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Claudine G
229 abonnés
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0,5
Publiée le 31 août 2026
Ce film n'a rien avoir avec le scénariste de "Anatomie d'une chute" certes le thème est très différend mais je ne peux imaginer l'écriture du même homme que pour "l'Inconnue" qui, lui est un pur navet !!!!
Curieux film que l'inconnue, un body swap movie un peu neurasthénique au rythme assez lent. Si l'on perçoit les enjeux existentiels d'un tel sujet , on peut se demander l'intérêt de cette lenteur qui permet cependant de créer un climat propice à cette inquiétante étrangeté. Les acteurs interprètent des personnages assez désincarnés qui vivent cette expérience de l'altérité de manière parfois peu crédible. Si la mise en scène parvient à conférer à l'ensemble une forme de beauté glaciale, on peut regrettée l'utilisation d'un leitmotiv musical qui ne faut que surligner ce qui se passe l'écran. Au final, la dernière partie du film devient presque banale là où l'on aurait pu apprécier quelque chose de moins appliqué mais de plus étrange ou expérimental. Bref, une œuvre ambitieuse mais qui demeure, à mon sens, inaboutie.
Ai vu « L’inconnue » d’Arthur Harari qui a été sélectionné en Compétition Officielle lors du Festival de Cannes 2026. Harari qui est également scénariste et le réalisateur du magnifique « Onoda » est aussi l’auteur de la bande dessinée « Le cas David Zimmerman » dont s’inspire le film. Je savais que ce long métrage était difficile d’accès et assez nébuleux dans sa narration. Je ne suis jamais vraiment rentré dans le film tant le dispositif m’a paru artificiel et les métaphores utilisées relativement obscures. David Zimmermann (Niels Schneider méconnaissable avec des airs de Nosfératu) est photographe. Il photographie les mêmes quartiers de banlieue parisienne à des époques différentes. Lors d’une fête il fait l’amour avec une inconnue (Léa Seydoux). Le lendemain matin il se réveille dans le corps de cette femme. Après s’être recherchés l’un l’autre, ils essayent d’entrer en contact avec des personnes qui auraient vécu la même chose. Même si je n’ai pas compris grand chose, je n’ai jamais rejeté le film dans son entier, tant le jeu d’acteur est époustouflant et d’une intensité rare. « L’inconnue » est de ces films hypnotiques et abscons, tout comme « Possession » de Zulawski, qui laissent une emprunte vive. Léa Seydoux est absolument magistrale de présence et d’investissement corporel dans un rôle relativement muet. C’est avec son regard qu’elle déchire l’écran d’une façon hallucinante. Niels Schneider est tout aussi puissant et prouve ici l’étendue de son talent. J’ai été envouté par la musique d’Andrea Poggio qui apporte avec des mélodies sérielles un univers onirique inquiétant qui manque parfois à l’image. Tout comme dans le film de Zulawski on retrouve l’attrait pour le minéral, les façades grises d’une ville vampirique, les zooms rapides, certains magnérismes fascinants… et il faudra probablement laisser du temps à « L’inconnue » pour laisser une marque prégnante dans l’histoire du cinéma. Je ne sais pas si le film parle de métempsycose, de métamorphose, d’anamorphose où d’autres choses… Une expérience intrigante et déstabilisante que je suis tout de même heureux d’avoir faite.
Arthur Harari construit une œuvre étrange, dense, parfois presque opaque, mais fascinante, qui transforme un point de départ fantastique en vertige existentiel sur l’identité, la transformation et la disparition.
Les photographies anciennes de villes, confrontées à ce qu’elles sont devenues au fil du temps, qui reviennent régulièrement dans le film, offrent à ce titre une magnifique métaphore de ce questionnement.
La mise en scène participe pleinement à cette sensation de vertige. Harari convoque régulièrement un cinéma des années 70, avec ce grain d’image et cette colorimétrie si particuliers, mais aussi une caméra toujours dans un mouvement faussement hésitant et qui ne lésine ni sur les zooms ni sur les travellings instables. Quelque chose paraît constamment vaciller dans l’image, comme si la forme elle-même épousait la perte de repères des personnages. La bande originale prolonge admirablement ce trouble : son thème au piano, simple et entêtant, revient comme une obsession et contribue énormément à l’atmosphère inquiétante et malaisante du film.
Léa Seydoux et Niels Schneider sont remarquables, dans des rôles d’une grande complexité puisqu’ils doivent constamment être eux-mêmes tout en laissant affleurer quelqu’un d’autre. La transformation physique de Niels Schneider est particulièrement saisissante, tandis que Léa Seydoux propose une opacité de jeu assez fascinante.
Tout n’est pourtant pas aussi maîtrisé. Le film est long, et cette durée se fait vraiment sentir, notamment lorsqu’aux deux tiers du récit, le film s’engage dans un nouvel axe narratif qui n'enrichit pas vraiment ce qu’il avait construit jusque-là . Il faut également accepter de ne pas tout saisir, de se perdre : L’Inconnue est une œuvre exigeante, pas forcément très accessible, à côté de laquelle il est probablement très facile de passer.
Un film captivant, audacieux, sombre, mélancolique et envoutant. Si l'on pense parfois à Hitchcock, Cronenberg ou Carax, je crois pouvoir aller jusqu'à dire que je n’avais sans doute plus ressenti au cinéma un tel mélange de vertige, de malaise et de fascination depuis David Lynch.
Original mais bizarre, assez inintelligible voire carrément abscons, mais ça tient en haleine et comme dit précédemment c'est original et c'est devenu rare.
Très particulier, étrange et en même temps prenant et déstabilisant. Ça nous malmène, tant le film est traité avec un réalisme saisissant. Cette approche m'a très vite fait penser à "La Métamorphose" de Kafka. Dans le film, ce sentiment de devoir accepter l’impossible comme s’il faisait partie du quotidien est terrifiant. Et plus encore, cette incapacité à l’expliquer à ses proches. J'ai hésité entre 2,5 et 3 sur 5 mais je mets 3 pour l’originalité et l’expérience que le film propose.
Vu en AP, je ne sais pas si je suis passée à côté de ce film, mais j’ai envie d’écrire « tout ça pour ça ? ». J’imagine que ce film cherche à aborder la quête d’identité mais je ne l’ai pas saisie… Les regards perdus de L Seydoux et de N Schneider expriment très bien ce sentiment de « je ne comprends rien à ce qu’il m’arrive », la spectatrice que je suis devait avoir le même. Bref, c’est très bien joué, mais je me suis ennuyée car ce film tourne en rond et n’apporte rien. Dommage
Pour le dire poliment, ce film est un calvaire : très/trop long, à l'écriture aussi incompréhensible que sa réalisation, glauque et incohérent... L'interprétation habitée, au propre comme au figuré, de Léa Seydoux et Niels Schneider ne suffit pas à sauver le film de sa prétention et de sa vacuité. Un film qui semble plus fait pour le plaisir solitaire de son réalisateur que pour celui de ses spectateurs et c'est bien dommage.
Scénario hypnotique et pénétrant sur des personnes qui, lors de soirées en club, sont mystérieusement attirées l'une vers l'autre et ont un rapport sexuel direct sans parole ni préliminaire débouchant sur un orgasme si grand que leurs corps s'échangent (on voit que le réalisateur est un homme). La vie s'arrête pour ces gens qui ne sont plus reconnus par leurs proches pour ce qu'ils sont. Le film interroge l'identité, le genre (l'homme devient la femme et vice versa) avec un étrange effet miroir. J'ai été vraiment prise par l'originalité de l'intrigue. Niels Schneider est méconnaissable et porte le film avec Léa Seydoux.
Le scénario est tellement obscur qu’il faut une bonne heure pour commencer à comprendre de quoi il s’agit. Les dialogues sont inaudibles, tout est moche d’un bout à l’autre, les décors uniformément glauques, et les acteurs se traînent en reniflant d’un bout a l’autre de cette interminable perte de temps.
Spéciale du fait par le mystère autour de Léa Seydoux et Niels Schneider. En quête de réponse à ce qu'il leur est arrivé. Intriguant car jusqu'où ça va mener cette histoire qui était très originale. Avec un début bien mystérieux.
Pour Léa Seydoux et Niels Schneider, ils ont très bien joué leur personnage(s). Des rôles complexes mais très bien faits, où on peut ressentir leur désarroi. Ils nous ont emmenés dans leur quête d'identité et de vérité.
En fait, plutôt que l'"Inconnue", Arthur Harari aurait pu l'appeler "la Chute d'une Anatomie". Il se débat en effet pendant 2h20 à se sortir du succès gigantesque du célèbre film de Justine Triet, comme s'il devait se réapproprier son corps et son âme de cinéaste à lui. Hélas, en utilisant presque exclusivement les moyens du scénario, qu'il pousse jusqu'aux limites de la cohérence, il renonce à ce qui aurait été une marque authentiquement personnelle : s'affirmer par la mise en scène et la direction d'acteur, ici réduites aux déambulations hagardes et immobiles de Léa Seydoux et Niels Schneider qui ont l'air, à chaque instant, d'essayer de comprendre le scénario du film dans lequel ils jouent. Léa Seydoux semble la seule à se mettre en risque intimement, physiquement, rendant par instant plausible que son corps lui soit devenu étranger. Ce que Niels Schneider et Arthur Harari font aussi, mais avec une application de bons élèves. Et là, on s'ennuie ferme.
L'Idée de base était intérressante cad le basculement de l'esprit de deux êtres – totalement différents - dans deux corps opposés ( un mâle et une femelle), suite à un acte sexuel. Mais c'est à peu près tout...Ensuite le film part dans des divagations qui font intervenir d'autres « permutations ». Mais on sent bien que cela sert surtout à rallonger la sauce... Bref le scénario est extrêmement brouillon, on ne sait pas quelle histoire veut raconter le réalisateur... 2 heures à s'agiter sur son fauteuil en attendant le générique de fin...Les ressorts du fauteuil ont souffert !
Un film lugubre sur un sujet intéressant qui interroge : comment réagirions nous si nous nous trouvions projeté dans le corps d une autre personne. Vu en avant première dans le cadre de la reprise de Cannes 2026