La Vie d'une femme
Note moyenne
3,7
36 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

35 critiques spectateurs

5
7 critiques
4
8 critiques
3
15 critiques
2
3 critiques
1
2 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Ameline Grout
Ameline Grout

41 abonnés 96 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 septembre 2026
Drucker impose Gabrielle avec une intensité rare, mais le film s'enferme dans son propre découpage en chapitres — procédé qui explique moins qu'il ne balise. La liaison avec Frida déstabilise trop peu un récit qui embrasse tout et ne tranche rien.
ForEverAmber
ForEverAmber

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 septembre 2026
Vu au festival de Lama. Ce film est magnifique. Léa Drucker crève l’écran, Mélanie Thierry y est magnifique également. On suit la vie d’une femme que l’on ne peut s’empêcher d’aimer. Elle est sur tous les fronts tant sur sa vie personnelle que professionnelle, elle s’investit corps et âme avec l’espoir de penser un peu à elle lorsqu’une histoire d’amour inattendue se présente. J’ai adoré ce film.
AviE
AviE

12 abonnés 49 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 septembre 2026
Quel beau film sur le portrait d'une femme qui a une vocation et qui se dédie corps et âme. Rien de mieux que Léa D. pour l'interpréter. J'avais peu aimé les amours d'anais mais là on voit une belle progression.
gleegreyschuck
gleegreyschuck

15 abonnés 49 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 septembre 2026
Film découvert en avant-première en présence de Charline Bourgeois-Tacquet et de Marie-Christine Barrault. Léa Drucker se voit offrir un rôle riche à la mesure de son talent. Gabrielle est une femme passionnée et passionnante qu'on prend plaisir à voir surmonter chapitre après chapitre les défis sur le plan familial, professionnel, amical et amoureux. La lumière est très réussie et nous offre quelques scènes magnifiées.
velocio

1 553 abonnés 3 531 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 septembre 2026
Un film où, malgré la présence aux côtés de Léa Drucker de Mélanie Thierry, de Charles Berling, de Laurent Capelluto et de Marie-Christine Barrault, des comédiennes et des comédiens qui font partie de ce qui se fait de mieux dans le cinéma français, on se surprend à faire la fine bouche, à regretter le choix fait par la réalisatrice de découper son film en une grosse dizaine de chapitres ayant chacun un titre, à trouver un certain manque de flamme dans le film en général et dans la prestation de Léa Drucker en particulier. Critique complète sur le site avec le 6 entre critique et film. Film vu au Festival de Cannes 2026.
UGO
UGO

49 abonnés 35 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 septembre 2026
C'est quoi ce film, jamais vu un film aussi bien de toute ma vie, alors c'est MON TOP 3. Chef d' œuvre de Charline Bourgeois-Tacquet
Cadreum
Cadreum

75 abonnés 826 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 septembre 2026
L'objet est modeste : 1h38, onze chapitres, un tournage lyonnais, l'attelage ordinaire du film du milieu français : Arte, une région, une coproduction belge. Rien là-dedans qui prépare au tapis rouge, sinon le sujet, devenu la valeur la plus sûre du marché : le portrait d'une femme de cinquante-cinq ans. Gabrielle est chirurgienne maxillo-faciale, cheffe d'un service public à bout de souffle, et une romancière débarque dans son bloc pour quelques semaines, le temps de prendre des notes. Le reste tient dans le programme que la cinéaste a elle-même annoncé : une héroïne qui ne doit rien à personne, écrite contre les grandes renonçantes. Le film promet donc une liberté, et prétend l'établir par l'incapacité de son personnage à tenir en place. Reste à savoir ce qu'une forme peut prouver en pareille matière.

Le film s'ouvre sur un gros plan de jouissance dont le partenaire reste hors-champ. Pas de contrechamp : donc pas de fait d'intrigue, donc rien à révéler plus tard. Quarante secondes suffisent à liquider tout un genre, celui de la quinquagénaire qui redécouvre son corps au deuxième acte sous les applaudissements du public. Le désir n'est pas un événement, c'est la donnée de départ.

Vient l'hôpital, et avec lui le régime qui occupe le premier tiers. Elle traite les affaires de sa mère malade dans l'habitacle d'une voiture, distribue ses consignes au service tout en enfilant sa tenue, avale trois conversations dans le temps d'un couloir ; les dialogues se chevauchent, la caméra reste rivée sur elle et ne s'en détache jamais pour un plan autonome. La sensation est réelle, une apnée continue, et la mise en scène est habile à la produire. Ce qu'elle produit aussi est moins flatteur. Le travail y est filmé comme tempo et jamais comme contenu : on ne saura rien de ce que fabrique l'équipe, rien du sort des patients au-delà de la table, rien de l'économie du service sinon qu'il manque de tout. Aucun interne n'obtient un cadre à lui, aucune infirmière non plus. L'hôpital en pénurie devient l'accélérateur d'une performance individuelle, et le film enregistre sans le savoir la seule chose que le manque de moyens fabrique vraiment : l'irremplaçabilité d'une cheffe. La liberté annoncée prend ici sa forme concrète, qui est une saturation d'agenda.

Une scène résiste à ce dispositif, celle où elle reprend les internes sur leur engagement. Le fossé générationnel qui s'y expose n'est pas arbitré ; le film laisse son héroïne être, une minute durant, franchement indéfendable, tenir un discours de sacrifice que sa propre existence dément. C'est le seul moment où sa vertu redevient une position d'âge et de classe, datée, discutable. Il n'y reviendra pas.

L'arrivée de Frida est traitée par la durée avant de l'être par la place. Elle assiste aux opérations sans y avoir de rôle, et le film lui accorde d'abord ce qu'il n'accorde à personne d'autre : le droit de rester dans le plan sans rien y faire, immobile pendant que tout s'agite. Cette inutilité est exactement ce qui la rend visible. Puis les chapitres passent et elle cesse d'être un témoin toléré pour devenir la seule personne du service dont Gabrielle attende quelque chose. La séduction n'est pas énoncée, elle est obtenue par une économie de l'attention : dans un film où chacun réclame une décision, arrive quelqu'un qui ne demande rien et prend tout. Ce que le film refuse ensuite de filmer est plus intéressant que ce qu'il filme.

Un peu plus tard, dans une voiture, Gabrielle presse son mari de monter la vitesse, d'entendre le moteur, de rouler enfin à son allure à elle. Après une heure passée à fabriquer la vitesse par le découpage et la superposition sonore, le film s'arrête pour la dire en clair, sous forme de réplique-métaphore, et tend au spectateur une clé dont la serrure était déjà ouverte. Le scénario reprend la main sur la mise en scène, faute de lui faire confiance.

Ainsi, après quelques échanges et rendez-vous où s’installent progressivement les prémices d’un désir, Gabrielle accepte de suivre Frida hors de Paris, vers la montagne. Les plans s'étirent, la caméra cesse de courir derrière les urgences, la lumière se dépose sur les visages. Tout est somptueux, et c'est aussi le problème. Au moment où il faudrait rendre cette bifurcation habitable, le film transforme un corps en paysage et une existence alternative en tableau. S'y ajoute la visite au vieil écrivain retiré dans les hauteurs, interrogé frontalement, dont la parole vient bénir en mots ce que la scène précédente avait déjà obtenu en images : le film cherche son autorisation du côté de l'art, comme s'il n'était pas sûr d'avoir le droit d'exister sans lui. La balance est truquée avant la pesée, et le retour à la ville ne coûtera donc rien.

C'est dans ce relâchement que le film expose frontalement le rapport lesbien, et il y perd la finesse qu'il avait dans les couloirs. Les scènes de sexe, pensées comme des respirations, sont illustratives : elles montrent l'intimité au lieu de la laisser opérer, et appuient là où le hors-champ avait suffi pendant tout le premier acte. Le film qui savait, dans son plan d'ouverture, ce qu'on gagne à ne pas montrer, l'a oublié dès qu'il a fallu montrer deux femmes ensemble. L'accalmie est d'ailleurs trompeuse : jusque dans la nudité, le retour à la ville est rappelé, l'impossibilité travaillée en sourdine. Le calme est un vernis posé sur une existence qui continue de s'emballer sous lui.

Reste qu'entre ces coups isolés le film n'a pas de système. Onze segments dont la seule soudure est une nappe musicale : la continuité y est déléguée à un solvant lyrique plutôt qu'assumée par le découpage. À force de blocs taillés au même gabarit, la structure devient une mécanique, chaque chapitre exécutant le précédent. Les sujets s'accumulent — la mère qui décline, le neveu, le service qui se vide, le mari, l'écrivaine — sans qu'aucune hiérarchie de durée ou d'échelle ne dise lequel pèse. On peut y voir par instant une qualité, comme cette scène où Henri tombe sur la photo de Frida nue dans le téléphone, et Gabrielle impute l'affaire à la mécanique des appareils. Là, pas de mise en file des catastrophes, deux crises superposées dans le même bloc de temps — le film sait que le désastre intime n'a pas la politesse d'attendre son tour. Mais la redondance du dispositif, comme décrit, est souvent contre-productif.

Turin, enfin. Un dîner, Frida refaite avec une autre, une phrase lâchée entre deux plats — elle y pense tous les jours — puis l'effacement dans la nuit. Le renoncement est dit par l'intéressée elle-même, en dialogue, et aussitôt esthétisé par cette sortie nocturne qui le convertit en force d'âme. C'est là que je comprends d'où vient vraiment la tenue du film. Drucker garde dans le même visage l'épuisement et l'appétit, sans jamais faire passer l'un devant l'autre. Thierry confisque l'attention en ne la réclamant jamais. Ce que le chapitrage laisse pendre, elles le raccordent à la main : deux comédiennes pensent à la place du film. Reste ce trop-plein — de travail, de responsabilités, de désirs — qui dessine un monde où la compétence féminine se retourne en piège, où l'efficacité finit par rendre invisible celle qui la produit. Gabrielle tient par le travail comme le film tient par le mouvement : ils avancent jusqu'à l'épuisement, incapables l'un et l'autre de s'arrêter vraiment.
Direct-actu.fr

401 abonnés 548 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 septembre 2026
Avec La Vie d'une femme, le quotidien d'une chirurgienne devient progressivement le lieu d'une interrogation sur le travail, le couple, le désir et cette étrange difficulté à continuer d'habiter une existence que l'on a pourtant choisie.

Charline Bourgeois-Tacquet arrive à mettre des mots et des images sur ce sentiment étrange quand arrive le moment où l'on se rend compte que le monde avance, mais que nous sommes comme bloqués dans une routine aliénante. Soudainement, notre propre espace n'est plus réellement le nôtre et nos propres désirs ne semblent plus alignés sur nos émotions profondes. Ce n'est pas une crise existentielle, mais un besoin de retrouver un sens à nos actions, notre métier, nos choix passés.

Léa Drucker, Mélanie Thierry et Charles Berling incarnent les 3 protagonistes avec force. Gabrielle, Frida et Henri sont à un tournant de leur existence, mais concession sur concession, ils montrent que parfois la vie n'est pas imaginer le futur, mais vivre l'instant présent pour ce qu'il est et ce qu'il nous procure en bonheur et joie.

La vie d'une femme est hommage aux femmes médecins, aus belles mères qui éduquent ses beaux-enfants, même quand elles même n'ont jamais voulu en avoir. Un film sur aimer, savoir aimer et aussi accepter d'être aimé.

Gabrielle possède pourtant tout ce qui devrait symboliser l'émancipation : une carrière, une position d'autorité, une autonomie matérielle et une vie construite selon ses choix. Elle reste néanmoins celle qui soigne, organise, accompagne et prend en charge. La rencontre avec Frida vient déplacer cet équilibre, car elle confronte Gabrielle à une autre manière d'habiter le temps et ses propres désirs. Henri n'est pas transformé en responsable commode de son malaise, l'amour existe encore, ce qui rend justement la crise conjugale plus complexe.

En parallèle, l'hôpital public impose son propre rythme. Le téléphone professionnel poursuit Gabrielle jusque dans son intimité, comme si être indispensable finissait par supprimer la frontière entre disponibilité et sacrifice. La Vie d'une femme pose alors une question moins confortable qu'il n'y paraît : peut-on changer une vie qui fonctionne encore, simplement parce qu'elle ne nous correspond plus tout à fait ?

L'hôpital raconte également une autre forme d'épuisement, celle d'une institution qui finit par transformer ceux qui veulent réellement y rester. Gabrielle ne manque ni de vocation ni d'engagement, au contraire, elle se démultiplie parce qu'elle refuse de laisser le système s'effondrer autour d'elle. Plus elle devient indispensable, plus son métier colonise son temps, son attention et jusqu'à son intimité. Le téléphone qui la poursuit en dehors du service matérialise cette impossibilité de véritablement sortir de l'hôpital. C'est peut-être l'un des paradoxes les plus violents de la crise hospitalière : l'institution use précisément ceux qui souhaitent encore la défendre. À force de compenser les manques, l'engagement devient une disponibilité permanente, puis une manière d'être. Gabrielle soigne les autres, répare littéralement des visages, mais évolue dans un système qui lui laisse de moins en moins d'espace pour déterminer ce qu'elle veut faire de sa propre vie.
Leoj
Leoj

3 abonnés 39 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 septembre 2026
Vu en avant-première au cinéma Sauvenière à Liège (vive les Grignoux !). J'ai beaucoup aimé, les thèmes abordés sont nombreux, pertinents et interpellants. Léa Drucker livre à nouveau une prestation époustouflante, incarnant son personnage avec une justesse incroyable. De tous les plans, elle porte littéralement le film sur ses épaules. Une des meilleures actrices actuelles, assurément.
capirex
capirex

198 abonnés 840 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 septembre 2026
Après "Les Amours d’Anaïs" la réalisatrice Charline Bourgeois-Tacquet livre la un intéressant second long-métrage découpé en une succession de chapitres , procédé que j'aime beaucoup , et dresse le portrait sensible et complexe d’une Femme pendant quelques temps de son existence , une sorte de quête d'identité . La cinéaste , comme dans "Les Amours d’Anaïs" , continue d’explorer avec beaucoup de douceur la manière dont les Femmes peuvent habiter leur désir . Enfin de mon avis l'ensemble du casting est parfait !
Estelle Gnagne
Estelle Gnagne

3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 août 2026
vu en avant-première, c'est, sur le papier, très simple, puisqu'on voit seulement la vie d'une femme, mais j'ai trouvé ça assez touchant
Maryse Lalubie
Maryse Lalubie

2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 août 2026
Film très réaliste qui nous plonge dans le milieu hospitalier public avec ses difficultés et son personnel passionné
Excellente interprétation
Manuch22
Manuch22

4 abonnés 18 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 juillet 2026
Vu à Cannes, en sélection officielle. Excellent deuxième film de Charline Bourgeois-Tacquet, après le très réussi Les amours d'Anaïs ! C'est un portrait de femme, qui n'est pas sans évoquer "Julie en 12 chapitres". Le film est porté par une Léa Drucker toujours juste, émouvante, et de nombreux acteurs secondaires formidables : Marie-Christine Barrault, Mélanie Thierry, Laurent Capelluto, Charles Berling et même l'écrivain italien Erri de Luca. Charline Bourgeois-Tacquet parvient à dresser le portrait de cette femme de 50 ans avec beaucoup de finesse et d'élégance. Au final, on garde en mémoire cette femme qui se démène dans tous les compartiments de sa vie, qui prend des coups, se relève, ne se considère jamais comme une victime, et fait toujours face avec beaucoup de dignité. Au fond, c'est assez original et pas si commun.
Damien DURAN
Damien DURAN

4 abonnés 85 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 juillet 2026
À la fois véritable documentaire sur une chirurgienne, chef de service en CHU et l’introspection de ses épreuves et sentiments qui sont décrient avec une infinité justesse. Dommage que d’autres sujets (la mère par ex.) viennent parasiter ce très beau film.
J’ai vu ce film en avant-première.
jcfandeux@gmail.com
jcfandeux@gmail.com

9 abonnés 120 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 juillet 2026
Forme originale et une interprétation exceptionnelle de Léa Drucker qui interprète ce personnage à la fois attachant mais très égocentrique
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse