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Stéphane B.
1 critique
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5,0
Publiée le 30 août 2026
Un film rare. Il vaut mieux avoir une idée du scénario avant d'aller le voir car sinon on risque de décrocher rapidement et de louper l'intérêt du film.
Le pire des films que j'ai vu depuis plusieurs années. Rien n'est intéressant et le rythme le rend encore moins. On pourrait raconter cette histoire dans un court métrage étrange, comme un petit film d'auteur, mais franchement pas à la hauteur de Cannes.
David Zimmerman (Niels Schneider, méconnaissable sous une barbe christique, vingt kilos en moins) est un artiste qui marche sur les pas de son père en photographiant la lente urbanisation de la banlieue parisienne. Volontiers asocial, il cède à la pression de ses amis pour les accompagner à une fête mexicaine délirante où il accepte le cachet offert par un inconnu et retrouve, dans la foule, Eva, une actrice allemande, qu’il avait croisée quelques jours plus tôt lors d’une réception (Léa Seydoux, qui relève de couches, vingt kilos en plus). Après avoir fait l’amour sans un mot avec elle dans un sous-sol glauque, David vit la plus incroyable des expériences : il se réveille dans le corps de la jeune femme. Epouvanté, paniqué, il part à sa recherche.
Arthur Harari est l’un des réalisateurs les plus intéressants de sa génération. Il forme avec Justine Triet, dont il a co-écrit le scénario d’"Anatomie d’une chute", un power couple français. "L’Inconnue" est son troisième long métrage après "Diamant noir" (avec Niels Schneider déjà dans le rôle principal) et "Onoda", qui avaient légitimement fait parler d’eux. Arthur Harari adapte ici la bande dessinée qu’il a co-écrite avec Lucas, son frère cadet. Le cinéma est chez les Harari une affaire de famille puisque Tom, le frère aîné, est le chef opérateur des films d’Arthur.
"L’Inconnue" peut désorienter. Parce que son sujet dépasse l’entendement : l’échange de corps (l’expression américaine, body swap, est plus parlante encore), s’il est devenu un sous-genre cinématographique, relève, à ce jour tout du moins, de la science-fiction. Parce que le scénario cherche moins à expliquer les causes de ce curieux phénomène qu’à en montrer les conséquences et laisse bien des questions irrésolues. Bref, on peut n’y rien comprendre et sortir de la salle deux heures vingt plus tard passablement agacé.
Mais c’est précisément son approche naturaliste qui rend "L’Inconnue" intéressant. Un phénomène fantastique y est décrit sans artifice, ses conséquences sont froidement analysées, sans utiliser les ficelles du cinéma fantastique ou de la comédie. On ne verra dans "L’Inconnue" aucune puissance surnaturelle à l’œuvre ni aucun quiproquo loufoque. On se posera simplement une question vertigineuse : que ferions-nous si un beau (!) matin, nous nous retrouvions dans un autre corps ? Il se trouve que les deux principaux protagonistes franchissent la barrière des genres. On aurait pu penser que la question du transgenrisme soit plus creusée : que ressent-on non seulement quand on change de corps, mais au surplus quand on change de genre ? Elle ne l’est pas. tant mieux – tellement elle est devenue galvaudée dans le cinéma contemporain – ou tant pis – elle soulève des questions passionnantes.
Toute la seconde partie du film – après que l’histoire se soit lestée d’un troisième personnage dont je ne dirai rien – oblige le spectateur à une gymnastique intellectuelle compliquée et stimulante : qui est dans le corps de qui ? Le jeu est amusant, mais finit par lasser, d’autant que le film on l’a dit est d’une durée hors normes. Certes, il nous offre dans sa dernière ligne droite, une échappée belle, près de chez Julien Gracq, à Ingrandes-sur-Loire, loin de la pluie et de la brume hivernales dans lesquelles le film se déroulait jusqu’alors. Mais ce soleil printanier ne résonne pas avec le tour tragique que prend le scénario.
Un film ambitieux, exigeant, et sans compromis. L'esprit du spectateur est sollicité de bout en bout,. Et c'est peut-être là sa plus grande qualité que de nous forcer à rester vigilant, partie prenante de la dialectique mise en place. Finalement, ce qui en rebutera beaucoup sera probablement d'avoir eu à assumer pleinement leur rôle de spectateur. Vivifiant !
L'inconnue est un film étrange et captivant, à la limite du fantastique. Sa force tient dans son intrigue et ses mystères qui demeurent sans réponses bien après la fin du film. Dans ces personnages perdus dans le corps d'un autre, Léa Seydoux est au sommet ! Il faut vraiment oser le voir, et s'en faire sa propre idée.
film complexe compliqué dans sa mise en scène très (trop) long je ne suis pas rentré dedans chacun fera son interprétation...une version un peu plus rythmée plus courte aurait eu l impact souhaité. prouesse d acteur avant tout...
"L'inconnue" quia divisé la critique, en compétition cette année au festival de Cannes est un drame fantastique très moyen dans l'ensemble. Arthur Harari, cinéaste césarisé en 2022 pour "Onoda, 10 000 nuits dans la jungle" et co-scénariste de la Palme d'or "Anatomie d'une chute" en 2023, signe avec ce film une œuvre inégale. Porté par Léa Seydoux et Niels Schneider, ce récit sur l'identité et le rapport à l'autre manque de rythme et finit par s'enliser. En dépit de ses intentions louables, le film déçoit par ses zones d'ombre scénaristiques et un manque cruel de progression dramatique.
C’est un film étonnant et surprenant sans doute parce que c’est une histoire qui n’a jamais été proposée au cinéma jusqu’à maintenant. Et les comédiens jouent tellement bien que oui le film est lent et long donc certains pourraient s’endormir mais il est intéressant parce que unique. Je n’ai pas voulu suivre les avis de chacun puisqu’ils sont très mitigés, j’ai préféré me faire ma propre opinion, je vous laisse vous faire la vôtre. 
Les 2/3 très réussi. Profond et prenant. Beau et troublant. La résolution s’annonçait périlleuse… et en effet, elle plombe le film. Dommage, ça aurait pu être un chef d’œuvre, ce sera juste un très bon film.
J'ai voulu plusieurs fois quitter la salle. Ĵe suis restée jusqu'au bout pour tenter de comprendre. Je suis pourtant plutôt cinéphile et tres souvent en phase avec l'avis du Canard Enchaîné. C'est pas TikTok! Je me suis profondément ennuyée
J’avais été impressionnée par la mise en scène de Diamant noir, et complètement emportée par le génial Onoda dont je garde un souvenir incroyable, carrément inoubliable!!. Et me voilà aujourd’hui triste car bien déçue par L’inconnue qui ne m’a pas touchée, mais bon, on ne peut pas plaire à tous les coups. Je suis restée à distance. Pire, je me suis même un peu ennuyée par moments…. Bref, je compte maintenant sur le prochain film de Arthur Harari qui a un talent de fou tout de même!
Avec un pitch fantastique intéressant quoique déjà vu, on pouvait s'attendre à une œuvre envoûtante. Non, on subit les errances de deux trois personnages qui se regardent et se suivent en tirant la tronche. Et puis rien. Ou presque. Le tout servi par une image moche qui montrent des décors assez moches. Une impression de caricature du film auteurisant accumulant tous les poncifs avec lenteur, voire torpeur... a fuir !
Certains l'aimeront, d'autres quitteront la salle, et il y aura aussi ceux qui seront frustrés qu'il prenne (trop) son temps m, qu'il ne se passe pas grand chose ou qu'il ne révèle pas ce qui provoque les échanges. Ce qui est certain, c'est que ce film ne peut pas laisser indifférent. Je fais partie de celles/ceux qui le trouve fascinant (parce que long et lent), étrange (car pas d'explication du phénomène), interrogateur (si ça m'arrivait - ce qui est peu probable, avouons-le - que ferais-je ?), vertigineux (qu'est-ce qui fait notre identité quand notre corps ne nous correspond plus ?). L'histoire est juste folle et ses interprètes dévoués à corps perdus. Et Léa Seydoux, forte et fragile.