Après "L'Intérêt d'Adam", Léa Drucker interprète à nouveau une femme médecin à la charge mentale assez importante. Une constante commencerait-elle à se dessiner chez l'actrice ? Bon, toujours est-il que c'est une nouvelle fois réussi. Enfin, on va dire que ça passe. C'est-à-dire que le film n'est clairement pas captivant, ne va pas spécialement marquer son art et n'a pas le côté coup de poing que le précédent cité. Il y a même parfois un petit côté "LOL", ou plus généralement Lisa Azuelos, dans l'écriture de cette femme et de ses amours, les clichés en moins bien-sûr.
Car pour remettre le film dans son contexte, nous suivons ici Gabrielle, une chirurgienne, dont la vie de couple semble tourner en rond et où elle doit surtout porter tout le monde : son service, ses collègues, son mec, les enfants de ce dernier, sa mère etc. et c'est seulement lorsqu'elle rencontrera une femme qu'elle parviendra à s'évader un peu. Alors, au bout d'un moment, c'en devient presque caricatural, on se demande ce qui va encore lui tomber sur le coin du nez mais on parvient en tout cas à avoir de l'affection pour elle. Bon, je dois quand même bien avouer que je trouve parfois le film un peu long et je ne vois pas bien l'intérêt de découper le film en chapitres, surtout pour en mettre autant. On sait qu'elle avance dans la vie, pas besoin de le surligner avec des cartons.
Voilà, bon, "La Vie d'une femme" n'est donc pas un chef-d’œuvre mais permet de souffler parmi tous les films artsy et longuet du Festival, surtout cette année.