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Edgar B
87 abonnés
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3,0
Publiée le 7 avril 2026
Dans Renoir, la cinéaste Chie Hayakawa signe une œuvre d'une délicatesse rare. Ce drame social nous plonge dans le Tokyo des années 80 à travers les yeux de Fuki, 11 ans, dont le père (joué par Lily Franky) se meurt d'un cancer.
Le film frappe par son refus du pathos. Fuki y est une spectatrice lucide, presque flottante, se réfugiant dans des séquences oniriques où ses rêves anticipent la réalité. La critique internationale souligne la justesse de cette mise en scène fragmentée, qui capture l'incompréhension du deuil chez l'enfant. Si le récit accuse quelques longueurs, ce rythme languissant illustre aussi l'étirement du temps face à la maladie. Malgré ces flottements, c'est un portrait poignant sur la culpabilité et la résilience silencieuse de l'enfance. Un voyage intérieur d'une grande beauté.
Dans son film Renoir, Chie Hayakawa nous fait vivre dans le corps et le cœur de Fuki, fillette japonaise des années quatre-vingt particulièrement avancée et sensible inspirée de la propre enfance de la réalisatrice. Son père est mourant, sa mère a un amant, elle cherche une aventure au téléphone avec un inconnu. Rien à voir avec la vie d’Auguste Renoir, une reproduction de son tableau, Mademoiselle Irène Cahen d'Anvers, apparaît furtivement dans le film, image parmi d’autres dans cette mosaïque poétique, donnant au film son titre comme par un de ces hasards dont la vie a le secret. Tout pourrait être triste et rien ne l’est, c’est la force subtile de Renoir.
Premier constat à la fin de "Renoir" : ce long métrage japonais est bien trop long pour ce qu'il a à proposer. Une fois passées les bases de l'histoire et la rencontre des différents personnages, l'intrigue tourne rapidement en rond. Dommage car la personnalité de la jeune Fuki est intéressante et atypique. Elle représente à elle seule une bonne partie de l'intérêt du film. Pour le reste, je n'ai pas été assez réceptif à l'ambiance et au rythme contemplatif, ni à sa poésie. Quelques scènes et plans sortent du lot mais je me suis globalement ennuyé. De plus, malgré la gravité des sujets abordés, j'ai trouvé l'ensemble assez froid en matière d'émotions. Moyen.
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2,0
Publiée le 20 janvier 2026
« Est-ce qu'on pleure pour celui qui est mort ou parce qu'on a de la peine pour nous-mêmes ? » Fuki est une jeune fille qui est souvent livrée à elle-même en raison de la maladie de son père et de l'emploi du temps surchargé de sa mère. Elle passe son temps à traîner, à laisser parler son imagination et à tester des choses. Une période incertaine et abstraite qui flirte parfois avec le mystique. Des fragments de vie qui ne mènent à rien. C'est l'instant présent qui compte avec des réflexions et des expériences qui l'éloignent d'une difficile réalité pour parfois la rapprocher d'une autre quand l'histoire devient glauque. Cette noirceur et ce penchant pour le morbide est souvent présent, mais comme pour le reste, ça n'a aucun impact narratif ou émotionnel. Bref, un film inintéressant qui a fini par me lasser et m'ennuyer.
Un beau film sur l’enfance et la confrontation avec le monde adulte … ou comment perdre une certaine innocence face à diverses expériences : l’apprentissage, le jeu, les réseaux sociaux, le deuil …
Le temps d’un été, Fuki, 11 ans vit entre les morts, les vivants, les absents, les présents. Son père, est atteint d’un cancer et hospitalisé, et sa mère totalement débordée et absente. Le film oscille entre scènes esthétiquement sublimes, et un récit un peu décousu, brouillon. Quelques idées sont parfois intéressantes, mais pas assez développées. Je suis resté sur ma faim, et n’ai pas réussi à être attendri par l’histoire bouleversante que traverse pourtant cette jeune fille.
Le cinéma de la réalisatrice japonaise Chie Hayakawa a quelque chose d'évanescent : son pointillisme teinté de fantastique crée de douces atmosphères vaporeuses, et parfois malsaines.
Renoir dresse ainsi le portrait de Fuki, petite fille de onze ans abandonnée à elle-même : son père est en train de mourrir, et sa mère est absente.
Fuki s'occupe comme elle peut, écrit des textes dans lesquels elle rêve de tuer ses parents, se fait des amis, tombe amoureuse d'un pédophile, et regarde la télé. Toutes ces activités sont placées sur un même plan, filmées avec sensibilité, mais sans relief, ne générant aucune empathie.
Vous l'avez compris, malgré d'indéniables qualité de mise en scène, je n'ai pas trop accroché à ce tableau vaporeux d'une époque peu avenante (les années 80 au Japon), desservi par une écriture approximative.
Film tout en sensibilité et mélancolie sur le thème de la sortie de l'enfance et de a découverte du monde adulte. La mise en scène est sobre, sans tomber dans le pathos et l'interprétation de la fillette est très juste. Un très bon moment.
Oubliable, après quelques jours je distingue que le film m’a semblé assez platonique où mon ressentis me semble assez flou sans impact, on voyage quand même à travers la solitude del à jeune fille ou l’inconscience règne mais cependant à excepté ceci je n’ai pas trouvé cela impactant même assez ennuyeux.
Renoir dresse le portrait sensible d’une fillette confrontée à la maladie de son père et à la défaillance des adultes qui l’entourent. À travers son regard, le film explore cet âge de transition où l’imaginaire se mêle à la confrontation brutale au réel.
La mise en scène, très contemplative, et pleine de poésie, impose un rythme très lent qui en rebutera plus d'un. La mélancolie, bien que présente, ne parvient pas toujours à emporter, et l’émotion reste malheureusement tenue à distance. Néanmoins, les trouvailles scénaristiques pour témoigner de la fantaisie de cette jeune fille permettent de maintenir l'intérêt du spectateur dans l'ensemble.
Comme un tableau du célèbre peintre impressionniste, Renoir n’est pas centré sur une intrigue forte mais sur des impressions, des sensations, des reflets émotionnels. Une succession d'épisodes quelque peu déconnectés mais qui, vus avec un peu de recul, tentent de former une image cohérente.
L'essai est plus ou moins réussi, avec quelques moments de flottement durant lesquels il peut être compliqué de garder les yeux ouverts...
Renoir apparaît donc comme une œuvre délicate qui souffle le chaud et le froid, entre ennui et fascination pour ce regard original et plein de fantaisie porté sur l'enfance.
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Lumineux poétique et vraiment touchant. Quelle douceur. La jeune comédienne est d’une justesse, toute en intériorité. Malgré un scénario parfois un peu déconstruit j’ai été captivé par cette histoire si simple.
Induit en erreur par la surenchère dithyrambique de commentaires journalistiques dont est émaillée la bande-annonce, je suis allé voir ce film. A moins d'être fan de films qui montrent le monde vu à travers les yeux d'un enfant - ici une élève de CM2, curieuse, délurée et inconsciente du danger - on s'ennuie profondément, car il ne se passe quasiment rien en deux heures. L'avertissement aux spectateurs s'avère ridicule, puisque la scène potentiellement scabreuse, s'interrompt avant de devenir scabreuse. En somme, un film parfaitement soporifique.
Renoir capte l'essence du Japon avec justesse et sensibilité. La façon dont la mort est abordée avec sensibilité et douceur, rend le film d'autant plus marquant.