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Bertie Quincampoix
142 abonnés
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3,5
Publiée le 4 août 2026
Ce premier long-métrage très remarqué de Pauline Loquès nous embarque dans un week-end d'errance parisienne aux côtés de Nino (superbe Théodore Pellerin), qui apprend le vendredi qu'il est atteint d'un cancer de la gorge, et que son traitement va débuter lundi. Dans l'intervalle, on lui conseille de congeler ses spermatozoïde car le traitement pourrait altérer ses fonctions reproductives. A la fois mélancolique, aérien et cocasse, son périple va le mener notamment du côté de sa mère, de son meilleur ami et d'une vieille connaissance du lycée devenue mère célibataire. Doux et réussi. César du meilleur premier film & de la révélation masculine pour l'acteur principal.
On pense un peu à la Cléo d Agnès Varda en suivant l errance de Nino sur un week-end. Fait de petites touches et de rencontres plus ou moins touchantes, le film vaut surtout pour la délicate interprétation d un jeune acteur québécois dans le rôle titre..
Pour son premier film, Pauline Loquès signe une œuvre délicate et pudique, qui aborde le choc de l’annonce d’un cancer non pas de front, mais à travers l’errance d’un jeune homme déboussolé.
Pas de pathos, mais un mélange subtil de gravité et d’humour, d’angoisse et de légèreté au fil des déambulations du héros et de ses rencontres avec une ex, sa mère, des amis...
Le film séduit par sa délicatesse, sa justesse de ton et sa capacité à transformer un drame médical en réflexion lumineuse sur la résilience et la vie.
L'on pense nécessairement au cultissime Cléo de 5 à 7 d'Agnès Varda, qui racontait la déambulation d’une chanteuse en attente d'un diagnostic médical, entre insouciance et angoisse.
Théodore Pellerin est une véritable révélation. Il impose une présence singulière, faite de retenue et d’intensité, sans jamais tomber dans l’excès dramatique. Son jeu est habité par une fragilité constante, une impression d’être constamment en suspens, presque aérien, comme si son corps était déjà un peu détaché du monde. Et puis, quelle voix...
Nino est donc un premier film très réussi et d’une grande justesse, à la fois lumineux et touchant, qui révèle une réalisatrice à suivre et un acteur déjà incontournable.
Dans les rues suspendues de Paris, "Nino" trace un chemin délicat entre gravité et lumière. À l’heure d’un diagnostic brutal, le film choisit de ne jamais forcer le drame : la réalisatrice maintient une distance juste, glissant par moments de l’ombre vers une respiration plus légère quand le poids menace de tout écraser. Théodore Pellerin porte ce premier essai avec une élégance discrète, habillant chaque silence d’une émotion retenue. Le film impressionne par son regard pudique, ni surdosé, ni minimaliste, cultivant une fragilité vraie qui trouve ses résonances dans les rencontres, les silences et les gestes les plus simples, sans jamais céder au pathos outrancier.
Cette déambulation parisienne se perd dans des scènes souvent à rallonges, parfois inutiles, desquelles rien n'émerge vraiment malgré la lourdeur du postulat. Les dialogues sont débités platement par un casting atone, ce qui contribue au manque global d'émotion du film.
Un personnage attachant magnifiquement joué mais il manque un petit quelque chose pour adhérer au film. Peut-être la passivité du personnage et sa façon d'aborder sa maladie. Un bon moment cependant, la fin est très émouvante.
C’est l'histoire de Nino (Théodore Pellerin), un jeune homme qui apprend une dure nouvelle le concernant. On est de suite saisi par le sujet, totalement dans la peau du personnage. Il y a des petites touches d’humour malgré la gravité et la tristesse du sujet. Les personnages sont très attachants, les acteurs sont parfaits, en particulier le héros, qui est juste de bout en bout. Le film se déroule le temps d’un week-end, c’est l’occasion de plusieurs rencontres avec, en premier lieu, la mère de Nino (Jeanne Balibar, parfaite). On la voit peu mais elle est très touchante. Il y a aussi son meilleur ami (William Lebghil), un monsieur sympathique et étrange rencontré aux Bains (Mathieu Amalric), une ancienne camarade de classe (Salomé Dewaels)... Il n’y a pas de temps mort alors qu’il ne se passe concrètement pas grand chose qui fait avancer l’intrigue, mais en fait tout est intérieur, dans le cheminement personnel du héros. Les dialogues sonnent justes, on est ancré dans le réel, j’aime ce genre de film.
Intime et universel, « Nino » déclenche en nous une empathie à l’égard du personnage principal. Cela grâce à une réalisation sobre et aussi car, un jour, nous pourrions être à la place de Nino avec les mêmes interrogations, le même vertige face à notre vie passée, présente et l’éventualité d’un futur.
Petite pièce sur une nomination voire le prix de la révélation masculine pour Théodore Pellerin aux César 2026.
Film brillant , dans lequel la réalisatrice aborde un sujet trés difficile avec une finesse et une douceur incroyable. Théodore Pellerin magnifique de sobriété nous prends la maîn et nous emméne avec lui, durant ces 4 jours. Du trés bon cinéma français. À voir absolument.
Contraste Une bonne partie du film se déroule avec une lenteur assumée dans une ambiance d’une tristesse absolue. Le personnage principal est presque irritant dans son inaction. Puis, peu à peu, la tendance s’inverse. L’émotion gagne en intensité. Le solitude laisse place à l’humanité, le brouhaha au calme, l’effervescence citadine au tête à tête, le sombre devient lumière. Cette réussite est dû à une réalisation subtile et des acteurs sobres et justes. Vive le cinéma
Très beau film qui nous fait découvrir et suivre un personnage touchant, légèrement décalé par sa douceur et sa réserve. On se sent proche de ses questionnements sur la vie et la mort, le temps qui passe, le couple, alors qu'une terrible nouvelle est venue l'assommer avant un week-end d'errance forcée dans Paris. Quelques têtes connues comme William Lebgbil et Camille Rutherford, et un acteur à suivre, Théodore Pellerin.
D'emblée le ton est donné avec un rendez-vous médical annonciateur d'une très mauvaise nouvelle pour Nino Clavel. On est vendredi et l'on va suivre les pérégrinations de notre jeune homme à travers la capitale pendant trois jours (il a perdu ses clefs). spoiler: Théodore Pellerin peut agacer dans un premier temps par sa nonchalance, et l'impression que ce que l'on peut nommer un cancer lui glisse dessus. Pourtant, quand il fend la carapace avec ses amis et une ancienne copine de lycée (Salomé Dewaels), le film prend enfin aux tripes . Entre un humour second degré et de réels moments d'émotion, l'annonce de la maladie bouleverse ses relations. Théodore Pellerin dégage un magnétisme impressionnant pour un jeune acteur.
Entrer dans le quotidien d’un jeune homme d’ à peine 30 ans, l’ espace d’un week-end, pourrait et devrait même, être gai, dynamique, et pourquoi pas amusant…… Or, ici, il n’ en est rien : Pauline Loquès s’ attache au véritable « tsunami » qui va toucher Nino ( Théodore Pellerin ). La caméra va le suivre, pas à pas, errant, assez seul face à une annonce brutale, que chacun d’ entre nous peut redouter. Ce jeune, équilibré, un tantinet solitaire, va tenter de se raccrocher à n’ importe quoi….. D’ abord sa mère ( Jeanne Balibar ) plutôt défaillante, au jeu subtil, mais avec laquelle la communication connait ses limites. Manque de chance – encore – pour lui, la perte de ses clés va rudement complexifier son week-end, sans doute le plus long de son existence ! Nino, c’est l’ image de la fragilité, qu’ on voudrait soulager ou au moins accompagner. Quelle interprétation de Théodore Pellerin ! En toute simplicité, avec un minimum de dialogues, il réussit à nous émouvoir et nous emporte dans son mal-être intérieur avec brio et générosité. Heureusement son fidèle ami Sofian ( William Lebghil ) constitue un surprenant atout inattendu. J’ avoue avoir été bluffé par son jeu complétement à contre-courant. J’ai surtout adoré sa rencontre avec son ancienne amie d’ école, Zoé, magnifiquement interprétée par Salomé Dewaels. Une mise en scène, pleine de finesse, de pudeur et de délicatesse. Et aussi pleine de modernité, dans sa réalisation. Une alchimie puissante. Touché par ce bijou de sensibilité, et un premier film talentueux. Bravo….!!**
3 jours. Pauline Loquès filme les 3 longues journées (et nuits) qui séparent l'annonce de la maladie du début du traitement. 3 jours durant lesquels la vie du jeune Nino bascule. Une vie qui ne sera plus la même et un homme qui se retrouve face à lui-même. L'action se passe au cœur de Paris, au cœur de la vie, et pourtant le spectateur ressent la solitude abyssale de Nino. Un homme soudain seul face à la menace de la mort. C'est très bien filmé, très bien joué, sans excès, sans pathos. L'intelligence de Pauline Loquès est d'avoir évité les clichés sur le sujet du cancer. Elle s'intéresse à cette phase de la vie que tous les malades ont connu, à la fois courte et interminable. Un grand film au cœur de l'humanité.