Avec Nino, Pauline Loquès livre un premier film à la fois intime et universel. Porté par l’intensité de Théodore Pellerin, le récit suit un jeune homme atteint d’un cancer de la gorge qui, trois jours avant son traitement, doit affronter Paris, ses proches et ses silences. Entre fragilité et renaissance, Loquès choisit d’explorer ce « temps mort » rarement représenté au cinéma, révélant la solitude, mais aussi les étincelles de vie qui surgissent des rencontres inattendues. Autour de lui, William Lebghil, Salomé Dewaels, Jeanne Balibar et Mathieu Amalric composent une constellation de personnages inoubliables. Grâce à une mise en scène lumineuse et à un regard profondément tendre, Nino transcende le drame pour offrir un hommage bouleversant à la résilience.
Aussi bien poétique que simplement beau, LOQUES livre un délicat portrait, autour d'un jeune homme, autour d'une vision de la vie, mais surtout, autour d'une certaine idée du positif, face à la fatalité de la vie
Avec Nino, Pauline Loquès me touche en plein cœur avec un film d’une grande délicatesse sur la dépression, la maladie et la force de l’amitié. J’ai particulièrement apprécié la pudeur de son approche : rien n’est surligné, tout passe par les regards, les silences et ces moments suspendus qui sonnent terriblement vrais.
Au centre du film, Théodore Pellerin est tout simplement superbe. Son jeu est subtil, précis, d’une justesse rare. Il dégage une aura indéniable et porte le film sur ses épaules avec une intensité bouleversante. J’ai été happé par sa performance, qui évite tout cliché pour livrer un personnage profondément humain.
La mise en scène accompagne avec finesse ce parcours intérieur, laissant respirer les émotions sans jamais les forcer. Je suis resté longtemps habité par ce que le film raconte et par la sincérité qui s’en dégage.
Nino est pour moi une œuvre juste et profondément émouvante, de celles qui continuent de résonner bien après la projection.
Oh la la la la ! J'aime les films intimistes, mais il faut une interaction entre les personnage, des conflits, des cas de conscience, un minimum de dramaturgie. On est loin de Bergman qui a fait des films sobres et exceptionnels sur les relations entre mari et femme - Scènes de la vie conjugale-, mère et fille - sonate d'automne - ou plus largement - Fanny et Alexandre -, là, il n'y a rien. Nino n'a aucun rapport avec sa mère, ni avec son meilleur ami, ni son ex, alors qu'il lui arrive quelque chose de grave. Bon, pour être honnête, je suis partie au bout de 45 mn. Peut-être que les 45 suivantes étaient fascinantes…
Difficile de comprendre le succès de ce film. Dialogué limité par un vocabulaire qui ne dépasse pas 70 mots. Un Paris filmé à n’en plus finir. C’est une pâle copie du film norvégien Oslo, 31 août. C’est d’un ennui maximum.
Un premier film incontestablement réussi, porté par une sensibilité remarquable et une énergie qui rendent son récit attachant. On y perçoit un vrai désir de cinéma, avec des personnages habités et une mise en scène attentive. Sa limite se trouve peut-être justement dans cette même délicatesse : comme son personnage, le film semble parfois retenir sa propre vulnérabilité, sans toujours oser l’afficher pleinement. Ce petit retrait laisse entrevoir un potentiel encore plus fort.
Film sur un mode très mineur, plein de bons sentiments et manquant cruellement de nerf. L'acteur sensible ne joue que sur une seule note et ennuie très vite. Sa pérégrination sur trois jours parait bien artificielle, (merci l'astuce scénaristique de la perte de clefs...). Tout se passe dans un Paris hors sol de bobos cool et gentils. La succession de rencontres défile et on repense au très beau Cléo de 5 à 7 ou à Oslo 31 aout, films beaucoup plus inspirés sur des thématiques communes.
Je ne comprends pas comment certaines critiques peuvent qualifier ce film de chef d'oeuvre ou de bijou. C'est d'un ennui mortel. Il ne se passe rien. Tout traîne en longueur. Je n'ai eu qu'une hâte, c'est que le film se termine car malheureusement, je n'ai pas pu quitter la salle avant la fin. C'est tout à fait le genre de film qui risque d'être primé aux Césars...
Très beau film, sensible, élégant et extrêmement émouvant !! Théodore Pellerin est incroyable de profondeur, de présence et magnétisme, accompagnés de rôles secondaires parfaits tels que William Leghbil qui apporte beaucoup de drôlerie au film. Un film solaire!
Un très beau film plein d'humour, de douceur et de tendresse malgré son sujet grave. Un film qui penche toujours du côté de la lumière ce qui fait beaucoup de bien. Et puis le film permet aussi de découvrir un incroyable et fascinant acteur: Théodore Pèlerin.
Nino apprend le mal qui le ronge sans qu’il ne s’en soit avisé. Gagné par un cancer de la gorge sans symptômes apparents. Comme moi, gagnée par le film, sans crier gare, qui m’a complètement attrapée avec sa grande douceur. Difficile de comprendre comment le charme opère : on s’attache férocement à Nino, ce grand échalas fragile et complètement hypnotique à la fois. J’ai adoré !
Quelle déception... le thème du film était pourtant fort intéréssant. Hélas, le film manque totalement de rythme et devient très vite ennuyeux, beaucoup de scènes trainent en longueur. Plus grave encore: certaines scènes sonnent faux et endommagent considérablement le film. Par ailleurs, le personnage principal traverse le film avec toujours le même visage, inexpressif. Difficile de faire passer des émotions dans ces conditions...
Un film d'une beauté absolue. Je m'attendais à un film assez dramatique, triste, dark qui va relater du combat de Nino contre son cancer mais je me suis pris une grosse claque. En réalité, il s'agit plutôt d'un film sans réelle morale, l'annonce du cancer est la seule épreuve qu'on traverse avec Nino durant ces deux jours. La banalité et le sur-réalisme des scènes rend ce film hilarant, je ne m'attendais pas à autant rire au cinéma. Le seul bémol que je peux lui trouver et le jeu d'acteur de Nino que je trouve "mou", mais n'est-ce pas voulu après tout par le réal?
Ai vu « Nino » premier film de la réalisatrice Pauline Loquès qui a été présenté au Festival de Cannes dans la Sélection Semaine de la Critique. On voit certains films pour s’évader, d’autres pour s’informer où pour se divertir et puis d’autres pour entrer en résonance. « Nino » m’a assommé émotionnellement. Le week end de ses 29 ans, Nino (Théodore Pellerin incroyable) apprend une nouvelle inattendue et déflagrante. Pendant 3 jours Nino va marcher à côté du monde dans un état second tant il est abasourdi. Le film raconte à toutes petites doses la façon dont Nino va « avaler » et digérer cette nouvelle foudroyante. Le scénario est extrêmement bien écrit en évitant tout mélo, tout pathos. Les scènes les plus anodines, certaines avec beaucoup d’humour, permettent à Nino d’évoluer vers l’acceptation. C’est la pudeur, la grâce, l’intelligence, la sensibilité, l’humanité qui l’emportent dans ce pendant masculin et contemporain du génialissime « Cléo de 5 à 7 » d’Agnès Varda. Théodore Pellerin hypnotise par sa grâce et sa façon aérienne d’évoluer. Son jeu d’une grande sensibilité apporte au film une lumière éblouissante. La mise en scène est tout aussi discrète et élégante que son personnage principal. Jeanne Balibar en mère totalement décalée, William Lebghil en ami de longue date et Salomé Deweals en fantôme surgissant du passé complètent admirablement la distribution. Un film d’une grande intensité et d’une parfaite maitrise.