gabrielle en trop de chapitres On a besoin de ces portraits contemporains, de ces sujets, de ces beaux dialogues et surtout besoin de Léa Drücker. En revanche on a moins besoin des chapitres, du milieu bourgeois ouin ouin et de cette fin sans larmes.
La vie d’une femme n’appartient qu’à elle Cinq ans après Les amours d’Anaïs, Charline Bourgeois Tacquet met une deuxième fois en scène La vie d’une femme dans un film magnifique en onze tableaux. Et confirme son talent pour nous faire ressentir le caractère profondément jouissif de la liberté, celle de ses héroïnes et peut-être la sienne. Le film campe l’histoire d’une affranchie dont l’existence n’a pas besoin de se remplir d’actes de mise en conformité avec les injonctions sociales au premier rang desquelles la maternité : c’est en substance l’explication de texte qu’a délivrée la réalisatrice venue avec Léa Drucker pour lancer son film en avant-première à Paris. Infirmière à poigne dans L’intérêt d’Adam de Laura Wandel il y a quelques mois, l’actrice incarne cette fois Gabrielle, cheffe de service de chirurgie maxillo-faciale complètement engagée dans son travail. Avec beaucoup de panache, elle reconstruit des gueules cassées, façonnant de nouvelles personnes sur lesquelles, a minima, les gens ne se retourneront plus d’effroi dans la rue mais qui ne se reconnaitront pas forcément dans la glace. Tout en gérant un mari à la colle avec ses deux ados, une mère Alzheimer et une ONG ukrainienne. Jusqu’à ce que Frida (Mélanie Thierry), écrivaine venue s’imprégner de la vie en hôpital pour les besoins d’une fiction, réussisse à prendre racine sur une rare aspérité de l’existence bien remplie de Gabrielle. Elle l’entraine dans un chalet des Alpes italiennes pour une échappée belle où l’amour entre les deux femmes pourra se vivre. La caméra donne à voir de très près les variations de la lumière sur les visages et les corps transformés par l’émotion. Même s’ils restent empreints d’une pudeur sans doute voulue par la réalisatrice : malgré ses choix de vie en roue libre et même si elle s’insurge contre la vie bourgeoise, Gabrielle a poussé sur un terreau somme toute classique. Hétéro-normé, quoi.
Vu au MK2 bibliothèque pendant que repassent les films cette année. Film mineur de cette compétition cannoise mais touchant. Dommage cette narration chapitrée.
Gabrielle est chirurgienne et cheffe de service dans un hôpital public. Son quotidien est une course permanente entre son métier, sa mère dont elle doit s’occuper et son mari qui tente de préserver leur couple malgré son absence émotionnelle constante. Lorsque qu’une romancière vient observer son service pour préparer un livre, quelque chose se fissure peu à peu dans cette vie entièrement organisée autour du devoir. Mais son personnage rappelle parfois celui qu’elle incarnait dans "L’Intérêt d’Adam" un an plus tôt. Melanie Thierry reste malheureusement trop discrète dans un rôle qui aurait mérité davantage de présence et d’épaisseur. À l’inverse, Laurent Capelluto impressionne une fois encore malgré un second rôle. Comme souvent, il suffit de quelques scènes pour qu’il impose une vraie présence et une émotion très subtile. Mais malgré la qualité de son écriture "La Vie d'une femme" laisse aussi une légère frustration. Le récit reste parfois trop sage et manque de moments réellement marquants pour totalement bouleverser.
Très bon film vu dans le cadre du Festival de Cannes celui-ci met en lumière la charge de travail impressionnante en milieu hospitalier et la conciliation avec une vie personnelle qui vacille
La vie d'une femme, mais pas seulement 24 heures, on ignore si Charline Bourgeois-Tacquet a pensé à Stefan Zweig, mais pourquoi pas, après tout, cela pourrait être une version moderne d'un livre qui a marqué son temps. La chirurgienne au premier plan est de celles qui s'engagent et organisent tout, y compris leur vie privée, mais vivent avant tout pour le travail, qui ne s'arrête jamais et lui évite aussi, peut-être, de penser à ce qu'elle est devenue, quelqu'un qui prend tout en charge, bouscule et trouve des solutions, quitte à s'oublier dans cette bataille quotidienne. Le moment est sans doute venu d'une chirurgie réparatrice pour cette altruiste aux façons de bulldozer, et c'est ce que le film raconte, le temps d'une parenthèse enchantée, ou non. Dûment scindé en douze chapitres, une manière agréable de clin d'œil à la littérature, La vie d'une femme traite dans une mise en scène élégante de la confusion des sentiments chez une femme au carrefour d'une existence intime trop longtemps négligée. La pudeur est de mise et le montage se fait parfois elliptique, créant une sorte de suspense sentimental. Les scènes entre Léa Drucker, une fois de plus royale, et Mélanie Thierry auraient pu être plus nombreuses. Elles montrent en tout cas une belle alchimie entre les deux comédiennes dans un film somme toute modeste, mais qui réussit parfaitement à nous embarquer et à nous faire vibrer pour son exigeante héroïne..
Calé dans mon siège sans trop savoir dans quoi je m'embarquais pour cette avant-première, j'ai été totalement cueilli. Au fond, le film ne raconte rien d'extraordinaire : c’est le quotidien d’une chirurgienne d’une cinquantaine d'années, partagée entre son boulot à l'hôpital, son couple, sa mère malade et une rencontre inattendue avec une romancière. Mais qu'est-ce que c'est bien écrit et superbement réalisé ! Tout y est traité avec une justesse folle qui rend le récit captivant de bout en bout. Dans le rôle principal, Léa Drucker est tout simplement sublime. Elle dégage un naturel tellement désarmant qu'on oublie totalement l'actrice derrière le personnage. À ses côtés, c'est aussi un vrai plaisir de retrouver Charles Berling tout en nuances. Un drame quotidien profondément humain et d'une grande délicatesse. À ne pas manquer lors de sa sortie en septembre.
Vu en AP. Desservie par des dialogues moyens, L Drucker surjoue (ce qui est rare chez cette actrice) pendant la première 1/2 heure de ce film. Le scénario est assez classique, ce film se laisse regarder sans trop d’ennui, grâce à,quelques trop rares traits d’humour. Vu un dimanche soir. CQFD
Film vu au Pathé Palace pendant l’événement Cannes à Paris.
La Vie D’Une Femme rate quasiment tout ce qu’il entreprend. Son histoire d’amour manque de crédibilité et devient même gênante, notamment avec une énorme différence d’âge à l’écran. Des scènes de nu ridicule, et le discours sur l’hôpital français reste creux.
Vu en avant-première, ce film accompli, l’histoire d’une chirurgienne qui était multiplie sa vie entre une mère qui a Alzheimer un mari aimant avec une famille recomposée et tout un ensemble de choses qui vont bouleverser sa vie. Les acteurs sont exceptionnellement bons.
Vu à Cannes, cette histoire de femme m'a emporté. En 2h, on navigue dans la vie aux multiples facettes de Gabrielle, simple et pourtant singulière, on s'attache à elle, on rit avec elle, on s'énerve avec elle, ou contre elle parfois. Le propos du film pourrait laisser à penser que c'est un enchainement de moments de vie apposé les uns après les autres, mais ce n'est pas du tout le cas. Le fil de l'histoire est parfaitement tissé et chaque brique de sa vie s'additionne parfaitement bien. Le film m'a questionné sur de nombreux sujets, que je ne citerais pas ici pour ne pas spoiler, aussi bien professionnels que personnelles. La relation à ses collègues, à son partenaire de vie, à sa famille, à son métier, à sa vie.... tant de sujet exploré sans jamais jugé. J'ai beaucoup aimé.