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capirex
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3,5
Publiée le 14 septembre 2025
Très bon film que ce "Renoir" , d'une grande justesse , d'une immense délicatesse et empreint de poésie ! Portée par l’interprétation d’une justesse épatante de la jeune Yui Suzuki, la trajectoire de Fuki évite les écueils du sentimentalisme ! Le film impressionne dans ce qu’il parvient à capter : l’éclat fugace d’une émotion, d’un regard, d’un moment suspendu ou d’un drame évité de justesse !
Je suis allé voir ce filme un peu par défaut m étant trope de salle … je dirais que c est un très bon film pour les intellos tendance Arte Télérama pour les autres je déconseille de belles images mais que c est long et que c est triste !
Version revisitée des 400 coups de François Truffaut avec ici une petite fille japonaise de 11 ans. Malgré quelques longueurs pendant la première partie, la cinéaste capte à la perfection le moment où on quitte l'enfance pour entrer dans l'adolescence. Le récit qui monte crescendo nous aspire dans la psyché de cette toute jeune fille avec une tension dramatique remarquable, servie par des images magnifiques et une très jeune actrice confondante de naturel. Pour moi, c'est un grand film.
Film dont les intentions sont louables. Mais qui se résume à enchaîner des scènes plus hermétiques les unes que les autres. En l'occurrence, l'abstraction s'oppose à l émotion.
1 étoile et demi veut dire "mauvais" pour AlloCiné. Non je ne peux pas dire que ce film est mauvais, mais pour qqun qui ne connaît pas la culture niponne comme moi, je peux dire que je me suis profondément ennuyée. Les personnages n'expriment pas grandes émotions sur les visages, et ce film m'a paru très long. Si vous n'êtes pas fan de Japon, abstenez vous.
Ai vu « Renoir » de la réalisatrice japonaise Chie Hayakawa. Le film a été présenté en Selection Officielle au Festival de Cannes 2025. Rarement film met autant le spectateur à distance des émotions. Une succession de scénettes qui peuvent paraître anodines et sans consistance pour nous raconter le quotidien de la jeune Fuki 11ans (Yui Suzuki) , qui partage son été entre sa mère aigrie et débordée et son père grâvement malade. Elle n’a que son imaginaire, la solitude, la rêverie et ses essais à la télépathie entre autre jeu tranquille…. pour s’occuper. Le film est construit un peu comme un journal intime où seraient jetés sur le papier où sur l’écran des pensées et des faits qui n’ont à priori aucun lien entre eux. Le résultat peu paraitre délicat mais c’est surtout chichiteux, pudique mais c’est plutôt frigorifique, ludique mais il est surtout opaque en ne trouvant jamais son rythme. La photographie assez solaire est très belle.. Le film perd assez vite le spectateur qui reste perplexe devant tant de pas grand chose. Seule l’actrice principale semble en vie mais est bridée dans son jeu par une mise en scène trop sage et corsetée. La réalisatrice a voulu éviter toute psychologie et c’est là le grand dommage de « Renoir ». Le film est trop long et tout comme les portraits de jeunes filles souvent de petits formats d’Auguste Renoir on a l’impression que le personnage principal est enfermé dans un cadre trop rigide, une mise en scène trop minimaliste, ce qui asphyxie Fuki bien plus que ses parents.
Ce n'est pas un film que je garderai en mémoire pour l'éternité, mais il était quand même sympathique de par sa douceur, à travers cette petite fille qui ne parle pas beaucoup mais n'en pense pas moins durant cet été où elle est confrontée, un peu seule, à la mort de son père. L'esthétique est sympa. Par contre il y a certaines scènes que j'ai trouvé très "aléatoires", en particulier celle avec l'étudiant pédophile : je n'ai pas tout à fait compris le but ? Sensibilisation aux risques pour les jeunes enfants qu'on laisse seuls avec un téléphone ?
Amateurs de sensations fortes, ainsi que personnes fatiguées, s'abstenir ! Si vous avez lu le synopsis, vous savez tout : il ne s'en passe pas plus dans le film. "Solitude, rituels étranges et élans d'enfance", tout est dit. Il est impossible de spoiler puisque qu'aucun de ces thèmes (qui sont d'ailleurs bien identifiés) n'est développé ; ils sont juste abordés, frôlés -souvent au contact d'adultes bizarroïdes. Puis ces thèmes paraissent délaissés, comme si l'auteur craignait d'intéresser le spectateur ! À moins qu'il n'ait voulu procéder par touches, procédé impressionniste, façon Renoir -d'ailleurs justement, Renoir, le titre (qu'on évoque qu'au bout d'une heure) aussitôt évoqué aussitôt oublié... Le caractère éphémère de l'impressionnisme ?
Sorti récemment aussi, "Jardin d'été" (the Friends), film japonais aussi, qui se passe à la même époque, est tout le contraire de celui-ci bien qu'il saisisse tout autant la fureur et l'étrangeté de l'enfance de façon poignante. Car il y a une histoire, histoire de donner au film une intensité... expressive, histoire d'intéresser le spectateur.
C'est finalement l'intonation des dialogues japonais, sans même chercher à comprendre, qui interpelle le plus avec Renoir (donc pour un non Japonais bien sûr), sorte de musiquette douce à nos oreilles, exprimant "la diligence et l'humilité japonaise" -pour citer un des personnages. Il faut avouer que ça ne vole pas haut comme raison d'aimer ce film...
L’introspection méticuleuse d’une famille japonaise lambda en proie aux affres du cancer en phase terminale d’un père aimé, d’une mère esseulée en manque d’amour et de leur très jeune fille de 11 ans toujours calme mais déboussolée, en manque terrible de communication et d’échanges mais généreuse, lucide et très attachante. Plutôt bien fait et bien interprété avec une mise en lumière assez subtile de plusieurs des travers bien connus de la société japonaise. Le film est intéressant même si au final assez peu divertissant.
La petite Fuki a onze ans à peine. Elle est particulièrement précoce. La vie n’est pas simple pour elle dans cette petite ville japonaise de province en 1987 : son père se meurt lentement d’un cancer incurable et sa mère ne lui montre aucune tendresse.
Réalisatrice de l’intrigant "Plan 75", la réalisatrice Chie Hayakawa, née en 1976, tourne un film dont on imagine la part d’autobiographie qu’il contient. Il met en scène une fillette confrontée à la perspective de la mort de son père. Il rappelle les trois gamins de "Jardin d’été", leurs interrogations morbides sur la mort de la grand-mère de l’un d’entre eux et la candeur de leurs réponses glanées auprès d’un vieil homme solitaire dont ils débroussaillent le jardinet. Il rappelle aussi l’énergie débordante de l’héroïne de "Déménagement", un autre film japonais qui mettait en scène une fillette perturbée par la séparation de ses parents.
Il est significatif que "Jardin d’été" et "Déménagement" aient été réalisés au début des années quatre-vingt -dix. C’est d’ailleurs à la même époque que se situe l’action de "Renoir". Mais "Renoir", lui, a été tourné de nos jours. Comparer ces trois films, qui traitent du même sujet, c’est réfléchir à l’évolution du cinéma japonais sur trente ans. Il y a d’abord des différences techniques : la qualité du son, de l’image… Il y a ensuite une façon bien différente de monter un film. Jadis un film était la succession platement chronologique de plusieurs scènes, d’une durée à peine inférieure à celle d’une scène d’une pièce de théâtre, avec ses champs et ses contre-champs. Aujourd’hui, le montage est beaucoup plus serré [Je serais curieux de connaître le nombre moyen de plan dans un film contemporain comparé à celui d’un film des années quatre-vingt-dix] et autorise des allers-retours temporels. Le flashback est bien sûr une invention ancienne, "Citizen Kane" ou "Eve" constituent des exemples célèbres ; mais désormais il n’est guère de films qui n’en contiennent quelques-uns.
Reste le fond. Et, sur le fond, la vérité oblige à dire que rien n’a vraiment changé. "Jardin d’été", "Déménagement" et "Renoir" traitent le même sujet quasiment de la même façon. Je ne sais pas si c’est un point à charge pour le plus récent des trois. Le cinéma connaît-il le « progrès » ? les films d’aujourd’hui devraient-ils être « meilleurs » que les anciens – à supposer qu’on s’accorde sur la définition de ce terme – que ceux d’hier ?
Un film impressionniste d’une grande originalité qui dépeint avec beaucoup de poésie la jeunesse. Une ode à la vie, un film lumineux à voir de toute urgence!
Très différent du film précédent de Chie Hayakawa, Plan 77, Renoir ressemble à une toile impressionniste, qui s'éloigne parfois de son motif central, à savoir une fillette de 11 ans, avec du temps libre et une grande liberté d'action. Cette chronique de l'innocence, mais aussi de la curiosité, est celle d'une enfance confrontée à un événement tragique et à des rencontres plus ou moins positives. Ce n'est pas un film spécifiquement sur la mort ni le désir, mais un peu quand même, dans la découverte des adultes et de leur bizarrerie. La réalisatrice ne cherche pas la profondeur ni le jugement préférant une esquisse assez délicate, ce qui rend l'œuvre un peu imprévisible, tout en étant absolument dénuée de rythme, ce qui aurait pu être fâcheux, si le portrait de son héroïne, la jeune Fuki, ne se révélait en définitive attachant, y compris dans une scène parfaitement dérangeante. La mise en scène de Hayakawa rend subtilement une atmosphère changeante, poétique, parfois, cruelle, souvent. C'est le genre de film qui, sans être véritablement difficile d'accès, délaisse les autoroutes de la psychologie pour les sentiers fréquemment tortueux de la sensibilité, dont on ignore, avant de les emprunter, vers quelle destination, heureuse ou non, ils nous conduisent.
C’est l’histoire d’une petite fille japonaise ; dont la mère travaille et dont le père est atteint d’un cancer...Bon il faut être patient, il ne se passe pas grand-chose, cette petite fille vit sa vie d’enfant et cela n’a franchement pas grand intérêt…..Le film ne distille son émotion que dans les derniers trois quart d’heure, même le scénario se distingue un peu…..Côté relation avec les adultes, je me suis demandé s’il ne lui « manquait pas une case » à la gamine….Que d’innocence ….Bon le sort lui est favorable, ceux qui verront le film comprendront….cela reste un film en deçà des grands maîtres japonais qui peut provoquer un certain ennui….à vous de voir.