La Vie d'une femme
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Shawn777

825 abonnés 3 988 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 mai 2026
Après "L'Intérêt d'Adam", Léa Drucker interprète à nouveau une femme médecin à la charge mentale assez importante. Une constante commencerait-elle à se dessiner chez l'actrice ? Bon, toujours est-il que c'est une nouvelle fois réussi. Enfin, on va dire que ça passe. C'est-à-dire que le film n'est clairement pas captivant, ne va pas spécialement marquer son art et n'a pas le côté coup de poing que le précédent cité. Il y a même parfois un petit côté "LOL", ou plus généralement Lisa Azuelos, dans l'écriture de cette femme et de ses amours, les clichés en moins bien-sûr.
Car pour remettre le film dans son contexte, nous suivons ici Gabrielle, une chirurgienne, dont la vie de couple semble tourner en rond et où elle doit surtout porter tout le monde : son service, ses collègues, son mec, les enfants de ce dernier, sa mère etc. et c'est seulement lorsqu'elle rencontrera une femme qu'elle parviendra à s'évader un peu. Alors, au bout d'un moment, c'en devient presque caricatural, on se demande ce qui va encore lui tomber sur le coin du nez mais on parvient en tout cas à avoir de l'affection pour elle. Bon, je dois quand même bien avouer que je trouve parfois le film un peu long et je ne vois pas bien l'intérêt de découper le film en chapitres, surtout pour en mettre autant. On sait qu'elle avance dans la vie, pas besoin de le surligner avec des cartons.
Voilà, bon, "La Vie d'une femme" n'est donc pas un chef-d’œuvre mais permet de souffler parmi tous les films artsy et longuet du Festival, surtout cette année.
domit64
domit64

76 abonnés 383 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 mai 2026
Vu en AP.
Desservie par des dialogues moyens, L Drucker surjoue (ce qui est rare chez cette actrice) pendant la première 1/2 heure de ce film.
Le scénario est assez classique, ce film se laisse regarder sans trop d’ennui, grâce à,quelques trop rares traits d’humour.
Vu un dimanche soir. CQFD
AlexandreCritique
AlexandreCritique

44 abonnés 48 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 17 mai 2026
Vu à Cannes. Très basique dans l’écriture et la mise en scène. Les acteurs sont en revanche exceptionnels.
Cadreum
Cadreum

75 abonnés 826 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 septembre 2026
L'objet est modeste : 1h38, onze chapitres, un tournage lyonnais, l'attelage ordinaire du film du milieu français : Arte, une région, une coproduction belge. Rien là-dedans qui prépare au tapis rouge, sinon le sujet, devenu la valeur la plus sûre du marché : le portrait d'une femme de cinquante-cinq ans. Gabrielle est chirurgienne maxillo-faciale, cheffe d'un service public à bout de souffle, et une romancière débarque dans son bloc pour quelques semaines, le temps de prendre des notes. Le reste tient dans le programme que la cinéaste a elle-même annoncé : une héroïne qui ne doit rien à personne, écrite contre les grandes renonçantes. Le film promet donc une liberté, et prétend l'établir par l'incapacité de son personnage à tenir en place. Reste à savoir ce qu'une forme peut prouver en pareille matière.

Le film s'ouvre sur un gros plan de jouissance dont le partenaire reste hors-champ. Pas de contrechamp : donc pas de fait d'intrigue, donc rien à révéler plus tard. Quarante secondes suffisent à liquider tout un genre, celui de la quinquagénaire qui redécouvre son corps au deuxième acte sous les applaudissements du public. Le désir n'est pas un événement, c'est la donnée de départ.

Vient l'hôpital, et avec lui le régime qui occupe le premier tiers. Elle traite les affaires de sa mère malade dans l'habitacle d'une voiture, distribue ses consignes au service tout en enfilant sa tenue, avale trois conversations dans le temps d'un couloir ; les dialogues se chevauchent, la caméra reste rivée sur elle et ne s'en détache jamais pour un plan autonome. La sensation est réelle, une apnée continue, et la mise en scène est habile à la produire. Ce qu'elle produit aussi est moins flatteur. Le travail y est filmé comme tempo et jamais comme contenu : on ne saura rien de ce que fabrique l'équipe, rien du sort des patients au-delà de la table, rien de l'économie du service sinon qu'il manque de tout. Aucun interne n'obtient un cadre à lui, aucune infirmière non plus. L'hôpital en pénurie devient l'accélérateur d'une performance individuelle, et le film enregistre sans le savoir la seule chose que le manque de moyens fabrique vraiment : l'irremplaçabilité d'une cheffe. La liberté annoncée prend ici sa forme concrète, qui est une saturation d'agenda.

Une scène résiste à ce dispositif, celle où elle reprend les internes sur leur engagement. Le fossé générationnel qui s'y expose n'est pas arbitré ; le film laisse son héroïne être, une minute durant, franchement indéfendable, tenir un discours de sacrifice que sa propre existence dément. C'est le seul moment où sa vertu redevient une position d'âge et de classe, datée, discutable. Il n'y reviendra pas.

L'arrivée de Frida est traitée par la durée avant de l'être par la place. Elle assiste aux opérations sans y avoir de rôle, et le film lui accorde d'abord ce qu'il n'accorde à personne d'autre : le droit de rester dans le plan sans rien y faire, immobile pendant que tout s'agite. Cette inutilité est exactement ce qui la rend visible. Puis les chapitres passent et elle cesse d'être un témoin toléré pour devenir la seule personne du service dont Gabrielle attende quelque chose. La séduction n'est pas énoncée, elle est obtenue par une économie de l'attention : dans un film où chacun réclame une décision, arrive quelqu'un qui ne demande rien et prend tout. Ce que le film refuse ensuite de filmer est plus intéressant que ce qu'il filme.

Un peu plus tard, dans une voiture, Gabrielle presse son mari de monter la vitesse, d'entendre le moteur, de rouler enfin à son allure à elle. Après une heure passée à fabriquer la vitesse par le découpage et la superposition sonore, le film s'arrête pour la dire en clair, sous forme de réplique-métaphore, et tend au spectateur une clé dont la serrure était déjà ouverte. Le scénario reprend la main sur la mise en scène, faute de lui faire confiance.

Ainsi, après quelques échanges et rendez-vous où s’installent progressivement les prémices d’un désir, Gabrielle accepte de suivre Frida hors de Paris, vers la montagne. Les plans s'étirent, la caméra cesse de courir derrière les urgences, la lumière se dépose sur les visages. Tout est somptueux, et c'est aussi le problème. Au moment où il faudrait rendre cette bifurcation habitable, le film transforme un corps en paysage et une existence alternative en tableau. S'y ajoute la visite au vieil écrivain retiré dans les hauteurs, interrogé frontalement, dont la parole vient bénir en mots ce que la scène précédente avait déjà obtenu en images : le film cherche son autorisation du côté de l'art, comme s'il n'était pas sûr d'avoir le droit d'exister sans lui. La balance est truquée avant la pesée, et le retour à la ville ne coûtera donc rien.

C'est dans ce relâchement que le film expose frontalement le rapport lesbien, et il y perd la finesse qu'il avait dans les couloirs. Les scènes de sexe, pensées comme des respirations, sont illustratives : elles montrent l'intimité au lieu de la laisser opérer, et appuient là où le hors-champ avait suffi pendant tout le premier acte. Le film qui savait, dans son plan d'ouverture, ce qu'on gagne à ne pas montrer, l'a oublié dès qu'il a fallu montrer deux femmes ensemble. L'accalmie est d'ailleurs trompeuse : jusque dans la nudité, le retour à la ville est rappelé, l'impossibilité travaillée en sourdine. Le calme est un vernis posé sur une existence qui continue de s'emballer sous lui.

Reste qu'entre ces coups isolés le film n'a pas de système. Onze segments dont la seule soudure est une nappe musicale : la continuité y est déléguée à un solvant lyrique plutôt qu'assumée par le découpage. À force de blocs taillés au même gabarit, la structure devient une mécanique, chaque chapitre exécutant le précédent. Les sujets s'accumulent — la mère qui décline, le neveu, le service qui se vide, le mari, l'écrivaine — sans qu'aucune hiérarchie de durée ou d'échelle ne dise lequel pèse. On peut y voir par instant une qualité, comme cette scène où Henri tombe sur la photo de Frida nue dans le téléphone, et Gabrielle impute l'affaire à la mécanique des appareils. Là, pas de mise en file des catastrophes, deux crises superposées dans le même bloc de temps — le film sait que le désastre intime n'a pas la politesse d'attendre son tour. Mais la redondance du dispositif, comme décrit, est souvent contre-productif.

Turin, enfin. Un dîner, Frida refaite avec une autre, une phrase lâchée entre deux plats — elle y pense tous les jours — puis l'effacement dans la nuit. Le renoncement est dit par l'intéressée elle-même, en dialogue, et aussitôt esthétisé par cette sortie nocturne qui le convertit en force d'âme. C'est là que je comprends d'où vient vraiment la tenue du film. Drucker garde dans le même visage l'épuisement et l'appétit, sans jamais faire passer l'un devant l'autre. Thierry confisque l'attention en ne la réclamant jamais. Ce que le chapitrage laisse pendre, elles le raccordent à la main : deux comédiennes pensent à la place du film. Reste ce trop-plein — de travail, de responsabilités, de désirs — qui dessine un monde où la compétence féminine se retourne en piège, où l'efficacité finit par rendre invisible celle qui la produit. Gabrielle tient par le travail comme le film tient par le mouvement : ils avancent jusqu'à l'épuisement, incapables l'un et l'autre de s'arrêter vraiment.
Ameline Grout
Ameline Grout

41 abonnés 96 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 septembre 2026
Drucker impose Gabrielle avec une intensité rare, mais le film s'enferme dans son propre découpage en chapitres — procédé qui explique moins qu'il ne balise. La liaison avec Frida déstabilise trop peu un récit qui embrasse tout et ne tranche rien.
UGO
UGO

49 abonnés 35 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 septembre 2026
C'est quoi ce film, jamais vu un film aussi bien de toute ma vie, alors c'est MON TOP 3. Chef d' œuvre de Charline Bourgeois-Tacquet
efiravibes
efiravibes

10 abonnés 31 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 mai 2026
Gabrielle, 55 ans, se consacre corps et âme à son métier. Chirurgienne et cheffe de service dans un hôpital public, elle court et se démultiplie, assaillie de responsabilités. Il lui reste peu de temps pour sa vie privée — un mari qui l’aime et une mère dont elle doit s’occuper. Lorsqu'une romancière vient passer quelques semaines dans son service pour les besoins d’un livre, son équilibre vacille. Dans le quotidien que Gabrielle s’est construit, y a-t-il de la place pour l’inattendu ?
Eric Dugelay
Eric Dugelay

9 abonnés 176 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 mai 2026
La vie d’une femme n’appartient qu’à elle
Cinq ans après Les amours d’Anaïs, Charline Bourgeois Tacquet met une deuxième fois en scène La vie d’une femme dans un film magnifique en onze tableaux. Et confirme son talent pour nous faire ressentir le caractère profondément jouissif de la liberté, celle de ses héroïnes et peut-être la sienne. Le film campe l’histoire d’une affranchie dont l’existence n’a pas besoin de se remplir d’actes de mise en conformité avec les injonctions sociales au premier rang desquelles la maternité : c’est en substance l’explication de texte qu’a délivrée la réalisatrice venue avec Léa Drucker pour lancer son film en avant-première à Paris. Infirmière à poigne dans L’intérêt d’Adam de Laura Wandel il y a quelques mois, l’actrice incarne cette fois Gabrielle, cheffe de service de chirurgie maxillo-faciale complètement engagée dans son travail. Avec beaucoup de panache, elle reconstruit des gueules cassées, façonnant de nouvelles personnes sur lesquelles, a minima, les gens ne se retourneront plus d’effroi dans la rue mais qui ne se reconnaitront pas forcément dans la glace. Tout en gérant un mari à la colle avec ses deux ados, une mère Alzheimer et une ONG ukrainienne. Jusqu’à ce que Frida (Mélanie Thierry), écrivaine venue s’imprégner de la vie en hôpital pour les besoins d’une fiction, réussisse à prendre racine sur une rare aspérité de l’existence bien remplie de Gabrielle. Elle l’entraine dans un chalet des Alpes italiennes pour une échappée belle où l’amour entre les deux femmes pourra se vivre. La caméra donne à voir de très près les variations de la lumière sur les visages et les corps transformés par l’émotion. Même s’ils restent empreints d’une pudeur sans doute voulue par la réalisatrice : malgré ses choix de vie en roue libre et même si elle s’insurge contre la vie bourgeoise, Gabrielle a poussé sur un terreau somme toute classique. Hétéro-normé, quoi.
jcfandeux@gmail.com
jcfandeux@gmail.com

9 abonnés 120 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 juillet 2026
Forme originale et une interprétation exceptionnelle de Léa Drucker qui interprète ce personnage à la fois attachant mais très égocentrique
Damien DURAN
Damien DURAN

4 abonnés 85 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 juillet 2026
À la fois véritable documentaire sur une chirurgienne, chef de service en CHU et l’introspection de ses épreuves et sentiments qui sont décrient avec une infinité justesse. Dommage que d’autres sujets (la mère par ex.) viennent parasiter ce très beau film.
J’ai vu ce film en avant-première.
Marianne KD
Marianne KD

2 abonnés 30 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 juillet 2026
Vu hier soir en avant première. Un beau portrait de femme Gabrielle qui mène de front sa vie professionnelle et privée en explorant des voies méconnues.
ForEverAmber
ForEverAmber

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 septembre 2026
Vu au festival de Lama. Ce film est magnifique. Léa Drucker crève l’écran, Mélanie Thierry y est magnifique également. On suit la vie d’une femme que l’on ne peut s’empêcher d’aimer. Elle est sur tous les fronts tant sur sa vie personnelle que professionnelle, elle s’investit corps et âme avec l’espoir de penser un peu à elle lorsqu’une histoire d’amour inattendue se présente. J’ai adoré ce film.
Maryse Lalubie
Maryse Lalubie

2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 août 2026
Film très réaliste qui nous plonge dans le milieu hospitalier public avec ses difficultés et son personnel passionné
Excellente interprétation
traversay1

4 516 abonnés 5 432 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 mai 2026
La vie d'une femme, mais pas seulement 24 heures, on ignore si Charline Bourgeois-Tacquet a pensé à Stefan Zweig, mais pourquoi pas, après tout, cela pourrait être une version moderne d'un livre qui a marqué son temps. La chirurgienne au premier plan est de celles qui s'engagent et organisent tout, y compris leur vie privée, mais vivent avant tout pour le travail, qui ne s'arrête jamais et lui évite aussi, peut-être, de penser à ce qu'elle est devenue, quelqu'un qui prend tout en charge, bouscule et trouve des solutions, quitte à s'oublier dans cette bataille quotidienne. Le moment est sans doute venu d'une chirurgie réparatrice pour cette altruiste aux façons de bulldozer, et c'est ce que le film raconte, le temps d'une parenthèse enchantée, ou non. Dûment scindé en douze chapitres, une manière agréable de clin d'œil à la littérature, La vie d'une femme traite dans une mise en scène élégante de la confusion des sentiments chez une femme au carrefour d'une existence intime trop longtemps négligée. La pudeur est de mise et le montage se fait parfois elliptique, créant une sorte de suspense sentimental. Les scènes entre Léa Drucker, une fois de plus royale, et Mélanie Thierry auraient pu être plus nombreuses. Elles montrent en tout cas une belle alchimie entre les deux comédiennes dans un film somme toute modeste, mais qui réussit parfaitement à nous embarquer et à nous faire vibrer pour son exigeante héroïne..
Cinéphiles 44

1 691 abonnés 4 674 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 mai 2026
Gabrielle est chirurgienne et cheffe de service dans un hôpital public. Son quotidien est une course permanente entre son métier, sa mère dont elle doit s’occuper et son mari qui tente de préserver leur couple malgré son absence émotionnelle constante. Lorsque qu’une romancière vient observer son service pour préparer un livre, quelque chose se fissure peu à peu dans cette vie entièrement organisée autour du devoir. Mais son personnage rappelle parfois celui qu’elle incarnait dans "L’Intérêt d’Adam" un an plus tôt. Melanie Thierry reste malheureusement trop discrète dans un rôle qui aurait mérité davantage de présence et d’épaisseur. À l’inverse, Laurent Capelluto impressionne une fois encore malgré un second rôle. Comme souvent, il suffit de quelques scènes pour qu’il impose une vraie présence et une émotion très subtile. Mais malgré la qualité de son écriture "La Vie d'une femme" laisse aussi une légère frustration. Le récit reste parfois trop sage et manque de moments réellement marquants pour totalement bouleverser.
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