L'Inconnue
Note moyenne
2,8
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126 critiques spectateurs

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Zevet
Zevet

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1,5
Publiée le 29 août 2026
Une presse avec des critiques dithyrambiques, un casting et un réalisateur alléchants, j’attendais beaucoup de ce film.

Quelle déception!

Ce film interminable multiplie les plans serrés sur le visage de Léa Seydoux, qui pleurent toujours aussi bien et de Neil Schneider. Les deux acteurs brillent par leur sobriété et la subtilité de leur jeu.
C’est probablement ce qui sauve ce film abominablement ennuyeux et long.
Il y a bien de belles idées ça et là, mais que c’est long Que c’est long.

Dommage.

PS: je m’interroge sur le plébiscite de la presse spécialisée.
Mesdames et Messieurs les critiques, vous êtes-vous concertés autour d’un repas avant de coucher sur le papier autant d’éloges  ? Pour qui écrivez-vous ? Le public?
À lire les commentaires des spectateurs sur ce site, dont les propos rejoignent sensiblement les miens, je m’interroge… 
EP-Paris
EP-Paris

2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 août 2026
Surprenant et profond, on sort de l'ordinaire et du formaté, ça lave les yeux et l'esprit. Thèmes adultes, univers où les autres humains disparaissent et où les seuls incarnés sont justement ceux qui ne savent plus qui ils sont et où ils sont.
Padupuy
Padupuy

1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 31 août 2026
Pourquoi tant de haine. Une ambiance glauque dans un film où il ne se passe rien. Ouf enfin la fin.
soso
soso

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 1 septembre 2026
L’intrigue ne sert à rien, c’est long, sans aucune fin ni milieu d’ailleurs. Un conseil aller voir autre chose ce sera mieux.
jlm440
jlm440

2 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 26 août 2026
ce film est absolument incompréhensible, il s'agit - à mon sens - d'une vaste fumisterie intellectuelle ;
plusieurs spectateurs interrogés à la sortie du film n'avaient pas
compris non plus, ou compris de manière différente...

à fuir sans aucune hésitation !!!
Douglas
Douglas

1 critique Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 août 2026
J'ai beaucoup aimé la BD (Le cas David Zimmerman ). J'ai donc eu envie de voir le film.
Déroutant, questionnant, parfois heurtant et bouleversant. il vient interroger sur la perte de soi, l'oubli et la renaissance.
Je reste mitigée.
selenie

7 473 abonnés 6 704 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 septembre 2026
Après un générique aussi épuré que possible les premières minutes accumulent des séquences qui promettent du fond et de l'à-propos, entre le jeu des photographies entre passé et présent, un photographe si secret qu'on se demande comment il vit, et une pinata politiquement si marquante qu'elle ne peut être gratuite. Arthur Harari nous plonge ainsi dans un univers très actuel, dans un style très réaliste mais nous laisse d'emblée perplexe avec un processus de "changement de corps" plutôt nébuleux... SPOILERS voir site !... C'est prenant, mais aussi parfois assez malsain, ou plutôt instaure un malaise naturel quant à la relation corps et âme entre les corps mâle et féminin. Mais on comprend que le récit tourne un peu à vide et notre impatience finit par amener l'ennui poli. Ainsi, le pire arrive, soit avoir l'impression d'une durée interminable alors qu'il fait déjà 2h15. Malgré une idée originale et une ligne directrice passionnante, le scénario est semé de longueurs de longueurs inutiles (!) et sans apporté la moindre once de réponse et sans conclusion laissant le spectateur avec un néant qui méritait plus que ça. Au vu de son potentiel le film reste une grande déception qui surnage surtout grâce à cette illusion et à la performance énorme de deux acteurs principaux.
Site : Selenie
traversay1

4 514 abonnés 5 428 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 mai 2026
Quelques recensions du dernier film d'Arthur Harari laissaient à penser que le réalisateur avait en grande partie raté son coup, perdant ses spectateurs dans le labyrinthe de son récit. Bon, ce n'est pas tout à fait exact, même si la fluidité du scénario n'est pas sa qualité première, loin en tout cas de l'audace qui y préside. Oui, c'est vrai qu'il n'est pas rare de devoir réfléchir à de nombreuses reprises pour ne pas perdre de vue, si l'on ose dire, que les corps des deux personnages principaux ont changé de propriétaires. Mais ce n'est pas une tare que de donner à penser, non ? Sur le thème fantastique de Ceci n'est pas mon corps et sur l'apparence et l'identité, L'Inconnue nous entraîne assez loin, s'égare parfois, sa longueur est d'ailleurs excessive, mais retombe, in fine, assez joliment sur ses pieds. Léa Seydoux et Niels Schneider étonnent d'emblée par leur physique, avant de nous surprendre par leur talentueuse adhésion à un projet aussi peu commun. Le troisième long métrage d'Arthur Harari n'est sans doute pas son meilleur, mais il est très différent de Diamant noir et de Onoda. Puisqu'il écrit pour les autres et ne tourne que tous les cinq ans environ, il faudra longuement attendre pour le prochain, lequel, à coup sûr, ne ressemblera à aucun de ses films précédents et restera placé, c'est une quasi-certitude, sous le sceau de la hardiesse.
Yves G.

1 864 abonnés 4 092 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 août 2026
David Zimmerman (Niels Schneider, méconnaissable sous une barbe christique, vingt kilos en moins) est un artiste qui marche sur les pas de son père en photographiant la lente urbanisation de la banlieue parisienne. Volontiers asocial, il cède à la pression de ses amis pour les accompagner à une fête mexicaine délirante où il accepte le cachet offert par un inconnu et retrouve, dans la foule, Eva, une actrice allemande, qu’il avait croisée quelques jours plus tôt lors d’une réception (Léa Seydoux, qui relève de couches, vingt kilos en plus). Après avoir fait l’amour sans un mot avec elle dans un sous-sol glauque, David vit la plus incroyable des expériences : il se réveille dans le corps de la jeune femme. Epouvanté, paniqué, il part à sa recherche.

Arthur Harari est l’un des réalisateurs les plus intéressants de sa génération. Il forme avec Justine Triet, dont il a co-écrit le scénario d’"Anatomie d’une chute", un power couple français. "L’Inconnue" est son troisième long métrage après "Diamant noir" (avec Niels Schneider déjà dans le rôle principal) et "Onoda", qui avaient légitimement fait parler d’eux. Arthur Harari adapte ici la bande dessinée qu’il a co-écrite avec Lucas, son frère cadet. Le cinéma est chez les Harari une affaire de famille puisque Tom, le frère aîné, est le chef opérateur des films d’Arthur.

"L’Inconnue" peut désorienter. Parce que son sujet dépasse l’entendement : l’échange de corps (l’expression américaine, body swap, est plus parlante encore), s’il est devenu un sous-genre cinématographique, relève, à ce jour tout du moins, de la science-fiction. Parce que le scénario cherche moins à expliquer les causes de ce curieux phénomène qu’à en montrer les conséquences et laisse bien des questions irrésolues. Bref, on peut n’y rien comprendre et sortir de la salle deux heures vingt plus tard passablement agacé.

Mais c’est précisément son approche naturaliste qui rend "L’Inconnue" intéressant. Un phénomène fantastique y est décrit sans artifice, ses conséquences sont froidement analysées, sans utiliser les ficelles du cinéma fantastique ou de la comédie. On ne verra dans "L’Inconnue" aucune puissance surnaturelle à l’œuvre ni aucun quiproquo loufoque. On se posera simplement une question vertigineuse : que ferions-nous si un beau (!) matin, nous nous retrouvions dans un autre corps ? Il se trouve que les deux principaux protagonistes franchissent la barrière des genres. On aurait pu penser que la question du transgenrisme soit plus creusée : que ressent-on non seulement quand on change de corps, mais au surplus quand on change de genre ? Elle ne l’est pas. tant mieux – tellement elle est devenue galvaudée dans le cinéma contemporain – ou tant pis – elle soulève des questions passionnantes.

Toute la seconde partie du film – après que l’histoire se soit lestée d’un troisième personnage dont je ne dirai rien – oblige le spectateur à une gymnastique intellectuelle compliquée et stimulante : qui est dans le corps de qui ? Le jeu est amusant, mais finit par lasser, d’autant que le film on l’a dit est d’une durée hors normes. Certes, il nous offre dans sa dernière ligne droite, une échappée belle, près de chez Julien Gracq, à Ingrandes-sur-Loire, loin de la pluie et de la brume hivernales dans lesquelles le film se déroulait jusqu’alors. Mais ce soleil printanier ne résonne pas avec le tour tragique que prend le scénario.
Cinéphiles 44

1 690 abonnés 4 674 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 mai 2026
David Zimmerman est un photographe solitaire. Un soir, il aperçoit une femme et se met à la suivre, comme hypnotisé. Quelques heures plus tard, il se réveille… dans le corps de cette inconnue. Arthur Harari signe une œuvre qui ne laisse pas indemne, qui continue de hanter plusieurs jours après la projection, au point de se demander encore si l’on a aimé ou non ce que l’on vient de voir. Et c’est justement là que le film devient passionnant. "L’Inconnue" fonctionne grâce à sa capacité à maintenir un trouble constant. On est hypnotisé, dérangé, parfois même perdu, sans jamais décrocher. Le film devient une véritable expérience sensorielle et mentale. Lea Seydoux porte le film avec une maîtrise impressionnante. Niels Schneider livre une performance remarquable, renforcée par le travail de maquillage de Flore Masson. Son visage semble lui-même devenir un terrain d’instabilité. Le film ne cherche jamais vraiment à expliquer ce qui se passe ni même à rassurer le spectateur. Tout au long du récit, on se demande quelle direction l’intrigue va prendre, si l’on est face à un drame psychologique, un film de genre, une réflexion sur l’identité ou simplement un immense cauchemar éveillé. Un véritable ovni du cinéma français.
Cinemadourg

918 abonnés 1 804 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 août 2026
David est photographe.
Un soir, lors d'une fête, il retrouve par hasard Eva qu'il avait déjà croisée lors d'une séance photo.
Puis tout s'accélère : après une étreinte charnelle sans préambule, chacun se retrouve dans le corps de l'autre !
C'est le début d'une quête identitaire surréaliste !
Ce psychodrame à la sauce schizophrène sonne creux et s'étire dans une lenteur interminable !
Certes, Léa Seydoux et Niels Schneider répondent présents dans ce long-métrage fantastico-cérébral, mais leurs efforts ne peuvent compenser une intrigue bancale tournant rapidement en rond.
Une oeuvre bizarre et osée, mais totalement vide émotionnellement parlant : dommage, car le sujet méritait bien mieux !
Site CINEMADOURG . free .fr
Ufuk K

626 abonnés 1 751 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 août 2026
"L'inconnue" quia divisé la critique, en compétition cette année au festival de Cannes est un drame fantastique très moyen dans l'ensemble. Arthur Harari, cinéaste césarisé en 2022 pour "Onoda, 10 000 nuits dans la jungle" et co-scénariste de la Palme d'or "Anatomie d'une chute" en 2023, signe avec ce film une œuvre inégale. Porté par Léa Seydoux et Niels Schneider, ce récit sur l'identité et le rapport à l'autre manque de rythme et finit par s'enliser. En dépit de ses intentions louables, le film déçoit par ses zones d'ombre scénaristiques et un manque cruel de progression dramatique.
Cinememories

604 abonnés 1 677 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 mai 2026
En compétition à Cannes 2026, L’Inconnue, le troisième film d’Arthur Harari, repose sur un pitch fascinant, un homme piégé dans le corps d’une femme, pour livrer une œuvre longuement attendue et rapidement décevante, trop longue, trop froide, et finalement creuse.

Il faut reconnaître à Arthur Harari une certaine audace. Adapter Le Cas David Zimmerman, la bande dessinée qu’il a coécrite avec son frère Lucas, c’était prendre le risque de se confronter à un matériau riche, psychologiquement dense, dont la force tenait précisément à l’intériorité de son personnage. On attendait que le cinéma fasse ce que la BD ne pouvait pas faire, comme incarner cette bascule vertigineuse, ce moment où un homme se réveille dans un corps qui n’est pas le sien et doit recomposer son identité de l’intérieur. L’idée est de questionner le rapport à son propre corps, à l’enveloppe charnelle que l’on habite ou que l’on s’approprie, à la frontière fragile entre soi et l’autre. Mais L’Inconnue rate cette promesse avec une régularité décourageante.
Dans la peau de moi-même

Le film débute avec l’énergie d’une malédiction à la It Follows. David Zimmerman, photographe solitaire et anxieux de 40 ans, se retrouve projeté dans le corps de la femme qu’il a suivie. La mécanique narrative est posée, le trouble installé. Puis, très vite, l’enquête est abandonnée. Ce qui aurait pu devenir un thriller métaphysique sur l’identité et la dépossession de soi glisse vers une sorte de buddy movie maladroit, sans jamais aboutir franchement à quoi que ce soit. L’Inconnue n’est ni la comédie romantique et poétique que le genre du body switch autorisait, à l’instar de Your Name, ni le drame de la transidentité qu’il effleure sans jamais s’y engager, ni même le film de genre décomplexé qu’on pouvait espérer. Harari semble avoir voulu tout cela à la fois, et n’a finalement pas d’identité à défendre. On traverse des banlieues, dans une photographie granuleuse, sans vraiment les investir, et on suit David sans jamais entrer en lui.

C’est là le paradoxe douloureux du film : Niels Schneider est méconnaissable, métamorphosé physiquement comme Christian Bale dans The Machinist, et cette intention impressionne. Mais derrière ce corps squelettique, on ne traite pas beaucoup de l’anxiété sociale du personnage, ni de ce que ce changement, dans un corps peut-être plus désirable et plus regardé, change ou ne change finalement pas sa condition intérieure. La tragédie psychologique est esquissée, jamais creusée. Léa Seydoux, de son côté, porte une présence indéniable, mais son jeu semble lui aussi flotter dans un récit qui ne lui offre pas beaucoup d’options, contrairement à Gentle Monster, où on la sent libérée et authentique. Il reste une réflexion à demi-formulée sur le corps et le regard que l’on porte sur le corps des autres, notamment à travers la caméra de David, mais elle n’atteint jamais la force d’un vrai propos. Ce n’est pas non plus un culte de la beauté déconstruit comme dans Jim Queen, c’est simplement une mise en scène trop hitchcockienne pour un film qui ne se donne pas les moyens de l’investir.

Aussi, L’Inconnue est bien trop long pour ce qu’il veut raconter. Ce qui aurait tenu en une heure trente, avec un montage plus rythmé, s’étire sur 2h20 dans un visionnage qui devient pénible, puis franchement ennuyeux. L’idée d’une impasse psychique forte, d’un homme prisonnier d’une enveloppe qui n’est pas la sienne, ne transparaît jamais vraiment à l’écran. Et il ne reste qu’une belle idée, un beau titre, et le sentiment amer qu’Onoda, plus maîtrisé, plus sensoriel, plus émotionnel, mieux écrit et beau à regarder, n’a pas eu la lumière qu’il méritait, et que ce film en compétition ressemble, hélas, à un désir de réparer une injustice.
QuelquesFilms.fr

364 abonnés 1 779 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 août 2026
En proposant une intrusion soudaine et incompréhensible du surnaturel dans un cadre réel et familier, ce film s’inscrit purement dans le fantastique. Un fantastique kafkaïen, qui a des résonnances avec La Métamorphose, tout en abordant un phénomène différent, qui tient de la métempsycose (la migration d’une âme ou d’un esprit dans un autre corps), même si ce concept vaut surtout pour après la mort. Ici, de leur vivant, plusieurs personnages changent de corps. Arthur Harari s’appuie sur une bande dessinée qu’il a cosignée avec son frère Lucas (Le Cas David Zimmerman) pour nourrir ce long-métrage très original et très audacieux, qui ouvre des voies narratives nouvelles, parfois sidérantes. Le développement du récit, complexe avec ses rebondissements et ses jeux de miroir vertigineux, est globalement bien tenu, même s’il tire un peu trop en longueur et tarde à finir, avec une fin qui aurait pu être plus marquante. Stylistiquement : pas d’effet superflu, dans un genre qui peut s’y prêter, mais une volonté de réalisme cauchemardesque, dans la grisaille du concret, qui conditionne aussi le regard, sec et cru, porté sur les personnages principaux. Des personnages campés par des acteurs qui jouent une partition extraordinaire pour traduire les changements de corps, essentiellement via le travail gestuel et l’éloquence de regards qui disent l’effroi, l’horreur, l’absurde… Bien dirigés, Niels Schneider, d’une noirceur décharnée, qui rappelle celle de Vincent Gallo, et Léa Seydoux, qui a tourné trois mois seulement après avoir accouché, n’ont peut-être jamais été aussi impressionnants, sans concession pour leur image. Au final, sans être plaisant ni parfaitement abouti, ce film reste une expérience existentielle unique, physique et mentale, où il est beaucoup question de la peur de disparaître et de l’étrangeté de l’altérité. Son mystère et ses multiples incidences troublantes nous hantent quelque temps encore après le visionnage.
Frédéric M.
Frédéric M.

249 abonnés 2 201 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 septembre 2026
Le theme du changement du corps a été souvent abordé au ciné. Cette variante attaque l'aspect plutôt psychologie de l'impact de cet échange. Je pensai plus à thriller, David à la recherche de son corps, mais le film est bien plus profond. Une certain longueur cependant. Mais j'aurai bien aimé connaitre l'origine de cet "esprit" qui vole les corps.
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