David est photographe. Un soir, lors d'une fête, il retrouve par hasard Eva qu'il avait déjà croisée lors d'une séance photo. Puis tout s'accélère : après une étreinte charnelle sans préambule, chacun se retrouve dans le corps de l'autre ! C'est le début d'une quête identitaire surréaliste ! Ce psychodrame à la sauce schizophrène sonne creux et s'étire dans une lenteur interminable ! Certes, Léa Seydoux et Niels Schneider répondent présents dans ce long-métrage fantastico-cérébral, mais leurs efforts ne peuvent compenser une intrigue bancale tournant rapidement en rond. Une oeuvre bizarre et osée, mais totalement vide émotionnellement parlant : dommage, car le sujet méritait bien mieux ! Site CINEMADOURG . free .fr
ce film est absolument incompréhensible, il s'agit - à mon sens - d'une vaste fumisterie intellectuelle ; plusieurs spectateurs interrogés à la sortie du film n'avaient pas compris non plus, ou compris de manière différente...
Sacré défi que de revisiter le gag classique de l'échange de corps sous l'angle de la tragédie. Performance atteinte par Harari qui vous transporte, pendant plus de deux heures (et sans ennui), dans un conte homérique. On ne sorte pas indemne de ce drame, libre de toute convention, où l'esprit, voire l'âme, passe de corps en corps.
L'ensemble est un peu trop mystérieux, manque de diversité et quelques longueurs font jour à la fin mais les incroyables et la mise en scène excellente passionnent et l'oeuvre reste captivante et intriguante.
Ce que expérimentation veut dire, noblement ! Il y a du Zulawsky, du Skolimnovsky, du Haneke et de l'Antonioni bien sur, les cinéastes de l'incommunanicabilité, mais il y a surtout une rencontre inouïe et réussie entre Hitchcock et Linch. Réinvention philosophique du champ/contre-champ qui devient moi/hors-moi
Malgré des comédiens exceptionnels, on s’ennuie ferme, on ne comprend pas grand chose ou si peu (oui ok le réal va déblatérer qu’il y a plusieurs grilles de lecture, facile). L’image est terne et la réalisation peu convaincante. C’est très long pour un contenu si maigre et c’est bien décevant.
Quel vertige! Je sors à peine de ce film qui m'a totalement subjugué. J'y pense encore, pas certain d'avoir pu tout absorbé ou comprendre... Et je crois d'ailleurs que c'est le but: vivre avec les personnages, leur perte et leur... vertige! Magistral. Beaucoup trop rare de pouvoir vivre ce type d'expérience. Aucun spoiler (si tant est qu'on puisse vraiment spoiler ce film) car ce film est une expérience à vivre avant tout. Allez-y en groupe, à plusieurs, partagez vos doutes, vos questionnements. C'est un vertige absolu, génial. Et les acteurs, Léa Seydoux et Niels Schneider notamment sont déments.
Wow... Un film ou plutôt une oeuvre, hors du commun. Un film qui nous hante, nous questionne, ne nous donne pas les clefs d'une explication toute faite. un film qui contrairement à son époque laisse toute sa place à la nuance, l'interrogation, le questionnement. un film qui appuie sur un élément fondamental de nos envie: le doute. On ne sait pas tout, on ne comprend pas tout. La beauté du monde, de ses mystères, de nos turpitudes. Un film à revoir (ce que je vais faire dans quelques jours).
Vu en avant première et je dois dire que j'ai été complètement retourné. C'est un film qui me hante et qui risque de m'accompagner longtemps. La mise en scène est d'une intelligence rare et les acteurs superbe.
On est tellement perdu que j'ai eu un mal de chien à comprendre le minimum pour prendre du plaisir à cette histoire fantastique surréaliste. Trop, c’est trop ! Quant au casting... Lea Seydoux est remarquable mais ça ne suffit pas.
Vu à Cannes, film surprenant qui sera surement mal-aimé et qui pourtant offre une plongée incroyable complexe et émouvante dans l’expérience humaine. Léa Seydoux et Niels Schneider proposent les prestations d’une vie et le film aurait fait une brillante Palme d’Or !
Comme on a du mal à comprendre quoi que ce soit à la vision du film, on peut passer son temps à s’attacher à des détails susceptibles, peut-être, de faire sens. spoiler: On peut commencer par analyser la façon dont se déroulent les coïts : ils sont mécaniques, exempts de la moindre tendresse, c’est pénétration directe. En fait, ils s’apparentent à des viols et ce sont ces coïts, et seulement ceux-ci, qui aboutissent à un échange de corps. Autre détail : il y a dans le film une femme qui est d’origine allemande et un personnage juif : cette femme est du genre opulente alors que le personnage juif est maigrichon. Sans doute un clin d’œil appuyé à la Shoah ! Et puis, il y a le nom du personnage principal : David Zimmerman ! Fouillons un peu ce détail là : tout d’abord, pour celles et ceux qui l’ignoreraient, Zimmerman est le véritable patronyme de Bob Dylan ! Quant à David, c’est le prénom de David Blue, un des meilleurs amis de … Bob Dylan. Bob Dylan qui est une référence artistique et intellectuelle pour Arthur Harari, Bob Dylan qui est l’auteur et l’interprète d’une chanson ayant pour titre « The man in me » (non, les paroles ne font pas référence à un échange de corps !), Bob Dylan a qui le réalisateur Todd Haynes a consacré un film qui parle vraiment d’identité, "I’m not there", dans lequel le rôle du chanteur a été confié à 6 interprètes différents, dont une femme, Cate Blanchett. Bob Dylan, dont on entend la chanson « It’s all over now, Baby Blue » (Oui : Blue, comme David) à la fin du film. Que de détails qui font sens mais qui n’arrivent pas à transformer ce brouet indigeste en plat comestible ! Critique complète sur le site avec le tiret du 6 entre critique et film.
Film vu dans le cadre d'une séance spéciale au Pathé Wepler avec questions/réponses avec le réalisateur à la fin du film.
Un troublant jeu de miroir dont les tenants et les aboutissants sont volontairement laissés dans l'ombre et une inconnue qui le restera, entre résignation et désespoir.
Difficile de dissocier l'image des personnages avec ce qu'ils sont réellement mais les performances de Léa Seydoux et Niels Schneider, tout en nuances, sont remarquables. Un film imparfait (notamment avec cette utilisation un brin agaçante de ces notes de piano), avare d'explication mais qui a le mérite de faire réfléchir le spectateur.