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Edgar B
87 abonnés
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3,0
Publiée le 7 avril 2026
Dans Renoir, la cinéaste Chie Hayakawa signe une œuvre d'une délicatesse rare. Ce drame social nous plonge dans le Tokyo des années 80 à travers les yeux de Fuki, 11 ans, dont le père (joué par Lily Franky) se meurt d'un cancer.
Le film frappe par son refus du pathos. Fuki y est une spectatrice lucide, presque flottante, se réfugiant dans des séquences oniriques où ses rêves anticipent la réalité. La critique internationale souligne la justesse de cette mise en scène fragmentée, qui capture l'incompréhension du deuil chez l'enfant. Si le récit accuse quelques longueurs, ce rythme languissant illustre aussi l'étirement du temps face à la maladie. Malgré ces flottements, c'est un portrait poignant sur la culpabilité et la résilience silencieuse de l'enfance. Un voyage intérieur d'une grande beauté.
Film tout en sensibilité et mélancolie sur le thème de la sortie de l'enfance et de a découverte du monde adulte. La mise en scène est sobre, sans tomber dans le pathos et l'interprétation de la fillette est très juste. Un très bon moment.
Tout au long du film, on suit une petite fille japonaise (Fuki / Yui Suzuki) dont le père est envoyé à l’hôpital car au stade terminal de son cancer. Le sujet est lourd mais jamais tire larmes car la petite fille est très solaire, rigolote. Le personnage de la mère est très intéressant, elle doit rester une femme forte quitte à sembler indifférente et dure face aux événements, sans accompagner et préserver sa fille face a ce qui lui arrive. C’est un joli film, plein de poésie avec des personnages attachants.
L’introspection méticuleuse d’une famille japonaise lambda en proie aux affres du cancer en phase terminale d’un père aimé, d’une mère esseulée en manque d’amour et de leur très jeune fille de 11 ans toujours calme mais déboussolée, en manque terrible de communication et d’échanges mais généreuse, lucide et très attachante. Plutôt bien fait et bien interprété avec une mise en lumière assez subtile de plusieurs des travers bien connus de la société japonaise. Le film est intéressant même si au final assez peu divertissant.
On se laisse facilement envoûter par le quotidien atypique de cette petite fille solitaire et vaguement différente qui semble prédestinée à avancer dans la vie sur un fil de funambule
Le temps d’un été, Fuki, 11 ans vit entre les morts, les vivants, les absents, les présents. Son père, est atteint d’un cancer et hospitalisé, et sa mère totalement débordée et absente. Le film oscille entre scènes esthétiquement sublimes, et un récit un peu décousu, brouillon. Quelques idées sont parfois intéressantes, mais pas assez développées. Je suis resté sur ma faim, et n’ai pas réussi à être attendri par l’histoire bouleversante que traverse pourtant cette jeune fille.
Ai vu « Renoir » de la réalisatrice japonaise Chie Hayakawa. Le film a été présenté en Selection Officielle au Festival de Cannes 2025. Rarement film met autant le spectateur à distance des émotions. Une succession de scénettes qui peuvent paraître anodines et sans consistance pour nous raconter le quotidien de la jeune Fuki 11ans (Yui Suzuki) , qui partage son été entre sa mère aigrie et débordée et son père grâvement malade. Elle n’a que son imaginaire, la solitude, la rêverie et ses essais à la télépathie entre autre jeu tranquille…. pour s’occuper. Le film est construit un peu comme un journal intime où seraient jetés sur le papier où sur l’écran des pensées et des faits qui n’ont à priori aucun lien entre eux. Le résultat peu paraitre délicat mais c’est surtout chichiteux, pudique mais c’est plutôt frigorifique, ludique mais il est surtout opaque en ne trouvant jamais son rythme. La photographie assez solaire est très belle.. Le film perd assez vite le spectateur qui reste perplexe devant tant de pas grand chose. Seule l’actrice principale semble en vie mais est bridée dans son jeu par une mise en scène trop sage et corsetée. La réalisatrice a voulu éviter toute psychologie et c’est là le grand dommage de « Renoir ». Le film est trop long et tout comme les portraits de jeunes filles souvent de petits formats d’Auguste Renoir on a l’impression que le personnage principal est enfermé dans un cadre trop rigide, une mise en scène trop minimaliste, ce qui asphyxie Fuki bien plus que ses parents.
Induit en erreur par la surenchère dithyrambique de commentaires journalistiques dont est émaillée la bande-annonce, je suis allé voir ce film. A moins d'être fan de films qui montrent le monde vu à travers les yeux d'un enfant - ici une élève de CM2, curieuse, délurée et inconsciente du danger - on s'ennuie profondément, car il ne se passe quasiment rien en deux heures. L'avertissement aux spectateurs s'avère ridicule, puisque la scène potentiellement scabreuse, s'interrompt avant de devenir scabreuse. En somme, un film parfaitement soporifique.
Film dont les intentions sont louables. Mais qui se résume à enchaîner des scènes plus hermétiques les unes que les autres. En l'occurrence, l'abstraction s'oppose à l émotion.
De la référence à Renoir, il ne faut pas trop en attendre. C'est seulement pour inscrire le regard dans la captation d'instants de grâce, de beauté ou de rencontres. Et apprécier de belles images impressionnistes d'intérieurs de maison feutrés ou de nature verdoyante. On pourrait s'attendre à du Amélie Poulain à la japonaise, mais non, c'est plutôt du japonais ampoulé tant le film nous met en face de la solitude extrême induite par une culture officielle de l'humilité et de l'empressement. Yuki, fillette de onze ans aux parents peu présents en est réduite à explorer son propre monde, celui d'une enfance finissante en quête de chaleur humaine et de moments esthétiques de grâce. En tant que spectateur je me suis retrouvé dans la perspective de devoir moi aussi tout quitter, pour accepter que ces instants ne sont qu'un passage. À la position qui m'a été assignée par le film dès son début, j'aurais préféré trouver autre chose face à cette culture étouffante. J'ai alors pris le rôle d'un observateur à qui il est donné de mieux comprendre la souffrance profonde inhérente à cette culture qui, en creux, désigne une nécessité d'en finir avec les non dits, quitte à faire son deuil de toute attente. ( vu dans le cadre d'une avant première lors d'un événement festif)
Je suis allé voir ce filme un peu par défaut m étant trope de salle … je dirais que c est un très bon film pour les intellos tendance Arte Télérama pour les autres je déconseille de belles images mais que c est long et que c est triste !
Dans son film Renoir, Chie Hayakawa nous fait vivre dans le corps et le cœur de Fuki, fillette japonaise des années quatre-vingt particulièrement avancée et sensible inspirée de la propre enfance de la réalisatrice. Son père est mourant, sa mère a un amant, elle cherche une aventure au téléphone avec un inconnu. Rien à voir avec la vie d’Auguste Renoir, une reproduction de son tableau, Mademoiselle Irène Cahen d'Anvers, apparaît furtivement dans le film, image parmi d’autres dans cette mosaïque poétique, donnant au film son titre comme par un de ces hasards dont la vie a le secret. Tout pourrait être triste et rien ne l’est, c’est la force subtile de Renoir.
Ce n'est pas un film que je garderai en mémoire pour l'éternité, mais il était quand même sympathique de par sa douceur, à travers cette petite fille qui ne parle pas beaucoup mais n'en pense pas moins durant cet été où elle est confrontée, un peu seule, à la mort de son père. L'esthétique est sympa. Par contre il y a certaines scènes que j'ai trouvé très "aléatoires", en particulier celle avec l'étudiant pédophile : je n'ai pas tout à fait compris le but ? Sensibilisation aux risques pour les jeunes enfants qu'on laisse seuls avec un téléphone ?