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capirex
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3,0
Publiée le 29 août 2026
Film assez particulier là d'Arthur Harari même si paradoxalement il s'avère hypnotisant je ne suis pas sûr d'avoir compris où le réalisateur voulait nous emmener à travers cette quête d'identité ...
La Direction artistique est assez triste et l’histoire un peu compliquée pour pas grand-chose. N’est pas Lynch ou Hitchcock qui veut. Dommage l’idée de départ était bonne. Les acteurices font ce qu’ils peuvent point y croire mais le film m’a laissé de marbre et en proie à un grand et long ennui. Pourquoi tant de films durent désormais 2h30 ?
C’est un film étonnant et surprenant sans doute parce que c’est une histoire qui n’a jamais été proposée au cinéma jusqu’à maintenant. Et les comédiens jouent tellement bien que oui le film est lent et long donc certains pourraient s’endormir mais il est intéressant parce que unique. Je n’ai pas voulu suivre les avis de chacun puisqu’ils sont très mitigés, j’ai préféré me faire ma propre opinion, je vous laisse vous faire la vôtre. 
Un photographe que personne ne connaît, lui même non plus sans doute, change de corps suite à une aventure d’un soir. Je n’ai aucun problème avec les films labyrinthiques emplis de mystère mais je suis passé complètement à côté de celui-ci. Son aspect lugubre, granuleux et glauque m’a étouffé, on peut parler de performance d’acteurs sans doute mais ça ne suffit pas. On voit des sexes sans trop savoir ce qu’ils apportent et on regarde ce film sans trop savoir ce qu’il nous apporte. Quand je vais au cinéma c’est une partie du deal avec la personne derrière la caméra : je te donne mon temps et mon argent, donne moi quelque chose en retour. Ici je n’ai rien reçu.
L'Inconnue marque le retour d'Arthur Harari derrière la caméra dans un registre où le fantastique devient le prolongement d'une crise intime. Cosigné avec Lucas Harari, le film part d'un dispositif vertigineux — un homme se réveille dans le corps d'une femme qu'il ne connaît pas — pour construire moins un récit de transformation qu'une interrogation sur l'identité, le désir et le regard porté sur l'autre.
À bientôt quarante ans, David Zimmerman mène une existence presque invisible. Photographe sans véritable reconnaissance, solitaire au point de rarement quitter son domicile, il accepte un soir de suivre ses amis dans une fête. Au milieu de la foule, son attention se fixe sur une inconnue. Il l'observe, la suit, fasciné sans réellement comprendre ce qui l'attire vers elle. Quelques heures plus tard, lorsqu'il reprend connaissance, David découvre l'impensable : il habite désormais le corps de cette femme.
Arthur Harari ne traite pas cette métamorphose comme un simple ressort fantastique. Le phénomène existe, mais son explication importe finalement moins que ses conséquences. David, photographe habitué à regarder le monde à distance, devient soudain lui-même un autre objet de regard. Ce déplacement constitue l'une des idées les plus fortes du film : celui qui observait doit désormais expérimenter une apparence, une présence et une perception sociale qui ne sont plus les siennes.
Le scénario refuse ainsi les facilités que pouvait provoquer un tel concept. L'étrangeté s'installe progressivement dans le quotidien et nourrit un récit où la question « comment retrouver son corps ? » se double rapidement d'une interrogation autrement plus troublante : que reste-t-il de notre identité lorsque notre apparence disparaît ?
Léa Seydoux trouve dans ce dispositif un rôle particulièrement complexe. Elle doit faire exister un personnage dont le corps et l'identité ne coïncident plus, sans réduire cette transformation à une imitation. Son interprétation repose beaucoup sur les gestes, les hésitations et une manière de rendre perceptible l'étrangeté d'un individu prisonnier d'une enveloppe qui ne lui appartient pas.
Niels Schneider apporte au récit une présence plus intérieure, parfaitement adaptée à la solitude initiale de David. Valérie Dréville complète cette distribution en participant à l'ambiguïté constante d'un film qui préfère souvent suggérer plutôt qu'expliquer.
La mise en scène épouse cette incertitude. Reflets, cadres, photographies et regards deviennent autant de moyens de questionner la perception. Le fantastique reste volontairement discret, presque froid, ce qui rend la situation d'autant plus inquiétante. Arthur Harari préfère le malaise à l'effet spectaculaire et laisse au spectateur le temps d'éprouver cette perte progressive de repères.
Cette approche exigeante pourra parfois donner au film une certaine distance et quelques passages paraissent volontairement opaques. Mais cette étrangeté constitue précisément sa singularité.
Troublant et profondément singulier, L'Inconnue utilise le fantastique pour questionner ce qui constitue une identité lorsque le corps ne correspond plus à celui que l'on pense être. Arthur Harari signe un film déroutant et élégant, porté par une Léa Seydoux remarquable, où le mystère devient progressivement une réflexion sur le désir, le regard et notre rapport à nous-mêmes.
L'ensemble est un peu trop mystérieux, manque de diversité et quelques longueurs font jour à la fin mais les incroyables et la mise en scène excellente passionnent et l'oeuvre reste captivante et intriguante.
Film vu au Pathé Palace dans le cadre de l’événement CANNES À PARIS.
L’Inconnue d’Arthur Harari est typiquement le genre de film qui confond lenteur et profondeur. Résultat : 2h16 qui donnent la sensation d’en durer 4h30.
Le problème principal, c’est que tout dans le film semble artificiellement étiré. On a constamment l’impression de regarder un court-métrage vidé de sa substance et gonflé jusqu’à l’épuisement pour atteindre une durée de long-métrage.
Même Léa Seydoux, pourtant capable de grandes performances, paraît ici totalement creuse, absente, presque anesthésiée émotionnellement.
Et surtout, le plus grave : l’histoire laisse complètement indifférent. Aucun attachement, aucune tension, aucune émotion durable. Le film avance lentement vers… absolument rien.
Vu au festival de Cannes 2026. Le film va certainement être assez clivant. Avec un duo d'acteurs plutôt bons (mention spéciale quand même à Niels Schneider, plus en nuances selon moi que Léa Seydoux), j'ai subi un peu les longueurs du film et la bande originale trop appuyée. La mise en scène m'a paru surannée, hommage certainement à une certaine époque de films "étranges", avec des zooms, des cadrages qui passent du fixe au bougé très gros plan et inversement... Je suis passé à côté de cette réalisation. Le fond, lui, était pourtant très intéressant. Avec en toile de fond ces changements de corps, qui questionnent qui nous sommes entre organes et esprit, les scénaristes vont plus loin que ça. Ils mettent en parallèle le travail de photo de David, qui cherche ce qui a disparu, avec les traces que nous laissons. Métaphore de cette envie d'être malgré tout, la question est posée et je pense qu'une réponse est même apportée. La trace choisie par l'histoire, c'est l'enfant. Même si c'est un message déjà vu, j'aurais aimé être touché par le film plus que ce n'a été le cas.
une découverte cannoise dont je me serai bien passée : Encore un fouillis impossible à décrypter ! Ici on chute bien bas…dans un irracontable délire. Le film commence dans une grande fête, mi carnaval de Nice avec des têtes de géants colorées qui défilent, mi boite de nuit aux lumières stroboscopiques …le héros qui semble être photographe fixe sur la pellicule l’évolution des constructions dans des rues de la banlieue parisienne, puis avale un cachet… et c’est parti pour un trip de fumeur de moquette sans début, ni fin. Il a une relation brusque avec Léa Seydoux, et tout une série de séquences sans lien entre elles se succèdent. Il devient elle, les protagonistes sont interchangeables, une troisième personne qui semble avoir disparu entre dans la danse… on se renseigne sur internet sur les personnes qui changent de corps… au début on essaye de comprendre, puis on lâche prise, et alors c'est l'ennui...
Même si le film nous laisse perplexe sur son mystère sous-jacent, il nous plonge dans le flou et l'inconfort le plus total dans le destin haletant de ce photographe merveilleusement incarné par Niels Schneider et Léa Seydoux.
L'ambition est grande et louable, mais Harari qui se veut un franc-tireur du cinéma français, n'a pas les épaules d'un Carax ou d'un Dumont. Son film manque de vision et d'ampleur, tout y est rabougri, moche et triste (lumière, décors, costumes...), il lui manque le talent d'un formaliste comme Glazer avec Under the skin pour nous emmener dans son monde. Il y a chez lui comme une forme de sado-masochisme à rendre tout difficile aux spectateurs, de le priver de dialogues, de sens, de tension et d'émotion. D'autant plus regrettable que les acteurs se donnent corps et âme, mais à part les observer de manière plus morbide que sensuelle, il ne leur offre pas grand chose à défendre, alors on constate vainement le corps amaigri et squelettique de NIels Schneider (après Tahar Rahim dans le Ducorneau) et celui de Léa seydoux en sortie de grossesse. Triste aussi d'avoir expurgé la dimension historico-traumatique de la Shoah qui donnait la profondeur et une clé du songe à la BD de son frère.
Ce film est vraiment pas mal, avec un mélange de 2 types : drama et thriller. Arthur Harari ne s' est vraiment pas loupé c ' est voir un mini chef d' œuvre. Donc c'est est un film à voir pour les fans de drame. Puisque vous avez vu cette critique abonnez vous. ( Vu au festival )!!!
Une quête sans fin, sans aucune réelle solution. La vie finalement... constamment en recherche de soi. J'ai adoré ce film. L'image est d'une beauté incroyable. Les zooms ohlala les zooms sont si bien choisis. Le montage est d'une justesse incroyable, c'est fluide, ça ajoute une atmosphère d'étrangeté qui s'accorde à l'histoire. La seule chose qui m'a gênée au montage étaient les flashbacks qui n'étaient pas clairs réellement, on comprend après quelques secondes que c'est un flashback. Concernant le jeu d'acteur, bon Seydoux joue bien les intentions mais je vois Léa Seydoux et pas l'homme qu'elle est censée incarner. Face à elle Niels Schneider est d'une justesse incroyable. Je n'ai pas les mots pour décrire son jeu qui est encore une fois incroyable. La mise en scène d'Harari est juste et marche si bien. Franchement, très bon film. Autre chose qui m'a gêné c'est que j'ai eu l'impression que la fin était bâclée ou sinon je ne l'ai juste pas comprise ce qui est très frustrant.
Vu à Cannes, film surprenant qui sera surement mal-aimé et qui pourtant offre une plongée incroyable complexe et émouvante dans l’expérience humaine. Léa Seydoux et Niels Schneider proposent les prestations d’une vie et le film aurait fait une brillante Palme d’Or !
Sorti à l’instant de la séance du film L’inconnue , surprenant, captivant, déroutant , voir angoissant ! J’ai beaucoup apprécié cette histoire fantaisiste et très touchante… Léa Seydoux sublime interprétation , Nils Schneider crève l’écran avec un visage qui m’a fait penser à du Pasolini , Le duo est magistral !