Renoir
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Naughty Doc

1 040 abonnés 530 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 mai 2025
Après Plan 75, Chie Hayakawa revient ce Renoir conservant sa patte : un récit du coping et du deuil du point de vue d'une enfant ! Sauf que c'est tellement lénifiant et timoré en mise en scène que le tout manque d'emphase. C'est dommage car la photo est léchée et l'interprétation de Yui Suzuki amène progressivement un peu d'émotion. Ça reste pas terrible à mon humble avis
benoit_lb
benoit_lb

3 abonnés 38 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 septembre 2025
L’été japonais est long, chaud, humide, suffocant. Les écoliers interrompent leur année scolaire (qui va d’avril à mars) durant six semaines en juillet-août. Fuki a 11 ans et est en cinquième année d’école élémentaire (l’équivalent du CM2 français). Elle n’a plus l’âge des activités estivales pour enfants, pas encore celui de pouvoir organiser ses journées à sa guise. Entre une mère absente et un père hospitalisé, elle se retrouve seule à longueur de journée. « I have no plan » explique-t-elle à sa professeure d’anglais. Afin de mettre à profit cette période de solitude, Fuki fait des rencontres.
A travers le regard de cette jeune fille de 11 ans, Chie Hayakawa crée une œuvre simple et complexe à la fois. Simple par son cadre, la société japonaise des années 1980 et une famille caractéristique de la classe moyenne : un enfant unique, un appartement exigu, beaucoup de travail, peu de loisirs. Complexe par le personnage central, celui de Fuki, qui n’est plus une enfant, pas encore une adulte et éprouve le besoin de sortir du carcan familial pour grandir et murir.
Car ce qui intéresse avant tout Chie Hayakawa est l’opposition entre, d’un côté, le monde empoisonné des adultes pressés par le temps, leurs besoins matériels et le souci de l’apparence, et de l’autre, l’innocence du monde des enfants où dominent la discipline, la camaraderie et les apprentissages. Fuki se trouve précisément à la frontière de ces deux mondes, encore enfant quand sa mère la ramène de l’école sur le porte-bagages de sa bicyclette, déjà adulte quand elle réceptionne, intriguée, ce prospectus rose et compose le numéro d’un club de rencontres par téléphone. En partant à la découverte de son voisinage, elle fait preuve d’une curiosité, d’une sensibilité et d’une spontanéité peu communes, qui tranchent avec la société japonaise, où le repli sur soi et l’indifférence au malheur d’autrui sont trop souvent la norme. Que ce soit avec la jeune fille de son âge avec laquelle elle se lie d’amitié, avec cette voisine qui évoque la perte de son mari ou avec les différentes personnes qu’elle croise lors des visites qu’elle rend à son père à l’hôpital, Yuki écoute et observe, les yeux parfois écarquillés. Elle capte très bien les émotions.
Le rapport qu’elle entretient avec ses parents, tous deux autocentrés, est également décrit avec beaucoup de minutie. Son père, qui pourrait presque être son grand-père, ne pense qu’à sa maladie. Sa mère est obnubilée par son travail et sa relation extra-conjugale. S’il existe, leur amour à l’égard de leur fille ne transparait pas. A l’inverse Fuki fait preuve d’une bienveillance constante envers ses deux parents notamment avec ce père malade qu’elle accompagne hors de l’hôpital le temps d’une promenade le long de la rivière ou d’une sortie à l’hippodrome.
Le titre du film peut laisser perplexe, il n’en reste pas moins riche en symboles : Renoir a peint de nombreux portraits de jeunes filles de l’âge de Fuki. Celui dont Fuki achète une reproduction pour l’accrocher dans la chambre d’hôpital de son père deviendra par la suite un lien entre le passé et le présent, entre les vivants et les morts mais aussi un moyen de s’évader vers quelque chose de beau, de gai, de réconfortant.
« Renoir » est un film hors du temps. Chie Hayakawa nous livre très peu d’indices quant à l’époque et au lieu de l’action. Nous ne sommes pas à Tokyo, mais dans une petite ville de la préfecture de Gifu au nord de Nagoya. Les plages sont loin, les activités ouvertes aux adolescents réduites, la pêche aux cormorans et à la lanterne est l’attraction locale de l’été. Cette atmosphère de petite ville de province, où tout le monde semble se connaitre, accentue ce besoin d’évasion. Les dialogues sont souvent restreints, les personnages exprimant davantage leurs sentiments par des gestes ou des attitudes. Ce choix délibéré est pour Chie Hayakawa une manière assez crue de dépeindre les relations humaines, mais aussi un moyen subtil de décrire par petites touches et allusions les principaux marqueurs de la société japonaise, une société patriarcale, individualiste et conservatrice. Une société dont elle tente de bousculer les valeurs à travers cette description de l’enfance juste et originale.
garnierix

306 abonnés 592 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 septembre 2025
Amateurs de sensations fortes, ainsi que personnes fatiguées, s'abstenir ! Si vous avez lu le synopsis, vous savez tout : il ne s'en passe pas plus dans le film. "Solitude, rituels étranges et élans d'enfance", tout est dit. Il est impossible de spoiler puisque qu'aucun de ces thèmes (qui sont d'ailleurs bien identifiés) n'est développé ; ils sont juste abordés, frôlés -souvent au contact d'adultes bizarroïdes. Puis ces thèmes paraissent délaissés, comme si l'auteur craignait d'intéresser le spectateur ! À moins qu'il n'ait voulu procéder par touches, procédé impressionniste, façon Renoir -d'ailleurs justement, Renoir, le titre (qu'on évoque qu'au bout d'une heure) aussitôt évoqué aussitôt oublié... Le caractère éphémère de l'impressionnisme ?

Sorti récemment aussi, "Jardin d'été" (the Friends), film japonais aussi, qui se passe à la même époque, est tout le contraire de celui-ci bien qu'il saisisse tout autant la fureur et l'étrangeté de l'enfance de façon poignante. Car il y a une histoire, histoire de donner au film une intensité... expressive, histoire d'intéresser le spectateur.

C'est finalement l'intonation des dialogues japonais, sans même chercher à comprendre, qui interpelle le plus avec Renoir (donc pour un non Japonais bien sûr), sorte de musiquette douce à nos oreilles, exprimant "la diligence et l'humilité japonaise" -pour citer un des personnages. Il faut avouer que ça ne vole pas haut comme raison d'aimer ce film...
traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 septembre 2025
Très différent du film précédent de Chie Hayakawa, Plan 77, Renoir ressemble à une toile impressionniste, qui s'éloigne parfois de son motif central, à savoir une fillette de 11 ans, avec du temps libre et une grande liberté d'action. Cette chronique de l'innocence, mais aussi de la curiosité, est celle d'une enfance confrontée à un événement tragique et à des rencontres plus ou moins positives. Ce n'est pas un film spécifiquement sur la mort ni le désir, mais un peu quand même, dans la découverte des adultes et de leur bizarrerie. La réalisatrice ne cherche pas la profondeur ni le jugement préférant une esquisse assez délicate, ce qui rend l'œuvre un peu imprévisible, tout en étant absolument dénuée de rythme, ce qui aurait pu être fâcheux, si le portrait de son héroïne, la jeune Fuki, ne se révélait en définitive attachant, y compris dans une scène parfaitement dérangeante. La mise en scène de Hayakawa rend subtilement une atmosphère changeante, poétique, parfois, cruelle, souvent. C'est le genre de film qui, sans être véritablement difficile d'accès, délaisse les autoroutes de la psychologie pour les sentiers fréquemment tortueux de la sensibilité, dont on ignore, avant de les emprunter, vers quelle destination, heureuse ou non, ils nous conduisent.
Simon Bernard
Simon Bernard

206 abonnés 689 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 mai 2025
Fuki est une collégienne tout ce qu'il y a de plus normal, vivant au Japon à la fin des années 80. Son père est atteint d'un cancer et elle alterne ses journées entre l'école et l'hôpital pour lui rendre visite. Fuki a beaucoup de temps libre car sa mère peine à s'occuper d'elle entre son travail compliqué et la maladie de son mari. Fuki s'échappe grâce à son imagination.

spoiler: "Renoir" a certains atouts. Certains plans sont esthétiquement très réussis et Fuki a un côté hypnotique qui embarque le spectateur dans son univers. Malheureusement, ça ne suffit pas. Je ne comprends pas ce que le réalisateur me raconte de sa psychologie. Le film nous balade entre des thématiques variées mais ne prend pas la peine de les creuser : la relation à la mère et au père, le deuil, la maladie... L'intrigue peine à décoller. J'ai cru que ça allait être le cas lors de la rencontre avec l'étudiant, mais cette scène est assez vite désamorcée et ne sera jamais abordée par la suite.
iof
iof

7 abonnés 146 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 septembre 2025
Version revisitée des 400 coups de François Truffaut avec ici une petite fille japonaise de 11 ans. Malgré quelques longueurs pendant la première partie, la cinéaste capte à la perfection le moment où on quitte l'enfance pour entrer dans l'adolescence. Le récit qui monte crescendo nous aspire dans la psyché de cette toute jeune fille avec une tension dramatique remarquable, servie par des images magnifiques et une très jeune actrice confondante de naturel. Pour moi, c'est un grand film.
FaRem

10 571 abonnés 11 448 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 janvier 2026
« Est-ce qu'on pleure pour celui qui est mort ou parce qu'on a de la peine pour nous-mêmes ? » Fuki est une jeune fille qui est souvent livrée à elle-même en raison de la maladie de son père et de l'emploi du temps surchargé de sa mère. Elle passe son temps à traîner, à laisser parler son imagination et à tester des choses. Une période incertaine et abstraite qui flirte parfois avec le mystique. Des fragments de vie qui ne mènent à rien. C'est l'instant présent qui compte avec des réflexions et des expériences qui l'éloignent d'une difficile réalité pour parfois la rapprocher d'une autre quand l'histoire devient glauque. Cette noirceur et ce penchant pour le morbide est souvent présent, mais comme pour le reste, ça n'a aucun impact narratif ou émotionnel. Bref, un film inintéressant qui a fini par me lasser et m'ennuyer.
Yves G.

1 845 abonnés 4 018 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 septembre 2025
La petite Fuki a onze ans à peine. Elle est particulièrement précoce. La vie n’est pas simple pour elle dans cette petite ville japonaise de province en 1987 : son père se meurt lentement d’un cancer incurable et sa mère ne lui montre aucune tendresse.

Réalisatrice de l’intrigant "Plan 75", la réalisatrice Chie Hayakawa, née en 1976, tourne un film dont on imagine la part d’autobiographie qu’il contient. Il met en scène une fillette confrontée à la perspective de la mort de son père. Il rappelle les trois gamins de "Jardin d’été", leurs interrogations morbides sur la mort de la grand-mère de l’un d’entre eux et la candeur de leurs réponses glanées auprès d’un vieil homme solitaire dont ils débroussaillent le jardinet. Il rappelle aussi l’énergie débordante de l’héroïne de "Déménagement", un autre film japonais qui mettait en scène une fillette perturbée par la séparation de ses parents.

Il est significatif que "Jardin d’été" et "Déménagement" aient été réalisés au début des années quatre-vingt -dix. C’est d’ailleurs à la même époque que se situe l’action de "Renoir". Mais "Renoir", lui, a été tourné de nos jours. Comparer ces trois films, qui traitent du même sujet, c’est réfléchir à l’évolution du cinéma japonais sur trente ans.
Il y a d’abord des différences techniques : la qualité du son, de l’image…
Il y a ensuite une façon bien différente de monter un film. Jadis un film était la succession platement chronologique de plusieurs scènes, d’une durée à peine inférieure à celle d’une scène d’une pièce de théâtre, avec ses champs et ses contre-champs. Aujourd’hui, le montage est beaucoup plus serré [Je serais curieux de connaître le nombre moyen de plan dans un film contemporain comparé à celui d’un film des années quatre-vingt-dix] et autorise des allers-retours temporels. Le flashback est bien sûr une invention ancienne, "Citizen Kane" ou "Eve" constituent des exemples célèbres ; mais désormais il n’est guère de films qui n’en contiennent quelques-uns.

Reste le fond. Et, sur le fond, la vérité oblige à dire que rien n’a vraiment changé. "Jardin d’été", "Déménagement" et "Renoir" traitent le même sujet quasiment de la même façon. Je ne sais pas si c’est un point à charge pour le plus récent des trois. Le cinéma connaît-il le « progrès » ? les films d’aujourd’hui devraient-ils être « meilleurs » que les anciens – à supposer qu’on s’accorde sur la définition de ce terme – que ceux d’hier ?
velocio

1 538 abonnés 3 498 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 août 2025
3 ans après "Plan 75", film présenté à Cannes dans la sélection Un Certain Regard, la réalisatrice japonaise Chie Hayakawa s'est vue octroyer une promotion, "Renoir", son nouveau film, étant cette année présenté en compétition dans la sélection officielle. La réalisatrice a mis beaucoup d'elle-même dans son personnage principal, Fuki, une fillette de 11 ans : en 1987, année choisie parce que le Japon était alors à son apogée économique, Chie Hayakawa avait également 11 ans et, comme Fuki, elle avait en elle une peur diffuse, elle ressentait de la culpabilité et elle avait tendance à se réfugier dans l'imaginaire. La situation de Fuki est loin d'être au beau fixe : comme cela a été le cas pour la réalisatrice, Fuki n'arrive pas à admettre de voir Keiji, son père, en train de mourir d'un cancer à l'hôpital. Quant à Utako, sa mère, les problèmes qu'elle rencontre dans son travail du fait de ses problèmes de communication, ont tendance à l'éloigner de sa famille, à l'éloigner de Fuki. Dans la succession de courtes vignettes présentée dans le film, on assiste entre autre à un gros "bobard" raconté à l'école par Fuki, à la diffusion d'arnaques concernant des prétendus médicaments contre le cancer, à un comportement très trouble de la part d'Utako, à un rapprochement de Fuki avec une fillette de sa classe. Ressentant un manque d'affection, Fuki en arrive à s'inscrire sur un site de rencontre avec tous les risques inhérents à une telle action, en particulier pour une fillette de 11 ans. Lorsqu'on voit le film, on ne manque pas de s'interroger sur son titre : "Renoir" fait-il référence à Auguste Renoir, peintre français du 19ème siècle, ou à Jean Renoir, son fils, cinéaste français du 20ème siècle ? En fait, le peintre Auguste Renoir était très populaire au Japon dans les années 80 et la réalisatrice était tombée sous le charme du tableau "Portrait d'Irène Cahen d'Anvers", au point, comme Fuki, de supplier son père d'acheter une copie de ce tableau. Comme "Plan 75", "Renoir" présente l'intérêt de nous donner à connaître de nombreux éléments concernant le Japon, sa culture, son mode de vie ... et de mort, etc. Par contre, il souffre d'un gros défaut : il est trop long. Mais cela, c'est souvent le prix à payer pour espérer être sélectionné dans la sélection officielle en compétition pour la Palme d'or : le films ayant une durée inférieure à 1h45, voire 2 heures, ont peu de chance d'y figurer.
Film vu au Festival de Cannes.
islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 septembre 2025
C’est l’histoire d’une petite fille japonaise ; dont la mère travaille et dont le père est atteint d’un cancer...Bon il faut être patient, il ne se passe pas grand-chose, cette petite fille vit sa vie d’enfant et cela n’a franchement pas grand intérêt…..Le film ne distille son émotion que dans les derniers trois quart d’heure, même le scénario se distingue un peu…..Côté relation avec les adultes, je me suis demandé s’il ne lui « manquait pas une case » à la gamine….Que d’innocence ….Bon le sort lui est favorable, ceux qui verront le film comprendront….cela reste un film en deçà des grands maîtres japonais qui peut provoquer un certain ennui….à vous de voir.
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 septembre 2025
Le cinéma de la réalisatrice japonaise Chie Hayakawa a quelque chose d'évanescent : son pointillisme teinté de fantastique crée de douces atmosphères vaporeuses, et parfois malsaines.

Renoir dresse ainsi le portrait de Fuki, petite fille de onze ans abandonnée à elle-même : son père est en train de mourrir, et sa mère est absente.

Fuki s'occupe comme elle peut, écrit des textes dans lesquels elle rêve de tuer ses parents, se fait des amis, tombe amoureuse d'un pédophile, et regarde la télé. Toutes ces activités sont placées sur un même plan, filmées avec sensibilité, mais sans relief, ne générant aucune empathie.

Vous l'avez compris, malgré d'indéniables qualité de mise en scène, je n'ai pas trop accroché à ce tableau vaporeux d'une époque peu avenante (les années 80 au Japon), desservi par une écriture approximative.
Acidus

872 abonnés 3 936 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 janvier 2026
Premier constat à la fin de "Renoir" : ce long métrage japonais est bien trop long pour ce qu'il a à proposer.
Une fois passées les bases de l'histoire et la rencontre des différents personnages, l'intrigue tourne rapidement en rond. Dommage car la personnalité de la jeune Fuki est intéressante et atypique. Elle représente à elle seule une bonne partie de l'intérêt du film.
Pour le reste, je n'ai pas été assez réceptif à l'ambiance et au rythme contemplatif, ni à sa poésie. Quelques scènes et plans sortent du lot mais je me suis globalement ennuyé. De plus, malgré la gravité des sujets abordés, j'ai trouvé l'ensemble assez froid en matière d'émotions.
Moyen.
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 septembre 2025
Très bon film que ce "Renoir" , d'une grande justesse , d'une immense délicatesse et empreint de poésie ! Portée par l’interprétation d’une justesse épatante de la jeune Yui Suzuki, la trajectoire de Fuki évite les écueils du sentimentalisme !  Le film impressionne dans ce qu’il parvient à capter : l’éclat fugace d’une émotion, d’un regard, d’un moment suspendu ou d’un drame évité de justesse ! 
LCDC YT
LCDC YT

147 abonnés 359 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 août 2025
Poétique, sans être plus, ni moins, HAYAKAWA livre un portrait tendre, parfois amer, parfois délicat, d'une jeune fille au cœur d'une épopée humaine, faite de fatalité, de douceur, d'instant de joie, mais également de tristesse, le tout au cœur d'un film simple, mais touchant
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 411 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 septembre 2025
 RENOIR - Chie Hayakawaa | ⭐ 5/10

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Renoir dresse le portrait sensible d’une fillette confrontée à la maladie de son père et à la défaillance des adultes qui l’entourent. À travers son regard, le film explore cet âge de transition où l’imaginaire se mêle à la confrontation brutale au réel.

La mise en scène, très contemplative, et pleine de poésie, impose un rythme très lent qui en rebutera plus d'un. La mélancolie, bien que présente, ne parvient pas toujours à emporter, et l’émotion reste malheureusement tenue à distance. Néanmoins, les trouvailles scénaristiques pour témoigner de la fantaisie de cette jeune fille permettent de maintenir l'intérêt du spectateur dans l'ensemble.

Comme un tableau du célèbre peintre impressionniste, Renoir n’est pas centré sur une intrigue forte mais sur des impressions, des sensations, des reflets émotionnels. Une succession d'épisodes quelque peu déconnectés mais qui, vus avec un peu de recul, tentent de former une image cohérente.

L'essai est plus ou moins réussi, avec quelques moments de flottement durant lesquels il peut être compliqué de garder les yeux ouverts...

Renoir apparaît donc comme une œuvre délicate qui souffle le chaud et le froid, entre ennui et fascination pour ce regard original et plein de fantaisie porté sur l'enfance.

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