Nino
Note moyenne
3,9
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218 critiques spectateurs

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garnierix

306 abonnés 592 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 septembre 2025
Le synopsis et la bande-annonce parlent de cancer et de prescriptions médicales, donc de mort, de peur, d'angoisse... On y montre un grand garçon qui peine à s'exprimer, concerné par ce scoop, et qui donne son nom au film. Il ne faut donc pas s'attendre à autre chose que lui et lui dans ce film, son drame, son inquiétude...

Et pourtant, s'il est bien de tous les scènes, s'il y a bien la maladie en toile de fond, s'il est bien cet adulte enfant du début à la fin, ce n'est pas un film sur le cancer, ce n'est même pas un film triste. Ce n'est pas non plus un film uniquement sur lui. Les sujets sont intrumentalisés pour montrer autre chose. C'est du moins ce qu'on peut en retenir, et ce ne sera forcément pas le cas de tout le monde.

Ce grand garçon nous fait de la peine et nous amuse en même temps. Non seulement pour ce qu'il est, mais parce qu'il exprime ce que nous ne sommes pas en général. Il ne s'énerve pas une seule seconde. Il y a autre chose d'évident : ses actions et réactions sont des réactions de défense, des attitudes de survie... Mais de défense contre quoi ? -C'est là l'originalité du film.

Ce grand garçon se défend depuis toujours apparemment. Il ment sans qu'on puisse parler de mensonge : il intériorise tout ; il n'extériorise rien (l'acteur Théodore Pellerin excelle, soulignons-le ). En conséquence, ce personnage n'est pas spontanément compris ; et lui-même semble ne jamais comprendre du premier coup. Pire : il semble tout survoler, ne pas choisir ; il n'opine guère, il est du genre "ça va là ouais". Sa mère dit d'ailleurs que, bébé, il semblait voir tout mais ne rien regarder.

Le personnage se défend (inconsciemment ?) contre autre chose, une chose qui nous concerne et nous accuse : les gens qu'il rencontre au cours de ses pérégrinations au fond sont comme lui : ils n'ont rien à dire, leurs propos sont d'une banalité attristante, et amusante aussi ! Lui rappelle Croquignol (des Pieds Nickelés), mais les autres rappellent aussi des personnages de bandes dessinées. Ce qui fait d'ailleurs que le film, paradoxalement, a quelque chose de croquignolesque...

Ce n'est donc pas un film sur le cancer. Ce n'est pas un film sur un Croquignol. Ce film met en perspective un monde devenu incapable de communiquer, parfois même simplement d'aligner deux mots l'un derrière l'autre. Tous ces super copains copines qu'on voit ne parviennent à le faire que grâce à l'alcool et à la musique - l'auteur nous a fait grâce d'ignorer la drogue.

Et pourtant (c'est la deuxième originalité du film), Croquignol finit par s'exprimer et mener à bien ces "missions" dont parle le sysnopsis, et de la façon la plus inattendue qui soit - croquignolesque encore. L'auteur est un optimiste qui croit à l'humour.
Willard_S
Willard_S

30 abonnés 66 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 septembre 2025
J'avais pourtant été enthousiasmé au vu des critiques dithyrambiques mais quelle déception ! Le sujet était pourtant intéressant mais le film se perd dans des détails sans intérêts qui étirent péniblement ce récit sur 1h30 (ressenti 3h00). Aucune émotion, aucun enjeu ne se dégage de cet énième mélodrame sur le thème du cancer qui fait bien pâle figure à côté du "De son vivant" d'Emmanuelle Bercot. C'est dommage car j'apprécie particulièrement Théodore Pellerin et William Lebghil. Bref, je suis passé complètement à côté de ce film.
ADOC
ADOC

218 abonnés 24 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 juillet 2025
Nino est une merveille de finesse portée par un magnifique Théodore Pellerin, tout en retenue. Juste et très touchant, le film reste en tête bien après qu’on l’a vu.
Olivier K.
Olivier K.

18 abonnés 47 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 septembre 2025
Tous les interprètes sont saisissants de naturel, une vivacité que renforce le montage, très créatif. Un bol de fraîcheur.
simon T.
simon T.

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 septembre 2025
Un film qui touche au cœur, infiniment émouvant et finement drôle, à la mise en scène sobre et juste, habité par un Théodore Pellerin magnétique.
Shawn777

804 abonnés 3 928 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 mai 2025
Si on vous apprenais soudainement à trente ans que vous aviez un cancer, que feriez-vous ? C'est en gros ce qu'a essayé de dépeindre Pauline Loquès dans un film au sujet forcément plombant. Mais pas que ! Non effectivement puisque l'on s'intéresse ici surtout à l'avant traitement, à ces moments difficiles où le personnage doit accepter et comprendre la situation et l'annoncer, tout aussi difficilement, aux autres. Alors oui, toujours plombant vous allez me dire mais nous suivons en réalité des moments de vie. Plutôt renfermé, Nino va petit-à-petit sortir de sa bulle toute aussi confortable que toxique, coincé dans un travail aliénant et un certain mutisme. C'est ainsi que nous aurons droit à des scènes de discussion touchantes entre mère et fils, à des scènes de soirée plutôt rigolotes mais surtout à une relation que Nino construit petit à petit avec une amie d'enfance fraichement retrouvée. Nous avons également de bonnes idées, comme ce vernis noir que Nino ne porte qu'à une main que l'on peut interpréter comme le cancer lui-même, sorte de nécrose qui commence à atteindre le personnage principal (notons que c'est une analyse de comptoir qui m'est propre). Mais à face à cette relative légèreté dans l'histoire qui n'oublie pour autant pas ses moments dramatiques, on a un certain pathos instauré par la mise en scène qui gâche un peu tout. D'autant plus que c'est souvent très "cliché film d'auteur", c'est-à-dire que nous avons de très longs plans qui ne servent pas à grand-chose et puis qu'est-ce que c'est bavard ! Nous avons par exemple cette scène dans la salle de bain qui est too much et qui nous sort presque de ce moment, jusque là, suspendu dans le temps entre Nino et son amie. En réalité, on ressent beaucoup cet effet premier film, où la réalisatrice a un peu ce côté prouveur, sûrement involontaire, montrant qu'elle sait réaliser du drame sensible de plaire à une critique élitiste. Bref, malgré une performance d'acteur incroyable (Théodore Pellerin est toujours très juste), "Nino" ennui finalement beaucoup plus qu'il ne touche.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 septembre 2025
Nino a 29 ans. Alors qu’il vient récupérer de simples résultats d’analyses, sa vie bascule. Il doit encaisser le choc : celui d’être malade. Durant trois jours, il déambule dans Paris, visite son passé, ses fantômes, et doit affronter la réalité. Durant ces trois jours, il doit aussi accomplir deux missions : récolter son sperme pour anticiper son infertilité à venir et parler à ses proches. Théodore Pellerin incarne Nino à la perfection, une révélation éclatante, bouleversante. Ses scènes partagées avec William Lebghil, qui incarne le meilleur ami de Nino m’ont littéralement déchiré le coeur. On pleure, on vibre, on s’attache. Pauline Loquès signe un premier long métrage très réussi et plein de justesse.
Tricky T.
Tricky T.

3 abonnés 17 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 septembre 2025
J'ai adooooooré ce film !! Il m'a cueilli !! Beaucoup d'émotion et aussi de rire.
Théodore Pellerin en état de grâce ! Une formidable découverte !!
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 septembre 2025
Nino est un bon film, pleinement porté par son comédien principal. La bande-annonce dit beaucoup de ce qu'on va voir, mais les étapes de ce parcours initiatique en un week-end réservent quelques surprises. L'ensemble est très bien mis en scène et ménage quelques choix musicaux intéressants (qui ont d'ailleurs dû coûter fort cher à la production).
Croisement entre Cléo de 5 à 7 et Oslo 31 août, le film sait nous entraîner dans ce dédale de rencontres, parfois interprétées par des comédiens inattendus (tel Mathieu Amalric). Bref, ça fonctionne, et surtout le comédien s'impose à l'écran, par son jeu, mais aussi grâce au talent de la cinéaste qui traque sa grande silhouette partout dans Paris et s'attache à son visage qui révèle peu de ses émotions dans ce moment-charnière.
tupper
tupper

190 abonnés 1 568 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 septembre 2025
Un scénario qui regorge de surprises,de sens,d’émotion et aussi d’humour. Une telle maîtrise pour un premier film,c’est remarquable. La mise en scène fait la part belle aux gros plans sur les visages qui transmettent l’émotion en évitant les bavardages superflus. Pour Nino,cet espèce de road trip constitue le chemin vers l’acceptation de ce qui lui arrive et la prise de conscience qu’il n’est pas seul mais entouré d’amour.
Ilvana
Ilvana

2 abonnés 9 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 20 septembre 2025
Scénario triste et décevant. Il ne se passe rien , trop de longueurs.
Le film tourne autour du cancer , c’est très lent, on s’ennuie….
traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 septembre 2025
Recevoir un diagnostic de maladie grave et des lourds traitements à venir équivaut à une phase de deuil, avec ses différentes phases à traverser. Agnès Varda suivait Cléo de 5 à 7, Pauline Loquès accorde trois jours à Nino, moments particuliers de flottement et d'absurde. Après, il y a des chances de mourir, comme l'exprime spontanément ce dernier. Ou pas. Linéaire et littéralement scotché à son personnage principal, le film fait ressentir avec une certaine grâce une large palette de sentiments : l'hébétude, la solitude, le déni. Mais aussi la chaleur inattendue de proches ou d'étrangers. Les dialogues n'ont rien de littéraire, proches de la vraie vie et la réalisatrice ne déroge jamais au naturalisme, aboutissant à l'expression presque indicible de l'insoutenable légèreté de l'être, où passent de temps à autre des instants insolites, tendres et amusants. Mais c'est sans intellectualiser et encore moins philosopher que le film impose sa petite musique, portée par un interprète tout en subtilité, Théodore Pellerin. Même les nombreux seconds rôles, qui sont parfois joués par des "vedettes" pas nécessairement indispensables (Lebghil, Amalric, Balibar), apportent une petite touche d'humanité et d'empathie simple et réconfortante.
Yves G.

1 845 abonnés 4 016 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 septembre 2025
Nino est un grand garçon taiseux qui a consulté pour de la fatigue et des maux de gorge. Il apprend brutalement, le jour de son vingt-neuvième anniversaire, qu’il souffre d’un cancer du larynx. Trois jours plus tard, sa radiothérapie commencera. Abasourdi par cette nouvelle, il ne sait pas comment y réagir et l’annoncer à ses proches.

"Nino" est un film habité par la grâce. La grâce de son héros, qui oscille entre gravité et nonchalance. L’acteur s’appelle Théodore Pellerin. Il nous vient du Québec. Il a déjà joué dans quelques films où il passait inaperçu : "Genèse", "Ville neuve", "La Dérive des continents (au sud)", "Beau is Afraid"… Il explose dans ce rôle qui ne manquera pas de lui valoir une nomination aux prochains Césars.
D’autant qu’il est fort bien entouré. Par sa mère, interprétée par une Jeanne Balibar toujours aussi perchée (dommage que sa réplique si drôle ait déjà été divulguée par la bande-annonce). Par son ex, Camille Rutherford. Par son meilleur pote, si fidèle en amitié, William Lebligh. Et par cette ancienne camarade d’école qui ressurgira dans sa vie sans crier gare, Salomé Dewaels, la révélation d’"Illusions perdues".

Si j’ai trouvé ce "Nino" si gracieux et si bien interprété, pourquoi alors ce jugement mitigé ?

Pour deux raisons.
La première est l’écriture. "Nino" est une errance dans Paris qui dure trois jours – ou qui aurait pu n’en durer qu’un seul comme dans "Cléo de 5 à 7" dont il reprend le motif. Nino ayant perdu ses clés, va dormir chez sa mère, puis sur son pas de porte puis chez Zoé. Ces rencontres successives sont certes charmantes, mais fonctionnent comme autant de saynètes, juxtaposées les unes après les autres, sans que chacune fasse la preuve de sa nécessité et n’eût pu être interchangée avec une autre sans en modifier l’économie.

La seconde est le ton. "Nino", nous dit sa réalisatrice, est né du choc qu’elle a ressentie à la mort d’un ami proche, fauché par un cancer dans la fleur de l’âge. Mais "Nino" n’est jamais sombre. "Nino" est une aimable déambulation rohmérienne dans le nord-est de Paris. On n’y ressent pas d’angoisse pour son héros, trop nonchalant, trop badin. Si l’intention de "Nino" était de flirter avec la mort, de nous faire ressentir la fragilité de la vie humaine et l’urgente obligation d’en jouir tant qu’elle s’offre à nous, le ton pour le dire n’est pas le bon.
rvrichou
rvrichou

118 abonnés 584 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 1 octobre 2025
C est mauvais. Certes le sujet et le parti pris de montrer le désarroi face à l annonce de la maladie est intéressant mais c est du mauvais cinéma. C est ennuyeux, des scènes interminables notamment la soirée anniversaire. Aucune émotion malgré le charisme de l acteur principal. Malgré l esthétisme de certains plans, c est prétentieux et raté.
Francois MICHAUD NERARD
Francois MICHAUD NERARD

8 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 17 septembre 2025
Quelques pépites de sensibilité au milieu d'un océan d'ennui. Des tunnels interminables qui viennent gâcher une bonne idée au départ.
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